(magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex



 
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 (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex

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werewolf ⸗ i'm born to be wild.
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Hwang Alexsy
werewolf ⸗ i'm born to be wild.


∆ BLAZE : Luu.
∆ AVATAR : Lee Ho Won (infinite)
∆ messages postés : 166
∆ ici depuis le : 10/10/2012



∆ ÂGÉ(E) DE : vingt ans.
∆ DE SEXE : Masculin
∆ NATIONALITÉ : anglo-coréen.
∆ ÉTUDES : troisième année arts&littératures.
∆ CLUB(S) : photographie et chant.
∆ JOB : serveur dans un bar.
∆ CÔTÉ COEUR : aish. autant se crever un oeil, ne? le sexe, c'plus passionnant.

∆ MY CRAZY SPELLBOOK :
alpha d'une meute ; plongeur musclé ; meurtrier de son frère (secret) ; schizo sur les bords (secret) ; son loup a changé de forme avec la mort de son frère ; coupable. TROP coupable. TROP obsédé par Julia'sex. D'ailleurs, sa mission c'de la faire revenir au manoir. Sisi il le peut.
MessageSujet: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Ven 12 Oct - 15:43



(juste parce que cette chanson est troooop cool <3)

« HEY ! Gamin ! »

Il se retourne d’un geste brusque. Gamin ? Qu’il aille au diable ce vieil homme pour te tenter de le blesser ouvertement. Gamin… Quel idiot. Quelle stupide barbue. Comme si il sait ce qu’est un réel gamin. Alexsy lui jette un regard noir et soupire bruyamment pour lui montrer à quel point il devient lourd de répondre à de telles provocations. Les vieillards de la meute ne comprennent pas comment un aussi jeune gamin, comme lui, a pu avoir pris le poste d’Alpha, tant convoité par les familles plutôt aisées du comté. Alexsy, ça le fait plutôt rire ; quand il les voit encore débattre sur le sujet alors que cela fait bien un an et demi, voire deux ans, qu’il a repris le flambeau suite au suicide de l’ancien alpha viré de son poste. Un Yang. Un ennemi, comme on dit. Seulement, il n’a jamais compris pourquoi on les déterminait comme étant leurs ennemis propres. Lui qui ne connaissait pas particulièrement la fille de Yang, il savait en revanche qu’elle était belle et intelligente, qu’elle avait du potentiel pour devenir une louve plutôt douée et utile dans la meute. Mais tout le monde savait à quel point il était mauvais de la garder près de la meute. Tout le monde disait du mal d’eux, d’elle, et Alexsy les écoutait sans broncher. Il avait son propre avis sur la question, mais jamais il n’eut dévoiler, encore, son point de vue sur la question. Certes, il lui arrivait de la croiser. Teigneuse. Chiante. Il voulait la frapper de toutes ses forces pour qu’elle se calme, mais il était bien trop incapable de se contrôler. Non pas parce que c’était une femme. A vrai dire, Alexsy n’en avait rien à faire. Femmes ou hommes, ils étaient logés à la même enseigne si ils étaient loups. Non, c’était autre chose, enfoui en lui, qui lui indiquait de garder son calme et supporter. Si il explosait, qu’allait devenir ce qui l’entoure ? Si il explosait, il risquait de faire du mal à Yang Julia, comme à n’importe qui qui se mettrait sur son chemin. Alexsy a beau avoir l’air de contrôler, ce n’est pas le cas. Le secret que son loup et ses humeurs lui retournent l’estomac reste scellé dans le manoir où il vit avec quelques-uns de ses compatriotes loups. Si il s’avérait que les anciens chefs qui lui font totalement confiance malgré son âge ignorant, en entendent parler. C’en était fini pour lui.

« Merde, gamin, bouge de là. »

Il recule d’un bond et écarquille les yeux en voyant un vieillard le pousser violemment avec une caisse de poisson dont l’odeur empestait l’endroit. Il soupire. Evidemment, aujourd’hui, il divague complètement, comme les autres derniers jours d’ailleurs. Il se croit encore dans le village dans lequel lui et son frère ont grandis. Ils étaient heureux là-bas. Ils avaient beaucoup d’amis. Ils étaient choyés par les vieilles ajhummas qui leur faisaient leurs gouters. Ils n’avaient aucuns problèmes. Ils devenaient de braves petits loups. M’enfin, il a suffi d’une broutille pour que Papa Hwang décide de quitter le village et retrouver Séoul, la ville natale, officielle des deux jumeaux. Jumeaux… Ce mot sonne si faux quand Alexsy y pense. Il en tremble légèrement. Il en grince des dents. Et si on trouvait la vérité, que se passerait-il ? Il inspire profondément une bouffée d’air en regardant le ciel grisâtre de cette journée qui s’annonce. Déprimant, vraiment. Totalement déprimant et rien au monde ne lui ferait changer d’avis. Il avance de quelques pas et prend la rue qui tourne vers les magasins du centre commercial. Il ne sait pas vraiment où il va, il marche juste dans une direction quelconque. Il a besoin de réfléchir et trouver une solution, un alibi.

Et si on trouve ? Qu’est-ce que tu vas faire, hein ? T’es qu’un ignoble petit gamin. Tu te rends pas compte dans quel merde tu t’es foutu. Ehm. Tu nous as foutus. Parce que j’te rappelle que ton frère, il a rien demandé, pourquoi tu l’as agressé ? Pourquoi t’as décidé de le tuer sur un coup de tête ? Trop jaloux ? Trop peur d’être encore autant éloigné ? Petit ingrat. Petit…

Oui, il l’a tué.
Oui, il devient cinglé.

Avec la mort de son frère et la maladie de sa mère, qui croit encore voir son tendre petit Alexander à la place de Alexsy, celui-ci a acquis une étrange personnalité. Son loup a changé soudainement d’image. Il est plus gris, plus foncé, plus sombre qu’avant. Ses prunelles sont d’un bleus éclatant, différentes de ce bleu émeraude qu’il arborait fièrement lors de sa première transformation. Alexsy a changé. Tout s’est modifié. On dirait que son organisme s’est déterminé tout seul à devenir comme celui de son frère.

Putain, comme si j’avais demandé tout ça.

Oh, il n’a rien demandé, le pauvre enfant. Il voulait juste se venger. Prendre sa place. Le ridiculiser un peu. Mais au lieu de ça… on sait très bien ce qui s’est passé. Alexsy n’a pas contrôlé. Alexsy est celui qui s’est ridiculisé.

« Ehps. Al’xsy ? »
« Hm ? »
« Tu sais… Yang ? »
« Qu’est-ce qu’elle a ? »
« Elle est au manoir. »

Il lui en faut peu pour grogner d’énervement. Il lui en faut peu pour s’élancer dans la rue inverse et rebrousser le chemin jusqu’au manoir où il vit en compagnie de certains de ses « loups ». Il déteste quand elle fait ça, cette petite. Inconsciente et mal élevé, en plus. Elle ne se rend pas compte de ce que les autres diraient si ils la voyaient au manoir sans qu’il n’eut donné son autorisation. Bien entendu qu’il la donnerait. Si elle a besoin de quelque chose, il le ferait. Seulement, ce matin-là, il n’était plus d’humeur à plaisanter et se ruait dans le hall d’entrée en claquant la porte derrière lui.

« Putain de merde. »

Continue à jurer, mon petit, cela ne changera rien… Elle est là, belle et bien là, et il entend l’eau coulé en direction de sa salle de bain personnelle. Il grogne doucement. Sa voix rauque raisonne contre les parois de l’escalier. Ses pas, aussi. Il a soudainement envie d’exploser mais se retient. Comme toujours. Pourtant personne ne le verrait sous son vrai jour, mais, il n’a pas envie de l’effrayer, pas encore, pas maintenant. Le jeu n’est pas encore commencer. Il ouvre la porte à la volée et découvre la jeune femme allongé dans le bain moussant qu’elle s’est préparé, ses vêtements jonchant le sol de sa chambre jusque devant la baignoire. Il serre les mâchoires, grince des dents. Son regard croise celui de Yang Julia. Putain, elle est trop sexy, en plus de ça…

« Sors de là, immédiatement où je te tire par les cheveux pour te faire sortir. J’te jure, Yang Julia, tu m’exaspères. Le téléphone ça existe, ne crois-tu pas ? « Allo, je viens au manoir prendre mon bain du dimanche. Tu m’y autorises ? Ok, Salut l'chien. » C’est TOUT simple. J’veux pas avoir de problèmes avec les autres. C’toi qui en aura. Maintenant tu sors. J’en ai rien à foutre que tu sois crade à force de dormir sous les ponts. C’est ton problème, pas le mien, ni celui de MA baignoire. »

Tout en parlant, il ramasse les vêtements de la jeune femme. il serait bien de les balancer par la fenêtre ou dans l’eau dans laquelle elle fait trempette, mais… Hwang Alexsy n’est pas si démoniaque, si ? Non ? Roh, la pauvre petite…






Dernière édition par Hwang Alexsy le Lun 12 Nov - 19:28, édité 1 fois
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Yang Julia
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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Dim 14 Oct - 13:02


Julia entre dans l’eau brûlante avec délectation. S’adossant contre le marbre de la baignoire et rejetant négligemment la tête en arrière, la jeune femme émet même un long soupir de contentement. Une semaine auparavant, la chaudière de l’immeuble délabré qu’elle occupe pour le moment a lâché ; depuis, chaque matin, il lui faut se doucher sous un jet glacial et sans pitié. Ses membres tout ankylosés ne peuvent donc qu’apprécier la douce tiédeur dans laquelle ils se retrouvent soudainement plongés. Sous la caresse des bulles de savon, ils se détendent et se désengourdissent peu à peu. Ils regagnent une souplesse nouvelle, et Julia peut enfin incliner la tête sur le côté sans que d’affreuses douleurs à la nuque la fassent grimacer. Elle croit rêver et a bien l’intention de profiter de ces quelques instants de répit qu’elle est en train de s’accorder. Les dernières pleines lunes l’ont en effet épuisée ; ses cernes se sont creusés, et tout son être ne demande plus qu’un peu de repos. Elle se laisse donc paisiblement bercer par le crépitement de la mousse qui s’est formée à la surface de l’onde et par le tic-tac régulier de l’horloge de la salle de bain. Se calquant d’abord sur ce rythme mécanique, la poitrine de la jeune femme se soulève et s’abaisse ensuite de plus en plus lentement. Finalement, Morphée arrive à son chevet, prêt à l’étreindre et à l’emporter. Mais c’est sans compter la porte qui s’ouvre avec fracas et les éclats de voix qui retentissent et brisent cruellement le silence qui régnait jusqu’alors. Prenant peur, le sommeil prend brusquement la poudre d’escampette, tandis que Julia se trouve brutalement ramenée à la réalité.

« T’es vraiment qu’un pauvre con, Alex. Un pauvre con qui fait chier son monde. »

Trop fatiguée, la demoiselle ne prend même pas la peine de feindre un air étonné. A quoi bon ? Cette soudaine intrusion est en effet loin de surprendre Julia. Le jeune homme n’avait pas encore franchi les portes de la grande propriété que déjà, elle pouvait sentir les vagues de sa rage déferler sur elle. Il faut bien l’avouer : ce type est effroyablement puissant. La louve a beau avoir coupé les ponts avec tous les autres membres de la meute, le lien qui l’unissait à l’alpha de celle-ci n’a pas pour autant été sectionné. Contrairement à ce que son expression impassible laisse penser, cet ascendant qu’Alexsy garde sur elle ne va pas sans l’inquiéter. C’est pourquoi elle se force tant à résister et à l’ignorer. Il est hors de question qu’il parvienne à l’influencer et à l’empêcher de somnoler. Après avoir prononcé quelques mots d’une voix monocorde, Julia garde donc les paupières obstinément closes, bien décidée à ne rien laisser la déranger. Mais l’air qu’elle inspire est chargé d’électricité. L’autre dégénéré irradie la colère et infeste l’atmosphère. Son emportement s’infiltre dans les poumons de la jeune femme et coule tel un poison dans ses veines. Plus contagieux que la peste, son courroux échauffe le sang de la demoiselle qui, finalement, n’y tient plus. Celle-ci ouvre précautionneusement une œil, puis deux. Se voulant impertinente, elle va même jusqu’à se redresser avec paresse. Mais la moue agacée qu’elle ne peut camoufler montre assez que l’alpha a eu raison d’elle.

« ‘Bien le bonjour à toi aussi, Alexsy. Comment vas-tu, Alexsy ? Ah, toi aussi, la reprise des cours te fatigue un peu. T’inquiète pas, ça va sûrement passer. Juste le temps de s’habituer, et tout va s’arranger. Bon, eh bien, ce fut un plaisir de te parler, Alexsy. Au revoir, Alexsy.’ Abruti. Tu oses me faire une leçon sur les bonnes manières, alors que tu oublies les politesses élémentaires que l’on doit à une vieille connaissance. Voyons, voyons, cher ami… qu’est-ce qui peut bien faire vous soyez aussi mal luné ? Est-ce parce que je n’ai pas prévenu ? Mais pourquoi l’aurais-je fait ? Tu as de fidèles toutous qui s’en sont parfaitement chargés, et maintenant, tu es là, bel et bien là, non ? Alors je ne vois rien qui peut te contrarier. A moins que… A moins que tu aies préféré venir plus tôt – être là quand j’arrivais, être là lorsque je faisais couler le bain… être là au moment où je me déshabillais… ? »

Comme elle est trop faible pour l’affronter physiquement, la demoiselle décide de faire preuve d’esprit. Son ton tantôt mièvre, tantôt cassant dégouline de sarcasme et s’accorde particulièrement bien avec la moue impertinente dont Julia s’est parée. Voulant parfaire cette armure d’ironie, le nez mutin de la jeune femme se fronce alors que ses lèvres carmin se retroussent en un rictus narquois. Il ne lui reste alors plus qu’à passer à l’attaque. Mais pour ce faire, Julia préfère prendre son temps. Féline, elle se met en mouvement, en joignant l’autre extrémité de la baignoire devant laquelle Alexsy se tient. Les îlots de mousse qui flottent à la surface de l’eau se déplacent dangereusement sur son passage, dévoilant même par moment à des yeux indiscrets son buste entièrement dénudé. La jeune femme n’a pas le temps de s’en préoccuper. Il est enfin trop tard pour jouer les pucelles effarouchées : Julia a une bête à mater. Sans argent ni pouvoir, la seule solution qui lui reste est le corps-à-corps.

« Dear, il aurait fallu me le dire avant. Tu sais, ça aurait pu s’arranger… Mais… tu connais la chanson, non ? »

Il lui faut marquer une brève pause, alors que sa main sort de l’eau et se pose délicatement sur la boucle de sa ceinture. Badine, elle lève innocemment les yeux vers lui, alors que ses doigts, beaucoup moins candides, jouent nonchalamment avec le fermoir. C’est alors qu’elle commence à chantonner :

« Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas. S’il y était, il nous man-ge-rait… Loup, y es-tu ? … »

La voix de Julia demeure à la limite du murmure, se traînant sensuellement et étirant infiniment chaque syllabe. Les volutes de vapeur qui se dégagent du bain encore fumant confèrent à la scène une étrange volupté. La louve sait en profiter. Sa main entame avec indolence l’ascension du torse de sa proie. Arrivée au niveau du col, elle se ferme sans crier gare et tire sèchement le jeune homme en avant. L’oreille de celui-ci n’est alors plus qu’à quelques centimètres des lèvres rouges de Julia qui, dans un souffle, peut alors décocher son dernier trait :

« Loup, que fais-tu ? »


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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Dim 14 Oct - 13:57


Difficile de faire ça à de tel avance ne penses-tu pas ? Oh, chérie, tu saurais lui résister ? Toi qui n’a pas de cœur, toi qui ne voit les femmes que pour cela… Que pour ce qu’elle semble vouloir ? Que te veux-t-elle d’ailleurs ? Arrête de froncer les sourcils. Hey, et cette moue, tu l’as vire. Séduis-là. Ou elle t’échappera.

Il déglutit difficilement quand ses prunelles croisent les siennes. Pourquoi faut-il qu’elle lui rende la tâche si difficile ? Pourquoi faut-il qu’elle le cherche ainsi ? Il soupire. Il grogne. Il n’aime pas être la proie d’une femme comme elle. Oh, attendez, elle n’est pas une femme, mais plutôt une gamine bestiale, en ce moment. Elle arbore ses dix-huit avec tant de sensualité et de débauches. Ses cheveux mouillés retombent dans son dos et sur le devant de sa poitrine recouverte de mousse de ce bain délicieux. Il hume l’odeur qui émane des vapeurs de l’eau brûlante dans laquelle elle trempait. Douce odeur de myrtille et de caramel… Son odeur à elle… Il ne lui faut pas trop de temps pour s’en rendre compte, car il la connait presque par cœur. Par brides de rencontres, il a appris à discerner le mal du bien de son comportement. Il a appris à discerner l’odeur des hommes qu’elle convoitait et la sienne. Il aime la douceur de son parfum caramel quand son nez vient se frotter le long de la peau de son cou. Il aime la chaleur de ses mains qui se déplacent furtivement sur son buste, là, maintenant, tout de suite. Un rictus se dessine sur ses lèvres. Il suit d’un soupir et il avance lentement pour la faire se coller contre le mur derrière elle. Les pieds encore sur le sol froid de la pièce, il vient se glisser à son tour dans cette eau brûlante, ses pieds le piquant légèrement, son jean se serrant contre ses mollets avec l’eau qui en traverse le tissu. Il se colle à elle un peu plus. Le mur carrelé est froid, glacial, mais il s’en fiche éperdument. Ses mains glissent dans celles de la jeune femme et il les bloque contre le mur à leurs tours. Son buste se colle au sien. Son souffle vient caresser ses joues roses et son nez mousseux. Ses lèvres, quant à elle, s’attèle à mordiller le lobe de son oreille avec désir et excitation. Ceci étant… Ce n’est point ce qu’il recherche en cet instant. C’est pourquoi recule. Il s’amuse à la taquiner, à la rendre folle. Il s’amuse à glisser ses mains le long de sa taille, se posant un instant sur ses hanches avant de saisir une de ses cuisses et de la ramener contre sa hanche à lui. Collé encore contre elle, il vient susurrer quelques mots à son oreille :

« Ô s’il te plait tu veux jouer, c’est ça, petite Julia ? »

Evidemment qu’elle veut jouer. Elle est toujours là pour le lui rappeler. Elle est toujours là pour lui susurrer des mots étrangement sensuels, sexuels, à son oreille et à réveiller en lui, une part bestial et déterminé à l’avoir dans son lit. Là encore, il combat tout son être pour rester sérieux et ne pas se jeter sur elle. Là encore, il prend sur lui, se tait, et agit en conséquent pour se venger de ce comportement-là. Il soupire. Son souffle déplace quelques mèches de cheveux de la jeune femme et puis, soudainement, il la repousse. Elle glisse dans le bain, tombe dans l’eau, l’éclabousse. Et à son tour, le voilà à genoux dans ce bain moussant. Sa chemise blanche est immaculée d’eau. Son jean se retrouve bon à passer au sèche-linge dans quelques heures. Seulement, il n’a pas terminé. Il glisse sa main le long de sa joue. Son buste se trouve au-dessus du sien. Ses jambes s’entremêlent à celle de Julia et il s’amuse déjà à glisser sa main libre sur d’autres formes, d’une façon plus sensuelle et perverse qu’à la normale. Ses doigts glissent le long de son entre-jambe, reviennent caresser ses rondeurs laiteuses. C’est si amusant… C’est si attirant… Excitant. Il en demanderait presque encore si il n’était pas sérieux et en colère. Enfin, il recule et s’adore à l’extrémité de la baignoire. Il lâche sa prise. Son regard vient se planter dans celui de Julia et il se tut. Il la regarde se contenir. Il la voit bien respirer douloureusement. Il la voit bien encore trembler sous ses mains vivaces. Il la senti. Il est victorieux.

« On a pas l’habitude, princesse ? T’en reveux, où on fait la suite dans la chambre ? C’pas que j’aime pas les bains moussants, m’enfin… J’suis trempé à cause de toi, vois-tu. »

Il sort du bain rapidement, ne se retourne pas et quitte la pièce. Autant la laisser réfléchir. Autant s’amuser un peu. Il échappe un léger ricanement. Ô oui, monsieur est triomphant, mais pendant combien de temps encore.

« promenons nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas… si l’y était, il te mangerait… si… le loup l’y était, il te vio-ler-ait... »

Il chantonne à son tour, hors de la pièce, à voix haute et vivace. Il s’amuse tellement qu’il prend goût à ce qu’elle ne soit plus autant son ennemi. L’est-elle encore ? Il l’ignore. Seulement… il a l’impression d’agir avec elle comme elle semblait être une réelle amie… Comme si… ils se chamaillaient juste normalement, comme des enfants pour un jouet, sauf qu’à la différence, eux, ils se taquinaient, tiraillaient leurs entrailles pour ne pas céder à la tentation sexuelle qu’elle semble vraiment vouloir lui offrir.

« Allez, soit pas fâché, Julia. Je sais que tu meurs d’envie de savoir quel sera la punition de ton alpha. Car… Car tu m’obéis, Julia. Tu dois m’obéir. Sinon, tu n’utiliserais pas cette salle de bain. Sinon… »

Il a ôté tout vêtement de son corps. La chemise a volé dans sa chambre. Son s’est retrouvé nonchalamment dans le couloir. il est revenu la voir. Torse nu. Ses muscles saillants. Son cœur battant à tout rompe. Ses veines ressortant complètement le long de ses avant-bras. N’est-il pas trop sexy comme cela ? N’est-il pas trop attirant comme cela ? Ô dieu, elle ne peut lui résister, elle ne le peut, c’est sur, certain, une obligation. Un léger sourire vient se dessiner sur ses lèvres. Toujours en colère ou non ? On ne saurait dire. Il se penche pour attraper son poignet et il la sort rapidement de la douche, entourant son buste d’une longue serviette glissant jusqu’à ses genoux. Il tapote sa tête et son visage se referme.

Arrête de changer comme ça, Alex. Elle va te prendre pour un cinglé. Elle va…

Elle va croire qu’il se fait désirer.

« Allez. T’peux dormir dans mon lit, j’irais sur le canapé. Tant que tu ne veux pas revenir dans la meute, je te donne ni chambre, ni rien. Alors juste cette fois, Julia. Sinon, je te jure que je te ferais du mal sans plaisir, la prochaine fois. »

Il s’approche dangereusement d’elle. Il glisse sa main sous la serviette et attrape sa hanche en la collant contre la porte ouverte. Son front se colle à celui de la jeune femme. son souffle vient taquiner l’épiderme de Julia. Ses lèvres ont envie de goûter, soudainement… Pourquoi ne pas tenter… Il se mord la lèvre, hésite quelques instants et puis finalement… ses lèvres viennent se poser avec ardeur sur celles de Julia. C’est tout ce qu’il voulait depuis ces dix minutes à se rendre fou. C’est tout ce qu’il recherchait. Ses lèvres se meuvent contre celle de Julia. Délicates, charnues et douces. Il les goûte, les mord, les attire un peu plus contre les siennes. Sa langue se fraye un chemin contre celle de Julia et le baiser se prolonge, encore et encore. Il en veut, il en reveut, mais il met fin à ce plaisir et recule. Un rictus satisfait se dessine sur ses lèvres.

« C’est ma punition. »




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Yang Julia
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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Dim 11 Nov - 23:39


La bouche d’Alexsy vient s’écraser contre la sienne, et elle tente en vain de résister. Ses lèvres demeurent opiniâtrement scellées, son visage se détourne. Se sentant agressée, la demoiselle refuse de céder aux avances qu’on lui fait. Alors que les assauts du jeune homme gagnent en intensité, elle s’obstine à lutter. Les poings fermés, la taille cambrée, la voilà qui se débat comme une possédée. Mais elle a beau s’acharner, s’agiter et se démener, rien n’y fait. Ces bras qui l’étreignent et l’emprisonnent sont trop forts et trop musclés. A peine pense-t-elle pouvoir leur échapper qu’ils raffermissent leur emprise sur ses hanches et ramènent brutalement son corps contre l’encadrement de la porte. A maintes reprises, son dos heurte abruptement la charpente boisée. Sentant déjà des ecchymoses se former, Julia desserre la mâchoire pour gémir et protester. C’est le moment que choisit son adversaire pour à nouveau l’attaquer : sa langue profite en effet de ces quelques secondes d’inattention et se faufile entre ses dents. La jeune femme tente de se rattraper, mais il est déjà trop tard. La forteresse est tombée. L’ennemi est entré, et rien ne peut plus l’arrêter. Refusant toutefois de s’avouer vaincue, Julia jette ses ultimes forces dans la bataille. Comme ses dernières défenses se sont effondrées, la voilà réduite à passer à l’offensive. Elle cesse alors de repousser à Alexsy et se presse sauvagement contre lui. Ses jambes se nouent autour de son bassin, ses ongles s’enfoncent dans sa nuque. Le jeune homme veut reculer pour mieux respirer ; Julia l’attire conte elle pour l’obliger à encore et toujours l’embrasser. N’ayant pas pu l’esquiver, elle tente désormais de l’étouffer. Et ce plan serait sans doute parfait si la demoiselle ne prenait pas tant de plaisir à prolonger ce baiser…

« Alpha de mes deux. Tu te crois malin ? Pauvre type. Tu fais tellement pitié que tu mériterais de crever. »

Quand les deux jeunes gens se séparent enfin, une nouvelle lutte s’engage. Et cette fois-ci, c’est contre elle-même que la demoiselle doit guerroyer. Essoufflée et hors d’haleine, elle peine en effet à se maîtriser. Ses poumons sont les premiers à se révolter. Ils se serrent et se contractent douloureusement, incapables de trouver un rythme régulier. Souhaitant calmer le jeu, Julia porte la main droite à sa poitrine, mais au même moment, son cœur décide lui aussi de faire des siennes. Il s’emballe et cogne fort contre les parois de sa cage thoracique. Plus les minutes passent, plus la mutinerie prend de l’ampleur. Elle sème le trouble dans chaque veine et artère. Finalement, ce sont ses membres, mal irriguées, qui entreprennent de s’insurgent. Ils tremblent, frissonnent et se crispent. Il devient très vite impossible de les contrôler, et voilà que les jambes de la demoiselle se dérobent sous son poids. A contrecœur, il lui faut alors prendre appui contre Alexsy. Son front percute le torse du jeune homme, ses mains agrippent ses avant-bras. Fière et entêtée, Julia regrette immédiatement ce moment de faiblesse. Une grimace contrariée tord les traits de son visage tandis qu’elle se fait violence et se force à poursuivre avec animosité :

« Une bande de traîtres a beau t’avoir mis à sa tête. Cela ne te donne pas le droit de jouer les petits chefs. T’es seulement leur pantin, leur marionnette. Ils t’ont seulement sorti de ta boîte pour nous chasser de cette maison. Un jour, toi aussi, tu cesseras de les amuser. Alors, ils te jetteront comme un vulgaire hochet. Te berce pas d’illusion, mon ange : t’es qu’un vaurien. Alors ravale ton air arrogant et arrête de distribuer bons points et punitions. Et surtout, tente pas de m'embrigader dans ton troupeau de sacs à puces. Tu te prends pour qui, hein ? Pour ton frère… ? »

Au fur et à mesure qu’elle crache son venin, la jeune femme retrouve peu à peu ses instincts de fine stratège. Les premières imprécations qu’elle lance lui viennent un peu au hasard et manquent de tranchant. Mais à force de s’acharner, la demoiselle ne tarde pas à faire mouche. Un sourire satisfait ourle ses lèvres rouges et découvre ses dents de louve. Dans cette expression, on peut déceler un mélange de cruauté et de jubilation. Prise d’une soudaine inspiration, Julia a enfin compris où elle fallait viser. Même si cela lui coûte de l’avouer, elle et l’autre taré sont faits du même acier. Tous deux dressent entre eux et le monde des murailles de fils barbelés. Mais peu importe à quel point leurs armures sont perfectionnées, il leur reste un indécrottable talon d’Achille : l’orgueil. Dès que Julia met en doute la capacité d’Alexsy à se faire obéir et à faire ses preuves, elle sait qu’elle tient le bon angle d’attaque. Elle-même ne supporterait pas un tel affront. Aussi, ne laissant pas de répit à son adversaire, elle enchaîne coup sur coup. Elle hisse sur la pointe des pieds et murmure, sans pitié :

« Parce que c’est lui qu’ils respectaient. Tu te souviens, Alex ? A tous les conseils des anciens, comme ils remuaient tous la queue devant lui… On aurait presque cru qu’ils allaient lui baver dessus. Et maintenant, c’est toi leur fidèle toutou. Ils ont vraiment dû être déçus quand ils se sont aperçus qu’il n’avait que toi à se mettre sous la dent. Dis, chéri, ça fait quoi de devoir ronger les os qu’a laissé autrui ? »

Julia sait qu’elle touche un point sensible. Elle a passé toute son adolescence au sein de la meute et se souvient des relations houleuses qu’entretenaient les deux frères. Tandis que son père suscitait l’hostilité grandissante des autres familles du clan, elle les a observés faire peu à peu l’unanimité et entrer en compétition dans l’espoir d’un jour, prendre les rennes. Comme tous les autres, la demoiselle a longtemps pensé que Xander l’emporterait. Et cela a eu le don de réellement l’inquiéter. Ce type l’a toujours dégoutée : il était si rustre, si fourbe, si animal. La simple idée que ç’aurait pu être avec lui qu’elle ait eu à traiter suffit à l’écœurer. Il faut le reconnaître : Alexsy fait une proie infiniment plus agréable à chasser. Il a beau être un Hwang et, de ce fait, un fieffé salopard. Il n’en garde pas moins une bonne dose d’humanité et d’honnêteté. Si cela n’était pas le cas, il ne la laisserait pas ainsi le provoquer. Il la détruirait. Avec des épaules aussi larges et une musculature aussi développée, combien de temps cela lui prendrait-il ? Une dizaine de minutes, un quart d’heures tout au plus. Au fond, s’il se retient, c’est qu’il doit l’apprécier. Et dans d’autres circonstances, Julia trouverait presque cela attendrissant. Mais pour l’instant, la jeune femme ne songe qu’à en profiter.

« Mais tu sais quoi ? Je me sens d’humeur généreuse. Je suis prête à conclure un marché. Pour une fois, je veux bien te laisser être le maître. Si t’acceptais, t’aurais le droit de faire ce que tu veux. »

Main de fer dans un gant de velours, la demoiselle s’amuse à souffler le chaud et le froid. Comme elle n’a pas la force brute de son côté, il lui faut ruser et compter sur l’effet de surprise. C’est pourquoi elle ne cesse de changer pour pouvoir toujours mieux étonner et déstabiliser. Ainsi le ton féroce qu’elle avait jusque là cède le pas à une voix doucereuse, toute chargée de sarcasme. Sa paume aussi redevient taquine, s’aventurant lascivement le long du torse du torse du jeune homme. Cette fois-ci, les doigts de Julia vagabondent au niveau des abdominaux, puis s’arrêtent sur l’élastique du sous-vêtement. Avant de poursuivre les opérations, la jeune femme prend la peine de croiser le regard d’Alexsy. Ses pupilles sont dilatées et opaques. Le désir les embue. La demoiselle ne nourrit pas le moindre doute à son sujet ; elle a déjà vu ce regard chez d’autres hommes. Son rictus victorieux s’accentue, alors que sans crier gare, elle tire sur le tissu du caleçon et laisse sa main se faufiler en dessous. Tout aussi prestement, son poing se ferme étroitement. La réaction ne se fait pas attendre : Julia sent Alexsy, sans doute pris au dépourvu, reculer de quelques pas, et la voilà enfin libérée. Elle se dégage à toute vitesse de l’emprise qu’il avait sur elle. En quelques fractions de seconde et dans un éclat de rire, elle parvient à instaurer une distance de plusieurs mettre entre eux.

« T’auras le droit de… »

Un instant, Julia envisage la possibilité de rester sur ce succès et prendre la fuite. Mais ce serait contraire à sa nature. Elle préfère donc se jeter dans la gueule du loup. Après avoir pris une profonde inspiration, elle affiche sa moue la plus insolente. Puis, en silence, son pouce et son index vient dénouer la serviette dont Alexsy l’a vêtue tourne. L’étoffe se déplie lentement, dévoile d’abord la poitrine, s’attarde un moment autour de sa taille avant de tomber définitivement au sol. Malgré elle, Julia sent sa peau rosir sous l’effet de la gêne. Mais gardant la tête haute, elle s’avance vers Alexsy et saisit ses poignets.

« T’auras le droit de regarder… » En même temps qu’elle l’attire au centre la pièce, elle guide ses mains sur ses courbes. Quand elle sent ses paumes se poser sur ses hanches, ce contact la fait frissonner. Cette fois-ci, ses joues s’empourprent. Mais imperturbable, elle continue sur sa lancée. « …de toucher… » Julia qui susurre ces quelques mots manœuvre si bien qu’ils se retrouvent bientôt à proximité du lit. Exerçant une faible pression sur le torse du jeune homme, elle le pousse à s’asseoir sur le rebord de celui-ci. Le dominer ainsi de toute sa hauteur la grise, mais quand les lèvres d’Alexsy effleure l’extrémité de l’un de ses seins, le contrôle semble lui échapper. Afin d’éviter que son visage ne la trahisse, elle l’enfouit dans le creux du cou du jeune homme, la fin de sa phrase vient dans un murmure étouffé : « …. d’embrasser... »

Elle s’interrompt avant de se redresser, confortablement installée sur ses genoux. Ce faisant, elle remarque avec satisfaction que sa pomme d’Adam a enflé sous le cup de l’anticipation et que tous ses muscles sont tendus. Cependant, le parfum de son after-shave lui monte à la tête. Aussi, dans le souci de conserver l’avantage, Julia pousse Alexsy de toutes ses forces jusqu’à ce que son dos heurte le matelas, elle au-dessus de lui. C’est alors qu’elle peut reprendre durement :

« Mais avant, rends-moi tout ce que tu m’as volé. »


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Hwang Alexsy
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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Lun 12 Nov - 9:00


Il grogne. Elle se joue de lui, alors il grogne. Alex déteste quand on se joue de lui. Alex déteste quand on tente de lui voler la vedette. Elle vient de lui adresser quelques mots, et quelques gestes, cela suffit déjà à le tendre comme un fil. Cela suffit déjà à le faire grincer des dents. Il déglutit. Il échappe un long soupir. Elle lui fait légèrement peur, cette pauvre petite. Il se dit qu’elle agit ainsi dans le but de l’effrayer, comme son père le faisait quand il « agressait » sa propre famille, à lui. Oh, mais qu’il est bête… Ils s’agressaient mutuellement depuis des années, des siècles, des décennies. Alexsy échappe un grognement sourd. Mon dieu qu’il se retient de l’agresser, lui aussi, non pas verbalement, mais plutôt physiquement. C’est toujours ainsi qu’il a agi. Non pardon. C’est toujours ainsi que son frère agissait. Il ne fait que suivre les gestes quotidiens que son frère avait, ses phrases fétiches, ses airs arrogants et teigneux. Mais le pauvre Hwang Alexsy n’est pas de ce bord-là. Auparavant, il était un frêle petit garçon qui ne désirait que se faire des amis, sans que son frère le lui les vole.

Un jour, il s’est mis en tête d’approcher la fille de l’ennemie, car il la trouvait jolie, attendrissante. Son frère s’était moqué de lui, car il osait approcher le mauvais côté de la meute de trop près. Alexsy était naïf. Alexsy était stupide de croire que lui pouvait ramener la paix dans la meute. Il était réellement déterminé à le faire. Mais qui aurait pu croire que le père de la jeune fille, chef de la meute, alpha, allait se faire virer ? Qui aurait pu croire que tous ses espoirs ont étés réduits à néant au moment où son propre père lui a interdit de sortir du manoir et de revoir la douce Julia. En face d’elle, à ce moment précis, il veut lui rappeler ces doux moments partagés, il y a des années. Il aimerait lui rafraichir la mémoire et lui montrer à quel point, il voulait vraiment devenir son ami. Mais n’est-ce pas là une situation bien trop complexe et différente pour parler de cela ? Le pauvre Alexsy perd la tête. Entre la personnalité de son frère et la sienne, à qui doit-il vraiment obéir ? Doit-il faire preuve de plus d’arrogance et de fermeté, comme Xander l’aurait fait ? Doit-il au contraire, la repousser, avec douceur et gentillesse ? Mon pauvre garçon, tu te trompes sur son compte . Ce qu’elle veut, il le sait. La vengeance. La place à laquelle il a été promu après la mort subite de son frère ainé. N’est-ce pas trop triste de voir avec quel facilité elle arrive à blesser son petit cœur fragile ? La force des poings de Alexsy se multiplie quand elle s’assoit sur ses genoux, dénudée de tout tissu, sous son unique regard. Il attrape sa taille et la fait basculer sur le côté.

Prend ton courage, mon vieux, c’est pas ça qui va t’arrêter

Un rictus se dessine sur ses lèvres et il se retrouve rapidement au-dessus d’elle. Sa stature immense fait face à la demoiselle. Ses mains se retrouve de chaque côté de sa tête. Leurs visages sont proches. Trop proches. Il déglutit à peine difficilement, car c’est la personnalité de Xander qui prend le dessus. Xander adorait ce genre de comportement après tout. Xander était né pour adorer cela et se jouer de la naïveté et la facilité de ses petites gamines comme Julia l’est avec Alexsy. Le pauvre garçon, il devient fou. Il crève. Si il continue ainsi il va divaguer. Si il continue ainsi elle va gagner. Ses prunelles plantées dans le regard de la demoiselle, il la fixe un moment, silencieux. Il préfère ne pas parler, sinon il dira des bêtises. Il préfère rester le plus silencieux possible avant d’attaquer à son tour et la faire frissonner.

Allez, ressaisie toi. C’est une fille en plus dans ton tableau de chasse.

Oh oui, il veut se la faire. Oh non, il ne veut pas. Quel garçon compliqué. Toujours à se chercher. Toujours à se trouver des problèmes et des complexités idiotes. Il se racle la gorge et rapproche son visage de Julia. Il inspire doucement l’odeur de sa peau, et de sa chevelure retombée en une crinière incroyable sur le matelas. De ses épaules larges et de ses mains fortes, il est plus puissant qu’elle à présent. Ce n’est pas pour rien qu’on l’a nommé Alpha, à la suite de son frère. Ah son frère… Le déteste-t-il pour lui avoir laisser cette place ignoble ? Non, surement pas. Alexsy n’aurait surement pas le plaisir de l’avoir entre ses mains, là, tout de suite, maintenant. Alexsy se réjouit de sa victoire, c’est certain, mais là encore il hésite un instant. Le vrai Alexsy, celui qui est né, qui a vécu, qui restait dans l’ombre, il se demande si il ne devrait pas lui céder ce qu’elle veut. Sa place d’alpha. Il semble qu’elle ne veuille que cela. Il semble que, dans l’esprit d’Alexsy, l’amoureux transi, le vagabondeur d’amour vertigineux, il y a une possibilité d’évolution. Il y a une possibilité qu’elle l’aime en retour, et le couvre d’amour et de relation sexuelle à ne plus s’en passer.

Alexsy aime le sexe. Xander aimait le sexe. Il est certain que depuis qu’il a tué son frère, il a acquis des compétences pour le moins surprenant. Comme si il était normal que Hwang Alexsy, petit puceau en herbe qui n’osait approcher une fille, se retrouve à chasser ses proies dans une discothèque de Séoul. Là. Alexsy n’est plus là, encore une fois. C’est Xander qui joue. C’est Xander qui montre son importance place et sa puissance. Avec les filles des boites, avec les garçons qu’il frappait, et cette fois, avec Julia. Pauvre Alexsy… C’est triste, tout de même… De devenir aussi cinglé, que maintenant.

« Aha. Pauvre idiote. »

Il préfère rester silencieux, et ne dire que de simples mots déchirants et froids. Il se venge de tant de méchancetés de la part de la demoiselle. Lui qui, par sa bonté, voulait la réhabiliter dans la meute et s’occuper d’elle comme une princesse dans un palais immense. Il aurait voulu en faire son second, mais le monde, la meute, le conseil, ils seraient totalement contre et lui supprimerait surement sa place si il agissait de la sorte. Seulement, ils ne peuvent rien contre le retour de Julia dans la meute. Et Alexsy est déterminé à la faire revenir, de force, ou pas. Penché vers elle, il s’attèle à mordiller son lobe de son oreille. Ses lèvres glissent le long de son cou, de sa jugulaire. Il va lentement. Très lentement. Histoire de la rendre folle. Histoire de la faire trembler. Car il a bien compris, à quel point il lui fait de l’effet, son corps, son être tout entier. Alexsy n’est pas dupe, oh que non Alexsy voit tout, comprend tout, ressent tout. Ses lèvres embrassent sa peau. Ses lèvres embrasent sa peau. Tout brule. Tout s’irradie. Alexsy s’amuse comme un petit fou et arrive très rapidement à la naissance de sa poitrine. Entre ses dents, il saisit la pointe de son sein. Il commence à le mordiller, ses mains glissant le long de son corps, ses mains faisant des aller et venus sur son corps, le caressant doucement, sauvagement. Ses ongles ne se privent pas de griffer. Ses lèvres embrassent sa peau laiteuse. Ses dents s’amusent. Oh qu’il s’amuse, ce petit louveteau.

« Mhm… Julia… »

Il se fait plaisir tout seul. Voilà qu’il sent déjà son bas ventre le serrer furieusement. Il échappe un soupir, un grognement rauque. Il en veut encore. Il veut la voir trembler, frissonner, se cambrer contre son corps. Oui, ce n’est pas Alexsy qui agit, nous le savons bien. Alexsy ne ferait pas de mal à une mouche. Alexsy serait incapable de faire cela à une si jolie jeune femme comme elle. Il fait basculer sa tête en arrière, lâchant son sein. Ses mains se déplacent encore doucement sur ses formes et il colle davantage son bassin contre celui de la demoiselle. Trop de tension. Trop de membres tendus. Il serre les dents. Il en voudrait davantage, mais ce serait lui offrir une victoire de plus. Alors, il sourit simplement et vient déposer ses lèvres sur celles de Julia. Il les dévore. Il les mord. Il s’en nourrit le plus possible et ne les lâche pas avant de perdre tout son souffle. Au bout de quelques minutes, son front se colle contre celui de Julia et il échappe un murmure :

« Tu ne peux pas m’échapper. Tu es à moi, petite Julia. Tu le sais, ça ? »

Oh oui, elle est à lui. Maintenant. Pour toujours et à jamais. Et il s’en délecte complètement. Il se délecte de l’effet qu’il lui produit. Un rictus sur ses lèvres, il vient mordiller sa joue et lui jette un regard furtif.

« Que faisons-nous maintenant, petite proie ? »

La proie a changé de destinataire. C’est indéniable. Car l’alpha est toujours le plus puissant, il ne faut pas se leurrer.




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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Lun 12 Nov - 16:35


Julia a déjà eu des petits amis et des flirts de lycée. Alexsy n’est bien évidemment pas le premier homme à la toucher. D’autres avant lui l’ont enlacée et embrassée ; certains ont même pu glisser leurs mains sous son chemisier. Les caresses sous lesquelles on frémit et les étreintes qui font frissonner sont donc loin de lui être étrangères. Mais la demoiselle doit bien l’avouer : personne auparavant ne l’a ainsi eue à sa merci. Nue et tremblante, elle se tient en effet parfaitement immobile sur le lit. Elle demeure là, sur les draps, le souffle court et ne bronchant pas. Les lèvres et les doigts agiles d’Alexsy peuvent parcourir son corps sans rencontrer le moindre obstacle ni connaître la moindre entrave. Après tout, Julia le lui a promis : pour une fois, il a tous les droits. Aussi, même lorsqu’il vient lui arracher un baiser, elle ne lutte pas. Elle répond bien au contraire avec ferveur, allant jusqu’à incliner la tête sur le côté afin de le laisser mieux savourer. Sa langue, elle aussi, travaille à le contenter et va sensuellement taquiner son palais. Et enfin, sachant pertinemment que cela flattera le jeune homme, Julia prononce son nom dans un soupir satisfait qui se perd en un gémissement inarticulé. Tant de docilité est naturellement forcée ; la louve, fière et indépendante qui sommeille en son sein ne peut que se révolter. Pour elle, s’offrir ainsi équivaut à se prostituer. Quand on se laisse aller de la sorte dans les bras de l’ennemi, c’est sans doute le seul qui convient. Cependant, quand on veut la fin, on s’en donne les moyens. Voilà les principes dans lesquels Julia a été élevée. C’est pourquoi au lieu de le repousser, elle passe ses bras autour du cou d’Alexsy, rapprochant encore plus étroitement leurs deux bustes. Elle n’a pas peur de lui et veut le lui prouver.

« Si je suis à toi, alors pourquoi est-ce que l’on est encore en train de bavarder ? »

Il lui est néanmoins impossible de rester plus longtemps sans répliquer. Le ton suffisant qu’emploie le jeune homme a le don de l’irriter. Le pauvre fou semble oublier que s’il peut tant s’amuser, ce n’est que parce que, pour l’instant, elle l’y autorise. Il fait mine de ne pas la prendre au sérieux et la traite comme du gibier qu’il aurait déjà remporté. C’est se mettre à table un peu trop tôt. Certes, la demoiselle veut bien le laisser déguster. Mais avant toute chose, c’est elle qu’il faut rassasier. Or la soif de vengeance et de pouvoir qui la taraude maintenant depuis des années est loin d’avoir été étanchée. Elle se redresse donc, prête à réclamer son dû. Que l’autre énergumène ne s’y trompe pas : tant que la jeune femme n’aura pas obtenu ce qu’elle voulait, la partie de chasse n’est pas terminée.

« Je sais quel genre de salaud tu es. Tes anciennes conquêtes sont plutôt loquaces. Selon elles, il n’est guère dans tes habitudes de traîner et de lambiner. Mais regarde comme aujourd’hui, tu prends ton temps… Tu répètes que c’est toi qui commandes, que je t’appartiens. Tu parles beaucoup… mais tu ne fais rien. Aurais-tu perdu la main ? »

Une lueur de défi brille un instant dans les iris encre de Julia, alors que celle-ci, jusque-là assise sur le matelas, se met à genoux et se retrouve à la même hauteur que son interlocuteur. Se défaisant de l’indolente soumission des minutes précédentes, elle redevient la forte tête qu’Alexsy a toujours connue. Provocatrice, elle décide à son tour de le torturer.

« T’as l’air d’hésiter et de te retenir. Qu’est-ce qu’il y a, Alex ? T’as l’impression de ne pas être à la hauteur ? De ne pas me mériter ? Te fais pas de mal comme ça. Après t’es tout tendu… attends, laisse-moi t’aider. »

Comme un vautour autour de sa proie, Julia s’est faufilée dans le dos d’Alexsy. Sans attendre, ses mains se placent sur les larges épaules du jeune homme et commencent à exercer de faibles pressions. Les muscles sont effet tout particulièrement contractés. A le voir ainsi crispé, la louve éprouve une pointe de fierté. Au moins, elle sait qu’elle aussi, elle lui fait de l’effet. Il ne peut pas le nier. Il ne reste donc plus qu’à le faire céder. Dans ce dessein, Julia met particulièrement de cœur à l’ouvrage. Ses doigts massent avec application les chairs, n’omettant pas la moindre vertèbre. Plusieurs s’écoulent en silence. Quand Alexsy semble vouloir en placer une, la jeune femme ne lui en laisse pas le temps et le force à l’allonger sur le lit, alors qu’inlassablement, ses paumes à elle vont et viennent sur la peau de son dos. Ces efforts obtiennent des résultats mitigés. Les tensions auxquelles se trouve soumis le jeune homme ne semblent guère se relâcher. Mais à plusieurs reprises, Julia a l’impression de l’entendre s’empêcher de soupirer. Et lorsqu’elle dépose un baiser au creux de sa nuque, un râle rauque s’élève dans les airs. Il est alors temps de reprendre les hostilités.

« C’est vrai que ce serait plutôt monstrueux de ta part de profiter de la situation. Coucher avec une fille dont on a tué le père, c’est plutôt moyen, non ? Surtout quand cette fille se retrouve à la rue et doit camper dans des motels sordides… Hey, tu sais qu’il y a deux semaines, le propriétaire de l’établissement où je dormais m’a fichue dehors en pleine nuit parce que j’avais pas de quoi régler la facture ? Et il y a trois jours j’ai pas pu manger parce que j’avais pas un sou en poche. Un type voulait bien m’inviter à dîner, mais seulement si j’acceptais de coucher après. J’ai refusé : à quoi bon s’alimenter si c’est pour tout gerber après ? Tu sais… avant que toi et les tiens, vous foutiez ma vie en l’air, on avait jamais osé m’humilier. Dire que c’est à cause d’un type comme toi que j’en suis arrivée là. Si tu me touchais après m’avoir déjà tellement souillée, ça ferait vraiment de toi la pire des ordures, hein ? »

D’un geste brusque, la jeune femme force Alexsy à lui faire face. Cette fois, dans ces yeux, il n’y a pas la moindre trace de moquerie. Même le sourire qu’elle affichait a disparu. Le jeu s’est brusquement arrêté car plus aucune hypocrisie ne peut déguiser la rage sourde qui fait trembler voix de Julia. Le ton qu’elle prend est volontairement dur et sans pitié. On pourrait croire à de nouvelles machinations afin d’encore tromper et surprendre l’adversaire. Mais il n’est pas certain que la demoiselle sache à ce point maîtriser ses émotions. La colère qui soudain la submerge n’est-elle qu’un énième stratagème ? Julia ne prend pas la peine de se poser la question. Sans crier gare, elle dépose un baiser brutal sur les lèvres d’Alexsy. Cette fois, c’est elle qui l’embrasse et qui mène la danse. C’est sa langue qui force avec violence le passage, ce sont ses dents qui s’enfoncent jusqu’à ce que perlent quelques gouttes de sang. Tant d’audace et de férocité devraient l’épuiser. Mais elle ne s’en tient pas pour autant là. Se rasseyant, haletante, à califourchon sur lui, elle lance avec mépris :

« Oui, tu serais vraiment le dernier des connards si tu faisais ça. Mais t’en crèves tellement d’envie… »

Julia tire sèchement sur le dernier vêtement qu’Alexsy a sur lui. En temps normalement, un accès de pudeur l’aurait sans doute fait hésiter. Mais la voilà comme possédée. Aussi ne cille-elle même pas lorsqu’elle met à jour la seule partie de son anatomie qui lui était inconnue. Il n’y a qu’un rire sans joie qui lui vient alors qu’elle obtient la confirmation que la raideur qu’elle a sentie un peu plus tôt, lorsque leurs deux bassins se sont heurtés, n’était pas une invention de son imagination. Ses traits se muent en une expression suffisante qui fait écho au visage arrogant qu’Alexsy arborait quelques minutes auparavant. Julia se plaît à l’imiter ; bientôt, elle appuie à son tour son front contre le sien. Leurs visages sont alors si proches l’un de l’autre que lorsqu’elle reprend la parole, leurs lèvres se frôlent dangereusement :

« Je t’avais bien dit que tu faisais pitié. Regarde comme t’es en train de te torturer. Allez… T’as pas grand-chose à faire. Juste une injustice à réparer… Après, promis, je tâcherai de te soulager. »


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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Lun 12 Nov - 19:25


Quand elle tira sur le seul tissu qui le couvrait encore, il resta muet, et surpris. Quand elle se jeta sur lui, lèvres farouches et bestiales contre les siennes, il resta pétrifié, et n’esquissa aucuns gestes. Ce serait lui fait tellement plaisir à cette puérile gamine. Alexsy semble nourrir un profond désir de revanche envers elle. Après tout, se le nargue, elle attire ses nerfs, elle le cherche. Alexsy sent rapidement que tout bascule du côté de la demoiselle. Seulement que faire quand une forte tête comme elle s’insinue dans sa vie ? Alexsy est perdu depuis déjà des années. A chercher si il doit céder pour lui faire plaisir et peut-être avouer à la demoiselle à quel point elle lui fait de l’effet. A chercher si il doit vraiment croire en un amour aussi interdit. Amour ? Quel amour ? Perd-t-il la tête ce louveteau là ? Bien entendu, sinon pourquoi aurait-il encerclé la taille de la demoiselle pour la coller davantage contre lui ? Leurs corps se touchent, s’embrasent l’un contre l’autre. Alexsy ne peut qu’avouer que l’électricité qui émane de la pièce ne fait que renforcer la force de ses gestes et l’envie soudaine de faire ses preuves lui aussi. Mais ce petit jeu lui déplait complètement. C’est incompréhensible qu’il garde encore contenance face à cela, mais comment peut-il lui refuser autant de sensualité et de bestialité ? Il n’a encore jamais vu Yang Julia dans cet état, pourquoi se priverait-il alors aujourd’hui ? Alexsy veut encore l’entendre dire à quel point il est un connard, un salopard, un gamin impossible qui obtient toujours ce qu’il désire. Alexsy obtient toujours, par une quelconque façon, ce qu’il veut. Qu’elle soit Yang Julia, ou pas, cela ne changera rien à ses yeux. Alexsy est doué pour se faire désirer. Alexsy est doué pour se faire satisfaire sans rien demander. Aussi quand elle retire d’un geste son sous-vêtement, il s’amuse, le petit. Un sourire narquois, un regard de travers, que dit-elle ? « Je t’avais bien dit que tu faisais pitié. Regarde comme t’es en train de te torturer. Allez… T’as pas grand-chose à faire. Juste une injustice à réparer… Après, promis, je tâcherai de te soulager. » Oh, dieu, elle a dit ça ? Injustice ? Soulager ? Rien de mieux pour Alexsy. Il lui suffirait de donner la chaine qui se trouve autour de son cou. Une chaine très ancienne et initialement appelée « collier de l’alpha ». C’est l’unique et le seul Alpha de la meute qui peut porter cette chaine. Il ne doit en aucun cas la retirer ou la donner. La donner… Que penserait le conseil de cette possibilité ? Serait-ce un affront ? Jamais cette possibilité n’a été mise à l’épreuve contre les règles du conseil et des meutes anciennement existantes. Ceci dit, il est prédit que si un jour un alpha vient à donner son titre, donc, son collier, à un autre loup, celui-ci serait éventuellement nommé à sa suite comme le nouvel alpha. Mais est-ce que ce serait le cas avec Julia ? Est-ce que, la fille d’un ancien alpha, bannie d’une meute à laquelle il est finalement à la tête, pourrait retenir le titre en le présentant simplement au conseil ? Julia serait bien trop victorieuse. Alexsy serait alors, démuni de tout pouvoirs, seul et lâche de lui avoir offert ce qu’elle désirait pour avoir une satisfaction autre.

Alexsy hoche la tête dans tous les sens. Mon gars, il faut penser à autre chose. Pense à la merveille que tu as entre les mains. Son regard se perd dans la contemplation de son visage et de sa poitrine. Elle est si belle qu’il n’aurait pu imaginer meilleur spectacle que celui-ci. Autrefois, il s’imaginait les filles comme des déesses, ou des sirènes aux longs cheveux. Il s’imaginait alors tout un tas de scénarios possibles dans lesquels il trouverait l’amour avec la demoiselle. Seulement, il s’imaginait bien trop de choses le pauvre gamin. Il perdait la boule. Il perdait l’esprit. Papa Hwang l’a fait fouetter pour qu’il arrête de fantasmer et de rêver d’elle. Seulement, Alexsy, Hwang Alexsy, pas le gamin aux deux personnalités, il était amoureux, et voulait la protéger. Aurait-il pu le faire ? Aurait-il eu le courage d’affronter la colère de Julia ? Elle aurait surement été moins compliqué et dure que à présent. Car la douleur et la colère qu’elle éprouvait, elle la faisait retomber sur lui à présent. Corps contre corps, cœur contre cœur, lèvres contre lèvres, mains enlacés, nez qui se frottent, fronts qui se touchent, souffles qui se mêlent. Et puis tous ses sentiments de colère, de force, de détermination, d’envie, de sensualité qui se mélangent. A vrai dire, il perd la tête le petit. Il a envie de lui dire à quel point il est désolé que sa vie soit un énorme carnage. Il a envie de lui prouver qu’il peut la protéger du conseil et des loups qui lui veulent du mal. Seulement, Alexsy ne peut pas. Il est l’alpha, il se doit de s’opposer à elle, même si quelques minutes auparavant il voulait refaire d’elle une membre de sa meute. Elle refusera inlassablement alors pourquoi s’efforcer ?

Il soupire. Il échappe un grognement rauque. Oh allez, tu lui offres ou pas ? Non. Catégoriquement non. Mais là, c’est à toi de jouer. Elle t’a laissé le dès entre tes mains. C’est à toi de lancer et de faire ton coup. Que vas-tu faire ? Que vas-tu dire, mon brave ? Ne me dis pas qu’elle t’effraie la douce Julia ? Un autre soupir. Un autre grognement. Celui-ci ressemble à un de ses grognements désireux qu’échappent les hommes qui ne prennent leur pied. Alexsy veut prendre son pied ? Evidemment. Comme tout être sur terre. Il sait aussi que la demoiselle qui se trouve là, Julia, Yang Julia, elle n’est pas ce qu’elle essaye d’être. Elle est vierge. Elle est douce. Elle est frêle. Il le sait car il la suit. Il la connait depuis longtemps. Il semble la connaitre du moins… Car Alexsy… Il a toujours été derrière elle. Peut-être ne l'a-t-elle jamais remarqué, seulement, Alexsy a toujours été là. Il se cachait derrière des arbres pour voir avec qui elle sortait. Il la stalkais. Il la suivait. Il voulait juste la protéger. Quand un jour, elle s’est mise à pleurer à cause d’un ex qui la trahi, il voulait la consoler, la prendre dans ses bras, mais il ne put pas. Il était pétrifié. Au fond, on savait tous qu’elle le détestait, mais à quel point ? Ils avaient joués ensemble assez peu de temps pour qu’il nourrisse un sérieux et réel amour pour elle. Secret. Très profondément ancré en lui, certes, mais réel. Stop. Arrête donc de réfléchir mon petit, ça ne fait que de te torturer. Un rictus sur ses lèvres et il vient déposer sa tête sur l’épaule de la demoiselle, silencieux. Non pas qu’elle lui fasse autant d’effet pour son action des plus aguicheuse et démesurée, mais Alexsy est lasse de se battre pour une cause perdue. Il soupire. Il inspire profondément l’odeur de sa peau. Il plante ses dents dans la peau de son épaule et reste ainsi quelques instants, glissant ses mains le long de sa taille, sur ses hanches, et son dos. Il n’hésite pas à griffer à nouveau. Elle est davantage bestiale et acharnée que lui, autant lui prouver que lui aussi il sait se jouer de ses nerfs et hormones. D’ailleurs, il faut avouer que Alexsy n’y va pas de main morte quant à sa réaction face au corps et aux gestes sensuelles de la demoiselle. Déjà on peut sentir son membre se raidir. Déjà on peut le voir grimacer de honte d’être aussi rapidement excité par une telle beauté que Julia. Mais il l’avoue clairement : Alexsy n’a jamais imaginer que la « fille de ses rêves », sa Julia, celle qu’il veut protéger, soit aussi sensuelle, sexy et jolie, et douce, et formée. Il adore sa peau laiteuse ; il se délecte déjà d’y gouter ; le coquin.

« Alors quoi ? On ne veut pas m’offrir ce que je veux, mais au contraire me voler tout ce qu’il me reste à moi ? Oh, Julia, ôh tendre Julia, pourrais-tu adoucir ta peine ? Je préfèrerais crever que ne de pas te prouver l’innocence de ma personne vis-à-vis de ce choix qu’à fait le conseil. Crois-tu sincèrement que je voulais voler ta précieuse place, la précieuse place de ton père ? Ôh ton père… Un brave homme. Cela sonnerait presque ironique si j’étais vraiment le fils de mes parents, seulement, ma douce, sache que là, maintenant, je ne suis ni Hwang, ni Alpha. Je suis juste Alexsy. »

Il déglutit doucement. Son visage vient se reposter devant le sien. Ses prunelles se perdent à nouveau dans celles de Julia. Elle a de grands yeux, noirs, magnifiques. Il la trouve si charmante, si jolie. Pourquoi l’ennemi défaille-t-il autant en la présence de cette déesse-si ? Peut-être parce que, depuis si longtemps déjà, il nourrit une affreuse obsession pour elle. Alors pourquoi se sent-il offensé par les dires de la demoiselle ? Alexsy aimerait qu’elle le croie. Mais pour ça… Il se mord la lèvre. Un léger sourire. Il vient déposer délicatement un baiser sur ses lèvres. Doux. Lent. Simple. Totalement différent de ces baisers passionnés et sauvages qu’ils ont échangés il y a peu de temps. La douceur de ce baiser révèle alors d’étranges sensations en lui. Il frissonne. Il tremblote. Il se voit même à se racler la gorge pour reprendre contenance.

« Voyons, Julia… Crois-tu vraiment que je vais agir de la façon dont mon frère le faisait ? J’ai beau être un « salopard » comme tu t’efforces à l’expliquer, je ne suis pas un profiteur. Si je te veux. Je ferais en sorte que toi aussi tu veuilles de moi. Car, avoue-le, douce Julia, mon corps est un des plus merveilleux à voir, n’est-ce pas ? »

Il susurre ces mots à son oreille. Oh le petit pervers, il glisse déjà ses mains sur ses cuisses pour qu’elle entoure son bassin de ses jambes. Sa main glisse le long de son entrejambe et il taquine la peau de celle-ci, sentant déjà la demoiselle le fixer avec insistance. Il échappe un rire rauque. Il la fait basculer sur le matelas et se retrouve au-dessus d’elle. Rapidement, il vient déguster la peau de la demoiselle, embrassant chaque parcelle de son corps, descendant de son cou, passant par la pointe de chacun de ses seins, goutant encore une fois à sa peau laiteuse. Seulement, Alexsy ne s’arrête pas là. Il va plus loin. Il descend plus loin. Taquin, curieux, il se décide et embrasse la peau de son ventre. Il va même jusqu’à la mordre, laissant les traces de ses dents un peu partout sur sa peau blanche et froide. Rapidement, le garçon se retrouve au bas ventre de la demoiselle. Et puis, il hésite. Ce serait gagné si elle franchissait aussi vite, n’est-ce pas ? La curiosité est malsaine. Sa curiosité le pousse à glisser sa langue le long de son entrejambe. Il observe chacune des réactions de Julia, de son corps, de ses frissons. Il adore ça. Il se délecte de chacun des spasmes qui la traversent. Soupirant, il relève la tête, ses mains ont glissés dans son dos et frôlent la peau ferme de son postérieur. Il échappe un soupir et ramène la demoiselle vers lui, sa tête toujours placé à l’entrejambe de Julia. Cependant, il veut la voir puissante. Il veut la voir le regarder de haut. Quel cinglé. Quel sadique.

« Je ne suis pas Hwang Alexsy, ce soir, Julia, on est d’accord ? Je suis juste Alexsy. Je suis à toi. Tu es à moi. Je fais ce que je veux. Tu fais ce que tu veux. Le jeu… Ne fait que… »

Premier coup de langue sur son entrejambe. Deuxième près de son intimité. Un rire narquois. Sadique… Tellement sadique… Mais tu adores la voir ainsi… Mais tu adores la sentir contre toi… Ce n’est pas juste sexuel, il le sait. Mais là… Maintenant…

« Commencer… »




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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Mar 13 Nov - 14:07


Les mots ne viennent pas immédiatement à Julia. La tête rejetée en arrière, ses boucles brunes éparpillées sur l’oreiller, la jeune femme n’est pas réellement en état de parler. Alors qu’un premier soubresaut secoue son corps frissonnant, tous les traits de son visage se crispent. Ses yeux se ferment, sa mâchoire se serre, ses lèvres se pincent. A voir la demoiselle arborer une expression si torturée, on aurait presque pitié. Mais cela ne semble pas être assez pour attendrir le bourreau du moment. En effet, rien n’arrête celui-ci dans sa cruelle et terrible ascension. Lentement, mais sûrement, sa langue glisse sur la peau de Julia, s’approchant toujours plus dangereusement du point névralgique de sa personne. Et plus Alexsy avance dans son périple, plus les muscles de sa victime se contractent douloureusement. La jeune femme se sent comme pris au piège : chaque geste qu’elle esquisse ne fait qu’accroître sa peine. Perdue dans un labyrinthe qui lui était jusqu’alors inconnu, elle erre et se heurte, quelle que soit la direction dans laquelle elle s’engage, contre un énième mur de sensations nouvelles et saisissantes. Dans le vain espoir de trouver une porte de sortie, ses mains cherchent à tâtons, mais brassent seulement de l’air. Il ne lui reste alors qu’à empoigner, éperdue, les draps. L’étoffe se froisse sous ses doigts, mais ce n’est pas assez pour la distraire. Le calvaire devient trop dur à supporter, et une longue plainte sonore naît au fond de sa gorge et déchire l’air. Honteuse, Julia détourne la tête. Elle ne veut pas voir l’air triomphant que va afficher Alexsy, maintenant que ses sens l’ont trahie.

« Parce que pour toi, c’est un jeu, hein ? »

Sa voix est forte et ricoche contre les murs de la chambre. En haussant le ton et en clamant bien haut toute la haine qu’elle éprouve, la jeune femme veut faire oublier le gémissement qui lui a échappé. D’une manière ou d’une autre, elle espère que ses paroles méprisantes effaceront ce soupir essoufflé, cet aveu inarticulé. Mais à quoi bon ? Même sans cela, on peut aisément le trouble qui l’agite au plus profond de son être. De ses genoux qui tremblent à sa poitrine qui se soulève à difficulté, tout laisse présager que la jeune femme ne maîtrise déjà plus rien. Et le lancinant tiraillement qu’elle ressent au creux de son bas ventre au moment où elle se redresse ne fait que lui rappeler combien faible elle est. Elle se trouve alors assise au bord du lit, tandis qu’Alexsy est agenouillé devant elle. Elle le regarde de haut, et pourtant, c’est lui qui la domine de toute sa suffisance. A la vue du rictus narquois qui ourle ses lèvres charnues, une nouvelle vague de rage et de colère l’envahit. Ses deux mains agrippent la chevelure du jeune homme, alors qu’arquant les jambes, elle glisse sur le parquet afin de se retrouver face à lui, dans la même position.

« Là, d’après toi, je suis en train de m’amuser ? Et t’avoir contre toi, sentir ton corps se presser contre le mien, devoir subir tes baisers… tout ça, c’est supposé être une véritable partie de plaisir, c’est ça ? »

Julia se souvient brièvement de la tendresse avec laquelle Alexsy l’a embrassée quelques secondes auparavant. Loin de l’apaiser, cette délicatesse a pour seul effet de l’énerver davantage. Comment peut-il oser se montrer aussi doux et affectueux avec elle ? Elle n’est pas une poupée que l’on doit cajoler. Non, au contraire : elle est la fille de l’homme qu’il a tué, celle qui ne peut que le détester et désirer le tuer. Elle ne vient pas pour jouer, mais pour se venger. Mais, lui, il refuse de la considérer comme un réel danger. Ses bras l’enlacent sans crainte ni hésitation. Même lorsqu’elle l’accuse, il répond comme si de rien n’était, comme si ce n’était pas sa responsabilité. La bonne blague… Si ce n’est pas lui le coupable, alors qui va payer ? Julia refuse d’envisager cette éventualité. Quitte à exagérer, quitte à se tromper, voilà des mois qu’elle se répète que lorsqu’elle aura brisé la meute et anéanti Alexsy, elle retrouvera enfin la paix. Cette perspective canalise toute l’amertume qui l’empoisonne depuis des années. Aussi il lui paraît impossible de tout bonnement l’abandonner.

« Chéri, j’ai du mal à voir ce qu’il y a de drôle dans la situation. Mon père est mort, on m’a foutue dehors… Et quoique t’en dises, c’est ta faute. On lui a pris tout ce qui lui restait pour te le donner. »

Les paumes de Julia ont glissé dans la nuque du jeune homme. Ses doigts se sont saisis de la fine chaîne qu’il porte autour du cou. Si elle le pouvait, la louve broierait ce collier. Mais ses poignets ne sont pas assez puissants pour briser ce que des siècles ont forgé et fortifié. Le bijou a un effet singulier ; on dirait qu’une sorte de magie, indicible et secrète, en émane. Distraitement, Julia se demande si c’est pour cette raison que son père a préféré se tuer plutôt que d’y renoncer. Ce joyau est-il si fascinant que cela ? Vaut-il la peine de tout plaquer et de laisser derrière soi sa fille, sa chair, son sang ? Ou est-ce simplement elle, pauvre gamine sans intérêt qui n’a pas su le remplacer ? Ces questions l’ont longuement torturée et fait culpabiliser. En effet… si Julia avait su y répondre à temps, peut-être aurait-elle pu prévoir et empêcher le suicide de son cher papa. Peut-être que finalement, elle aussi doit payer…

« Tu estimes peut-être que ce n’est pas le genre de choses qu’il faut prendre au sérieux. Mais écoute-moi bien, Alex. Moi, je ne plaisante pas. Quand je dis que tu m’écœures, c’est la stricte vérité. »

Le dégoût, palpable dans chacune des phrases qu’elle prononce, n’est pas feint. C’est bien le sentiment qu’elle éprouve au plus profond de ses entrailles. Mais là où la demoiselle ment, c’est quand elle prétend que c’est le jeune homme qui la répugne. Contrairement à ce qu’elle affirme, les caresses et baisers dont il la choie sont loin de la rebuter. Les sensations que cette étreinte éveille en elle lui font tourner la tête, mais ce vertige n’est pas entièrement désagréable. Il l’entraîne dans un tourbillon d’émotions qui, certes, la déstabilisent, mais qui aussi la grisent. Julia ne peut le cacher : une partie d’elle ne demande qu’à continuer à s’enivrer. Oui, il est beau. Oui, il est doué. Et les précautions qu’il prend avant de l’approcher la touchent inopinément. Cela fait longtemps que quelqu’un a tant fait attention à elle. Mais c’est précisément cette envie qu’elle a de céder, cette facilité avec laquelle elle pourrait s’abandonner qui la ferait presque vomir.

« Si c’est un jeu, alors dis-moi quand est-ce que l’on sait que t’as gagné ? Quand je te laisse enfin me sauter, quand je crie ‘Oh oui, Alex, encore’, quand je te demande d’aller plus fort ? A moins que ce soit lorsque toi, tu peux prendre ton pieds... Va-s-y, crache le morceau qu’on puisse vite en terminer. »

Jusqu’à il y a peu, Julia a toujours eu confiance en elle. Petite, elle avait déjà son orgueil et sa fierté. Mais maintenant, il lui est presque difficile de se regarder dans le miroir. Tous ceux qu’elle aimait l’ont quittée. Parfois, elle se sent si seule qu’elle pourrait courir au manoir et implorer cette meute qui l’a trahie d’à nouveau l’accepter. Elle serait prête à s’humilier pour ne plus être aussi isolée. Elle se déteste d’être aussi faible. Et incapable de se punir elle-même, elle transfère sa propre rage sur Alexsy. Il est sa victime par procuration, son exutoire. Etrangement, Julia a besoin de lui pour se défouler et se libérer. Quand elle le malmène, c’est aussi à elle-même qu’elle fait du mal. Preuve en est la douleur qui la reprend quand son bassin cogne et ondule contre le sien. A chaque coup de rein, il n’est pas le seul à être frustré. Mais la jeune femme refuse de céder au désir qui l’écartèle. Comme pour empirer les choses, son poing se referme autour d’Alexsy et y exerce la plus forte des pressions possibles. Puis son pouce dessine un, puis deux cercles, avant de lentement aller et venir. La réaction ne se fait pas attendre, mais elle ne lâche pas autant prise. Elle a trop de ressentiment à exprimer.

« Dis-moi, et quand t’auras fini de jouer, peut-être que la guerre pourra enfin continuer. J’en ai marre de perdre mon temps avec tes enfantillages. »


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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Mar 13 Nov - 16:55


Sur le coup, il lui faut ne pas réfléchir. Si il le faisait, il tomberait dans un milliard de réflexions soudaines. Le pauvre garçon, le voilà encore en train de souffrir le martyr face à elle. Cherche t-elle vraiment à le tuer ? Il fronce les sourcils. Ses mains se sont arrêtées dans son cou. Elles se sont saisis de son collier, cette magnifique chaine dont il a hérité il y a deux ans maintenant. Cela fait aussi deux bonnes années qu’il a mis fin aux jours de son frère. Cela fait aussi de bonnes années de Papa Yang, le père et ancien chef de la meute, s’est tué, laissant sa simple et unique fille derrière lui, sans regretter de la voir aussi démunie à présent. Mais n’est-ce pas la raison pour laquelle Alexsy désire tant la reconquérir ? Ce mot est si faible quant à l’envie d’Alexsy de la voir rejoindre la meute. Ce mot est si faible quand à cette douce sensation de chaleur quand elle est avec lui, contre lui. Pourquoi ne ressent-elle pas cela ? Pourquoi être aussi bestialement prête à tout pour cette chaine en argent dont il se contrefiche presque ? Un soupir s’échappe de ses lèvres et quelques mèches de cheveux de la jeune femme se déplace dans son dos. Sa chevelure brune à peine séchée retombe dans son dos. Une longue, une magnifique chevelure d’un brun électrifiant. Du bout des lèvres, il vient déposer un baiser sur sa joue, et longer celle-ci jusqu’à frôler les douces lèvres de la demoiselle. Il tente d’oublier ce qu’elle fait. Il tente de ne pas se dégager de l’emprise de sa main. Il serait vulgaire qu’il l’a traiterait de tous les noms pour oser le défier de la sorte, m’enfin, cela ne fait que contredire ce qu’elle tente d’admettre. Il lui fait de l’effet. La pauvre enfant ne peut le nier. Cela se voit dans ses yeux, dans sa peau frémissante, dans sa façon de répondre le contraire, dans sa façon de le tenter davantage. Il rit. Alexsy rit. Et il la fait basculer sur le côté, s’asseyant à califourchon sur elle. Il plaque ses bras sur le sol. Il enfonce ses mains dans celles de la demoiselle, ses ongles s’enfoncent dans sa peau de temps à autre. Alexsy se penche vers elle. Leurs bassins se touchent s’effleurent. Alexsy est tenté. Alexsy est douloureusement tenté. Mais il n’est pas bestial, ni brutal, ni un enfoiré. Il veut lui offrir la meilleure « nuit » qu’elle puisse vivre. Cependant, si Julia persiste à s’enfoncer davantage dans des explications. Si Julia continue à lui répondre et à le rendre aussi peu contrôlable, il risque de ne pas s’occuper de ses dires et d’agir contre son gré. Car Alexsy a un minimum d’humanité. Il pense au bien être de chacune des personnes qu’il connait. Que ce soit ses amis, ou ses ennemis, comme Yang Julia est censé l’être. Julia est-elle réellement son ennemie ? Alexsy aimerait tellement que non. Alexsy désire l’amitié, l’amour de la demoiselle. Mais n’est-ce pas trop demander quand on voit avec quel stupidité elle s’enfonce dans des explications sordides sur le pourquoi du comment qu’ils ne sont pas amis, qu’ils ne le seront jamais, et qu’elle le détestera toujours ? Il soupire encore une fois. Il laisse son regard se perdre dans celui de Julia. Pourquoi être aussi mesquine et mauvaise langue quand on est si jolie, si douce ? Du gâchis, qu’il pense. Mais si elle n’avait pas de caractère, il l’aurait déjà eu dans son lit depuis belle lurette, n’est-ce pas ? Et puis, Alexsy aime le danger, la tentation, le défi. Un rire s’échappe de ses lèvres et il vient se pencher davantage vers l’oreille de Julia.

« Tu penses vraiment que je parle d’un jeu normal ? Oh voyons, ma chère, réfléchis… Ce jeu réside depuis la mort de mon frère… Depuis notre longue… Descendante… amitié… »

Il souffle. Il murmure. Il susurre ses mots et mordille le lobe de son oreille. Doucement, il vient glisser son visage dans son cou afin d’y mordre la chair rosi par la chaleur et la passion qui émanent de leurs caresses. Ses caresses. A lui. Car avec rage il a marqué la demoiselle de ses dents à de nombreux endroits, quelques temps auparavant. A présent, il recommence. Il ne veut pas se sentir vaincu aussi rapidement. La voir trembloter, s’extasier, soupirer, grogner sous ses caresses, cela le rend victorieux, fier. Cela l’excite. Cela le fait sourire, rire. Il adore ça. Non pas que cela ressemble à du sadisme de sa part, au contraire. Il sait seulement, au fond, qu’elle ne peut lui résister, qu’elle ressentira toujours quelque chose dès qu’il la touchera, l’embrasse, fera quelque chose de son corps. Aussi ses doigts glissent-ils déjà le long de la jambe de la demoiselle pour ramener son genou contre sa hanche. Aussi ses doigts glissent-ils déjà le long de son genou jusqu’à son entrejambe, la faisant trembler à nouveau. Aussi ses doigts glissent-ils le long de son intimité et s’y introduise, un à un, histoire de la torturer encore un peu. Un rire rauque s’échappe d’entre ses lèvres. Rapidement, il émet des va et vient. Rapidement, son regard capte celui de la demoiselle. Tout en faisant, il sourit. Vainqueur ? Non surement pas. A ses yeux, le jeu n’existe pas réellement. C’est un prétexte comme un autre pour s’approcher d’elle et faire d’elle, celle qu’elle devrait être. La faire devenir sienne, c’est une tâche bien complexe. Aussi, ses doigts exercent de légère pression et continue leur ascension. Il se mord la lèvre. Elle semble contrariée, rien qu’à la regarder.

« Oh, ma chérie, ne me dit pas que ce faux petit jeu te déplait ? Avoue-le… Cela… Te rend… Particulièrement… »

Il se penche à nouveau, ses doigts continuant à la torturer. Il vient susurrer quelques mots à son oreille ; y mordre son lobe et déposer furtivement un baiser sur ses lèvres. Il aime la tenter. Il aime la faire trembler. Mais ce petit jeu a assez duré, n’est-ce pas ? Il faut passer à la suite. Il faut continuer ou s’arrêter, sinon ce carnage va finir par blesser quelqu’un. Alexsy n’est pas capable de blesser une jeune femme, qu’elle soit Julia ou non, elle reste une jolie jeune femme avec pleins d’atouts. Il ne peut le nier. Julia lui fait de l’effet. Seulement, il se refuse d’aller plus loin si la demoiselle y voit un quelconque mal. Un soupir s’échappe d’entre ses lèvres. Lui aussi aimerait se satisfaire, mais la voir trembloter de tous ses membres, ça le rassure quant à l’expérience qu’il a acquise au fur et à mesure du temps. Ca le rassure, car il n’a pas perdu la main.

« Allez. C’bon. »

Il ôte ses doigts de l’intimité de la demoiselle et se détache d’elle en déposant un baiser sur son front. Se relevant, il enfile son caleçon, lui lance sa serviette et ouvre un placard pour en retirer un jogging. Silencieux, il ne fait pas attention à la demoiselle encore allongée sur le sol, choquée, pétrifiée. Il enfile son jogging, se regarde dans le miroir cinq secondes et tourne son visage vers l’enfant. Car Yang Julia est une gamine, un petit enfant à éduquer. Elle manque sérieusement de gentillesse, de tendresse, d’amabilité, et d’éducation. Aussi se penche-t-il déjà, tel un gentleman, pour l’attraper par les jambes et la porter quelques instants, histoire de la déposer doucement sur le lit. Par chance, elle ne semble pas se débattre. Il la fait s’assoir et lui enfile un sweat qu’il a déniché dans le même placard de son jogging. Il récupère la culotte qu’elle a laissé tomber à quelques mètres du lit et la lui laisse, se disant qu’il n’était pas de son ressort de la lui enfiler. Alexsy recule un instant et la contemple. Avec ses cheveux d’un brun intense, elle ressemble à une lionne enragée. Ses cheveux volumineux prennent pas mal d’ampleur et la rende particulièrement jolie à regarder. Mais trêve de contemplation, si il continue ainsi, il va retomber dans ses filets. Alexsy a déjà assez de mal comme cela à se priver d’un tel délice que de la voir torturer et dans ses bras.

« Pense c’que tu veux, Julia. Là, tu peux dire que j’suis le pire des enfoirés, c’ça. J’t’ai épargné de perdre ta virginité et de le regretter toute ta vie. Gamine. »

Oui, il sait. Sa façon de réagir est plutôt prévisible après tout. Il n’est pas dupe. Pour le nombre incroyable de filles qu’il s’est fait, il sait les voir à des kilomètres les petites vierges effarouchées du genre de Julia. Il pose sa main sur la tête de la demoiselle, il ébouriffe ses cheveux et soupire. Il aimerait tant qu’elle arrête de le détester. Il aimerait tant qu’elle croit son amour, ou simplement sa gentillesse. Car lui offrir son sweat, la porter, la couvrir de baisers doux et d’attentions légères, ce n’est pas dans ses habitudes. Il ne fait pas cela pour l’amadouer, ni pour quoi que ce soit d’autre que pour lui-même. Car depuis toujours il l’a dans le collimateur. Depuis toujours il en est dingue. Depuis toujours il veut tisser un lien, autre que cette haine qui leur a tissé un lien sans leur demander leur avis. Il se penche vers elle. Il soupire. Il dépose un baiser léger sur sa joue. Il recule. Car il sait que dans quelques minutes elle aura tous ses esprits pour le frapper, le ruer de coup, l’insulter. Ce qu’elle fait toujours…

« Julia … Tu veux bien être mon amie ? Juste maintenant. Juste ce soir. Je… Je déteste ceux qui ont décidés que nous devions devenir ennemis… Je déteste te savoir aussi tranchante… As-tu seulement déjà oublié notre amitié passée ? C’est… »

Il attrape la chaine autour de son cou et la tire vers elle pour la lui présenter.

« C’est juste ça que tu veux ? C’est juste ce machin sans importance ? Mon dieu, j’ai perdue l’amie que je croyais avoir. Merci, seigneur. Merci. »

Il recule. Son regard est trouble. Noir. Il n’est plus aussi excité que tout à l’heure. Non, là, lui aussi est sérieux. Lui aussi veut quelque chose. Il veut la retrouver, son amie, la petite Julia fragile. Il ne veut pas de cette gamine chiante et imperturbable.




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Yang Julia
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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Mer 14 Nov - 22:34


En silence, Julia ramène ses genoux contre sa poitrine et y dépose précautionneusement son menton. Son regard erre dans le vide, ses doigts jouent négligemment avec les draps qui recouvrent le lit. Sur son visage, on décèle une expression impassible, un air absent. La jeune femme semble perdue dans un autre monde. D’une certaine manière, elle l’est effectivement. Une partie d’elle vagabonde encore dans le tortueux labyrinthe des sens dans lequel Alexsy l’a entraînée un peu plus tôt. La jeune femme a beau savoir qu’elle se tient là, muette et docilement recroquevillée sur elle-même ; elle a malgré tout l’impression le sol. Elle se revoit lascivement étendue sur le sol, se mordant douloureusement la lèvre inférieure afin de s’empêcher de crier. Son regard ardent sondant son âme, son souffle chaud dans sa nuque, sa main toute occupée à la tourmenter… Julia tente de ne pas y penser, mais ces souvenirs ne cessent de la hanter. Le pire pour elle est sans doute qu’elle n’y songe même pas avec colère, mais avec regret. Quelque chose en elle demeure frustré et demande à être satisfait.

« … Quoi ? Notre… ? »

La douceur du ton d’Alexsy la prend au dépourvu et la ramène inopinément à la réalité. Levant lentement les yeux vers son interlocuteur, Julia l’observe un instant avec perplexité. Le rictus méprisant et amer qu’il arborait a disparu, laissant seulement place à une étrange mélancolie. Cette mine déconfite ne lui est pas inconnue. La première fois qu’elle l’a entrevue, elle devait avoir dix, onze ans. Il s’agissait des premiers mois qu’elle passait en Corée, et les autres enfants de la meute se moquaient de son accent étranger et de son teint hâlé. Le frère d’Alexsy était d’ailleurs toujours le plus prompt à faire des remarques désobligeantes à ce sujet. Julia avait beau le rabrouer, il revenait inlassablement à la charge, fier comme un coq, caquetant et ricanant. Les adultes qui les surveillaient fermaient les yeux sur ce qu’il faisait. A leurs yeux, il fallait bien quelqu’un apprenne la vie à cette petite princesse débarquée de nulle part. Et personne ne jugeant bon d’intervenir, c’est bien évidemment l’autre crétin qui s’en est mêlé. La jeune femme se souvient encore de la scène qu’il a causée et tous les coups de poing qu’il a décochés. Tout cela paraît si lointain, et pourtant, la cicatrice qui strie le flanc gauche d’Alexsy est là pour témoigner du fait que tous ces évènements se sont bel et bien déroulés. La plaie que le temps a refermée s’étend encore sur une longueur d’une dizaine de centimètres. L’index de Julia vient délicatement en retracer les contours. Ce n’est pas dans la bagarre que le loup a été blessé. Le sang a coulé bien après, lorsque ses parents sont arrivés et l’ont puni, lui, d’avoir préféré prendre le parti de la fille de l’ennemi plutôt que celui de son double, de sa chair, de son clan.

« Mh… T’as trouvé. J’ai oublié, complètement oublié. D’ailleurs… on se connaissait ? »

Quel con… Le lendemain, quand il a essayé de lui parler, Julia l’a superbement ignoré et ne l’a même pas remercié. Et en le voyant insister, elle a été jusqu’à le frapper. Pourquoi avoir joué les preux chevaliers quand on ne lui a rien demandé ? Pourquoi ne pas la laisser se battre et se débrouiller ? D’un vigoureux geste de la tête, la demoiselle éloigne ses pensées de son esprit. Ses doigts s’attardent encore sur chacun des points que la suture a exigé. Mais déjà, son autre main se lève et se referme autour du collier qu’Alexsy lui tend. La chaîne en argent est glaciale au toucher, alors même qu’une douce tiédeur émane de la peau du jeune homme. A lui seul, ce type rassemble mille et une contradictions. Tantôt arrogant, tantôt vulnérable ; tantôt sans pitié tantôt attention… Pour Julia qui voit tout noir ou blanc, bien ou mal, cette perpétuelle oscillation est particulièrement difficile à supporter. Fronçant les sourcils, la jeune femme reprend d’ailleurs avec méfiance :

« Toi aussi, tu devrais tirer un trait. Tu ne peux pas être l’Alex du passé et celui de maintenant. J’ignore si t’as été mon ami, mais dans tous les cas, je sais qu’aujourd’hui, t’es le chef de ceux qui m’ont trahie. Tant que t’es à leur tête, t’es aussi sur mon chemin. Parce que si je veux les écraser, c’est toi que je dois d’abord achever. Alors fais un choix. Soit t’es de leur côté. Soit… »

Son regard va incessamment du collier à la plaie, de la blessure qu’il a souffert pour elle à celle qu’il lui a lui-même infligée. Dans le même temps, sa paume est remontée au niveau de sa cage thoracique, là où le cœur bat. La jugulaire en part, et les doigts de Julia la longent méticuleusement et finissent par venir chatouiller le cou du jeune homme. Maintenant que l’excitation est retombée, la mâchoire de celui-ci s’est détendue. Et l’espace d’un court instant, la louve croit apercevoir le fantôme d’un sourire danser au coin de ses lèvres. Ce spectre, c’est celui des œillades timides et embarrassées qu’adolescent malingre, il avait l’habitude de lui adresser. C’est celui des grimaces dont ce grand dadais se fendait pour l’encourage et la faire s’esclaffer. C’est ce qu’il reste du garçon qu’au fond, elle appréciait…

« Soit… je… »

Un bruit sec retentit et la sort brièvement de ses pensées. La chaîne en métal est tombée sur le parquet. Toutefois, Julia n’accorde pas plus d’attention que cela à ce détail. Soudain, elle a froid, terriblement froid. Cela fait déjà plusieurs longues minutes qu’elle se tient là, les cheveux encore humide et les jambes nues, en proie à tous les vents et courants d’air. Cependant, le frisson qui d’un coup la saisit frappe sans crier gare. Prise au dépourvu, la jeune femme se blottit instinctivement contre le torse d’Alexsy.

« … Je devrais pas te dire ça, tu comprends jamais rien… »

Elle aime être dans ses bras. La réflexion l’a déjà effleurée un peu plus tôt dans la soirée, mais leur étreinte était alors bien trop passionnée pour qu’elle puisse réellement s’y attarder. Maintenant, seulement, elle remarque combien ses épaules sont larges, combien ses bras sont forts et combien, surtout, elle se sent protégée. Aussi, pour mieux l’enlacer, fait-elle basculer tout son corps sur ses genoux, passant une jambe de chaque côté de son bassin, nouant ses bras autour de son cou. Au fond d’elle, elle sait que cela ne peut pas durer, qu’il est l’ennemi à abattre, l’adversaire à saigner. Mais l’espace d’un instant, elle décide de faire comme si de rien n’était. Si lui le fait, alors pourquoi pas elle ? Elle aussi, elle veut pouvoir le troubler et le déstabiliser, le laisser hésiter.

« Soit tu les laisses tomber et tu m’aides à me rappeler ce qu’était notre amitié. Qui sait ? Si tu t’y prends bien, je serais peut-être tentée de reprendre là où on en était… »


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Hwang Alexsy
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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Jeu 15 Nov - 16:06


Elle entoure sa taille. Elle entoure son cou. Il reste statique comme une statue de marbre sur le rebord du lit. Il la fixe un instant et pose ses mains, délicatement, sur ses hanches et la colle davantage contre son torse. Il soupire. Ses cheveux se déplacent doucement avec l’air de son souffle. L’air chaud fait frissonner la demoiselle et sa peau semble se détendre lentement, se réchauffer. Il frictionne doucement la peau de la demoiselle sous la serviette qu’elle porte autour de sa taille et il sourit doucement. Il n’a pas l’habitude qu’elle soit si calme et fragile. Il a l’impression d’avoir choquer son système nerveux, ce qui serait la cause de si peu de cris et de représailles de sa part. La voilà qui l’enlace alors qu’il se refusait de la retoucher avant quelques temps. Il aime le contact de sa peau contre celle de la demoiselle. Il aime sentir la pression de ses bras autour de son cou. Il aime la tenir, là, alors que rien ne les dérange vraiment. Alexsy soupire à nouveau et la fait basculer sur le côté pour l’allonger sur le lit. Il se lève et se penche vers son visage. Il tatte son front et ses joues et la recouvre d’une couette épaisse. Trop de gestes si doux et attentionnés. Dans quelques minutes elle viendra l’engueuler d’être si câlin, alors qu’elle est celle qui a demandé à se faire réchauffer. Sa peau froide, glacial, brûle sous les doigts de Alexsy. Il sourit légèrement et dépose un baiser sur son front. Il s’agenouille sur le sol, se mettant à la hauteur de la demoiselle. Alexsy déplace quelques mèches de cheveux de Julia et la fixe quelques instants. La voir dans un tel état d’hypothermie, ça l’effraie considérablement. Il sourit. Sourire niaise. Il est content de la voir si « faible » ? Il est content de pouvoir enfin s’occuper de son cas et de la protéger comme il le veut ? Peut-être. Ou pas. Alexsy se sent surtout mal. Il a peur de l’avoir tétaniser. Il a peur d’avoir été trop loin. Il se mord la lèvre. Elle veut qu’il choississe entre sa place d’alpha et leur amitié. Seulement s’en rappelle-t-elle ?

« Stop. Tais toi, Julia. Tu… Tu sembles épuisée. »

Il le sait. Il le sent. Quand il la regarde de près, son regard ne peut s’empêcher de retracer les longues cernes qui naissent en dessous des prunelles noires de la demoiselle. Il ne peut s’empêcher de voir à quel point elle semble avoir perdue du poids. Aminci, amaigri, elle semble si frêle, si fragile, allongée sur son lit, qu’il oublie déjà ce qu’ils ont fait il y a quelques secondes plus. Comme la situation a changée. Comme la situation a évoluée. Alors c’est bien cela qu’elle désire. Sa chaine. Sa place d’alpha. Qu’il l’abandonne. Qu’il la lui donne. En échange elle pourrait lui donner tout l’amour dont il a besoin. Tout l’amour qu’il désire recevoir d’elle. Seulement Alexsy hésite à y croire. Il se mord la lèvre. Il grince des dents. Tout cela est si perturbant à ses yeux, qu’il a déjà oublié que la chaine s’est fracassée sur le sol. Il l’a oublié et n’y touchera pas tant que Julia ira mieux. Elle est affaiblie par manque de sucres et de protéines, par manque de sommeil, manque de douceur et d’endroits confortables. Alexsy se relève doucement et ajuste sa tête sur l’oreiller en remontant légèrement la couverture jusqu’à ses épaules. La douceur avec laquelle il agit est incomparable à celle dont il use avec les autres jeunes filles qu’il côtoie chaque jour. Julia est une personne spéciale à ses yeux. Quoi qu’elle dise. Quoi qu’elle fasse. Rien de ce qu’il pense, veut, d’elle se changera. Il ne la détestera pas. Pas comme elle, le déteste, parfois. Il soupire bruyamment et se relève d’un bond. Il faut arrêter de ressasser le passé, cela ne fera qu’enclencher des conflits entre eux. Seulement, il ne peut oublier la fois où il a défendu Julia et que Xander l’a frappé jusqu’à la mort. Papa Hwang est intervenu une heure après la fuite de la demoiselle. Alexsy était bel et bien entre la vie et la mort, ce jour-là. Seulement, elle l’ignore. Totalement. Tout ce qu’il a fait pour elle, pour la protéger. Elle ignore tout de ses réelles intentions.

« Tu bouges pas. J’vais te chercher un chocolat chaud. T’es congelée. Si tu continues comme ça, tu ne vas pas faire l’hiver. Quel idée d’être partie. T’es bien trop têtue et bornée, ma pauvre. Faut vraiment que je t’apprenne les bonnes manières. »

Il rit. Alexsy ne rit jamais. Alexsy ne rit pas souvent, du moins. C’est une exception que voilà. Et sans doute le remarquera t-elle quand il partira de la pièce. D’ailleurs, le voilà qui descend les escaliers et la quitte. Il va préparer deux tasses qu’il pose sur le plan de travail de la cuisine et y fait couler du chocolat bien chaud, préparée à l’avance par une louve qui vivait dans les chambres du troisième étage du manoir. Oui, il ne fallait pas l’oublier. Alexsy ne vivait pas seul ici. Certes, aujourd’hui, les voilà qui partageaient de drôles de moments sexuels et violents, mais la solitude n’allait pas durer. Bientôt rentrerait surement la meute de Alexsy, et il voulait pouvoir dire que Julia revenait et que si quiconque la touchant, il était mort. Alexsy n’est autoritaire. Il est juste très sérieux. Si on ose toucher à un cheveu de sa proie, il risque de ne pas apprécier. Cependant, sa proie, c’est Julia. Elle le sera jusqu’à ce qu’il aura eu ce qu’il voudra. Seulement, que veut-il, le petit Alexsy ? C’est une question encore sans réponse. Il voudrait son amitié, il voudrait son amour, il voudrait sa confiance. Mais tout cela c’est si impossible à acquérir de sa petite personne qu’il baisse les bras. Alexsy désire juste sa proie à ses côtés. Alexsy désire juste qu’on ne lui la prenne pas, comme son frère a failli le faire. Il déglutit difficilement. Perdu dans ses pensées, il n’a pas vu les dix minutes passés à rester planté face à deux tasses de chocolat fumant. Il se mord la lèvre. Pourquoi le rend-t-elle dans cet état de mélancolie ? Il grimace. Il n’aime pas ça. Ca l’affaibli bien trop. Il se saisit des deux tasses et remonte rapidement dans la chambre, où il l’aperçoit toujours allongé sur le matelas. Quand il aperçoit son regard, il ne le quitte pas et il sourit. La voir, le fait sourire. La voir, fait grandir l’espoir en lui. C’est idiot n’est-ce pas ? Alexsy semble dépendant d’elle, quoi qu’il se passe. Qu’elle soit méchante, gentille, aguicheuse, fragile, il dépend d’elle. Il dépose sa tasse sur la table de chevet et tend la deuxième à la demoiselle, en l’aidant à se redresser contre le mur, un oreiller dans son dos.

« Tu sais ce que je choisi ? »

Il sourit et glisse sa main dans ses cheveux, s’asseyant sur le rebord du lit. Tandis qu’il l’observe, il repense à ce qu’ils ont vécu autrefois. Il soupire. Il grimace. Il déglutit difficilement. Julia le rend dingue. Julia l’empêche de réfléchir correctement. Pourquoi tant de différences de réactions pour une fille comme elle ? Julia est différente de toutes les autres, c’est bien une raison pour s’attarder sur elle et ne pas vouloir la lâcher. Seulement, Alexsy est un idiot. Plus jeune, il ne pouvait pas agir de la façon dont il le faisait actuellement. La raison de son comportement entreprenant et sexuel venait sans doute de l’acquisition de la personnalité de son frère, depuis qu’il la tué. Est-ce la raison pour laquelle il s’est acharné à la faire frissonner ? Sans doute. Ou pas. On ne peut pas déterminer ce qu’il se passe dans l’esprit d’Alexsy, c’est si trouble, si mélangé. Alexsy se mord la lèvre, fixant la demoiselle.

« Je te choisi toi. Je ne les abandonne pas. Mais c’est toi que je veux. »

Il se penche vers elle. Sa main vient caresser sa joue. Ses doigts effleurent ses lèvres charnues. Ses prunelles ne quittent pas celles de Julia. Son souffle caresse la peau de son visage et de son cou. Alexsy échappe un sourire et rapproche son visage de celui de la demoiselle. Il effleure les lèvres de Julia. Il dépose un baiser sur sa joue. Il rapproche son corps du sien. Il lui attrape la tasse d’entre ses mains et se glisse contre elle. Lentement il se retrouve à ses côtés, effleurant chaque parcelle de son corps.

« Toi… Toi… C’est toi qui me rend comme ça. Avant, je n’étais pas… C’était Xander… C’est toi que… Oh Julia, crois-tu vraiment que je serais capable de te blesser ? De te faire du mal ? Déteste moi, si tu le veux, mais moi, c’est trop tard pour ne plus t’aimer… »

Il est sincère. Il est trop sincère. Il glisse son bras derrière les épaules de Julia, pour qu’elle pose sa tête sur son épaule à lui. Il caresse ses cheveux. Il encercle sa taille. Il s’accroche à elle et lui montre avec intensité, à quel point il aime être à ses côtés. Oh cet idiot, se perdra vite dans ce qu’il fait et dit. Oh cet idiot il ne voit pas ce qu’il fait et ce qu’il va provoquer. Mais il veut tenter le diable. Alexsy veut tenter le fruit défendu. Car elle est la fille de celui qu’on a viré, et « tué ». et lui, il est celui qui a repris la place de son père. Mais cette place, il s’en fiche. Il fera déshonneur à sa famille, mais ce qu’il veut, c’est la retrouver, la douce Julia d’autrefois avec qui il a fait des colliers de perles dans un champ de maïs.




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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Dim 18 Nov - 22:15


La bête se laisse presque trop facilement apprivoiser. Quelques caresses suffisent à l’amadouer. Il ne reste désormais plus qu’à la mener par le bout du nez. Avec un sourire amusé, Julia enfonce sa tête dans les oreillers et observe Alexsy qui se tient à son chevet. L’air inquiet qu’il arbore pourrait la faire pouffer si, au fond, elle n’éprouvait pas une pointe de pitié. La rapidité avec laquelle le grand méchant loup a rangé ses crocs acérés a beau l’égayer. Il n’empêche que ce regard de cocker a le don de la faire culpabiliser. Trahir une garçon si fidèle et dévoué, c’est comme donner des coups de pied à un chiot abandonné. Cela demande tant de cruauté qu’il faut être un monstre pour pouvoir s’exécuter sans hésiter. Comment mentir face à une telle sincérité ? Alors que ces interrogations l’assaillent, la demoiselle tend la main et effleure doucement la joue du jeune homme. Tout à l’heure, dans la ferveur et la précipitation, ses ongles l’ont griffée. On peut distinguer une fine éraflure. Comme pour se faire pardonner, Julia y dépose un léger et volatile baiser. Mais les paroles qui lui viennent immédiatement après sont loin d’avoir la même suavité :

« Baratineur. »

Car même si répondre à tant de bonté avec malignité lui cause bien des regrets, elle sait qu’il n’y a qu’une seule façon valable pour tuer : c’est toujours en plein cœur qu’il faut viser. Elle tient donc sa cible en joug, lui adressant une moue séductrice et s’approchant d’elle d’une démarche féline. Comme elle s’apprête à dégainer, son attention est décuplée ; aucun détail ne lui échappe. La ligne qui creuse le front plissé d’Alexsy, sa tempe palpitante, son souffle chaud… Julia s’en délecte une dernière fois, puis le coup part. Ses bras se nouent autour du coup du jeune homme, son corps retombe sur le matelas. Elle l’entraîne dans sa chute et le laisse la dominer de toute sa hauteur, demeurant sagement au-dessous de lui et de son buste musclé. Même la manière qu’elle a de l’embrasser, on décèle une extrême obéissance. Sa langue se meut et danse afin de toujours mieux le satisfaire et l’exaucer, ses lèvres suivent le rythme qui semblent le mieux l’agréer. Bientôt, c’est tout le corps de la jeune fille qui se soumet. La taille cambrée, les jambes écartées, elle s’offre à lui avec une étonnante sensualité. Mais bien que la volupté avec laquelle elle gémit à chacun de leurs baisers ne soit pas simulée, Julia ne se confond pas pour autant avec la créature docile et domestiquées qu’elle se plaît à jouer. Derrière toute cette lascivité, se cache en effet un plan sans pitié.

« Tu ne m’aimes pas pour de vrai. Tu ne sais pas te décider. Si c’était réellement moi que tu voulais, tu les abandonnerais. Ils te détesteraient et te repousseraient, mais tu t’en ficherais, parce que m’avoir à tes côtés te suffirait. »

Toute cette tendresse ne vise, en effet, qu’à endormir la méfiance et la vigilance du jeune homme. Ainsi, lorsque le sommeil l’aura gagné, il ne restera plus qu’à le poignarder. Nouvelle Délila, Julia prépare en secret la lame avec laquelle elle compte l’égorger. Elle songe déjà à la fuite qu’elle prendra après qu’Alexsy, fatigué de leurs ébats se sera assoupi et qu’elle aura enfin volé le collier. Le stratagème est d’une effroyable simplicité. Mais patience. Tant que les bras de Morphée ne sont pas là pour enserrer la victime, Julia doit encore l’enlacer. Tenant à la fois le rôle de sa maîtresse et celui de la traîtresse, elle le choie de baisers sucrés, mais empoisonnés. De la même manière, les reproches qu’elle lui adresse sont prononcés dans un murmure si doux que l’on pourrait se tromper et les confondre avec une déclaration d’amour passionnée. La jeune femme avance continuellement masquée, et tout ce qu’elle dit ou fait revêt une forme de dualité. Et pourtant, elle semble complètement s’abandonner. Des soupirs essoufflés et d’autres ne cessent de lui échapper. Son regard erre, éperdu et égaré. Inutile de le nier : elle aussi apprécie cette étreinte enfiévrée. L’espace d’un instant, la solitude qui l’enserre depuis des années se trouve comme dissipée. La prévenance dont a fait preuve Alexsy l’a incontestablement touchée. Elle lui a rappelé que malgré tous ceux qui l’ont déjà laissé tomber, il existe toutefois quelqu’un quelque part qui se fait encore du souci à son sujet.

« Mais tu sais bien que je ne suis pas du genre à abandonner. Alors, Alexsy, dis-moi… qu’est-ce que je dois faire ? Pour que tu ne vois que moi, ne jures que par moi, n’obéisse qu’à moi… qu’est-ce que je dois faire pour ça ? »

C’est sans doute la raison pour laquelle Julia ne veut pas réellement le blesser. La mort qu’elle lui prépare sera rapide et sans souffrance. La jeune fille est même prête à tout pour qu’il parte en homme comblé. Aussi se décide-t-elle à passer à un niveau supérieur. Sans le brusquer, elle reprend le dessus et s’assied à califourchon sur lui. Afin qu’il ne se sente ni contrarié, ni frustré, elle ôte même le pull qu’il lui a fait enfiler. Ses mains guident alors les paumes du jeune homme sur sa peau à nouveau nue et embrasée. Sa gorge accueille une fois encore ses caresses ardentes et incandescentes. Mais cela ne dure que quelques secondes car bientôt, elle le repousse contre les oreillers pour à son tour l’embrasser. Leurs lèvres se scellent alors dans un baiser au sens particulier. A ce moment, Julia veut à la fois le remercier et lui demander de la pardonner. Une part d’elle éprouve une infinie reconnaissance pour ce qu’il a fait par le passé. La demoiselle n’oubliera jamais les coups qu’il a pris pour la protéger, les plaisanteries maladroites qu’il lui racontait pour lui faire oublier combien sa mère lui manquait, les fois où il faisait mine de ne pas voir qu’elle pleurait afin d’épargner sa fierté. Et à mesure qu’elle se remémore tout cela, elle se sent toujours plus désolée de devoir le laisser s’imaginer qu’elle peut l’aimer, alors qu’elle ne songe qu’à le tromper et à le voler. Les mains dans sa nuque, son souffle se mêlant au sien, Julia s’accroche une ultime fois à lui avant de se redresser.

« J’ai pas peur. J’irai jusqu’où tu me diras d’aller. Et même… »

Elle se fend d’un sourire malicieux avant disparaître sous la couette. Les mains posées sur les hanches du jeune homme, la tête penchée au-dessus de son bassin, elle hésite un instant. L’indécence ne lui fait pas froid aux yeux, mais pour elle, tout cela est si nouveau. Il lui faut donc prendre une profonde inspiration avant de s’exécuter et, même une fois le premier pas fait, sa langue ne procède d’abord qu’avec maladresse et timidité. Sans trop oser, elle découvre le goût de la chair frémissante et palpitante, l’effleurant, la frôlant à peine. La saveur la déconcerte sans pour autant la dégoûter. Au fil des caresses, elle commence même à s’y habituer. Et finalement, ses derniers doutes expirent dans le râle sonore qui échappe à Alexsy, alors que Julia se donne tant de peine pour l’enivrer. La bouche devient alors plus audacieuse, ses mouvements plus méticuleux, allant et venant, explorant tout l’épiderme, ne négligeant rien. Il semble à la jeune femme que les doigts d’Alexsy viennent se perdre dans sa chevelure. Mais le corps frissonnant et la vue trouble, elle se trouve dans une sorte de transe et d’état second. Ca devient peu à peu plus qu’elle ne peut supporter. Ses lèvres appliquent une ultime pression, puis elle retombe, inerte et hors d’haleine contre le torse du jeune homme, seulement capable de chuchoter :

« … Et même plus loin. »


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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Dim 18 Nov - 22:59


Oui. Non. Stop. Arrêtez. C’est un cauchemar. C’est un rêve. Il dort. Il rêve. Non, mon grand, tu es bel et bien réveiller, et ce qu’elle fait, là, sous la couette, ça te tue les entrailles, ça te fait brûler à petit feu. Un râle rauque s’échappe d’entre ses lèvres et il ferme les yeux, se mordant la lèvre jusqu’à ce qu’une goutte de sang perle. Oui, elle a bel et bien osée lui faire cela, ceci dit, est-il mécontent ? Non, il n’a pas l’air. Son sourire se dessine sur ses lèvres. Ses yeux rient malgré qu’ils soient fermés. Ses paupières se plissent. Ses mains froissent encore les draps sur lesquels ils sont installés. Il y enfonce même les ongles rageusement. Oh oui, elle a osée. Oh oui, elle va être punie pour avoir tenté le diable. Il déglutit difficilement. Il émet un grognement sourd. Tandis qu’elle retombe lentement sur son torse, il glisse sa main sur son bras et la fait glisser à sa hauteur. Alexsy plante son regard dans celui de la demoiselle. Il rit. Il rit nerveusement. Il n’a pas l’habitude de ce genre de réaction et d’agissements venant de la demoiselle. C’est une première. Julia n’a jamais fait ça. Cela se voyait. Inconsciente, elle s’était glissée sous les draps. Sans trop savoir comment faire, elle s’était mise à le satisfaire, du mieux qu’elle pouvait. Et tellement bien… tellement sensuellement… Alexsy en réagit encore. Grognement sourd. Gémissement. Il lui en veut légèrement et boude pour ne l’avoir prévenu qu’elle allait éventuellement lui faire passer le meilleur moment de sa vie. Meilleur moment ? Il n’est pas encore au bout de ses surprises le petit. Il n’a pas encore été au bout avec Julia. Il le veut. Oh que oui, il le veut. Il ne désire que cela. Il la désire elle, plus que jamais.

« Oh Julia… »

Oh Julia. Elle est si douce. Elle est si belle. Elle l’enivre de bonheur. Elle joue de ses nerfs et de ses douleurs. Alexsy en est fou. Alexsy en est tellement dingue. Il ferait tout pour elle, voyez-vous. Il serait capable de tuer pour la protéger. Il serait capable de sauter d’un immeuble pour sauver sa vie. Alexsy est facile à berner. Alexsy est si naïf. Il ne se rend surement pas compte qu’elle fait ça pour sa place d’Alpha. Oh non, il croit l’avoir gagné une bonne fois pour toute. Son frère n’est pas là pour la lui voler comme autrefois. Il n’est pas là pour mettre des bâtons dans les roues à Alexsy, ou s’immiscer sur son chemin de victoire. Personne ne risquera de les embêter et de les empêcher d’aller au bout de ce qu’ils désirent. Alexsy en est si persuadé. Alexsy le veut tellement. Ses doigts s’enfoncent dans la chevelure de la demoiselle. Il les peigne doucement, lentement. Il sourit. Il dépose un baiser sur son front. Rapidement, Alexsy la fait glisser sur le côté et se retrouve au-dessus d’elle. Il échappe un léger rire. Le coquin. Le sadique. Il risque de la faire monter au septième ciel, comme elle a osé le tenter tout de suite. La vengeance est un plat qui se mange très froid, chez Alexsy, Julia n’a surement pas encore du le remarquer.

« Oh Julia… Tu es si belle… »

Il sourit et commence rapidement son ascension vers le fruit défendu. Il recommence à retracer chaque courbure de son corps. Ses lèvres se glissent sur sa peau, traçant de fines lignes avec le bout de sa langue. Un rire légèrement rauque glisse d’entre ses lèvres et ricoche sur les parois des murs de la chambre. Alexsy n’est surement pas possédé par la personnalité de son frère à l’heure qu’il est. C’est bel et bien lui qui agit, et non cette fichue identité qu’il se donne quand il veut se montrer très aguicheur et sexuel avec certaines femmes des bars environnants le manoir. Un rire. Un sourire. Il continue son ascension. Il continue. Mais le voilà qu’il s’arrête à nouveau à la naissance de sa poitrine. Ses lèvres redessinent les courbures de sa peau laiteuse. Ses dents se saisissent à nouveau de la pointe d’un de ses seins. Plus habilement que tout à l’heure. Il la sent déjà se camber. Les jambes de Julia entourent son bassin. Il rit et relâche sa prise pour embrasser lentement la peau de son ventre. Il continue, encore et encore, jusqu’à revenir au point de départ de leur discussion et relation.

C’est à ce point qu’il s’est arrêté momentanément.
C’est à ce point-ci qu’il doit retrouver le chemin.

Il rit. Et rapidement, ses lèvres embrassent la peau de ses cuisses, remontant jusqu’à son entrejambe. Sa langue se fraye un chemin le long de celle-ci. Elle s’immisce vers l’intimité de la demoiselle et très vite, la sensation qu’il éprouve ne peut le pousser à continuer. Les doigts de Julia s’enfoncent dans sa chevelure. Son visage se retrouve enfoui davantage entre les jambes de la demoiselle. Sensuellement, il y glisse sa langue. Lentement, il commence à y caresser l’extrémité de son point sensible. Il se mord la lèvre. Il rit. Elle tremble comme une petite fille. Elle se cambre. Alexsy n’est pas un sadique, loin de là. Il s’agit juste là de l’appréciation de ce qu’il lui fait. Il est fier. Il est heureux, même, de voir à quel point ses cours ont été bénéfiques. A quel point, les jeunes femmes qui sont passés dans son lit, lui ont bien appris les choses. Il glisse ses mains le long des hanches de la demoiselle et la maintient contre le matelas, tandis qu’elle semble gigoter de plaisir. Alexsy termine sa torture et relève la tête, posant son menton au niveau du nombril de la demoiselle, il glisse ses mains le long de ses cuisses jusqu’à ses mollets.

« Oh Julia… Tu es délicieuse… »

Il rit et glisse contre elle, tout son corps, afin de se retrouver à la même hauteur qu’elle. Alexsy dépose un baiser furtif sur ses lèvres. Il mord sa joue. Il mord le lobe de son oreille. Il mord son cou. Il mord l’un de ses seins. Alexsy a faim. Alexsy est assoiffé. Il désire davantage que c’est petits touches d’attention et ces petites attirances sexuelles à satisfaire. Il rit doucement et dépose son front contre celui de Julia. Ses mains glissent le long des genoux de la demoiselle et il écarte lentement chacune de ses jambes afin de glisser davantage contre le bassin de la demoiselle. Oh qu’il a envie… Oh qu’il désire… Alexsy échappe un rire. Et d’un geste brusque, son corps vient se sceller à celui de la demoiselle. Il échappe un râle lourd. Oh cela ne fait que commencer, Alexsy… Oh tu ne fais que te faire désirer, mon brave…

« Oh Julia… J’ai envie de toi… »

En effet, c’est bien pour cela que son corps n’ose bouger contre celui de Julia. Car la peur reste là : celle de lui faire mal.




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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Lun 19 Nov - 14:18


« A-Alex… »

La voix enrouée et la respiration haletante, Julia peut à peine articuler. Ses lèvres encore rouges et gonflées s’entrouvrent à un rythme régulier, mais seuls de brefs gémissements parviennent à s’en échapper. Serrant la mâchoire, elle tente désespérément de les étouffer, et lorsque la langue d’Alexsy cesse enfin de la torturer, elle pense un instant être capable d’y arriver. Mais voilà que le jeune homme prend position entre ses deux jambes écartées. D’un simple coup de rein, il la fait se cambrer et crier. Le soupir enivré que seul mouvement suffit à lui arracher meurt rapidement, fatigué et essoufflé, mais sur le coup, rien n’a bâillonné toute l’envie et la jouissance dont il était chargé. Julia voudrait alors parler pour pouvoir protester et se justifier. Mais les mots lui manquent, toute sa belle éloquence s’est comme volatilisée. Puis à quoi bon se leurrer ? Aucun mensonge savamment formulé ne cachera ce que son corps avoue et clame avec une volupté non-dissimulée. Chacun de ses muscles est en effet tenaillé par le désir et la curiosité. Que ce soit ses iris indolemment dilatés ou la peau de son ventre douloureusement contractée, tout la trahit. Vaincue, elle renonce donc à lutter et se contente de murmurer :

« T-T’arrête p-pas… »

Le sang lui bat vigoureusement aux tempes et l’empêchent de se concentrer. Des larmes de plaisir lui brouillent la vue. Elle ne sait plus où elle est, ni même qui elle est. C’est à peine si elle se rend compte qu’elle est en train de perdre sa virginité. La seule pensée cohérente qu’elle n’a jamais tant ressenti et éprouvé. Et putain, c’est le pied. Instinctivement, son bassin se soulève une, deux fois dans l’espoir de retrouver la langueur qui, quelques secondes auparavant, l’a tant pénétrée et ébranlée. Ces quelques déhanchés la soulagent un tantinet, mais n’ont pas la même intensité que le soubresaut premier. Ses petits points se serrent, frustrés. Pourquoi Alexsy demeure-t-il ainsi figé ? Ne l’a-t-il déjà pas assez tourmentée ? Mal lunée, Julia ouvre lentement les yeux, s’attendant déjà à voir son rictus satisfait. Quel n’est pas son étonnement lorsqu’elle découvre son air inquiet et bouleversé. A le voir ainsi tourmenté, elle craint qu’il ne veuille s’interrompre et reculer. Ses bras raffermissent automatiquement l’étreinte qu’ils ont autour de ses épaules, ses cuisses se pressent l’une contre l’autre alors que la jeune femme fait tout pour le retenir contre et en elle. Elle ondule à nouveau contre lui afin de le tenter. Ses ongles s’enfoncent dans la peau de son dos, ses dents de louve apposent leur marque sur son épaule. Un peu de carmin coule de la morsure qu’elle lui a laissée et vient se mêler au sang qui goutte au coin de sa lèvre blessée. Leurs chairs s’unissent dans une toujours plus grande intimité. Elle devrait avoir honte d’oser le réclamer, sans même se retenir ou être gênée, mais quelque chose en elle lui susurre que même en le laissant ainsi gagner, elle ne perd pas tout à fait.

« … s’il te plaît… »

C’est sans doute la raison pour laquelle elle n’hésite pas à le supplier. Le ton qu’elle emploie laisse entendre une soumission pleine et entière, une excessive docilité. Et à sa plus grande horreur, Julia s’aperçoit qu’elle est prête à lascivement se répéter jusqu’à ce qu’Alexsy se décide finalement à la combler. Au diable son orgueil et sa fierté tant qu’il continue à l’enlacer et à l’enlacer. Les sensations qu’il lui procure pour le moment sont lui promettent de si grandes félicités que l’espace d’un instant, la jeune femme oublie les choses qu’elle lui reprochait et les plans qu’elle a échafaudés. Grisée, elle ne songe plus qu’à l’embrasser. Sa langue cherche la sienne, mais cela n’est pas assez. Entre deux baisers, Julia n’a donc cesse que d’implorer :

« … je t’en prie, Alex… s’il te plaît… »


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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Lun 19 Nov - 20:07


Oh Oui, elle est trop magnifique sous son regard. Il sourit. Il rit. Elle est bien trop sexy sous ses mains délicieuses. Alexsy n’ose y passer ne serait-ce qu’un effleurement, de peur de la faire trembler de trop, de peur de lui provoquer un arrêt cardiaque. Alexsy émet de longs et lourds soupirs. Il tente de retenir chacun des spasmes qui traversent son corps, mais il n’y arrive que trop peu, si vous saviez. Alexsy se mord la lèvre. Alexsy lève les yeux vers le haut du lit, pour y regarder l’amulette que sa grand-mère lui avait construite il y a des années de cela. Elle lui avait dit qu’elle lui apporterait paix, bonheur et chance. Jusque-là, il n’en avait pas eu la certitude. Alexsy avait toujours ramenée des filles qu’il laissait au petit matin. Jusque-là, il n’avait jamais prêté attention à cette stupide amulette. Il n’avait pas cru une seconde en ses biens faits. Mais. Peut-être qu’en y réfléchissant un peu plus, maintenant, peut-être était-ce vrai ? Peut-être que l’amulette lui procurait vraiment du bonheur et de la chance ? Sinon, pourquoi serait-il allongé au-dessus de la demoiselle à la couvrir de baisers ? Sinon, comment se serait-il retrouver à la choyer de tout l’amour qu’il éprouve pour elle ? Un soupir s’échappe d’entre ses lèvres fines et un sourire fin se dessine sur ses lèvres rougis par les innombrables baisers partagés avec Julia. Tandis que leurs deux corps se meuvent encore l’un contre l’autre, il ne peut repousser les sourires de satisfaction qui se dessinent sur ses lèvres quand il l’entend parler ou, éventuellement, tenter de parler. Ses lèvres viennent capturer inlassablement celles de Julia. Il ne peut s’empêcher d’y gouter. Il ne peut s’empêcher de vouloir les toucher, les mordre, les avoir simplement contre les siennes et y sentir avec intensité la ferveur qui émane de la demoiselle. D’ailleurs. Cela le fait encore plus sourire, quand il l’entend gémir des mots. Cela le fait encore plus rire, quand il se rend compte à quel point, il pourrait lui aussi, crier autant ; gémir autant, pour elle.

« Chut… Ch-… »

Oh Oui, elle est magnifique, elle est douce, elle est parfaite. Il ne peut que se délecter de ce toucher, de cette liaison qui les unit là, maintenant, tout de suite. Il ne désire point du tout s’en défaire. Il serait capable de répéter cette acte indécent pendant des heures si il fallait, juste pour pouvoir se sentir vole, juste pour pouvoir se sentir heureux. La dernière fois qu’il a pris son pied. Alexsy n’a jamais senti cela. En fait. Il était même énervé, frustré, ce jour-là. Il s’était jeté sur une fille et l’avait embarqué rapidement dans les toilettes. Ce n’était pas une de ses filles inconnues que l’on prend pour une prostituée. Juste une amie. Une autre. Une qui veut aussi se faire Alexsy depuis pas mal de temps, et qui a pu sans doute, pas mal se vanter de ce qu’il a pu lui faire dans ces toilettes et ces couloirs. Alexsy, quand il est en colère, et qu’il désire se faire une quelconque fille. Il ne réfléchit pas et agit. Mais aujourd’hui, c’est si différent. Cela fait des années que Julia est dans son champ de vision. Cela fait des années qu’il veut se rapprocher d’elle de sorte à en finir ainsi. Voilà que le pas est fait. Le voile est levé. Tout s’avère être vaincu, et pourtant, tout est si compliqué, autant complexe qu’avant. Alexsy déteste se sentir affaibli par cette simple révélation. Alors qu’il se trouve là, avec elle, à filer le « parfait amour », même si il ne s’agit qu’une histoire d’un soir. Il le sait. Demain, Julia l’abandonnera complètement. Demain, elle se cassera en ne le remerciant même pas de lui avoir pris sa virginité. Oui, Alexsy n’est pas dupe. Il sent ces choses-là. Il sait à quel point elle se sent désarçonné et perdue face à ces nombreuses choses qu’il lui fait vivre, et lui fait réellement. Il a vécu la même chose. Sa première fois remonte à très loin, certes, mais il n’en est pas moins qu’il s’en rappelle comme-ci s’était hier.

Un soupir le sort de sa torpeur et il émet un léger grognement, se rajustant contre la demoiselle. Son torse touche la poitrine de la demoiselle de très près. Ses mains cherchent celles de Julia. Ses doigts s’enfoncent dans les draps et enlacent ceux de Julia. Leurs deux corps qui ondulent l’un contre l’autre sont épuisés. Et pourtant, ils continuent ainsi encore et encore jusqu’à rechercher du moment propice. Du dernier souffle, du dernier soupir, du dernier grognement, gémissement. Qu’il émettra. Qu’elle émettra. Il enfouit son visage dans son cou. Ses dents viennent en mordiller la peau. Il s’amuse. Il la torture. Il laisse ses marques et descend lentement à la naissance de sa poitrine qu’il déguste avec autant d’audace que les fois précédentes. Il inspire l’odeur de sa peau. Il se délecte de l’odeur de son parfum et de celui de son shampoing. D’ailleurs, il semble qu’elle ait utilisé le sien. Ca le fait sourire et ses lèvres viennent à nouveau voler un baiser sur les lèvres de Julia. Ses prunelles cherchent celles de Julia. Ses prunelles la fixe avec intensité. Est-il heureux ? Peut-être. Eventuellement. Il semble, en tout cas. Il semble de tout son être s’amuser et se délecter de ce qu’il fait. Un mouvement. Deux mouvements. Un râle rauque s’échappe à nouveau de ses lèvres et il enfouit son visage contre la joue de Julia. Il a presque honte de se montrer sous cette nature ; mais c’est elle qui l’a voulu, c’est elle qui lui a demandée.

« Tu es… Julia… »

Elle est Julia. Mais quel idiot. Mais quel stupide gamin. Il rougit furieusement quand son regard glisse le long du corps de la demoiselle et observe la position dans laquelle ils sont, rapidement. Il n’a pas honte. C’est juste… si improbable qu’elle soit bel et bien dans ses bras. Il aimerait presque être mordu, griffé, pour que la vérité vienne à se révéler. Mais rien de tout cela n’est faux. Il le vit vraiment. Il vit un réel bonheur. Il prend son pied. C’est les mots exacts pour définir ce qu’il fait à présent avec la louve. Un. Deux. Trois. Les mouvements se suivent et se ressemblent tous. Pourtant, chacun de ses gémissements sont différents. Ses réactions sont toutes différentes. Il sourit ; il gémit ; il rit ; il rougit. Gamin. Terrible gamin. Mais il prend son pied, ne l’oublions pas.

« J-Je… J-Julia… »

Non, ne lui dit rien. Arrête. Ne lui dit pas ça. Tu vas te détruire. Elle ne t’aime pas. Continue juste à prendre ton pied, et tout ira pour le mieux, je te le promets. Un soupir. Son front se colle à celui de la demoiselle. Deuxième. Troisième soupir. Et puis il ferme les yeux épuisées, un râle sourd glissant entre ses lèvres fermées et sa mâchoire crispée.




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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Lun 26 Nov - 23:39


C’est d’abord un écran blanc et opaque qui l’éblouit et l’aveugle. Puis arrive une explosion de couleurs, un feu d’artifices d’émotions et de sensations. Bleus, rouges, mauves, ocres… Les yeux de Julia s’ouvrent, puis se referment immédiatement. Ses paupières clignent frénétiquement. Devant ses pupilles dilatées, des images se succèdent à une vitesse folle… La lune, pleine et ronde, brille haut dans le ciel. Deux livres épais se trouvent sur la table de chevet. Alexsy l’enlace. La porte de la chambre n’est pas verrouillée, mais seulement entrebâillée. Les branches des chênes qui bordent le manoir projettent leurs ombres grises sur les plâtres du plafond. Alexsy l’embrasse. Incapable de se concentrer, la jeune femme ne perçoit tout que de façon fragmentée et morcelée. Elle ne peut que former des bribes de pensées. Et celles-ci, volatiles et évanescentes, ne font que lui traverser hâtivement l’esprit. Julia, emportée dans cet étourdissant tourbillon d’impressions éphémères, se raccroche à tout ce que ses mains peuvent trouver. Ses doigts se perdent dans la chevelure d’Alexsy, ses ongles écorchent la peau de son dos. Mais ce n’est pas assez pour retrouver pied. La tête lui tourne, tandis que leurs deux corps enfiévrés dansent une valse endiablée. La cadence ne cesse d’accélérer, les os de leurs bassins se rencontrent à un rythme toujours plus forcené. Même lorsque la musique de leurs soupirs se tait, laissant place au doux écho de leurs gémissements étouffés, les deux gens ne mettent pas fin à leur charnel ballet. Ils se meuvent encore avec une souplesse insoupçonnée, découvrant à chaque soubresaut de nouveaux horizons. Julia a en effet cru mourir une première fois lorsqu’elle a senti Alexsy brusquement empoigner la chute de ses reins, mais maintenant, elle s’aperçoit qu’il ne s’agissait là que d’avant-goûts de paradis. Saisie d’un délicieux vertige, la jeune femme comprend que même le ciel ne parviendra pas à les entraver, que le plaisir qu’elle éprouve est en train d’inexorablement monter. Et ce n’est que portée aux nues, atteignant les plus hautes cimes de la volupté, qu’elle peut enfin expirer… Alex.

« Je t’aime. »

Les joues roses et la peau griffée par endroits, Julia retombe sur le matelas comblée, mais éreintée. Sa petite dépouille de poupée que l’on vient de déflorer gît comme désarticulé. Ses jambes brisées par la fatigue et tant de félicités demeurent lascivement entremêlées entre les draps. En somme, la jeune femme n’a ni la force, ni la volonté d’esquisser le moindre mouvement. Elle ne tente même pas de se dégager de l’étreinte d’Alexsy, au corps de qui elle est encore si intimement liée, et se contente de se lover paresseusement entre ses bras. Comme après toute tempête, le calme s’installe et plane. Il faut plusieurs longues secondes à Julia pour se décider à le troubler. Et même lorsque la louve brise enfin le silence que jusqu’alors seules leurs respirations haletantes entrecoupaient, sa voix ne dépasse pas le volume du murmure. On dirait que la demoiselle est encore aux prises avec un songe et qu’elle rechigne à se réveiller. Les traits tirés et l’air épuisé que son visage arbore laissent même penser que les mots qui viennent d’être prononcés lui ont échappé alors qu’elle était encore ensommeillée. Mais il ne faut pas se leurrer. Quelques baisers, même follement grisants et enivrants, n’ont pas suffi à soudain la métamorphoser. Chez elle, tout est calculé et finement prémédité. Aussi est-ce sans surprise que les lèvres de la louve finissent par s’incurver en un rictus victorieux et sardonique.

« C’est bien ça que te disent toutes les filles que tu sautes pour te remercier, hein ? Cela passerait peut-être mieux avec un Oppa bien mièvre et niais… ‘C’était génial, Oppa. T’es le meilleur, Oppa. ou quelque chose de genre… J’en sais rien. Je dois avouer que je ne suis pas experte dans ce domaine… »

Elle se met à parler, mais n’ouvre pas immédiatement les yeux, ne voulant pas trop brutalement retrouver la réalité. Ses cils battent mollement deux ou trois fois avant d’enfin dévoiler ses iris sombres et veloutés. Toujours avec la même lenteur, l’index de la jeune femme vient redessiner l’arête de la mâchoire d’Alexsy, puis ses doigts se referment sur son menton. Alors, sans le brusquer, Julia force son amant à la regarder. A une telle proximité, et bien que la pièce soit plongée dans la pénombre, elle peut très nettement distinguer tous les détails de son visage : la finesse du grain de sa peau, le dessin angulaire de son nez, les fossettes qui creusent ses pommettes… Son sourire est l’élément le plus troublant. A la fois viril et juvénile, mélange de tendresse et d’arrogance… Julia ne sait qu’en penser. Elle y décèle une pointe de fierté et de satisfaction. Monsieur est content de lui – content de l’avoir domptée, content de l’avoir possédée. Mais derrière cette morgue de débauché, il semble y avoir davantage. Un reste d’innocence, un soupçon de pure allégresse mêlé à un tantinet de désarroi. Et si Alexsy était tout simplement, tout naïvement heureux de l’avoir à ses côtés ? Julia peine à se décider. Et c’est pourquoi elle hésite un long moment avant de reprendre la parole.

« Moi, je veux pas te contrarier. Après tout, je ne suis pas réellement en position de négocier. »

Prendre un ton nonchalant et se redresser comme si de rien n’était, alors que leurs bassins sont encore étroitement scellés, exigent d’incommensurables efforts de sa part. Mais c’est là tout l’intérêt de la manœuvre. En agissant comme de coutume, aussi mutine et moqueuse qu’à son habitude, Julia compte bien montrer au jeune homme que, même après être passée entre ses draps et avoir crié son nom, elle demeure inchangée, immuable et imperturbable. Ainsi, elle lui rit au nez et crie haut et fort que malgré tout ce qu’il dira ou fera pour l’amadouer, elle ne cessera jamais de le détester.

« Je suis tellement conciliante que, pour te flatter, j’irais même jusqu’à dire que t’es doué… »

Elle continue donc sur sa lancée, sa voix traînant étirant sensuellement chaque syllabe. Féline, sa main glisse de la nuque d’Alexsy dans son cou, puis dans son torse. Et lorsque Julia parvient à se rasseoir, leurs fronts se pressent l’un contre l’autre. Séductrice et narquoise, la louve exécute consciencieusement ses plans et se livre à son habituel petit manège. Mais ce soir, le cœur n’y est pas. Peut-être est-ce parce qu’elle est exténuée ou, tout simplement parce qu’elle a trop apprécié ce qu’il vient de se passer. Mais le fait est que ses sarcasmes manquent de tranchant et peuvent presque passer pour de sincères compliments. Julia se fait donc violence pour lâcher le dernier qu’elle a préparé, espérant pouvoir au moins un peu froisser son orgueil et l’irriter :

« Malheureusement, je suis mal placée pour t’évaluer. Je vais coucher avec d’autres pour pouvoir comparer. Je te redonnerai mon avis quand je pourrai comparer. Sans vouloir te vexer, je désespère pas de mieux trouver. »


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MessageSujet: Re: (magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex   Mer 28 Nov - 18:13


Chaque mouvement qu’il esquisse, chaque baiser qu’il dépose sur son front, il les calcule. Il éprouve des émotions qu’il n’a jamais ressentit encore jusqu’à présent. Avant, il trouvait ça tellement niaise d’aimer quelqu’un et de le lui dire. Il trouvait cela tellement niaise de tomber amoureux, d’avoir un coup de foudre. Ah l’idiot. S’est-t-il compté dans le nombre de personnes qui ont un coup de foudre au bout de deux jours à l’observer de loin et d’apprécier chaque parole, chaque geste que la fille, la jolie petite gamine aux robes roses et violettes du coin ? Ah l’idiot. Ah le con. Il n’a pas remarqué que son cœur battait trop fort. Il n’a pas vu non plus qu’il voulait toujours s’en approcher, quelques soit l’opinion de son père, de sa mère ou de son frère. Oh le petit délinquant… Il pensait pouvoir échapper aux flèches de cupidon et fuir l’amour pour ce qu’il est ? Oh le petit con… Il s’entiche de l’ennemi. C’est ça qu’on lui aurait dit si il ne l’avait pas soudainement écouté, son gentil papa. C’est ça qu’on lui aurait craché au visage si on aurait su tout de suite que le fils Hwang s’était épris de la fille Yang. C’était le cas. Tel une histoire de Roméo et Juliette, ils se retrouvaient dans le même lit, à s’enticher de l’autre, à tirailler l’autre de mots fiévreux et mesquins à la fois. Oh, Alexsy, tu ne peux nier ton obsession. Oh Alexsy, avoue le qu’elle te fait bander. Pas besoin. Elle le voit. Elle le sent. Ils ont couchés ensemble. Oui. Enfin. Il était temps.

« Merde, Julia. Merde. »

Il a ouvert les yeux. Il l’a fixé. Elle parle trop. Elle parle trop alors qu’ils viennent de prendre leur pied. Alexsy soupire. Alexsy grogne bruyamment. Putain, qu’elle arrête de le torturer, c’est elle qu’il veut, qu’il voudra longtemps encore. Alexsy a pris son pied. Il sourit. Niais. Tellement niais. Il fait peur, n’est-ce pas ? Ou est passé le garçon au grand caractère ? Ou est passé le garçon entreprenant et violent ? Oh, il n’est pas loin. Il bouillonne au fond de lui. Tandis qu’une image mignonne et innocente s’affiche sur son visage. Il la sent se presser contre lui. Il la sent se redresser. Dieu qu’il meurt d’envie de recommencer. Mais pourquoi ? Pourquoi autant apprécier le moment quand, elle, ne semble que vouloir son pouvoir et le ridiculiser ? Il se mord la lèvre tout en la fixant. Elle est jolie, les cheveux en bataille. Elle est magnifique, avec son air farouche et narquois. Son nez qui se plisse. Ses prunelles qui le fixent. Ses lèvres qui se pincent en un léger sourire, comme si elle semblait fière d’elle. Pourtant c’est lui qui domine le jeu. Il n’y a aucun doute là-dessus.

« Tu sais quoi, petite Julia ? Tu agis tellement pathétiquement que là c’est moi qui ai envie de gerber. »

Il sourit. Il la cherche, bien sûr. Il a tellement l’habitude de faire ça. Il est tellement fier de lui. Seulement, Alexsy ne trouve pas grand-chose à dire ou à faire. Son esprit est encore embrouillé par ce qu’il s’est passé. Ca le trouble. Ca le fait frissonner rien que d’y repenser à nouveau. Une grimace. Un soupir. Des cris. Des souffles sourds. Des grognements. Des gémissements. Putain, qu’il s’en souviendra toute sa vie de cette nuit-là. Cette nuit où il a pris son pied avec la fille de l’ennemi ; de l’ennemi de son père. Papa Hwang le tuerait. Maman Hwang aussi. Et son frère… Ah. Son frère. Si il s’avait, il le tuerait. Mais là c’était impossible. Alexsy l’avait déjà fait. Il lui avait ôté la vie. Il lui avait tout pris, par vengeance, par ambition. Alexsy détestait Xander. Il voulait juste prouver qu’il pouvait aussi obtenir ce qu’il voulait. Et qu’est-ce qu’il veut en ce moment ? Il veut l’entendre l’aimer, l’entendre crier, soupirer son nom, une nouvelle fois. Sa main glisse dans le dos de Julia. Son autre main glisse sur sa joue. Il la presse de son index et son pouce. Son front toujours collé à celui de la demoiselle. Elle est si belle… si douce… son parfum enivre le garçon. Il perd la tête. Il perd l’esprit. Non pardon, il a déjà perdu l’esprit. Il devient cinglé. Fou. Il aimerait lui refaire des choses incestueuses, indécentes, dégoutantes, mais pleines d’amour, pleines d’émotions, pleines de gémissements et de souffles mêlés. Alexsy n’a jamais ressenti cela. Alexsy ne ressentirait surement jamais quelque chose d’aussi merveilleux. Quel idiot… S’éprendre de l’ennemi. Mais quel idiot. Il faudrait l’interner. Il faudrait l’en empêcher. Mais Julia ne saura pas sa faiblesse. Il ne faut surtout pas. Mon dieu. Ce serait affreux. Elle se moquerait. Elle l’abandonnerait.

« Julia. Ferme là. D’accord ? T’es bonne. T’es trop bonne, okay ? Je te veux toi. Maintenant, tu m’écoutes. Je ne veux ni de compliments, ni de « je t’aime ». Je veux juste du sexe. Juste prendre mon pied. T’es à moi, t’entend ? On touche pas ma propriété. On ose même pas la regarder. Et toi, t’ose même pas approcher un autre, parce que je ne le tolèrerais pas. »

Il essaye d’être soudainement autoritaire et de la dominer, mais comment s’y prend-t-il l’idiot ? Il se répète. Il s’enfonce. Dieu, il est amoureux. Comment va-t-il se défaire de ces sentiments insistants ? et sa main. Elle s’enfonce sur sa joue, elle glisse doucement. Il la frôle. Il se penche davantage. Ses lèvres glissent sur celles de la demoiselle. Sa main dans son dos vient s’emparer de la peau de sa hanche et il insiste. Ses ongles s’enfoncent. Ses doigts pincent. Montre lui qui est le maitre, pauvre con ; c’est surement trop tard pour lui prouver que tu domines. Il sourit. Il grince des dents. Il se mord la joue intérieure. Sa deuxième main s’empare de sa cuisse et il remonte le long de celle-ci, son index, la faisant frissonner.

« Pas besoin de flatterie. Pas besoin d’être conciliante. T’es rien qu’à moi, petite Julia. Tu me l’as prouvée en me laissant te sauter. T’es trop géniale, mon ange. Je t’aime… Aussi. »




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(magnifique -16) show me what it's like to be an unfortunate obession ★ julia'sex

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