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NEWS : UN NOUVEAU DESIGN AVEC LA SUBLIME KIM HYUN AH & UN ÉVÈNEMENT QUI VIENT TOUT JUSTE D'OUVRIR SES PORTES ! SOYEZ NOMBREUX !

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Ahn Alfons
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∆ BLAZE : chun.
∆ AVATAR : parkchanyeol.
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∆ ÂGÉ(E) DE : 21y mon gars.
∆ DE SEXE : Masculin
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∆ JOB : testeur de jeux vidéo.
∆ CÔTÉ COEUR : libertin.

MessageSujet: {-18} like a soap.   Sam 13 Oct - 19:06




Voilà maintenant quatorze jours qu'il venait de faire son grand retour en Corée du Sud. Il ne s'était jamais senti aussi seul que pendant ces deux semaines. Et pourtant, il est un homme très solitaire. Ses journées se ressemblaient plus ou moins, il se levait très tôt, s'asseyait autour de la petite table de sa nouvelle cuisine, il constatait, critiquait l'endroit dans lequel il vivait à voix haute, puis il se levait pour se préparer un petit-déjeuner consistant. Après ça, il partait se recouchait. Il se levait aux alentours de midi, là il prenait enfin le temps de se laver, de ce coiffer, puis il rasait les petits poils qui se poussaient posément sur son menton. Il se contemplait et se parlait avec lui-même. Les discutions avec lui-même ne finissent jamais bien. Il descendait lentement les escaliers de sa petite maison et arrivait au rez-de-chaussée il pouvait apercevoir cette femme qui devait de s'occuper de lui. Ses parents la payaient pour. Ils avaient couché ensemble. Elle devait avoir vingt-cinq ans, elle passait lui faire à manger - sauf le petit déjeuner - et ranger la maison. Lorsqu'il avait besoin de consolation, il lui demandait de lui vendre son corps. Elle passait tous les jours à 12:30 pour être plus précis. Aujourd'hui encore elle était arrivée à cette heure-ci. Elle préparait le repas comme à son habitude chantonnant cette chanson qui passait non-stop à la radio. Il la détestait. Il s'affala davantage sur la table de la cuisine, ses doigts pianotant sans repos sur le clavier de son macbook, ses lunettes de vue sur le nez. Il cherchait encore et toujours une solution pour redevenir ce qu'il était avant. Un homme. Certains sites parlaient de cette foudre, l'un disait qu'il pouvait contrôler le feu et une autre la météo. Alfons écarquilla les yeux à cette découverte et s'approcha un peu plus de l'écran sous le regard intriguait de son amante. Il se redressa proprement et cliqua sur l'onglet « contact » ils pourraient peut-être faire connaissance, parler et s'entraider. Peut-être même qu'il avait une solution. « Salut, j'ai été frappé par la foudre le X septembre 20XX, demain ça fera un ans. Je me demandais si... » il laissa sa phrase en suspens. Il fixa son écran, puis le plafond pour porter son regard sur la jeune fille qui lui servait un bol de soupe et l'autre de riz. Il effaça alors son texte. Il n'avait pas envie de se confier à ce garçon. Et si c'était faux, s'il disait ça juste pour attirer l'attention sur lui ? Non mais regardez moi le nombre de commentaires! Sur internet on peut raconter tout et n'importe quoi et sans nécessairement apporter de preuve. Il serait vraiment trop naïf de dévoiler son secret à n'importe qui.

Le garçon termina son bol de soupe, il déposa sa cuillère juste à côté de son bol de riz vide, se concentrant sur les yeux de la jeune fille. « j'ai un soucis. » il ne lui parlait pas souvent à l'habitude, mais aujourd'hui, il en trouvait le besoin. Il avala bruyamment sa salive, elle glissa le long de son oesophage et il reprit sur le même ton, un ton très sec. Il lui étala alors la situation, il lui expliqua qu'il était malade, qu'il avait beau chercher des informations sur internet le résultat était toujours le même: nul. Il lui expliqua même qu'il avait vu un médecin mais qu'il n'avait rien pu faire pour lui - c'est un mensonge bien évidemment quel médecin vous direz ça - elle l'écouta attentivement, hochant de la tête à tout ce qu'il pouvait bien lui dire. Elle passa ses deux mains autour de sa tasse de thé et la porta lentement à ses lèvres, elle huma un instant l'odeur de la menthe et en avala une longue gorgée. Elle lui proposa alors d'aller consulter la bibliothèque de Samseong, en plus d'être grande et très ancienne, elle y contenait des livres très intéressants et des ouvrages inédits que l'on ne trouverait même pas en librairie et ça sur n'importe quel sujet. Elle termina en lui avouant que le personnel était sympa. Alfons sourit faiblement et la remercia d'un signe de tête.

Il ne tarda pas à s'y rendre. Il avait cherché l'itinéraire sur internet - comme toujours vous me direz cet enfant il passe son temps sur le net même pour faire bouillir un œuf - et il avait prit le bus comme un citoyen normal. Il n'a jamais apprécié les transports en commun, mais ses parents ne lui avaient toujours pas trouvé de chauffeur sur Séoul. J'vous dis même pas la grosse galère pour lui. Il descendit à la neuvième station et marcha un petit moment avant d'arriver devant l'immense bibliothèque. Cool, j'pensais que j'allais vraiment galérer à la trouver. il glissa son téléphone portable dans sa poche, tenant fortement son ipad dans sa main droite. Peut-être qu'il trouvait quelque chose ici, il espérait vraiment ne pas repartir les mains vides. Il entra dans la bibliothèque, une petite sonnette retentit marquant son entrée dans le lieu. Personne ne se trouvait à la réception, il dût attendre un moment avant que quelqu'un se présente. C'était un homme charmant, de grande taille, il ne portait pas d'uniforme signifiant qu'il travaillait ici mais un name-tag avec son nom inscrit en gras. Il n'y porta guère attention, il le considéra attentivement réfléchissant à ce qu'il pouvait bien lui dire. J'ai un problème mec, par moment il m'arrive de me réveiller avec le corps d'une gonzesse. T'as pas un livre qui parle de ça? Comment l'aborder sur à ce sujet ? Il posa son engin électronique sur le comptoir ainsi que ses mains, il regarda autour de lui et il constata qu'il n'y avait pas grand monde. L'endroit était vraiment calme et une odeur de café planait dans l'air. « j'ai un soucis. » encore cette phrase, il inspira profondément et débuta : « un très gros soucis. » et voilà qu'il se répétait, il ferma les yeux, ravala sa salive et s'humecta les lèvres. « vous avez des bouquins sur des personnes qui témoignent de fait surnaturelle ? » disons ça pour commencer.






Dernière édition par Ahn Alfons le Dim 25 Nov - 18:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Dim 14 Oct - 0:20


Les mois se suivent et ne se ressemblent pas. Yan s’efforçait d’avancer la tête haute car tel était le souhait de ses sœurs, mais rien n’y faisait, il n’y arrivait pas. Depuis l’apparition de ce phénomène – ou peut être bien devrait-il appeler cela don – étrange, il n’y arrivait plus. Il pensait pouvoir faire avec, mais cela le travaillait chaque jour et tout le temps. Il faisait fonctionner tous les rouages de son cerveau sans jamais trouver de raison ou d’explication plausible. Après tout, il n’y a que dans les nouvelles fantastiques ou dans les romans de science fiction qu’on lit de telles choses. Pourtant non, c’était bien en train de lui arriver. Il en faisait l’expérience presque chaque jour. Quand par chance rien ne se passait, il avait toujours cette fausse joie qu’enfin tout allait redevenir normal mais il ne s’agissait que de fausses joies évidemment. Dès le lendemain il voyait de nouveaux souvenirs. Certains parfois terribles. Il mentirait s’il disait que cela ne l’effrayait pas. Les gens pouvaient cacher des choses tellement horribles et à l’idée de pouvoir voir ses scènes il tremblait. Il en avait assez vu, trop vu pour qu’il ne puisse le supporter. Malheureusement cela ne semblait pas prêt de s’arrêter. Que faire en attendant une réponse du bon Dieu ? Prier et continuer à vivre. C’est l’apparition de cet espèce de pouvoir qui l’a poussé à emménager seul dans un petit appartement du nord de la ville. Il se sentait trop mal de ne pouvoir en parler à son père et cacher ses symptômes devenaient difficiles, le pire étant encore de voir des brides cachées du passé de son propre paternel. Il était mieux seul de toute façon, même si cela ne lui apporta pas le soulagement qu’il aurait souhaité. Il se sentait tout de même bien dans son appartement. Entouré de ses livres. Parce qu’inévitablement, on y trouvait des livres un peu partout. Deux bibliothèques dont les étagères étaient remplies, quelques-uns dans le meuble télé à côté du lecteur DVD, d’autres sur le plan de travail de la cuisine, certains au-dessus du frigo puis sur le canapé ou à côté du canapé, sur la table basse, sur sa table de chevet, autour de son lit et sur son bureau aussi. Bref, vraiment partout. Cela ne le dérange pas, bien au contraire. C’est ainsi qu’il s’était imaginé son appartement. Un désordre de pensées et de poussières. Quand il se lève le matin, il n’a qu’à attraper un livre au hasard pour le feuilleter tout en se faisant des crêpes ou encore des pancakes. Puis il déjeune en lisant toujours ce même livre. Il prend ensuite sa douche, et attrape un autre livre. Il s’habille, et bouquine jusqu’à ce qu’il soit l’heure pour lui d’aller travailler. Tel était son quotidien, un quotidien qui lui permet entre autre de se rassurer un peu, de se sentir lui. Ce nouveau jour n’échappa pas à la règle. Si ce n’est qu’il dégusta un bol de céréales, n’ayant pas trouvé le courage de cuisiner. Depuis la mort de sa mère, il ne se levait que pour aller à bibliothèque. C’était son refuge. Rien d’autre ne l’attirait dehors. Il refusait toutes propositions. Il écartait toutes les avances. Il n’hésitait d’ailleurs pas à se montrer méchant pour se faire. Bien qu’habituellement, une fois au milieu des livres, il affichait un sourire en coin et parlait avec tous les passionnés adorant les conseiller dans leurs choix. Il quitta donc son cocon – non sans embarquer un livrev – , le cœur léger et heureux à l’idée de retrouver sa bibliothèque. Sa belle et grande bibliothèque.

Le trajet n’était pas long, mais il lui permettait de lire quelques pages. Un petit plaisir non négligeable car une fois plongé dans ses lignes, il oubliait tout le reste. Le bruit ne parvient plus à ses oreilles et inutile d’essayer de lui parler, il ne répondra pas. Il arriva à destination et admira une énième fois les lieux. Cela lui donnait presque des frissons. Il était tellement fier de travailler dans un tel lieu. Vous voulez savoir ? Son rêve est d’ouvrir une bibliothèque indépendante. Un lieu intime à l’ambiance tamisée et chaleureuse où les plus mordus de littérature se retrouveraient. Mais chut, c’est un secret. Après une grande bouffée d’air, il s’engagea et traversa la route pour rejoindre l’immense bâtiment. A peine eut-il passé la porte que toutes ses collègues vinrent le saluer. Il fit de son mieux pour éviter tout contact en s’éclipsant plutôt rapidement pour aller chercher son badge. Le travail pouvait commencer. Il remarqua une pile de livres à ranger et aussitôt s’attela à la tâche sans qu’on ne lui demande quoique ce soit. Il n’y avait aucune corvée pour lui ici. Entre temps, on lui demande où se trouvait tel ou tel livre. Yan connaissait les rayons presque par cœur et avait rarement besoin de consulter la base de données de l’ordinateur. C’est pour cette raison que les abonnés venaient toujours le voir. Il était rarement assis derrière la réception à se tourner les pouces. Cependant, fatigué quelques fois, il envoyait certaines personnes chez ses collègues histoire de souffler. C’est ce qu’il fit, quand une demoiselle visiblement intéressée par autre chose que la littérature commença à le coller. Elle lui posait pleins de questions pour qu’il l’aide à choisir un livre mais comme par hasard les propositions de Yan ne lui plaisaient jamais. Il se rendit vite compte de son petit jeu et l’envoya chez sa collègue avant de tourner les talons et de disparaître. Il était non-loin de l’entrée lorsqu’il entendit la sonnette signalant un nouvel arrivant. Il posa immédiatement les livres qu’il avait en main et se dirigea vers la réception. Tiens, voilà un visage qu’il ne connaissait pas. Il passa derrière le bureau, et appuya ses mains sur celui-ci l’invitant d’un signe de tête à parler. « j'ai un soucis. » Yan leva un sourcil. « un très gros soucis. » Cette fois-ci, Yan fronça les sourcils. Où diable ce jeune homme voulait-il en venir ? « vous avez des bouquins sur des personnes qui témoignent de fait surnaturelle ? » sur quoi ? Yan cacha sa surprise face à sa requête en pouffant légèrement de rire. Non pas qu’il se moquait de lui – en d’autres circonstances et sans son ‘ pouvoir ‘ stupide il aurait pu – mais plutôt qu’il ne savait pas trop comment réagir sinon rire minablement. « Pardon ? » fut le premier mot qui trouva le moyen de s’échapper d’entre ses lèvres charnues. Dans le regard du jeune inconnu, Yan chercha comme un indice, quelque chose de plus clair sur la situation de celui-ci. Peut être aurait-il un flash ? Non, cela ne marchait que lorsqu’il touchait la personne, ça il l’avait compris, au moins ça. Yan pouvait avoir un regard dérangeant car très pénétrant et profond. On pouvait se perdre dans ses yeux, mais aussi en avoir peur. « Êtes-vous superstitieux ? » demanda-t-il d’un air distrait, baissant les yeux sur l’écran de l’ordinateur. Il cliqua trois fois, puis posa ses doigts sur le clavier et avant de taper ajouta : « On trouve tout dans les livres, il suffit de chercher. ». Il entra plusieurs mots clés dans la barre de recherche, et tria le tout par date de parution. D’un seul coup d’œil il enregistra dans ses mémoires les endroits où trouver les ouvrages. Il ne releva pas la tête vers le jeune homme et comme précédemment, l’invita d’un simple signe, cette fois-ci de la main à le suivre. Yan parlait peu. Très peu. Le moins possible pour tout dire.

Il tournait tantôt à droite, tantôt à gauche, attrapait un livre ou deux au passage et les donner au nouveau visiteur. Quand il vit qu’il ne pouvait plus en porter, il en prit à son tour dans les bras, et dès qu’il fut trop chargé, l’emmena au fond de la bibliothèque, là où personne ne se rendait et les posa sur une table. Il les tria encore une fois et en essuya certains recouvert de poussières. Puis il pointa avec son index le premier. « C’est le plus vieux, il est daté du cinquième siècle. Aucun témoignage, mais un récit dont je ne saurais dire si c’est une œuvre autobiographique, un roman ou de simples fantaisies. Les chercheurs se bornent à dire que c’est de l’invention, je n’en suis pas aussi certain. » hé oui, une fois lancé, impossible de l’arrêter. Yan était véritablement une source sure de savoirs. Sa culture littéraire étant imbattable. Il poussa le livre devant le garçon et en présenta deux autres. « XIXe siècle, des regroupement de plusieurs journaux intimes retrouvés de l’époque. On dit qu’on y trouve beaucoup de fabulations plutôt grotesques. » Yan haussa les épaules. On devinait facilement qu’il avait déjà épluché chacun de ses livres et qu’il avait son propre avis. Normal, après avoir perdu son temps au près de médecins, il était immédiatement venu faire des recherches ici. Dans le domaine psychologie d’abord, puis il avait remué le passé. « Les autres sont plus récents, des autobiographies un peu loufoques qui n’ont pas rencontré de succès du fait de leurs récits farfelus sur les vampires et autres créatures fantastiques. » Pendant quelques minutes, Yan se tut et observa la personne en face de lui. Il devait avoir à peu près son âge mais ne lui paraissait pas être d’ici. Il ne le sentait pas à l’aise, comme étranger à la ville et surtout à la bibliothèque. Quelque chose l’intriguait chez lui. Il le sentait différent. Différent dans un sens plutôt étrange, ni positif, ni négatif. Alors quoi ? Il n’arrivait pas à le regarder comme les autres. A le laisser là. Une voix au fond de lui murmurait qu’il devait rester. Il avait à y gagner. Pourtant, il se trouva sur le point de partir, esquissant un premier mouvement mais il se stoppa net et planta à nouveau son regard si particulier dans le sien. « Que cherchez-vous exactement ? je veux dire, c’est très vague. Qu’espérez-vous trouver ? » Il s’humecta les lèvres, laissant courir ses doigts sur les livres. « Je crois que je ne vous ai pas donné les bons livres. » Ou plutôt que j’ai cherché au mauvais endroit, et que vous aussi, vous cherchez là où il ne faut pas.




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Dim 14 Oct - 17:43


« Pardon ? » L'autre avait ri. Alfons n'osa pas répéter, il croisa tout simplement les bras sur le comptoir. Il regarda à gauche, puis à droite ignorant totalement son interlocuteur. Son regard croisa à nouveau celui du bibliothécaire, c'est à ce moment-là que le russe se demanda s'il avait bien entendu sa question. Son regard était profond, lourd et vitreux, il s'y perdit un moment. Il ne pensait plus du tout, il était ailleurs. « Êtes-vous superstitieux ? » il retomba brutalement sur Terre, il en eut même mentalement mal au dos et à la tête pour tout vous dire. Il secoua la tête et cligna deux fois des yeux, il bloqua le bout de sa langue contre la commissure de ses lèvres tout en le fixant. « On trouve tout dans les livres, il suffit de chercher. » parle pour toi! un de hoquet s'échappa d'entre ses lèvres, un hoquet plutôt moqueur. Il attendit un petit moment avant que le garçon ne l'invite à le suivre, il prit tranquillement son ipad et marcha lentement derrière le garçon, il avait tout son temps, il n'a jamais été du genre à se presser il faut comprendre ça. Pas à pas, Alfons faisait connaissance avec ce nouveau lieu, il n'en avait jamais vu une bibliothèque aussi grande et surtout pas en Corée du Sud. Pourtant, celles de Russie et d'Allemagne n'était pas si mal. Il s'arrêta un moment, la tête adroitement levée puis il reprit doucement le pas. Il voyageait à travers les rayons, retenant du mieux qu'il pouvait la tonne de livre qui volait au-dessus de sa tête.

Une fois qu'il put s'asseoir, il soupira bruyamment. Bravo Al, t'as toujours le don de t'embarquer dans des situations à la con, j'te félicite mon vieux. et voilà qu'il se remettait à parler avec lui-même. Il considéra la pile de livre. Aucun ne correspondait à ce qu'il cherchait. Ça se voyait seulement à gueule des premières de couvertures. Au pire, il fera semblant de s'y intéresser. Il écouta attentivement les critiques du garçon nommait: Zheng Yan. A chaque fois qu'il touchait un bouquin, Alfons avait pour réflexe de le prendre entre ses mains et de le feuilleter lentement en hochant la tête de haut en bas, puis il reposait et faisait la même chose avec un autre livre. Aucun ne répondait à ses attentes. Aucun ne pouvait l'aider. Peut-être qu'il aurait dû être plus précis. Le russe remonta ses lunettes de vues sur son nez puis il s'ébouriffa les cheveux en fixant le dernier bouquin. Il n'y avait pas à dire, ce bibliothécaire s'y connaissait. Un homme intelligent, cultivait, il n'y avait rien à dire, en plus d'être beau gosse, il n'était pas con. Il ouvrit le premier bouquin et fit semblant de lire en attendant qu'il s'en aille. Tant pis, il irait continuer ses recherches sur internet. La bibliothèque était vraiment une mauvaise idée. Il se demandait même pourquoi il avait écouté les conseils d'une simple bonne - violent dans tes propos mon garçon - il claqua sévèrement sa langue contre son palais. Il s'imaginait déjà l'ignorer lorsqu'elle se pointerait pour lui préparer le dîner. Il ne mangerait même pas sa bouffe pour la peine. Qu'elle aille se faire voir, pensa-t-il fortement en tournant doucement la page. A l'extérieur, il paraissait être un ange. Mais lorsqu'on prenait le temps de s'intéresser à lui, c'était toute autre chose.

Il s'humecta les lèvres et cette envie de boire un bon café lui vint. Il leva les yeux et il constata qu'il était toujours là. Son regard croisa le sien et Alfons sourit stupidement, un sourire qui avait l'air de dire : « qu'es qu'il y a encore? » « Que cherchez-vous exactement ? je veux dire, c'est très vague. Qu'espérez-vous trouver ? » Alfons fit mine de réfléchir, il ne prit tout de même pas la peine de répondre, une fois de plus. Il tourna la page du bouquin après s'être humecté le doigt et haussa les épaules. On aurait dit un gosse. Cette fois-ci, il ne pouvait pas hocher de la tête ou même la secouer. Il fallait qu'il l'ouvre, même s'il n'en avait pas la moindre envie. Il fixa les doigts du garçon, il avait de belles mains. « Je crois que je ne vous ai pas donné les bons livres. » il releva la tête : bingo. Très intelligent. Il prit un moment avant de se décider à répondre de sa voix grave : « c'est vrai. » mais encore. « en vrai, mes recherches se portent sur cet événement qui aurait eu lieu les années précédentes. » il était mieux pour lui de tout déballer, s'il n'avait aucun bouquin ou articles à ce sujet, il ne perdrait plus son temps ici et ni même à lire ce bouquin - peut-être qu'il l'emprunterait - « la foudre. » en disant ce mot il pointa son doigt en l'air.





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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Dim 14 Oct - 18:42


Yan essayait de décrypter ce garçon ou de le comprendre. Il voulait saisir quelque chose de lui, car il le sentait, il ne lui avait pas tout dit. Puis ce n’était pas un jeune homme parmi tant d’autres, il ne le ressentait pas de cette manière, non, au contraire, quelque chose lui disait qu’ils se ressemblaient plus qu’il ne le pensait, qu’ils étaient liés par un lien qui pour le moment lui échappait. Voilà ce qui l’empêchait de le laisser et d’aller vaquer à d’autres occupations. Pourtant, il se détesterait s’il était à la place de ce mec, car il haïssait le fait que quelqu’un reste planté à côté de lui. Cela ne suffit pas à le résonner, et poussa sa réflexion bien plus loin. Il n’avait pas amené les bons livres à ce garçon. Il ne trouverait rien dans ceux-ci car ce ne devait être que des inventions fantasmées par les auteurs. Ce que la personne en face de lui cherchait semblait tout autre, il désirait découvrir une vérité ou une piste, sinon pourquoi fouiller dans le passé ? Yan caressa la couverture de ces livres poussiéreux et inutiles. Ils étaient beaux tout de même. Il les avait lu plusieurs fois pour certains. Il poussa un léger soupire, avant de ne se résigner à partir. Sauf que tout son corps se bloqua à ce moment même et il resta sur place. Face à cet illustre inconnu qui l’intriguait tant et qu’il ne pouvait définitivement pas laissé là. Son inconscient le lui interdisait et parla même à sa place, avouant ses pensées plus réservées. Il fronça ensuite les sourcils, signe de sa frustration et de sa présente incompétence. Il avait toujours su satisfaire la demande des gens, mais pour une raison étrange, il avait l’impression qu’il ne pourrait combler celle d’Alfons. Ou du moins pas tant qu’il n’aura pas apporté plus de précisions à sa requête. D’ailleurs, pour tout dire, Yan appréhendait un peu celles-ci. Un pressentiment inexplicable bouillonnait dans son fort intérieur comme s’il savait déjà ce que l’homme en face de lui allait dire. Alors que son fort, c’est plutôt le passé, il sentait qu’il avait déjà deviné la suite. « en vrai, mes recherches se portent sur cet événement qui aurait eu lieu les années précédentes. » tics nerveux ; il se pinça les lèvres, pencha la tête d’un côté, baissa les yeux, pencha la tête de l’autre côté quand il reporta son regard sur son interlocuteur. Il ne s’était pas trompé. Il allait lui demander de chercher des informations sur : « la foudre. ». Le cœur de Yan manqua un battement tant l’évocation de cet accident le troublait. Il avait toujours du mal à y penser car cela l’angoissait et le travaillait beaucoup trop. Ses recherches n’avaient mené à rien et il ne comprenait toujours pas mieux tout ce qui lui arrivait. Il se demanda ce qu’Alfons pouvait bien vouloir découvrir à propos de ce phénomène météorologique plus que bizarre. « Vous étiez là ? » fut la première question qui lui vint et surtout qui s’échappa sans vraiment qu’il le veuille de sa bouche rosie. « Vous l’avez vu ? » est-ce qu’il l’avait senti aussi ? mais ça, Yan n’osa pas le demander. Il craignait d’apprendre autre chose de surnaturelle à propos de cet orage. Il ne voulait pas être mêlé à plus que ce à quoi il avait déjà droit. Il subissait et avait assez de problèmes à gérer comme ça. Une crise intérieure suffisait. Mais à côté de ça, paradoxalement, une curiosité vit tout de même le jour. Si bien qu’il rassembla brusquement tous les ouvrages, frôlant la peau d’Alfons. Cela le fit sursauter, mais il ne se produisit rien à son plus grand enchantement, ou peut être regret. Peut être bien qu’il avait envie de voir le passé du garçon, de le voir au moment de l’orage surtout. Il posa les livres sur un charriot, et se retourna vers Alfons. « Suis-moi. » pourquoi ne le vouvoya-t-il pas ? Bonne question.

Il l’emmena dans les coulisses de la bibliothèque, dans la réserve plus précisément. Lorsqu’il ferma la porte derrière eux, la porte grinça d’un son à vous percer les tympans. Il chercha l’interrupteur et les néons s’allumèrent un à un, leur présentant un long couloir rempli d’étagères en ferraille. Alfons avait-il conscience du privilège qui lui était accordé ? Certainement pas. Aucun visiteur n’était normalement toléré dans cet endroit. Il retroussa ses manches, comme s’il allait s’atteler à une tache des plus difficiles et passa devant les rangées, chacune portait un écriteau avec une date. « il faut chercher dans les journaux de la ville. » Il tourna brusquement à droite, plissa les yeux à la recherche du bon tiroir et le tira d’un seul coup. Ses doigts glissèrent sur les dossiers. Il attrapa tous ceux des dernières années, et les donna à Alfons. Il garda celui de l’évènement fatidique entre les doigts, et le secoua. « Un dossier entier est consacré à ce jour, il y a tous les articles qui ont été écrit le lendemain. C’est moi qui l’ai constitué. » Il haussa les épaules, il ne se vantait pas, il présentait juste les choses. Il se remit à marcher vers le fond de la pièce, et d’un bref signe de la main convia Alfons à le suivre. Une nouvelle porte tout au bout, il sortit une clé de sa poche et l’ouvrit. Il alluma la lumière. Un bureau avec plusieurs ordinateurs, des étagères avec encore d’autres archives. Des livres entassés ici et là. Yan alluma une des machines et pendant qu’elle se lançait, se retourna vers le jeune homme. Ses mains sur le bord du bureau, il prenait appui et avait croisé sa jambe gauche devant la droite. Il l’analysa sans aucune gêne, le détailla dans le moindre millimètre et de haut en bas. Un bel homme, vraiment malgré sa tête d’enfant qui le rajeunissait surement. « Tu t’appelles comment ? » Un ton sans émotion, le regard pénétrant, aucun sourire. Il n’était pas comme ça d’habitude, mais là il ne pouvait pas se résoudre à éviter ce qui l’effrayait. Il ne devait pas partir, il le sentait. Pourtant c’est ce qu’il aurait fait en temps normal car il n’aime pas rester avec les autres, surtout si cet autre est un illustre inconnu. La mélodie windows. Il invita son hôte à s’assoir face à l’écran et se pencha derrière lui, prenant appui avec une main sur le bureau et l’autre sur la souris. Il ouvrit le logiciel de la bibliothèque, ainsi qu’une page internet. « Certains articles proviennent de magazines sans importance et surtout sans crédibilité mais je les ai tout de même scannés au cas où. » Il bascula sur la page internet ouverte. « En tapant la date et le mot foudre sur google, on trouve surtout des récits de personnes qui y ont assisté ou dont un proche a été foudroyé. C’est, je pense, ce qui se rapproche le plus de la vérité. Du moins, si c’est ce que tu cherches. » Il marqua une pause et dans un souffle cette fois, ajouta : « Et c’est ce que tu cherches. Je me trompe ? »

Yan ne parlait pas autant normalement, encore moins quand il s’agit de ce fameux accident. Bizarrement, Alfons le mettait en confiance. Il ne faisait rien pour, mais Yan ne voyait aucune raison de ne pas l’être. Il n’avait pas l’air d’un vaurien ou d’un mythomane. Il semblait réellement chercher à comprendre quelque chose concernant la foudre de ce jour-là. Tout comme lui d’ailleurs. Alors pourquoi ne pourrait-il pas se montrer un peu plus souple que d’habitude ? Il soupira, trop proche de son oreille surement. Il bredouilla des excuses avant d’ouvrir un article d’un magazine à ragots. « Un témoignage d’une femme qui s’est faite foudroyé. » Puis il se recula enfin, et croisa les bras, laissant enfin Alfons respirer un peu.




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Dim 14 Oct - 21:26


La foudre. Il ne pouvait pas se permettre de tourner davantage autour du pot. Il était très mauvais à ce jeu. Son passé resurgit devant ses yeux, l'instant même, ces moments passaient à l'hôpital, ces nausées horribles qui lui brûlaient la gorge et puis pour terminer ce corps qui ne lui appartenait pas. Il eut comme un vertige et se retint brutalement à la table. Un bruit sourd s'éleva. Ça avait toujours le don de le secouer, il n'arrivait toujours pas à y croire. Il avait été victime de tout ça et personne dans son entourage n'était au courant. « Vous étiez là ? » Alfons le fixa avec attention, il ne le lâchait pas du regard. Pourquoi lui demandait-il ça ? Il l'avait vu aussi... ? « Vous l'avez vu ? » et pas seulement vu pour tout te dire, pensa-t-il en raclant de la gorge. Il s'y intéressait lui aussi? A moins qu'il ne se trouve dans le même état que lui ? « oui, je l'ai vu. vous aussi pas vrai ? » il avait comme l'impression de déjà connaître la réponse et cette sensation ne lui plaisait vraiment pas. Il le regarda débarrasser la table submergeait par la tonne de livre, il eut un léger contact avec le garçon qui se figea un instant. Alfons y porta attention. Cet homme l'intéressait. Il les rangea sur le chariot et l'invita à le suivre. Ce type est trop bizarre. Et tu n'as encore rien vu mon petit, il ramassa son engin électronique et le suivi sans rien dire un mot. Il ne savait pas où il l'emmenait, mais il savait qu'il ne craignait rien. Comme tout à l'heure, il marcha très lentement, croisant le regard de quelques lectrices qui levèrent les yeux au passage du grand bibliothécaire, elles rirent à voix basse à l'unisson, rougissaient pour la plupart. Alors en plus d'être intelligent, il était populaire auprès des femmes. Alfons toisa les jeunes filles et ne s'arrêta pas de le suivre.

Ils entrèrent dans une pièce. Une pièce dans laquelle il se sentait vraiment de trop. Il faisait trop noir, pour qu'il constate de l'endroit où il se trouvait. Si ça le perturbait? A moitié. La porte grinça, Alfons grimaça légèrement et lorsque la lumière fut sur le lieu, il constata qu'il n'était pas n'importe où. La réserve. Il regarda autour de lui, ça n'était pas le bordel, loin de là, c'était horriblement bien rangé, le seul problème pour le garçon c'était que ça puait l'ancien. Il analysa l'endroit comme toujours s'arrêtant parfois au bout milieu du couloir - cette sale habitude - une main dans sa poche, l'autre tenant avec attention l'objet de marque. Avait-il quelque chose d'important par rapport à cet événement pour l'avoir ramené jusqu'ici? Il s'arrêta et regarda les chaque faits et gestes du garçon. Ces simples gestes arrivaient à le fasciner. « il faut chercher dans les journaux de la ville. » et il les possédait ? Alfons n'en avait consulter que quelques-uns. Il ne dit rien, continuant de fixer chacun de ses mouvements, il bloquait les dossiers qu'il lui fournissait entre ses doigts. Il avait l'air d'en savoir beaucoup. J'ai besoin de ton aide. il avait l'impression qu'il pouvait enfin se confier à quelqu'un d'autre qu'à sa pauvre personne et cette putain de pensée réchauffait son cœur. Ça doit être agréable de se confier à quelqu'un, n'est-ce pas mon garçon?

« Un dossier entier est consacré à ce jour, il y a tous les articles qui ont été écrit le lendemain. C'est moi qui l'ai constitué. » vraiment ? Le russe s'humecta les lèvres, peut-être qu'il trouverait une piste, quelque chose. Il fallait qu'il trouve une solution pour pouvoir vivre normalement. C'était son seul souhait, il ne demandait rien d'autre. Il repensa alors à l'article sur lequel il était tombé ce midi. L'un pouvait contrôler le feu et l'autre la météo, ils avaient été frappés par la foudre. Alfons tourna plusieurs fois sa langue dans sa bouche, pour ce qui était de son cas, il avait été frappé par la foudre et il avait obtenu ce don. Cela voudrait-il dire que tous ceux qui ont ét" frappés par la foudre obtienne quelque chose en retour ? C'est possible, il n'avait jamais fait le rapprochement. Ils s'enfoncèrent un peu plus dans le grand couloir. Ils firent face à une porte que le dénommé Zheng Yan déverrouilla. Une autre salle, la lumière éclaira à nouveau les lieux. Il leva la tête comme un automatisme et scruta l'endroit dans lequel il se trouvait. Il fixa son ipad et pu constater qu'il avait bel et bien du réseau dans la petite pièce. Un soupir de soulagement s'échappa d'entre ses lèvres. Puis il fixa les ordinateurs, des ordinateurs tout ce qu'il y a de plus ordinaires, à les voir Alfons devinait tout de suite qu'ils étaient des ordinateurs bureautiques, avec de faibles processeurs. Son regard rencontra celui du plus grand, t'es pas gêné mon vieux. il n'avait qu'à voir comment il regardait. « Tu t'appelles comment ? » Alfons déposa les dossiers qu'il avait en main sur le bureau ainsi que son ipad « Alfons. » il fourra ses mains dans ses poches. Bien évidemment, il ne lui retourna pas la question. Il serait vraiment con de le faire. Son prénom était inscrit sur son badge et puis il n'avait pas de salive à gaspiller. L'ordinateur était enfin en route, il ne refusa pas l'invitation du garçon et prit place sur le siège juste en face de la machine. Il croisa les bras le regardant cliquer sur la souris de l'ordinateur, il ne fit même pas attention à sa présence derrière lui. En vrai, ça ne le gênait pas. « Certains articles proviennent de magazines sans importance et surtout sans crédibilité mais je les ai tout de même scannés au cas où. En tapant la date et le mot foudre sur google, on trouve surtout des récits de personnes qui y ont assisté ou dont un proche a été foudroyé. C’est, je pense, ce qui se rapproche le plus de la vérité. Du moins, si c’est ce que tu cherches. » Finalement, il n'était pas si mal tombé. Il rapprocha son visage de l'écran comme pour mieux voir. « Et c’est ce que tu cherches. Je me trompe ? » il secoua la tête mais cette fois-ci il ne s'arrêta pas à ça. « tu ne te trompes pas. t'es claqué sur le sujet, y a pas à dire. cet événement t'intéresse aussi à ce que je vois. » un petit sourire se dessina sur ses lèvres, un sourire presque enfantin. Un « pourquoi ? » s'échappa d'entre ses lèvres avant qu'il ne se taise complètement. Il baissa la tête, il se le demandait bien. Mais il n'arrivait pas à se mettre dans la tête que cet homme avait vécu la même expérience que lui. C'était impossible pour lui.

Il frissonna quand le garçon nommé Yan, soupira contre son oreille, il eut même un mouvement de recul et il reporta toute son attention sur l'ordinateur. « Un témoignage d'une femme qui s'est faite foudroyé. » il considéra l'article longuement, il le lu attentivement essayant d'en tirer une information. En tout cas, ce qu'elle racontait n'avait pas l'air d'être faux. Il avait ressentit la même chose. Cette sorte de black out. Ces symptômes similaires aux siens. « elle n'a pas l'air de mentir. qu'es que tu en dis toi ? » il ne lui avait pas fait face, il s'était contenté de fixer l'article et de taper à plusieurs reprises du pied. Il se redressa et pianota rapidement sur les touches du clavier essayant de retrouver le blog de ce garçon qu'il avait trouvé ce matin, l'article était tout récent. Une fois trouvé il se tourna vers Yan et pointa du doigt l'écran. « tu as lu cet article ? ce mec raconte en gros ce qu'il a vécu après s'être fait foudroyé. il hurle haut et fort qu'à présent il peut contrôler le feu et lorsque tu fouilles dans les commentaires de l'article, tu tombes sur une gonzesse qui lui répond quelle contrôle à présent la météo. » et moi je change de sexe. il se retourna et afficha une fois de plus la page google. « tu vas peut-être me prendre pour un demeuré, mais moi j'y crois à ces conneries. » voilà, il venait de l'avouer. Il s'ébouriffa les cheveux et prit une grande inspiration : « cette histoire va me rendre fou. »





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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Lun 15 Oct - 19:48


Comme par politesse et pour entretenir sa popularité, Yan lâcha un semblant de sourire aux demoiselles présentes. Il n’avait pas toujours eu la cote comme aujourd’hui. Avant, il était même plutôt une victime, un rejeté, une tête de turc. Les autres enfants ne l’aimaient pas, ils le trouvaient trop bizarre, trop coincé avec ses livres, des livres que les gamins ne sont pas sensés aimer. Yan, c’était l’intello, le mec ennuyant qui savait tout sur tout, qui avait une longueur d’avance sur les autres et récoltait les meilleures notes. Le genre de gosse qu’on martyrise donc, que personne n’arrive à supporter. Il en avait vu de toutes les couleurs. On lui avait mis la tête au fond des toilettes, on avait explosé des cartouches d’encres dans son sac, on lui volait ses affaires, on l’insultait, on le frappait. Psychologiquement, ce fut très difficile pour lui. Être seul n’est jamais facile, même si on aime l’être. Il garde des cicatrices profondes de cette période, il s’en souvient comme si c’était hier. Si on lui en parle, il évite le sujet. Il a honte et se sent toujours mal en y repensant. Comment se sentir bien quand on a été rejeté de la sorte ? Pourtant, les choses ont changé. Il a grandi, il s’est embelli, et les filles ont commencé à porter un regard différent sur lui. Un regard ténébreux, une coupe à la mode, et des vêtements tendances, normal quand on a que des sœurs. Elles se sont donc petit à petit rapprochées de lui. Pendant un moment, Yan ne s’entoura que de filles. Elles étaient douces, ne le brusquaient pas, et l’appréciaient pour ce qu’il était - même si pour certaines il n’était qu’un beau garçon -. Peut être est-ce cela qui a influencé le reste ? à savoir son orientation sexuelle. Ou bien peut être que cela n’a strictement rien à voir. Quoiqu’il en soit, après être sorti avec deux ou trois jeunes filles, il réalisa rapidement le manque d’attirance ressentie pour leurs formes. Le déclic s’opéra lorsqu’un soir dans un bar, un homme vint le draguer. Bizarrement, cela ne le dérangea pas. Il se laissa juste faire et apprécia. Depuis, il assume plus ou moins le fait d’être homosexuel. Il l’assumait aux Etats-Unis en tout cas, il sait qu’ici mieux vaut éviter de le crier sous tous les toits et par conséquent il se fait discret. Bien qu’à en croire les ricanements des adolescentes, aucune créature du sexe féminin ne le soupçonnait d’être gay. Puis cela lui faisait toujours plaisir de déclencher des réactions. C’était un peu sa petite vengeance, il se sentait fier au fond de lui. Regardez comme la roue tourne, je ne suis plus juste une grosse tête. J’ai tout pour moi à présent, et vous qu’est-ce que vous avez ?

En ces lieux, il se sentait maître de tout. Il savait où se trouvait chaque chose. Une bibliothèque contient tous les savoirs, les réponses à toutes les questions et puisqu’Alfons cherchait la vérité, il allait l’aider à la trouver. Surtout que lui aussi, enquêtait depuis un moment sur le sujet. Plutôt normal quand on sait quand quelle situation il se trouve et combien cela le perturbe. C’est bien simple, depuis l’accident Yan ne pouvait plus vivre comment. Il devait faire attention à tout, et surtout à ne toucher personne car cela le déstabilisait énormément à chaque fois. Il avait déjà du mal avec son propre passé, il n’avait pas besoin de s’encombrer de celui des autres. Il voulait trouver une solution, se débarrasser de ces visions et peut être qu’Alfons pourrait l’aider. Bizarrement, il se sentait proche de lui, il avait confiance ou en tout cas souhaitait lui faire confiance et puis il voyait bien que ce garçon savait quelque chose. C’est pourquoi il n’hésita pas au moment de lui ouvrir la porte de la réserve et de lui donner tous ces dossiers. Alfons en fera forcément un bon usage. Il entra ensuite avec lui dans le bureau presque « secret » de la bibliothèque. Il alluma la lumière, lança l’ordinateur et tout ceci sans dire un mot, d’une manière très calme, lentement. Comme les engins avaient tendance à mettre des plombes à s’allumer, Yan en profita pour observer cet homme qui n’était finalement qu’un inconnu pour lui. Un inconnu qui l’intriguait et l’intéressait de plus en plus. Un bel homme, nul doute. Grand, fin, de beaux traits. L’air d’un enfant, mais tout en étant un homme imposant tout de même. Surement parce qu’il dégage quelque chose, parce qu’il est un peu distant et apparemment très sérieux. L’est-il toujours ? Rien n’est moins sur. Il lui demanda son nom, histoire de savoir et peut être de le retenir. « Alfons. » Voilà qui n’est pas très coréen. Il n’allait pas lui poser des questions sur ses origines, mais cela semblait venir d’un pays germanique. Yan et ses conclusions. Lire des livres ça aide, je vous le jure. Grâce à tous les livres lus dans sa vie, Yan a une culture énorme, et il parle cinq langues différents : anglais, chinois, espagnol, coréen, français. Actuellement, il est même en train d’apprendre le japonais. Un dingue. Le pc enfin en route, Yan laissa ‘ l’invité ‘ prendre place devant et se pencha juste derrière lui. Il lui montra ce qui lui semblait le plus important et surtout le plus utile. Il balança quelques explications d’un ton monocorde et en surlignant les passages intéressants. Il était sur que cette fois-ci, il avait touché en plein dans le mille. Alfons ne voulait pas de vieux livres de contes. Il voulait du concret, du réel, tout comme lui. Il cherchait à comprendre quelque chose. Yan ne savait pas quoi, mais cela ne devait pas être trop différent de son cas à lui. Peut être connaissait-il quelqu’un doté d’un de ces pouvoirs étranges ? Ou alors il se trompait et il n’était qu’un curieux. Mais Yan en doutait fortement. « tu ne te trompes pas. t'es claqué sur le sujet, y a pas à dire. cet événement t'intéresse aussi à ce que je vois. pourquoi ? » Yan soupira tout près du visage d’Alfons, avant de se reculer. Il croisa les bras sur sa poitrine. Pendant de longues secondes il ne dit rien, tout en fixant ses chaussures neuves. Quand il releva la tête, avec un sourire très léger, à peine perceptible, il répondit : « Et toi ? Pourquoi es-tu si curieux ? ». Il ne pouvait pas lui dire pour son espèce de don. Déjà parce qu’il la langue comme nouée, ensuite parce qu’il ne voulait pas être une bête de foire et puis ce n’était pas une bonne idée, voilà tout.

Il revint se mettre derrière lui, et pour passer à autre chose lui montra un article qu’il relut en biais avant de reprendre ses distances. Il vint ensuite à côté de lui, les fesses contre le bureau, il pouvait en même temps le voir de face et il l’observa à nouveau. De belles lèvres. « elle n'a pas l'air de mentir. qu'es que tu en dis toi ? » Un nouveau petit sourire, tout léger, tout riquiqui, mais là quand même car il était heureux de voir qu’il y croyait, et surtout il lui paraissait honnête. Il ne semblait pas trouver cela totalement dingue, irréaliste ou impossible. Non, il avait l’air d’y croire un minimum, assez pour ne pas se moquer de ce que la jeune femme avait écrit en tout cas. Il devait être au courant de quelque chose, il n’y avait pas d’autres possibilités. « tu as lu cet article ? ce mec raconte en gros ce qu'il a vécu après s'être fait foudroyé. il hurle haut et fort qu'à présent il peut contrôler le feu et lorsque tu fouilles dans les commentaires de l'article, tu tombes sur une gonzesse qui lui répond quelle contrôle à présent la météo. » Yan fronça les sourcils, très intéressé et retrouva sa place derrière le jeune homme. Il étudia minutieusement l’article et se mit même à le relire une deuxième fois. Alors il n’était vraiment pas le seul ? Autant de témoignages, cela ne pouvait pas être faux. D’autres personnes s’étaient découvert des pouvoirs surnaturels et ne comprenaient pas. Elles semblaient même au moins aussi perdues que lui. Il soupira. Devrait-il entrer en contact avec elles ? Ce n’était pas vraiment son fort, il n’en avait pas trop envie mais en même temps, c’était peut être le seul moyen de trouver de l’aide. Peut être qu’à plusieurs ils pourraient résoudre le mystère, s’entraider, ce genre de choses. Si au moins quelqu’un connaissait la recette pour contrôler ses foutues visions. Cela lui ferait des vacances. « tu vas peut-être me prendre pour un demeuré, mais moi j'y crois à ces conneries. » Non, il ne le prenait pas pour un demeuré. Loin de là. L’entendre dire cela le soulager à un tel point. « J’y crois aussi. » admit-il. Puis il reprit sa place contre le bureau pour être face à lui. Il attrapa un des dossiers posés sur la table, et lui sortit quelques articles. Il devait en avoir déjà lu certains mais malheureusement, qu’est-ce qu’il y avait à trouver là-dedans ? à part le nombre approximatif de victimes et le fait qu’elles ont miraculeusement toutes survécues. Il relut quelques gros titres en même temps qu’Alfons feuilletait. « cette histoire va me rendre fou. » Yan eut un rire nerveux, et il passa en même temps sa main dans ses cheveux, basculant sa tête en arrière pour observer le plafond. Ah, si Alfons savait dans quel pétrin lui se trouvait, il ne dirait pas ça. Car c’est lui qui allait finir fou à force de voir le passé des autres. Il ne voulait vraiment plus de ça. Il n’y prenait aucun plaisir et n’en prendra surement jamais aucun. Il ferma les yeux, pria pour que quelqu’un envoie un signe ou quelque chose, puis les rouvrit et comme à chaque fois, il ne se passait rien. « Tu veux un café ? » Yan n’aimait pas trop s’attarder sur la question justement parce que cela lui mettait le cerveau en vrac. Il brancha la machine à café au fond de la salle, sortit deux tasses, deux dosettes, et hop, appuya sur le bouton magique. Le bruit de la machine brisa le silence de la pièce, et il apporta la tasse à Alfons. Par mégarde, il le frôla au moment de lui donner la tasse, et manque de chance, ce qui devait arriver arriva. Un espèce de coup de jus passa dans on corps, il resta figé une microseconde. Un petit garçon, une robe, un petit garçon en petite fille. Yan laissa tomber sa tasse au même moment, elle s’écrasa et se brisa répandant le liquide chaud sur le sol. « Putain. » Il s’activa aussitôt pour trouver de l’essuie-tout et se baissa pour nettoyer. « Tu n’en as pas sur ton pantalon j’espère ? » Qu’avait-il vu au juste ? Pourquoi ? Etait-ce Alfons, ce petit garçon ?




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Mar 16 Oct - 10:14


Très vite le vouvoiement c'était envolé. Ça n'avait pas dérangé Alfons, il s'en fichait même totalement pour tout vous dire et puis le respect n'était pas vraiment sa tasse de thé. Rare était les conversations qu'il arrivait à tenir avec les marques de politesse. Il avait eu l'occasion de voyager en Europe plus jeune et toutes les manières que les coréens avaient lui été inconnues, rien à voir avec celles des occidentaux. Le fossé entre les deux cultures est tellement grand, le russe regretta un moment que sa mère n'ait pas prit le temps de lui expliquer la culture de son propre pays. Hormis la langue et les plats qu'elle lui cuisinait lorsqu'elle avait le temps il ne connaissait rien d'autre et il regrettait, regrettait d'être con et impuissant, car il détestait ne rien savoir. Il claqua à nouveau sa langue contre son palais et pouf c'était comme s'il avait tourné la page, maintenant que Yan l'accompagnait et qu'il découvrait qu'il n'était pas le seul taré sur Terre à chercher plus d'infos sur la foudre, il prenait un peu plus confiance en lui : il parlait et c'était déjà un bon début. Après s'être présenté au garçon, il ne tarda pas à prendre place sur le siège juste en face de l'écran. Il ne touchait à rien pour le moment, il avait les bras croisés et se contentait de tout ce que le bibliothécaire pouvait lui dire. L'écouter parler n'était pas rasant, il y prenait même goût. Il ferma un instant les yeux et ça sans même s'en rendre compte. La voix de l'autre résonnait posément au creux de son oreille. Non, il ne se trompait pas, il avait l'impression de faire face à un être parfait. Il ne lui trouvait aucun défaut pour le moment et ça l'énervait au plus profond de lui. Il s'y connaissait, il n'y avait pas à dire, mais pourquoi en était-il venu à rassembler autant d'informations sur ce pauvre sujet qui n'avait pas été traité avec plus de sérieux ? La question lui brûlait les lèvres. Pourquoi ? Voilà, maintenant tu deviens curieux monsieur je n'ai besoin de personne pour vivre sur cette putain de planète. il baissa la tête fixant la tonne de dossier qui se trouvait à sa gauche. « Et toi ? Pourquoi es-tu si curieux ? » Il releva la tête et fixa Yan qui n'était qu'à quelques mètres de lui, un petit sourire se dessina sur les lèvres de l'étranger et plus il se répétait la réponse du garçon dans sa tête, plus son sourire s'élargissait laissant toutes ses dents paraître. Un sourire très naturel, deux fossettes se creusèrent au creux de ses joues. « tu n'as pas répondu à ma question. » il s'humecta les lèvres, posa son coude sur la table et laissa sa tête se reposer sur la paume de sa main. « alors, je ne répondrai pas à la tienne. » espèce de gamin va ! En même temps, il ne savait pas quoi lui répondre, il aurait pu mentir en lui racontant qu'un proche à lui avait été touché par la foudre, mais l'envie ne lui vint pas. Inventer une histoire c'est tout un bordel, il faut des noms et puis trouver des situations cohérentes. Non, il n'était pas d'humeur à lui mentir. Alors, peut-être lui dire la vérité ? Il pouffa de rire à cette pensée, il le prendrait pour un fou. Il n'y avait pas cru lui-même la première fois que c'était arrivé. Il s'était dit avoir fait un cauchemar.

Il consulta l'article que le plus grand lui indiqua, le sourire d'Alfons s'effaça rapidement et le dévora des yeux en silence. Ça n'avait pas l'air d'être faux, c'était si réel, elle avait ressenti les mêmes symptômes que lui. Il leva enfin les yeux et lui dit qu'il y croyait et faible était encore le mot qu'il employait. Il se rappela enfin du blog de ce garçon qui parlait de pouvoir contrôler un élément, il ne tarda pas à le montrer à Yan tout en lui expliquant de quoi il retournait. Ce matin, il avait trouvé ça fou. Il se disait que ça ne pouvait pas être possible, mais maintenant qu'il avait ce bibliothécaire en face, on pouvait le faire croire n'importe quoi. Oui, n'importe quoi. Il le laissa lire silencieusement, Al tourna un instant la tête et admira le profil du garçon. Vraiment beau. Il comprenait maintenant ces lectrices. Un faible sourire se dessina sur ses lèvres et il baissa les yeux. Il lui avoua finalement que le sujet ne le laissait pas insensible, qu'il finissait même par y croire. Il avala difficilement sa salive et revint sur la page google. « J’y crois aussi. » Alfons n'osa pas se tourner vers lui, il entra de nouveaux mots-clés dans la barre de recherche et se figea. Il y croyait...aussi. C'était sûrement la raison pour laquelle il faisait toutes ses recherches. Il reprit place en face de lui et ne dit pas un mot. En vrai, il ne savait pas quoi dire. La meilleure réponse serait un « c'est vrai ? » mais pourquoi lui poser cette question, il lui avait bien confirmé qu'il y croyait et puis il ne lui mentait pas. Il appuya sur la touche entrée et une liste de résultat s'afficha. Peut-être qu'il trouverait d'autres personnes comme ce type qui parlait sur son blog, peut-être qu'ils n'étaient pas les seuls. Si cette histoire allait le rendre fou ? Il pense même l'être devenu depuis qu'il avait découvert qu'il pouvait changer de sexe. Ça lui faisait peur, il s'effrayait. Lui, le petit garçon, l'adolescent qui voulait devenir une femme. Il n'assumait plus du tout. Il avait tellement honte d'avoir pu penser ainsi. Il cliqua sur le premier lien et sourit en entendant le rire du garçon. Il était du même avis ? « Tu veux un café ? » Il hocha de la tête, son regard rivait sur l'écran, il lisait, lisait, mais ne trouvait rien d'important, il changea alors de lien. Finalement, il ne regrettait pas d'être venu ici, il n'avait peut-être pas encore trouvé de solution, mais, sa rencontre avec Yan était tout de même importante. Jamais il n'aurait cru tombé nez à nez avec un homme qui croyait à toute cette folie. Le chapitre après la foudre est tellement difficile à évoquer. Il n'avait jamais pensé qu'un jour il se confierait. Peut-être pas sur son pouvoir, mais sur à ce sujet. Il avait tout de même dit qu'il y croyait et y croire c'est tellement de choses. Il passa sa langue sur la commissure de sa bouche et s'approcha un peu plus de l'écran pour pouvoir y lire l'article : « La foudre m'apporte une mauvaise nouvelle ! » voilà le titre de l'article. Sa peau frôla la sienne et comme tout à l'heure il se recula vivement, Alfons tourna la tête vers lui, son autre main soutenant son menton. C'est quoi ton problèmemec? pensa-t-il alors que la tasse s'éclata sur le sol. Merde. « Putain. » il sourit un peu, tu l'as bien dit mon grand. Il fixa de nouveau l'écran, ne bougeant pas du tout de sa chaise, puis il retourna pour le regarder éponger le liquide sur le sol. Ouais, il est mignon. « Tu n'en as pas sur ton pantalon j'espère ? » Lent à la détente ? Non, pas du tout. Juste très posé, il s'arrêta de rêvasser et jeta un coup d'oeil sur son jean, puis il posa les yeux sur lui. « si. » il pointa de son doigt la petite tâche de café et ne tarda pas à l'éponger avec la manche de son pull. Pas de quoi en faire toute une histoire. C'est pas si grave, pensa-t-il.

Il se leva de son siège et se dirigea les mains dans les poches en direction de la machine à café, il imita les gestes précédents du bibliothécaire. Il ne voulait pas être le seul à boire son café et Alfons avait prit l'initiative de lui en faire un autre. Une fois prêt, il déposa la tasse sur la table, juste à côté du garçon et reprit place sur son siège. « merci, pour le café. » et il avala une première gorgée du liquide brûlant. Il lu attentivement l'article et constata que l'article ne lui apprenait que des choses qu'il savait déjà. « certains disent être devenu bizarre après le passage de foudre. » lit-il à voix haute en faisant la moue devant l'écran. Bizarre, si c'était seulement le mot. Il remonta les manches de son pull et on pouvait distinguer sur l'un de ses avant-bras un tatouage très voyant et magnifique: c'était une méduse. Les contours étaient froncés et très bien fait. La bête s'emparait de son bras. Il prit une grande inspiration et se tourna vers Yan. Il le fixa longuement sans rien dire, il le regardait juste. Il y croyait lui aussi, pas vrai ? « tu sais, je me suis aussi sentit bizarre après le passage de la foudre. » S'il y croyait, il l'aiderait. Il ne put soutenir son regard plus longtemps, c'était comme s'il avait honte de l'avouer enfin à quelqu'un, comme s'il venait de donner l'intitulé même de son pouvoir.




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Mar 16 Oct - 15:12


Tiens, un sourire. Il s’agissait là du premier, n’est-ce pas ? Comme par automatisme - un automatisme inexistant normalement chez lui - il esquissa quelque chose qui ressemblait à un sourire mais en bien plus léger et moins rayonnant que celui d’Alfons. Puis il se pinça les lèvres, comme pour se punir. Ce mec là, cette discussion là, tout faisait qu’il ne pouvait pas être comme avec les autres. Il devrait être froid, distant, et chiant mais rien que parce qu’il l’intrigue, le fait se sentir à l’aise et semble penser comme lui, il ne peut pas. « alors, je ne répondrai pas à la tienne. » quel gamin, quel tête de gamin. Une bouille même. Une sacrée bouille d’ailleurs. Yan pouffa de rire en secouant la tête. Il se sentait en confiance, mais cela ne voulait pas dire qu’il avait confiance. Loin de là, avec le temps il avait appris à se méfier de tout même des plus innocents. Alfons avait l’air innocent, et surtout, il lui paraissait perdu, un peu comme lui. Il cherchait des réponses, comme lui. Quand en auraient-ils ? Quelles étaient les questions qu’Alfons se posait ? Peut être n’était-ce pas tout à fait les mêmes, surement qu’elles étaient un peu différentes des siennes mais quelque chose lui disait qu’elles s’en approchaient fortement et que pour cela il était hors de question de laisser filer cet homme. Pas avant d’en avoir appris un peu plus sur lui en tout cas. Cela s’imposait de plus en plus comme une obligation ou plutôt comme un besoin. Il désirait tellement trouver de l’aide ou même, ne serait-ce que du réconfort ou une épaule sur laquelle s’appuyer. Il n’avait pas nécessairement besoin de quelqu’un comme lui, avec un pouvoir étrange et glauque, mais juste quelqu’un qui y croit au moins autant que lui. Et à en croire les aveux de l’étranger, il venait de tomber sur la bonne personne. C’est dingue comme le hasard fait bien les choses quelques fois. Alfons aurait pu poser sa question à une de ses collègues, être mal orienté et ne plus jamais revenir. Mais non, c’était Yan derrière le comptoir à ce moment. Merci destin. Un moment, il s’égara dans tout ce flot de pensées, pendant qu’Alfons effectuait encore quelques recherches. Il songea à ce trou noir après l’accident, à ses symptômes, à ses blessures inexistantes et tout le reste. C’était tout de même assez incroyable de s’en sortir aussi bien après avoir été foudroyé par la foudre. Il se laissa aller à quelques suppositions. Pourquoi s’intéressait-il à la foudre ? Un proche avait-il été foudroyé ? Il fallait au moins ça pour être aussi curieux. Ou alors, il avait lui-même été frappé par la foudre. Yan l’observa du coin de l’œil. Rien ne laissait croire à une telle chose. Il devait être en parfaite santé. Mais lui aussi non ? Yan vivait plus ou moins normalement de puis ce terrible jour, exception faite pour ces symptômes bizarres. Il poussa un long soupire. Un café vite.

Il en proposa un à Alfons, et puisqu’il accepta, il en prépara deux. Encore et toujours perdu dans ses pensées. Tellement perdu, qu’il ne fit pas attention au moment de lui donner la tasse et pourtant Yan avait appris à éviter le moindre contact physique. Il toucha à peine les doigts du bel inconnu qu’il se figea immédiatement. Un courant électrisa tout son corps et des images défilèrent. Un petit garçon dans une robe de fille. Il rit et se regarde dans le miroir. Il a l’air heureux. Yan retourne à la réalité, voit à nouveau Alfons en face de lui et lâche la tasse ainsi qu’un mot vulgaire ce qui, encore une fois, n’est pas son genre. Venait-il de voir Alfons ? Oui, cela ne pouvait être que lui. Il l’avait touché, c’était donc son passé. Perturbé, il se précipita pour chercher de quoi nettoyer sa bêtise. Il espérait au moins n’avoir pas taché ce mec, ça le ferait pas trop. Aucun visiteur n’avait envie d’être aspergé de café brulant. « si » Yan releva brusquement la tête prêt à s’excuser jusqu’à la mort quand il croisa le regard du russe. Sa bouche resta légèrement entre-ouverte, il fronça les sourcils. Dans sa tête, le visage de l’enfant et celui d’Alfons se superposèrent. Il bredouilla quelque chose qui ressemblait à ‘ pardon ‘ avant de se lever pour aller ranger le torchon. Quand il revint, il fut surpris de voir Alfons devant la machine à café, en train d’en faire un autre. Il ne lui adressa pas un sourire pour autant, mais le geste lui fit plaisir et il le remercia d’un signe de la tête. Il prit sa nouvelle tasse et avala la première gorgée qu’il lui brula la langue. Il grimaça, et sortit même un peu la langue avant de la rentrer d’un coup. Quel nul. Il reposa la tasse. Il préférait boire son café froid. Etrange oui. « certains disent être devenu bizarre après le passage de foudre. » Bizarre ? Lui avait été à deux doigts d’appeler un gynécologue pour lui demander s’il était vraiment impossible qu’un homme tombe enceinte. C’est pourquoi il se pencha pour lire ce qu’Alfons venait d’énoncer à voix haute. Presque comme un robot il repéra les mots clés et les informations les plus importantes. Du déjà vu, déjà lu. Mais lire un témoignage de plus le réconfortait toujours un peu, surtout qu’il n’y en avait pas des tas et que malheureusement la plupart étaient anonymes. C’était néanmoins mieux que rien. Lorsqu’il baissa les yeux, il aperçut le tatouage du garçon. Il esquissa un mouvement pour le toucher mais non, il ne pouvait pas, cela ne faisait pas et il risquait de déclencher un autre flashback. « tu sais, je me suis aussi sentit bizarre après le passage de la foudre. » Il se raidit à l’entente de cet aveu. Il s’était foudroyé, maintenant Yan en était presque sur, sinon pourquoi dirait-il cela ? Il ne peut pas s’être senti mal juste parce qu’il a assisté à l’orage. Il se retourna dans un geste un peu brusquement bousculant légèrement Alfons sans le vouloir. Deuxième souvenir. Alfons enfant, se maquillant. Il ferma très fortement les yeux puis les rouvrit et s’éloigna un peu de lui, lui tournant le dos. « Moi aussi, je me sens bizarre depuis. » Il passa une main sur son front où des gouttes de sueurs perler. Quand d’un coup la porte s’ouvrit.

Une femme d’une trentaine d’années, sa collège. Elle fronça les sourcils en voyant un visiteur dans la pièce et posa ensuite son attention sur Yan. Elle l’attrapa par le poignet, provoquant d’autres visions encore. Stop, ça suffit, assez. Elle le tira vers lui et Yan se laissa faire dégageant un peu violemment sa main ce qui surprit la bibliothécaire. « Yan, qu’est-ce que tu fais ? » Il ne lui répondit pas, la tête lui tournait. « Et qu’est-ce que ce type fait ici ? Cela ne te ressemble pas. Tu es si sérieux. » Yan leva les yeux au ciel, et avant qu’il ne puisse expliquer le pourquoi du comment, elle éleva la voix en regardant Alfons. « Veuillez quitter cet endroit jeune homme, aucun visiteur n’est autorisé ici. » Pourquoi venait-elle l’ennuyer comme ça ? Dans un moment aussi important que celui-ci surtout. Il la poussa vers l’extérieur en murmurant qu’il allait se dépêcher de revenir mais qu’il avait encore quelque chose à faire, il prétexta qu’Alfons était un ami qui faisait une thèse et même si pas vraiment convaincu, elle s’en alla et ferma la porte derrière elle. Ou plutôt, Yan claqua la porte derrière elle. Il s’adossa à celle-ci et planta son regard si profond, si gênant, voir particulier dans celui d’Alfons. « Tu te déguisais en fille quand tu étais petit. » Rien de plus, rien de moins. « Tu te maquillais même. » Ajouta-t-il. Il n’était pas là pour se moquer de lui, à vrai dire il avait assez de maturité pour n’y voir aucun intérêt. Il lui passa devant, éteignit l’ordinateur, rangea les feuilles qu’il avait sorti d’un des dossiers et vida ensuite sa tasse d’un seul coup. Il ferma les yeux, prit une grande respiration, avant de s’installer comme précédemment, les fesses contre le bureau. Il garda un moment la tête baissé, puis un rire nerveux s’échappa d’entre ses lèvres. « Il faut vraiment que je retourne bosser. Je t’enverrais des photocopies, pour ça laisse ton adresse mail à l’entrée. » Il ne pouvait pas partir comme ça, quelque chose lui disait qu’il ne pouvait pas. Cet homme était comme lui. Il le sentait du plus profond de ses entrailles. Et c’est ce sentiment étrange mais envahissant qui le poussa à poser ses doigts sur son poignet. Encore des images. Il entend une langue. Ce n’est pas du coréen. C’est germanique. De l’allemand. Il rangea sa main dans son dos, prit les dossiers, contourna Alfons et ouvrit la porte. « Tu es né en Allemagne. » Il resta là, debout à le regarder.




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Mar 16 Oct - 23:30


Le bon Dieu est injuste. Il ne punit jamais les bonnes personnes. Pourquoi la foudre l'avait touché lui et pas un autre ? Il se souvient avoir vu un garçon sur le trottoir juste en face, des voitures passaient aussi. Mais apparemment, il avait été le seul blessé dans les environs. C'était une punition, n'est-ce pas ? Sa punition pour avoir voulu modifier la création du tout puissant. Ça avait bien l'air d'en être une, il en était même sûr. Il avait désiré être comme sa grande soeur. Il la voyait se maquiller, se vernir les ongles, se coiffer et il adorait la regarder faire. Il s'était même amusé à le faire en cachette pour commencer, puis sous les yeux de sa soeur qui avait prit l'habitude de l'aider par moment. Il se sentait beaucoup mieux lorsqu'il portait des vêtements de femmes et ça jusqu'à qu'il ait 14/15 ans. Après ça, il ne pouvait plus se le permettre et ça le bouffait. Ses parents étaient rentrés de l'étranger pour de bon et il devenait un homme. Un très bel adolescent, il n'avait plus ses traits purs et innocents. A partir de là, il était devenu désagréable, la haine le bouffait, il détestait le monde, il en voulait à tout le monde. Le gentil Alfons n'était plus de ce monde, il est mort comme il dirait à son père. Il avait décidé d'emmerder le monde maintenant. Il pensait que plus rien ne pouvait l'arrêter, la foudre l'avait fait. Elle l'avait littéralement changé. Il avait toujours rêvé d'être une femme, n'est-ce pas ? Alors pourquoi ne se sentait-il pas heureux ? La foudre l'avait comme exaucé, non ? Son coeur se sera, il n'arrivait jamais à répondre à cet autre garçon qui vivait dans sa tête, sa conscience. Elle était beaucoup trop forte pour lui. Alors, il se taisait, il n'avait rien à dire, rien à répondre: Mais maintenant je n'en veux plus! Réponse de sale gosse. Il ne pouvait tout de même pas lui répondre ça, si ? Elle s'était déjà moqué de lui à plusieurs reprises, il ne voulait pas que ça recommence. Il ouvrit le placard et en sortit une tasse similaire à la sienne, il y versa le liquide très chaud et l'apporta au plus grand. Voilà, comme ça il ne serait pas le seul à boire. Il détestait vraiment cette sensation - normalement on déteste lorsque quelqu'un nous regarde et bien c'est toutes autre chose avec lui - il s'humecta les lèvres et porta doucement la tasse à ses lèvres, il en but une longue gorgée et reposa la tasse à côté du clavier. Il continua de lire l'article essayant de trouver un nouvel indice, quelque chose qui le ferait peut-être avancer dans ses recherches. La phrase qui suivie, il ne put s'empêcher de la dire à voix haute attirant l'attention du bibliothécaire qui reprit sa place derrière lui. Ouais, y a pas à dire la sensation que l'on ressent pendant les premiers symptômes est atroce, on se sent faible, on perd connaissance. On se réveille et on pense que ça y est c'est terminé mais c'est encore pire. Il en avait bavé et il en bave encore, il ne sait toujours pas comment fonctionner le don que la foudre lui a donné. Ça venait subitement, ça arrivait souvent le matin. Ça lui était arrivé une seule fois dans un lieu public en Russie et il avait pensé qu'on lui arrachait les entrailles et ça même après la transformation. Il leva les yeux pour pouvoir le regarder, il était peut-être temps de lui dire qu'il s'était lui aussi senti bizarre après cet événement. Il comprendrait, il n'était pas obligé de lui faire un dessin n'est-ce pas ? Alors, il lui avoua ça, il baissa les yeux, c'était la honte qui le faisait agir de cette façon. Lorsqu'il évoquait cet événement et bien voilà, il se rappelait de tout ce qui s'était passé avant et même après.

Le silence dans la salle ne l'aida pas à se détendre, il était vraiment tendu. Il baissa un peu plus la tête, comme s'il voulait se cacher. Lorsqu'il le bouscula Alfons reprit ses esprits et releva doucement les yeux, comme un chien battu. Il avait les yeux fermaient, il commençait à flipper. Il lui tourna le dos et ça l'acheva. « Moi aussi, je me sens bizarre depuis. » Hein ? La porte s'ouvrit brusquement, Alfons tourna la tête vers la nouvelle arrivante, il la considéra lentement tandis qu'elle s'approchait de Yan. Alfons constata qu'il n'avait pas l'air très bien. Il aurait pu intervenir, mais il ne fit rien. Ça n'était pas son problème, il avait déjà l'air d'être de trop, alors bon. Il ne fit pas attention aux messes basses des deux personnes. Lui aussi...alors... Il secoua doucement la tête, c'était possible. Il était tombé sur la bonne personne alors ? Il avait été foudroyé, n'est-ce pas ? Il se figea et tourna la tête vers la femme qui lui adressait la parole. Il n'y fit pas trop attention, il la regardait, mais il n'était plus là. Choqué, voilà dans quel état il était. Ça ne pouvait être que ça, il s'était fait foudroyé, pas vrai ? La porte se referma, Alfons put remarquer que la femme n'était plus là. Plus là pour lui faire chier. Il se leva et croisa le regard du garçon, il soutenut le regard. Il voulait une explication et il l'aurait par tous les moyens, il ouvrit la bouche mais l'autre le coupa : « Tu te déguisais en fille quand tu étais petit. » il se figea « Tu te maquillais même. » il aurait voulu lui répondre, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il venait de lui foutre la réalité en face. Qu'es qu'il cherchait ? Alfons se tût. Il baissa la tête, voilà qu'il n'osait même plus lui faire face. Comment ce mec était-il capable de savoir tout ça ? Ils se connaissaient ? Peut-être qu'ils étaient tombés dans la même classe à un moment de sa vie ? Peut-être qu'il connaissait sa soeur, non ? Alfons eut comme un vertige, il manqua de tomber et il se retint une fois de plus à la table, il prit même place sur le meuble. Il mourrait de honte et c'était bien le seul moment où il perdait tout contrôle de lui-même, le seul où il n'était plus si sûr de lui et hautain. Il redevenait un petit gamin, quelqu'un sans défense. Il expira bruyamment pour faire évacuer toute cette pression, ces questions qu'il se posait. Le choque. Yan vint se poser à côté de lui. Barre-toi ! Laisse-moi tranquille! Il avait la haine, la haine qu'on puisse le déstabiliser à ce point, il détestait vraiment ça. « Il faut vraiment que je retourne bosser. Je t'enverrais des photocopies, pour ça laisse ton adresse mail à l'entrée. » Il s'en foutait. Il s'en fichait à présent, il venait de le mettre à nu ! Il passa une main sur son front, ça n'allait vraiment pas, il se sentait horriblement mal pour tout vous dire. Son ventre, il sentait que les nausées ne tarderaient pas, mais il ne faisait rien pour partir. Au plus profond de lui, il voulait tout savoir. Comment et pourquoi ? Il lui toucha le poignet et il ne réagit pas non plus. Il était vraiment ailleurs, perdu. Il n'en revenait pas. Il relâcha son poignet et le garçon baissa davantage la tête. Il se sentait vraiment mal. « Tu es né en Allemagne. » il fronça les sourcils, là c'était beaucoup trop :« c'est quoi ce bordel ? comment tu sais tout ça ? » il regarda la porte grande ouverte, il n'était à côté de celle-ci, il ne pouvait tout de même pas se barrer après ça. « tu as été foudroyé en plus de ça, pas vrai ? c'est pour ça que tu t'intéresses de si près à cet événement, hm ? » une cloche retentit dans sa tête. Attend, il a été foudroyé. alors c'était ça. Voilà que tu te mets à réfléchir mon garçon, fait moi travailler ce cerveau paresseux ! Il a été foudroyé et les événements qu'il te remémore sont du passé. Tu piges, ducon ? il ouvrit grand les yeux, c'était comme si son coeur c'était arrêté un instant. Il venait de faire le rapprochement. Le passé, le passé, le passé. « tu peux voir dans le passé. » t'as tout pigé mon 'tit.





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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Mer 17 Oct - 19:34


Alors c’était ça ? Il ne s’était pas trompé. Il en était sur maintenant qu’Alfons lui avait avoué se sentir étrange. Lui aussi, avait été frappé par la foudre. Il ne pouvait pas y avoir autre chose. Sinon, pourquoi aurait-il confié cela ? Les deux étaient forcément liés, et le seul lien possible était celui-là. Alfons, tout comme lui, avait été foudroyé. La réaction fut comme immédiate, presque un reflexe. Il se retourna un peu brusquement pour le regarder. Dans son geste, il le bouscula légèrement. Rien de bien méchant, ou presque. Car à nouveau il eut une vision. Le même petit garçon mais qui cette fois s’amusait avec du maquillage, probablement celui de sa mère ou de sa sœur s’il en avait une. Le petit Alfons. Voir le passé des autres perturbait énormément Yan. Autant il adorait fouiller dans le passé des gens morts, autant il n’était pas vraiment d’une nature curieuse quand cela concernait les gens qu’il côtoyait tous les jours, et encore moins si c’était des inconnus. Il se sentait toujours comme gêné, il avait l’impression de violer leur intimité et surtout de leur prendre quelque chose qui ne lui appartenait pas, sur quoi il n’avait aucun droit, aucune permission. Puis, il était assez hanté par le sien. Inutile de voir les fautes ou les souvenirs des autres. Il avait suffisamment à faire avec ses regrets à lui. Malheureusement, depuis la foudre, il ne choisissait pas. Il essayait pourtant de fermer son esprit en quelque sorte, mais cela ne fonctionnait pas. Il devait pourtant bien y avoir un moyen de contrôler ces visions ? Elles n’allaient tout de même pas continuer à apparaître n’importe quand et surtout quand bon leur semblent. Puis il espérait aussi de tout son cœur la disparition de ces foutus symptômes justement. Il en avait assez de se sentir l’âme d’une femme enceinte. Nausées, vertiges, maux de tête, fatigue. Son corps ne pouvait plus endurer cela. Il se demandait d’ailleurs si Alfons souffrait autant que lui, probablement. C’est pourquoi il lui avoua à demi-mots que lui aussi se sentait bizarre depuis l’orage tout en prenant un peu ses distances. Il avait des sueurs froides et comme de la fièvre. Quelle horreur. Il avait peur de le regarder à présent. Il avait vu des choses qu’Alfons devait surement enfouir au fond de sa mémoire. Il ravala difficilement sa salive. Une sorte de panique le prenait et cela n’allait vraiment pas l’aider. Il devait reprendre son calme, engager une discussion avec ce garçon et obtenir des explications. Il voulait savoir ce que lui savait. Et surtout s’assurer qu’il avait bien été foudroyé lui aussi avant de n’ajouter quoi que ce soit qui pourrait le faire passer pour un grand malade mental.

C’est ce moment précis que sa collègue choisit pour venir les déranger. Oh, habituellement, il l’aimait bien. Il se confiait même souvent à elle, car il retrouvait dans son caractère un peu exubérant celui de ses grandes sœurs. Mais là tout de suite, elle l’emmerdait. Elle le faisait royalement chier. Et comme si elle n’en faisait pas assez en les interrompant, elle le touchait et provoquait de nouvelles visions non-désirées. Dès qu’il revint au monde réel, il fut prit de nouveaux vertiges et tangua un peu mais cela n’inquiéta pas du tout la bibliothécaire qui continua de le sermonner. Oh ta gueule please, et dégage ! Il se débrouilla pour la faire partir au plus vite grâce à un petit mensonge et surtout en la poussant vers la sortie. Il claqua même la porte derrière dans un grand fracas qui l’effraya lui-même. Histoire de ne pas s’effondrer, il s’adossa à la porte. Ses jambes le portaient difficilement. Il se sentait très faible et se demandait comment il allait tenir le reste de la journée. Il l’avait déjà fait bien sur, mais à chaque fois c’était une épreuve et une fois chez lui il dormait plus de douze heures pour récupérer. Bref, pour le moment, il avait un tout autre souci enfin, si on peut appeler ça un souci. Son regard s’accrocha à celui d’Alfons. Il fallait qu’il lui dise, qu’il lui prouve surtout. Il ne devait pas le prendre pour un grand malade. Il allait sans doute le choquer mais il se sentait obligé de le faire. Alors il dévoila ce qu’il avait vu de lui et à en juger par son expression cela ne lui plut pas du tout. Mais le jeune homme ne lui répondit pas, il resta figé un moment avant de s’assoir sur le bureau. Yan soupira, que pensait-il ? Qu’il était détective privé ou un truc du genre ? Avait-il compris le message ? Ou le prenait-il pour un psychopathe ? Qu’importe, il devait retourner travailler ou quelqu’un d’autre viendrait lui remonter les bretelles. Il commença à tout ranger, avala son café en une fois et pour ne pas le laisser comme ça, il lui demanda de laisser son adresse mail à l’accueil. Pourtant, quand sa raison lui disait de partir, quelque chose d’autre le retenait ici. Il ne pouvait vraiment pas le laisser comme ça. Pas après le choc qu’il venait sans doute le faire subir mais surtout, il ne pouvait pas le laisser lui échapper. Il ne se sentait pas quitter quelqu’un qui apparemment était comme lui. C’est pourquoi, pour la toute première, il chercha à provoquer de lui-même une vision et toucha Alfons. Cela l’électrisa et à nouveau il l’aperçut. Des images passent et la seule chose qu’il retient c’est la langue. Il avait vécu en Allemagne, non, il y était né, Yan en était sur. Il lui balança ça comme ça alors qu’il s’approchait de la porte, prêt à partir. « c'est quoi ce bordel ? comment tu sais tout ça ? » Yan haussa les épaules. Allez Alfons, fais un petit effort. Tu vas trouver tout seul, c’est facile. « tu as été foudroyé en plus de ça, pas vrai ? c'est pour ça que tu t'intéresses de si près à cet événement, hm ? » Yan avec un petit sourire, hocha la tête de bas en haut. Les connexions se faisaient et bientôt Alfons allait comprendre. C’était même imminent. Alors il fit quelques pas vers lui, jusqu’à être à nouveau à sa hauteur, même très proche, à peine un mètre le séparait du jeune homme. Il le regardait, détaillait une énième fois les traits de son visage, fixait tantôt ses yeux, tantôt ses lèvres. Il l’attendait au tournant. « tu peux voir dans le passé. » Yan ne lui répondit rien. Avait-il réellement besoin de lui répondre ? Alfons avait trouvé tout seul. Il n’avait eu besoin que de quelques indices. Il tendit alors sa main juste derrière cet inconnu - qui n’en était plus un - pour attraper un stylo. Il vérifia sur une feuille qu’il fonctionnait, et prenant le bras du rouquin, il remonta sa manche. « Viens chez moi ce soir. » En prononçant ses mots, il se mit à écrire son adresse sur son bras, et même son numéro de téléphone. Le pire étant qu’en simultané il sentait des picotements et voyait des choses. « Je crois qu’on a besoin de parler tous les deux. » Il lâcha brusquement son bras, dès qu’il eut écrit le dernier chiffre ayant eu une vision un peu plus intime, même si elles l’étaient toutes. Il fronça les sourcils, surpris de pouvoir voir ce genre de choses et tout en pouffant quelque peu laissa échapper. « C’est que tu as un bel engin. » Cela ne lui ressemblait pas, oui mais attendez, il venait de le voir sortant de la douche et ne pouvait pas garder cela pour lui, c’était comme sorti tout seul. D’ailleurs, ses joues prirent une légère teinte rosée. Il oublia bien vite ces images, rattrapé par un maux de tête qui le prirent d’un coup. Une migraine atroce, qui lui demanda quelques secondes s ans bouger. Cela ne suffit pas à prévenir le vertige qui suivit tout naturellement et il manqua de tomber. Il s’accrocha à Alfons pour ne pas tomber et sa tête lourde échoua sur son épaule. « Il faut vraiment qu’on en parle. Au calme. »

Il resta sans bouger quelques microsecondes puisqu’il réalisa rapidement ce qu’il faisait. Il n’allait pas tomber dans les pommes dans ses bras. Il se redresse comme il put et tourna les talons après lui avoir adressé un dernier sourire qui se voulait rassurant. Il rejoignit l’accueil assez rapidement histoire de pouvoir s’assoir et surtout se poser tranquillement. Avachi sur le comptoir, la tête entre ses bras, il ferma les yeux. Sa tête lui tournait et il se sentait partir mais dans cette position, il avait plutôt l’air de dormir.




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Jeu 18 Oct - 23:03


Voilà, maintenant, il se sentait mal. Maux de tête, maux de ventre, cette envie de vomir et tout ça en même temps. Il se retint de toutes ses forces au bureau, il était presque sûr que sa transformation voulait refaire surface et le fait de s'en être prit plein la gueule n'arrangeait pas les choses. Le bibliothécaire était au courant d'une bonne partie de son enfance et pourtant, il était persuadé de n'être jamais tombé nez-à-nez avec ce garçon. Il ne le connaissait pas. Alors, comment ? Il n'en pouvait plus de réfléchir, c'était comme un supplice, une torture et le pire c'est qu'il ne savait pas quoi lui dire. Il se taisait, il n'osait même plus le regarder en face parce qu'il avait trop honte. Son point faible: le passé. Il ne comprenait pas, il ne comprenait rien, il avait beau essayé de réfléchir les pièces de son puzzle n'allaient pas ensemble. Putain, ça colle pas! Il stressait, il tremblait un peu, bientôt il crèverait sous toute cette pression. Il finit par ouvrir la bouche et le lui demander directement. En le voyant haussait des épaules, Alfons pensa à lui casser la gueule. Il se jouait de lui en plus de ça ? Il avait été foudroyé, c'était donc pour ça que le jeune homme s'intéressait à cet événement, il n'y avait pas de doute. Précédemment, il lui avait avoué que lui aussi il s'était senti bizarre après le passage la foudre. Cette voix dans sa tête, la poussait à bout. Lui avait été touché par la foudre et avait acquis le don de pouvoir changer de sexe, le blogueur pouvait contrôler le feu. Les êtres foudroyés - et survivants - obtiennent donc un don. Il leva les yeux, maintenant il n'était plus qu'à un mètre de lui, impossible...Et lui alors, il pouvait voir dans le passé, n'est-ce pas ? Tous les souvenirs qui lui avaient évoqués provenait du passé. Un putain de choque, c'est moi qui vous l'dit. Yan, ne dit rien. Alors, c'était bien ça ? Il venait de taper dans le mille. Un rire nerveux s'échappa d'entre ses lèvres, alors il avait raison. La foudre est vicieuse, il n'y a pas à dire. Un « putain. » s'échappa d'entre sa bouche charnue, il fixa attentivement le garçon. Quel don pervers, sale et lui qui pensait avoir touché le fond, il n'était pas le pire. Il ne bougea pas d'un poil lorsqu'il lui saisit le bras, il n'en avait même plus la force. C'était bel et bien un choque, je ne vous dis pas le bordel qu'il se passait dans sa tête. « Viens chez moi ce soir. » il hocha de la tête reprenant ses stupides habitudes. La pointe du stylo s'enfonça avec délicatesse dans sa peau, il y inscrit son adresse, son numéro de téléphone, ça lui avait paru comme une éternité. « Je crois qu'on a besoin de parler tous les deux. » il libéra le bras du russe qui hocha une nouvelle fois de la tête. Il ne savait pas quoi dire, les questions ne sortaient pas, sa gorge n'arrivait plus à créer de son. Il posa sa main sur son visage, se bouchant carrément la vue, il sentait les nausées lui revenir. Il fallait qu'il se casse au plus vite avant qu'il ne dégueule sur le sol. Elles n'étaient plus bien loin. « C'est que tu as un bel engin. » il se découvrit lentement la vue, son regard était plein d'incompréhension. Il redescendit tout doucement sur Terre, il le fixait encore et lorsqu'il rougit faiblement il se souvint qu'il n'avait pas à faire avec n'importe qui. Est-ce qu'il parlait bien de... ? Il eut un brusque mouvement de recule. « me dit pas des trucs comme ça, bordel. » et encore il retenait ses mots, Alfons aurait voulu l'étrangler pour qu'il ne puisse plus accéder à son passé. C'est du viol! et voilà qu'il se mettait à se plaindre. Il pouvait aussi voir ce genre de choses, ça le gênait tellement. Il déglutit et baissa un instant la tête, il voulait rester avec lui-même. Il fallait qu'il réfléchisse.

« eh ! tu vas bien ? » dit-il alors que l'autre venait de poser sa tête contre son épaule. Est-ce que son pouvoir lui demandait beaucoup d'efforts ? Il était dans un état pitoyable et il pensait vraiment aller bosser dans cet état? Il ne tient donc pas à la vie ? « Il faut vraiment qu'on en parle. Au calme. » là n'était pas le problème ! Il fut prit d'un long soupir « tu comptes vraiment reprendre le boulot en plus. quel genre de mec t'es. » il n'allait tout de même pas jouer le grand-frère. C'est vrai qu'il s'inquiétait un peu pour son état, mais il ne pouvait pas l'empêcher de faire ce qu'il avait à faire. D'une, ils n'étaient pas assez proches pour que ce soit le cas et de deux, c'est un grand garçon, il sait encore ce qu'il fait. Il se contenta de soupirer une dernière fois et de le laisser prendre lui-même ses distances. Il espérait tout de même qu'il n'allait pas lui faire un malaise, il ne pourrait pas vraiment l'aider, surtout qu'il ne se sentait pas bien non plus. Il le regarda s'éloigner, il y retournait vraiment. Il saisit son ipad éteint la lumière et le suivi de très près. Lorsqu'il sortit de la pièce, il présenta ses excuses à cette femme, il n'avait pas l'air très convainquant. Il ne la regardait pas dans les yeux - ou juste à certains moments - et ses excuses sentaient le faux, on aurait dit qu'on l'avait obligé à le faire et qu'il s'en fichait totalement. Il sortit alors de la bibliothèque après avoir jeté un dernier coup d’œil sur le garçon. En espérant qu'il ne lui arrive rien de bien grave.

Une fois rentré chez lui, il dût attendre moins de dix minutes pour que les nausées se libèrent de sa gorge. A chaque fois qu'il pensait que c'était terminé, c'était repartit pour un tour. Bien évidemment, il ne tarda pas à laisser place à des formes féminines, une poitrine généreuse, des cheveux beaucoup plus longs et des mains affreusement parfaites. Ses doigts fins, ses ongles légèrement court. C'est effrayant et pourtant, il en avait rêvé. Le garçon flottait dans ses vêtements, Alfons déboutonna le bouton de son jean et comme toujours il examina la chose qu'il avait entre les jambes. C'est pas possible! Il grogna. Il avait toujours la même réaction, il n'y croyait jamais. Il était devenu une gonzesse. Après cet épisode « inévitable », il récupéra son corps au bout de trente minutes. Il prit le temps de se doucher, se brosser les dents et de remettre les mêmes vêtements. Il n'avait pas demandé au garçon à quelle heure il finissait, quel crétin. Il regarda la grande horloge de la maison :18h50. Alfons saisit son ordinateur portable et se munit du bout de papier sur lequel il avait inscrit l'adresse du bibliothécaire au propre. Il entra l'itinéraire et constata qu'il ne vivait pas trop loin, bon...un peu...le nord de la ville ? Okei. Il prendrait un taxi, jouer l'aventurier c'est pas trop pour lui. Il appela alors un taxi et lui demanda de venir le chercher sur les coups de 19h30. Il fut surpris de le voir à l'heure. Il monta derrière et passa le bout de papier au chauffeur qui l'y conduit sans poser de question. Pendant tout le trajet il était resté silencieux, pas un seul mot n'était sorti de sa bouche. Il avait posé sa tête contre la vitre et s'était aventuré dans ses propres pensées. Il avait tout vu. Maintenant, il savait presque tout de lui et ça sans le connaître. Juste flippant. Il avait pu observer que c'était en entrant en contact avec les gens qu'il pouvait accéder aux souvenirs. Il avait dû le toucher à chaque moment et c'était sûrement pour cette raison qu'il prenait ses distances lorsqu'il le frôlait. T'es pas si bête. le provoquait encore son autre. Il régla le chauffeur et le remercia d'un mouvement de tête. Voilà, il y était. Il se trouvait devant cet immense immeuble, en plus de ne pas lui avoir demandé l'heure à laquelle il finissait, il ne lui avait pas demandé l'étage - enfin si tu l'avais su - il composa tranquillement le numéro du garçon et porta le téléphone à son oreille. « tu aurais peut-être dû préciser que tu habitais dans un bâtiment. » voilà ce qu'il lui dit au bout du téléphone.




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Dim 21 Oct - 8:39


Yan avait difficilement tenu le reste de la journée. En fait, il avait dormi jusqu’à la fermeture de la bibliothèque sous le regard inquiet de ses collègues qui, à plusieurs reprises, étaient venues vérifier qu’il respirait encore. Elles savaient qu’il n’était pas en grande forme en ce moment, et comme elles s’entendaient bien avec lui, elles avaient eu un peu pitié voir mal au cœur à le voir ainsi, c’est pourquoi elles avaient décidé ensemble de le laisser dormir. C’est en les entendant s’activer pour remettre les chaises sur les tables qu’il se réveilla. Difficilement il se redressa, et se frotta les yeux comme un enfant tout en baillant. Il fronça les sourcils ne comprenant pas pourquoi elle rangeait déjà. On fermait plus tôt aujourd’hui ? Il avait l’impression d’avoir dormi à peine dix minutes mais lorsqu’il regarda l’heure sur son portable, il réalisa la chose. Il se frappa l’os frontal. Est-ce seulement possible de dormir autant et aussi mal ? Non mais, quel idiot. Et puis pourquoi personne ne l’avait réveillé ? Il se leva brusquement de sa chaise, et à ce moment, elles arrivèrent toutes. La bibliothèque était rangée, prête à accueillir les femmes de ménages. Il allait leur demander pourquoi elles ne l’avaient pas réveillé mais en voyant leurs petits sourires, il ne put se résoudre à s’énerver. Elles n’avaient rien fait de mal. Elles avaient juste eu de la peine pour lui. Même si Yan ne supportait pas que quelqu’un ressente de la pitié envers son cas, il souffla un faible merci et les suivit dans les coulisses pour récupérer sa veste ainsi que ses affaires. Il se dépêcha de sortir, car bien sur il n’avait pas oublié le rendez-vous qu’il avait donné à Alfons. C’était même ce qui l’avait hanté durant tout son rêve. Il courut presque jusqu’à l’arrêt de bus, et heureusement il arriva cinq secondes après. Il n’avait pas donné d’heure précise à Alfons, mais il espérait tout de même avoir le temps de se doucher pour se détendre un peu et reposer sa pauvre tête qui le faisait toujours terriblement souffrir. Il prendra des médicaments aussi, peut être que ça aidera cette fois. Il continuait d’espérer. Il arriva dans son quartier et marcha d’un pas rapide jusqu’à son immeuble. Il prit l’ascenseur pour ne pas trop se fatiguer, puis pour une fois qu’il n’était pas en panne autant en profiter, salua son voisin qui sortait une fois arrivé à l’étage et put enfin retrouver son chez lui. Lorsqu’il ferma la porte derrière lui, il prit une grande bouffée d’air, comme si celui de son appartement était plus pur que les autres. Il jeta un coup d’œil à l’horloge, bon, il avait surement le temps de se rafraichir et de se remettre un peu de ses émotions de la journée. Il chercha des vêtements propres dans son armoire et se glissa la douche. Il laissa longuement couler l’eau sur son corps, alors que ses pensées tourbillonnaient. Il réfléchissait, se questionnait et cherchait un sens à tout cela. Par-dessus tout, il se demandait quel genre de pouvoir avait Alfons, car il en était persuadé, il en avait un. Il n’avait même plus de doute à propos de cela. Il soupira, et entreprit sa toilette. Allez, il ne fallait pas qu’il reste trop longtemps non plus ou bien il allait l’accueillir en serviette de bain. Il quitta la douceur de l’eau pour l’atmosphère froide de son appartement, se sécha et s’habilla. Un haut blanc et un jean, rien de plus simple. Il allait se sécher les cheveux quand, depuis la salle de bain il entendit son téléphone sonner. Il râla un peu, qui pouvait bien l’appeler ? Il le récupéra dans la poche de sa veste, décrocha, et reconnu immédiatement la voix d’Alfons qui lui reprochait de ne pas lui avoir dit qu’il vivait dans un bâtiment. Il pouffa de rire, quel mec ingrat. « Quatrième étage. Il y a un ascenseur pour les fainéants si jamais. » Lâcha-t-il avant de raccrocher. Il déposa son téléphone sur la table, et se rendit dans la cuisine pour vérifier qu’il restait quelque chose à proposer à son invité. En voyant le frigo plein, il leva les yeux au ciel, ah oui, il avait fait les courses hier, mémoire de poisson. Enfin seulement pour ce genre de détails parce que quand il s’agit de retenir des dates, là il n’y a aucun problème apparemment. Surtout quand on sait la quantité d’informations qui grouille dans son cerveau.

Il l’attendit sagement sur le pas de la porte, et dès qu’il arriva, se poussa pour le laisser entrer dans son appartement qui lui ressemblait tant. Des livres partout, mais en même tempes une atmosphère très masculine, un peu vieillotte mais moderne tout à la fois. Cette fois, il ferma la porte à clé, et désigna le canapé avant de s’éclipser à nouveau dans sa petite cuisine. « Fais comme chez toi. » De là, il éleva un peu le ton de sa voix pour lui demander : « Bière ? Soda ? Café ? » Et comme le parfait hôte, il lui apporta ce qu’il voulait. Il s’assit à l’autre bout du canapé, les genoux remontés contre son torse, et but plusieurs gorgées de sa bière blonde. Le silence qui s’installa n’avait rien de spécialement gênant même si Yan se sentait un peu coupable de la manière dont il lui avait fait comprendre qu’il possédait un don particulier. C’est d’ailleurs pour ça qu’il avait posé sa boisson sur sa la table au lieu de la lui donner et qu’il se tenait à l’écart à cet instant, effrayé à l’idée d’entrer en contact avec lui et de se sentir mal à nouveau. Alors au lieu de lui parler, il l’observait, le détaillait, comme si cela allait lui dire ce que ce garçon cachait réellement. Mais ils ne pouvaient pas rester toute la soirée comme ça, puis Yan l’avait invité pour parler. Ce qui n’était d’ailleurs pas du tout son fort puisque Yan avait horreur de parler, encore plus quand il s’agissait de conversations très sérieuses comme celle qu’ils allaient sans doute avoir. Il était plutôt du genre à tout garder pour lui, à se renfermer, et ce jusqu’à l’explosion, ce moment où il étouffe, ne peut plus rien stocker et finit par éclater. Il allait devoir faire des efforts considérables pour ouvrir la bouche. Il essayait vraiment, mais c’est difficile vous comprenez. Plusieurs fois ses lèvres bougèrent mais aucun son ne sortit. Il cherchait une sorte de courage ou peut être de force étrangère pour le bousculer un peu. Il vida sa bière d’une traite, la posa sur la table basse à côté d’une pile de livres, reporta son regard sur Alfons, et enfin parla.

« Tout de suite après, j’ai eu des nausées, des migraines, et j’étais très fatigué. Je dormais des journées entières. » Pas besoin de trop de précisions, Alfons savait qu’il parlait de son ressenti après la foudre. D’ailleurs, il avait connu le même, il le lui avait dit. Yan posa son coude sur le dossier du canapé, et cala sa tête dans la paume de sa main. Il fixait Alfons, toujours de son regard si singulier. « Je croyais que j’avais des hallucinations, que c’était dû à ma fièvre. » Oui, au début, il pensait vraiment que ses visions n’étaient que des produits imaginaires de son esprit. Il s’était d’ailleurs voilé la face un bon moment avant de ne prendre conscience de la vérité. « En fait, ça ne se contrôle pas. Si je te touche, je vais peut être voir quelque chose, ou peut être pas. » Il haussa les épaules, et gesticula un peu, visiblement nerveux à l’idée de parler de tout cela. Il souffla, comme pour évacuer cette tension qu’il avait au fond de lui. « Parfois c’est très net, d’autres fois c’est flou. » Il racontait son histoire par brides, car c’était plus facile pour lui ainsi. Il réfléchissait beaucoup avant de parler et parfois perdait de longues minutes à contempler Alfons, ce jeune homme avec qui il avait apparemment beaucoup de choses en commun. Il passa une main dans ses cheveux mouillés dont quelques gouttes tombées encore sur son t-shirt avant de continuer. « Je ne peux pas choisir, même si je ne veux rien voir, je vois quand même. Si je vois trop de choses, je suis fatiguée. Cela m’épuise. » Il s’humecta les lèvres, et termina son récit avec un long soupire sur une conclusion dont il était persuadé. « Tu es comme moi, j’en suis sur. »






Dernière édition par Zheng Yan le Sam 27 Oct - 11:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Lun 22 Oct - 1:32


Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, Alfons n'avait pas prit l'ascenseur, il avait appuyé sur le bouton - par stupide habitude - et s'était dirigé vers la porte qui menait aux escaliers. Sa marche avait été lente comme toujours, les mains dans les poches de son jean, il prenait le temps de regarder autour de lui comme tout le temps, il s'arrêtait même parfois en fixant attentivement les numéros qui indiquaient l'étage auquel il se trouvait. Le quatrième étage. Il ouvrit la porte et fut surpris d'y voir Yan. Il inclina légèrement la tête en guise de bonsoir puis il s'approcha au même rythme. Son regard ne lâchait pas le sien, il l'estimait, ses yeux, sa bouche, puis ses cheveux. Il s'arrêta un instant sur ce détail, ses cheveux étaient encore humides, il avait donc prit une douche. Il s'arrêta alors devant lui et haussa légèrement des épaules. On dirait que tu vas mieux. Alors, il s'était tout de même inquiété de son cas, il y avait pensé et ça l'apaisait en quelque sorte de le savoir dans une santé meilleure. Il entra alors dans l'appartement encore une fois il détailla chaque recoin de la maison, chaque détail et ça sans même entrer en contact avec les objets, il constatait. Alors, il était ce type de mec ? Un mec ivre de lecture et de savoir, il l'enviait d'être aussi intelligent et cultivait, il l'enviait aussi de plaire à ses femmes. « Fais comme chez toi. » Chose qu'il n'arrivera jamais à faire. Cependant, il se tût et prit place sur le canapé, il levait la tête, se tournait légèrement pour admirer l'endroit. On voyait bien qu'il y avait une vie chez lui et il enviait ça aussi. « Bière ? Soda ? Café ? » il passa une main dans ses cheveux raides et lui demanda tout simplement une bière et finalement, il se demanda pourquoi il n'avait pas demandé tout simplement un verre d'eau. Le bibliothécaire posa sa bière sur la table basse et prit place à l'autre bout du canapé. Le russe posa ses mains sur sa nuque, il se la massa lentement, il pensait à tous les derniers événements, il pensait à cette fille qui venait souvent chez lui et il se souvient qu'elle passerait encore ce soir et qu'il n'y aurait personne. Il aurait peut-être dû la mettre au courant, lui dire qu'elle n'avait pas eu tord, là-bas il avait trouvé quelqu'un d'important. Ça n'était peut-être pas un bouquin et peut-être que Yan ne pourrait pas répondre à ses questions, mais il restait un être qui passait par la même phase que lui. Ils se ressemblent. Cette pensée fit doucement sourire l'étranger, il avait trouvé quelqu'un avec qui partager sa peine, son ressentiment envers ce don. Ils pouvaient partager leur peine et s'aider, se comprendre, il en était sûr et certain. Alfons croisa les pieds, se courbant indûment en avant, des centaines de questions lui traversèrent l'esprit, il se questionnait même vis-à-vis du don du garçon. Oh oui, beaucoup de choses l'intéressait, il devenait de plus en plus curieux et il ne se savait pas ce côté pour la vie des autres. A la base, il était le seul qui comptait dans sa petite tête et pourtant... : « Tout de suite après, j'ai eu des nausées, des migraines, et j'étais très fatigué. Je dormais des journées entières. » Alfons leva brusquement les yeux en sa direction, sa main prête à saisir sa canette mais, il se figea dans cette position. Tu es surpris ? Et pourtant, tu devais t'y attendre. Vous vous ressemblez. Il secoua légèrement la tête comme pour faire sortir de sa tête cette chose qui cessait de le reprendre et il cacha sa main derrière sa nuque. Il le fixait, il fixait encore ses cheveux humides, puis ses yeux et sa bouche, il était attentif. « Je croyais que j'avais des hallucinations, que c'était dû à ma fièvre. » il posa sa main sur la canette de bière encore bien fraîche. Il n'imaginait même pas la peur qu'il avait pu avoir en se rendant compte que ça n'était pas de simples hallucinations et puis voir le passé des gens ça ne doit pas être très facile, surtout s'il se provoque au toucher. Il ouvrit la bouche mais, aucun son ne sortit, il préférait le laisser continuer, le laisser s'exprimer, sa question n'était pas très importante de toute manière. « En fait, ça ne ce contrôle pas. Si je te touche, je vais peut être voir quelque chose, ou peut être pas. Parfois c'est très net, d'autres fois c'est flou. » Ah oui ? Il ouvrit alors sa canette, il la fixait, restant délicat aux paroles du bibliothécaire. Il flippait tout de même un peu à l'idée qu'il puisse voir son passé et comme beaucoup d'être humain il n'a jamais aimé être jugé par n'importe qui. Et c'est peut-être cette pensée qui l'effrayait, le fait d'être jugé. Il soupira faiblement, de toute façon il avait déjà vu les gros points importants de sa vie, il n'avait plus rien à lui cacher. Il n'était plus un mystère ou seulement à moitié. Il restait silencieux, il ne cherchait pas de réponse à lui donner, non, il prenait son temps pour tourner et retourner les paroles du garçon dans sa tête. Il se décida de saisir la canette entre ses doigts « Je ne peux pas choisir, même si je ne veux rien voir, je vois quand même. Si je vois trop de choses, je suis fatiguée. Cela m'épuise. » Alors toi aussi tu ne contrôles rien ? C'est incontrôlable, tu crois? il porta sa canette à ses lèvres et en aspira une minuscule gorgée. Il aurait aimé lui demander ça aussi, mais une fois de plus il resta silencieux. Il le fixait du coin de l’œil, il sentait qu'il n'avait pas terminé de s'exprimer et puis bon, s'il avait une solution il la lui donnerait n'est-ce pas?

« Tu es comme moi, j’en suis sur. » Alfons tourna lentement la tête en direction de Yan, il ressentait les choses de la même façon que lui et cette simple pensée le fit bêtement sourire, un sourire qui laissait paraître ses belles dents. Il but une autre petite gorgée et écouta le silence qui pesait dans la pièce. Il fixait droit devant lui, ses yeux voyageaient à travers la pièce. « c'est vrai. » il agita doucement sa canette entre ses doigts, laissant le liquide y faire trois ou cinq tours, puis il en avala une gorgée plus épaisse. Comme lui. Il pouvait comprendre qu'il soit difficile de s'exprimer sur ce sujet. Il posa sa canette sur la table et cette fois-ci il plongea son regard de le sien. Qu'es qu'il avait fait pour obtenir ce don là et pas un autre ? Lui voulait être une femme et lui alors ? « ton don est vraiment...ne le prend pas mal. » son regard dans le sien « pervers. » pervers, oh oui, c'était le mot ! Il s'était vraiment sentit violé, il l'avait littéralement mit à nu. Bien évidemment, ça n'était pas un reproche ou quoique ce soit, plutôt son avis. « nos dons se lient irréparablement à notre vie, notre destin. tu ne crois pas ? à ton avis, pourquoi tu as obtenu cette capacité ? » Il croisa des bras et s'adossa plus confortablement sur le canapé, sans trop prendre ses aises, maintenant, il fixait le plafond. « j'ai comme l'impression qu'on ne trouvera jamais de solution à ce problème. qu'on devra s'y faire et qu'on apprendra à vivre avec ça. » il baissait déjà les bras, mais voilà maintenant un bon bout de temps qu'il vivait avec ce don et que rien ne s'était arrangé. Il n'arrivait toujours rien à contrôler tout ce bordel. Il devait peut-être s'y faire apprendre à vivre avec cet handicape, il n'avait pas le choix et Yan n'avait pas l'air d'avoir la solution. « c'est une sorte de punition, non ? »





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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Sam 27 Oct - 12:21


Comme si cela allait lui apporter un quelconque courage, il descendit sa bière en une fois, le liquide lui chatouillant la gorge pour la réveiller. Il la posa calmement sur sa table basse, effleura au passage la pile de livre et se remit dans la même position que précédemment. Là, ses lèvres bougèrent enfin et avec le son cette fois-ci. Il essayait de faire des phrases cohérentes et plus longues qu’à son habitude. Après tout, il lui donnait des explications et ça demandait quelques détails. Il se demandait même, si Alfons voyait la difficulté qu’il avait à parler et surtout s’il pouvait ne serait-ce qu’imaginer l’effort surhumain qu’il déployait dans ce but. Normalement, il n’y avait qu’en le lançant sur la littérature qu’on lui tirait de longs discours. Il se confiait que très peu, et encore moins sur ce sujet-ci. Il sentait néanmoins qu’il pouvait le faire, qu’Alfons était une personne en qui il pouvait avoir confiance. Lui qui a souvent été trompé et manipulé osait croire en un inconnu. Ils ne se connaissaient que depuis quelques heures mais il se sentait intimement lié à lui. Peut être à cause de leur expérience commune. Alfons ne lui avait pourtant rien avoué, ni clairement dit, mais Yan n’avait quasiment aucun doute là-dessus, Alfons, tout comme lui, avait été foudroyé ce fameux jour. Il acceptait de tout lui raconter uniquement à cause de cette simple conviction. Et si c’était faux ? Non, cela ne l’était pas. Il en était persuadé. Tout chez ce mec l’inspirait et l’attirait. Cela serait autrement sinon. Le destin jouait son jeu. Les sentiments s’y mêlaient avec joie. Quant à eux, au milieu de tout ça, ils apprenaient, ils se découvraient. Yan venait de se dévoiler presque entièrement. Il lui avait confié son secret le plus secret. Personne n’était au courant, même pas sa famille et pourtant, qu’est-ce qu’ils les aiment. Il mettait au courant un illustre étranger mais n’en parlerait jamais à ses sœurs. Paradoxal ? Peut être pas tant que cela. Cela semblait bizarrement logique dans sa tête. Comme si, ça devait se passer ainsi. Il ne croyait pas au hasard ou à l’astrologie, mais quelqu’un ou quelque chose avait mis ce mec sur sa route pour alléger sa peine, sa douleur et surtout sa peur. D’ailleurs, Yan acceptait volontiers de jouer le même rôle, mais ça, ce ne serait que si Alfons le souhaitait. Et ce dernier en mourrait d’envier. Yan lisait dans ses yeux combien il était perdu, terrifié et surtout énervé. Lui aussi, comme lui, ne savait plus quoi faire, ou aller ni même à qui en parler. Là, ils avaient une occasion magnifique, en or presque. Ils allaient peut être pouvoir s’entraider, faire des recherches ensemble, et surtout s’appuyer l’un sur l’autre dans les moments difficiles. Yan désirait tout cela avec Alfons. Cela n’était pas son genre, habituellement il se tenait à l’écart de tout le monde, et préférait le rester. Cette fois, il souhaitait réellement se rapprocher de quelqu’un et pour une bonne raison en plus : il était comme lui. Une certitude que le jeune homme allait lui confirmer. « c'est vrai. » Yan ne put s’empêcher de sourire discrètement à son tour. Il le cacha même en passant sa main devant, et en tournant la tête. Le sourire d’Alfons avait été communicatif. Il le prenait pour lui et pensait aussi, il est beau. Il revint rapidement à son visage, recommença à le fixer. Il ne pouvait juste pas le quitter des yeux plus de cinq secondes. « Cela fait du bien. » Il parlait du fait de trouver quelqu’un comme lui. De se sentir un peu moins bizarre, même s’ils restaient tous les deux de sacrés spécimens. Le poids de son cœur était allégé, de peu, mais allégé tout de même. Il eut comme un léger rire, plus nerveux qu’autre chose. Il n’était pas heureux, bien sur que non, la situation avait plutôt quelque chose de dramatique car ni l’un ni l’autre n’acceptait ce curieux don que la foudre leur avait légué, mais il se sentait à l’aise. En parler avec lui le détendait. Il n’y avait aucune tension dans cette pièce, ou presque. Lorsqu’il recommença à parler, Yan lui accorda toute son attention en soutenant son regard. « ton don est vraiment...ne le prend pas mal. » Yan savait ce qu’il allait dire. « pervers. » Il hocha la tête. Il approuvait totalement ce qu’il venait de lui dire. « Je le sais, merci. » Puis il haussa les épaules, avant d’allonger ses jambes.

Il n’avait pas choisi. D’ailleurs, s’il avait eu le choix, il n’aurait rien demandé. Il vivait bien sa vie avant que tout ceci n’arrive. Bien sur, il gardait depuis longtemps une tristesse vieille de quelques années, et portait chaque jour le poids de cette lourde peine, mais en dehors de ça, tout allait bien. Presque quoi. En y réfléchissant bien, peut être qu’il aurait pu demander un autre don. Celui de ressusciter les morts sans doute, il aurait ainsi pu faire revenir sa mère. Elle serait venue le réveiller un beau matin en caressant ses cheveux, et il serait à nouveau heureux de vivre. Il ne verrait plus la vie comme un brouillon. Mais non. La foudre en avait décidé autrement. Il était condamné à voir les vieux fantômes des autres, comme si lui n’en avait pas assez comme ça. Il soupira juste avant de froncer les sourcils à l’écoute de la théorie d’Alfons. « nos dons se lient irréparablement à notre vie, notre destin. tu ne crois pas ? à ton avis, pourquoi tu as obtenu cette capacité ? » La chose qui le frappa en premier, fut l’emploi de la première personne du pluriel. Alfons parlait pour lui aussi, cela confirmait tout aux yeux de Yan, et un moment, il crut détourner la question, jusqu’à ce qu’il se mette à réfléchir. Pourquoi il avait ce don et pas un autre ? Excellente question. Très franchement, il n’y avait pas réfléchi. Pour lui, cela avait été aléatoire, voilà tout. Mais maintenant qu’Alfons pointait du doigt ce point, il n’en était plus si sur. Il se joignait même à son idée. Et après de longues minutes de réflexion, il en vint à une conclusion. Peut être était-ce la bonne, peut être pas. Quoiqu’il en soit, après avoir passé sa langue sur ses lèvres, il la partagea. « Depuis que je suis gosse, je vis dans les livres. Les vieux livres surtout. J’ai un goût prononcé pour l’Histoire, particulièrement pour la période de l’Antiquité. Je fouille dans le passé depuis toujours. A présent, c’est comme .. comme si je pouvais le faire de manière plus réelle, plus .. effective ? » Il haussa les épaules. Il ne pouvait faire que des suppositions, et de toute manière, leurs réponses allaient sans doute rester pour toujours sans réponse. Yan n’avait plus tellement d’espoir. Il avait déjà fait énormément de recherches et rien. En même temps, comment expliquer un évènement aussi étrange, aussi paranormale. Il n’y avait rien à dire, et surement rien à comprendre. C’était comme les loups garous et les vampires, ils étaient juste là. « j'ai comme l'impression qu'on ne trouvera jamais de solution à ce problème. qu'on devra s'y faire et qu'on apprendra à vivre avec ça. » Visiblement, Alfons n’y croyait plus non plus. Comment le pourrait-il ? Yan soupira bruyamment, juste avant de se lever. En fait, il retournait dans la cuisine pour se chercher une autre bière. Lorsqu’il revint sur le canapé, il s’installa un peu plus près d’Alfons, à une distance d’un mètre à peu près. S’il tendait le bras, il pouvait le toucher, mais il ne le ferait pas. Même si, pour la deuxième fois dans sa vie, le désir de le faire le prenait. Il sentait que ça le chatouillait, ça brulait au fond de lui. Il devenait curieux. Il voulait à son tour savoir ce qu’Alfons cachait, ce qu’il était réellement. Est-ce que, comme avec Nakht, il aurait la bonne vision ? Il ne voulait pas un souvenir d’enfance, il voulait connaître son don. Pour de vrai. Il se retenait, et gigota nerveusement avant de boire quelques gorgées de sa bière. Oublie ça Yan, c’est mal. « c'est une sorte de punition, non ? » Yan pencha la tête sur le côté. Alors Alfons voyait ce qui leur arrivait comme une punition, une punition pour quoi ? Sur ce coup, Yan ne le suivait pas. Il se sentait coupable de certaines choses mais ne voyaient pas trop en quoi cela pourrait être lié. Il ne lui répondit pas tout de suite, tout simplement parce qu’il ne savait pas quoi lui répondre. Il y pensa tout en buvant un peu de sa bière. Pauvre mec. « Cela t’empêche de vivre à ce point ? Je ne suis pas sur qu’on soit puni de quoi que ce soit. » Il pinça ses lèvres, et à nouveau, le coude contre le dossier, il cala sa tête dans la paume de sa main. « Qu’as-tu fait de mal pour mériter ça ? » Demanda-t-il avec un léger sourire, bien plus pour le taquiner que pour autre chose. Il ne voyait pas Alfons comme quelqu’un de méchant, et donc ne pouvait croire à son point de vue. « Dis-moi ce que tu es. » Ou plutôt, ce qui fait de toi quelqu’un d’aussi bizarre que moi.




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Dim 28 Oct - 17:20


Voilà, maintenant qu'il se sentait un peu plus libre. Il avait cette impression de souffler normalement, que son coeur se déchargeait d'un poids et qu'il reprenait un rythme normal. Que maintenant, il n'aurait plus à craindre les autres, il pourrait au moins se confier à lui. Yan, le bibliothécaire. Alfons, ce garçon qui se disait ne pas savoir parler, prenait petit à petit ses aises et ça lui faisait du bien de pouvoir enfin s'exprimer sur un sujet qu'il n'a jamais su aborder. Pour le moment, il ne disait rien. Il se contentait d'écouter les paroles du garçon, il n'avait pas l'air plus bavard que lui. Il y allait petit à petit, c'était comme s'il réfléchissait avant d'ouvrir la bouche, il se trouvait un nouveau point commun avec Yan. Alfons jouait avec sa canette, il l'écoutait attentivement et s'abstient d'intervenir pendant tout le monologue. Il réfléchissait, il se rappelait à son tour du jour où il avait ouvert les yeux après le passage de la foudre. Deux longs jours s'étaient écoulés, il s'était réveillé en sursaut dans une chambre d'hopital, avec cette envie de vomir et de boire. Les souvenirs de l'incident passaient en boucle dans sa tête, il ressentait la foudre s'abattre sur lui, le courant violait ses veines. Sa tête tournait, il se sentait vraiment mal, il fallait qu'il se lève, plus il s'agitait, plus il sentait les cathéters s'enfonçaient davantage dans sa peau. Il n'avait pas su appeler à l'aide, c'était comme s'il n'avait plus de voix. Plus les jours passaient, plus la douleur était atroce. Les médecins n'avaient rien trouvés le concernant. Ils consolidaient que c'était les effets secondaires de la foudre et que ça passerait. Il était reparti à l'étranger avec un traitement en béton et très lourd. Alfons, y avait cru. Il y avait cru jusqu'au moment où il avait pu constater que son corps n'était plus le sien.« Cela fait du bien. » Le russe déposa sa canette sur la table basse, oui, ils sont pareils. Ils avaient vécu les mêmes choses, ressentaient probablement les mêmes choses vis-à-vis de beaucoup de choses. Il en était sûr. Alfons afficha un sourire stupide, il hocha de la tête pour confirmer son dire. Il avait bien raison, il se sentait mieux. Il se tourna alors vers lui et osa lui dire que son don était tout de même pervers. Bien évidemment, il ne voulait en rien le blesser ou l'accuser, après tout ça n'était pas de sa faute s'il avait obtenu ce don. Mais Alfons, a toujours eu ce besoin de s'exprimer vis-à-vis des choses qui le dérangent plus au moins. Comme ça ! Le fait de savoir qu'il savait qu'il se déguisait en fille plus jeune, lui foutait une gifle en pleine face. Personne n'était au courant de ça, hormis sa grande soeur, personne. Alors lui, un parfait inconnu. Il ne s'en remettra peut-être jamais. Il baissa les yeux et s'assit de nouveau correctement, son dos tranquillement posé contre le dossier du canapé. N'empêche, il était presque sûr que les foudroyés n'obtenaient pas un don au hasard. Lui avait acquis le don de pouvoir changer de sexe, c'était lié à son enfance, son adolescence, c'était en lien avec sa vie. Alors, lui qu'avait-il fait pour obtenir ce don ? Pourquoi arrivait-il à voir le passé des autres au simple toucher ? Il croisa les bras et tira ses lèvres en avant, puis il gonfla des joues. « Depuis que je suis gosse, je vis dans les livres. Les vieux livres surtout. J’ai un goût prononcé pour l’Histoire, particulièrement pour la période de l’Antiquité. Je fouille dans le passé depuis toujours. A présent, c’est comme .. comme si je pouvais le faire de manière plus réelle, plus .. effective ? » ça pouvait être la raison pour laquelle il avait obtenu ce don. C'était assez cohérent. Alfons soupira et haussa tout simplement des épaules. Il ne savait plus où donner de la tête, lui voyait plutôt ça comme une punition de la foudre, mais est-ce que cette raison était valable pour le reste des foudroyés ? Il se demanda aussi si les personnes foudroyées avaient été choisit. Son scénario tournait subitement en un film d'horreur. Il ne savait même plus penser correctement, il émettait des tonnes d'hypothèses, il ne prenait même pas le temps de s'arrêter sur chacune d'entre elles, il tournait la page sans cesse. Tu réfléchis trop Alfons. pensa-t-il pour lui-même tandis qu'il porta sa canette à ses lèvres, il en avala une nouvelle petite gorgée. Le goût amer glissa le long de son œsophage et il la reposa sur la table.

Même s'il avait trouver quelqu'un de la même trempe que lui, il était sûr que ça n'arrangerait pas les choses. Ils allaient finir par devoir vivre avec ce don, à devoir s'y faire et le contrôler pour se fondre dans la masse. Pour que personne ne se doute de son identité. Il avait beau chercher, il ne voyait pas comment il pourrait redevenir le garçon qu'il était avant. Peut-être devraient-ils attendre la prochaine foudre ? Peut-être qu'elle aura prit pitié d'eux ? Il pouffa de rire à cette pensée, malheureusement mon cher Al, on ne vit pas dans un film ou encore moins dans un bouquin fantastique. Ils soupirèrent à l'unisson , Alfons se massa les tempes tandis que l'autre venait de s'éclipsait de la pièce. Il bascula la tête en arrière, celle-ci à présent reposait sur le dossier du canapé, il fixait le plafond et se demandait pour la énième fois depuis cet incident ce qu'il avait bien pu foutre pour que ça lui tombe et pas un autre. Pourquoi lui ? Pourquoi moi? Le rouquin tourna la tête en direction du plus grand lorsqu'il revint s'installer à ses côtés une nouvelle bière à la main. Il s'attarda longuement sur les mains du garçon, il avait de très belles mains. De belles mains qui ne pouvaient avoir le contact des autres . Une punition ? Il restait sur cette hypothèse, pour son cas ça l'était, il en était sûr et certain, ça ne pouvait pas être autre chose. « Cela t'empêche de vivre à ce point ? Je ne suis pas sur qu'on soit puni de quoi que ce soit. » Alors pour lui ça n'était pas une punition. Il retourna à plusieurs reprises la question dans sa tête sans pour autant ôter son regard du garçon. Il fixait sa manière de tenir sa canette, il le regardait boire et s'humecter les lèvres après le passage du breuvage amer. Oui, ça l'empêchait de vivre. Il hocha alors de la tête pour simple réponse, il n'avait pas envie de s'étaler sur le sujet. Son regard ne se détacha pas, il le regarda prendre une nouvelle position. De quelle origine était-il ? Voilà maintenant que ça l'intriguait. « Qu'as-tu fait de mal pour mériter ça ? » Le russe ne put s'empêcher de sourire, il se jouait de lui là ? Alfons pouffa de rire et se pencha pour saisir sa canette de bière. « Dis-moi ce que tu es. » il s'arrêta net, comme une statut. Pourquoi cet air étonné ? Tu ne t'attendais pas à ça en venant ici ce soir ? Tu pensais prendre le thé et qu'il te dévoile tout sans qu'il n'ai de retour? T'es vraiment un con parfois. Il ferma les yeux, les rouvrit, il pencha la tête et répéta à nouveau ses gestes précédents. Le silence s'installa à nouveau dans la pièce. Contrairement aux dernières fois, Alfons le sentait plus pesant, oppressant. Il saisit alors sa canette et en avala une très longue gorgée, il reprit ensuite son souffle et en rebut une gorgée de la même taille. Ce qu'il est. Bonne question, qu'es qu'il était ? Il ne savait même pas comment définir ce don. « comment dire. » laissa-t-il échapper entre ses lèvres pour ne pas montrer son mal être. Il croisa de nouveau les bras et fixa le plafond, il ne pouvait pas le regarder dans les yeux. Il parlait de lui et pas de n'importe qui « je change de sexe. » il n'avait pas parlé très fort, mais il avait comme l'impression que sa voix avait eue une double intensité. Il soupira fortement, remontant abusivement les épaules de manière à cacher son cou. Il l'avait dit et un nouveau poids se détachait, même s'il avait à présent extrêmement honte de le regarder en face, il ne voulait même pas voir sa réaction. Il passa une main dans ses cheveux, se les peignant avec le bout de ses doigts, s'éloignant un peu de lui. « ça m'empêche de vivre. » et pas qu'un peu. il n'avait jamais été très sociable avec les gens dans son adolescence, mais ce don l'avait comme écarté pour de bon des gens, du monde, il avait appris à ce renfermer sur lui-même. A vivre seul et surtout à ne pas se faire d'amis s'il n'était pas à travers un écran et encore...Il s'humecta les lèvres, son regard portait sur sa canette. Le stress lui donnait vraiment soif et maintenant il n'avait plus rien dans sa canette. « contrairement à toi, je vois ce don comme une punition. une punition pour ne pas avoir accepté le corps que le « bon dieu » a pu me donner. pour avoir voulu blasphémer son boulot. » Yan savait qu'il se déguisait en fille plus jeune, il pourrait faire le rapprochement tout seul, il était bien trop intelligent pour passer à côté de ce détail. Il bloqua sa langue contre la commissure de ses lèvres et soupira. Tu parles d'un blasphème! Il ne savait pas qu'un athée pouvait s'attirer la colère du tout puissant, non mais vraiment.




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Dim 28 Oct - 18:05


La curiosité brûlait sa peau, comme des picotements incessants. Il en avait presque des frissons. Ça le chatouillait en fait. Ça le chatouillait tellement qu’il pourrait se rouler par terre. Il tentait de contrôler cette sensation horrible, de faire le vide dans cette tête, tout ça en continuant d’écouter Alfons. Seulement, c’était difficile, bien plus difficile que prévu. Il ne parvenait pas réellement à contrôler ce sentiment étrange qui l’envahissait, et il se laissait bercer par cette voix qui lui susurrait des insanités. Il pouvait tout savoir, lui disait-elle. Il ne suffit que d’un seul geste, un seul contact. Sa raison lui hurlait de l’autre côté de ne pas se laisser faire, de ne pas céder à cette tentation plus que perverse. Oh oui, Alfons ne se trompait pas lorsqu’il disait que son don était pervers. Yan en prenait encore plus conscience à présent car jamais avant ce jour, il n’avait ressenti cela. Bien sur, il avait toujours aimé fouiller dans le passé, apprendre des choses de celui-ci mais là, il ne pouvait pas le faire, ou en tout cas pas en utilisant son pouvoir. Ce n’était pas juste pour la personne. Il s’agissait presque d’un viol, ou d’un vol d’une partie de son être. Pas question qu’il ne fasse cela. S’il voulait tant connaître le secret d’Alfons, il devait le lui demander. C’est d’ailleurs ce qu’il fit. Sur un ton un peu sec dû à la toute la tension qui régnait en lui. Il fit de son mieux pour ne pas laisser paraître le malaise dans lequel il se trouvait, et surtout, il espérait qu’Alfons allait vite se dévoiler à lui. Sinon, il ne pourrait pas résister et se débrouillerait pour assouvir sa curiosité tout seul. Les secondes de silence parurent durer des heures entières. Yan gigotait nerveusement sur le canapé, il attendait impatiemment qu’Alfons ouvre la bouche pour lui parler. Et lorsque ce dernier le fit, toute la pression s’évacua d’un seul coup. Ses muscles se détendirent presque instantanément et pourtant il ne lui avait encore rien avoué, mais Yan savait qu’il allait le faire. Il leva les yeux au ciel, comme pour remercier Dieu et souffla pour évacuer le reste. Il avala une petite gorgée de sa bière, et ferma fort les yeux, avant de les rouvrir pour fixer son regard sur son invité. Allez Alfons, crache le morceau. « je change de sexe. » Yan écarquilla les yeux, et sa bouche s’ouvrit doucement. Avait-il bien entendu ? Il avait vraiment du mal à y croire. Pourtant dans sa tête, des tas de liens se faisaient déjà avec ce qu’il avait vu du passé du garçon. Il comprenait. Il n’y avait pas tant d’hasard que ça. Mais sous le choc, la seule chose qui parvint à sortir de sa bouche fut : « Putain. » Est-ce que cela résumait la situation d’Alfons ? Probablement. Il concevait enfin pourquoi ce dernier vivait tout ceci comme une punition. Ce qui lui arrivait était certainement beaucoup plus difficile à cacher au reste du monde et sans doute tout aussi lourd à porter. Il voyait bien qu’il était gêné à l’idée d’en parler, qu’il se sentait mal, et qu’il vivait difficilement depuis cet accident. Il avait tout l’air d’être profondément blessé et désespéré face à tout ceci. Peut être bien plus qu’il ne l’était. « contrairement à toi, je vois ce don comme une punition. une punition pour ne pas avoir accepté le corps que le « bon dieu » a pu me donner. pour avoir voulu blasphémer son boulot. ». Yan compatissait. Il ne s’attendait pas réellement à cela. En fait, il n’aurait jamais pu imaginer quelque chose d’aussi énorme que ça. Il en soupira, parce que la pilule était difficile à avaler, et surtout parce que cela le prenait de court. Qu’est-ce qu’il fallait répondre à ce moment là ? Que pouvait-il lui dire ? Il n’allait pas lui raconter que tout allait bien se passer, lui-même savait que c’était faux, qu’ils étaient prisonniers et que rien ne redeviendrait comme avant. Ils devaient juste s’y faire. Yan vida sa canette et repensa à ce qu’Alfons venait de lui dire. Il cherchait vraiment à lui répondre, mais surtout à dédramatiser la chose. Il fallait un peu d’humour. « Il m’a l’air pourtant bien sympathique ce corps, du moins de ce que j’en ai vu. » Il se couvrit la bouche avec sa main, et pouffa légèrement de rire en se souvenant de l’image bien précise qu’il avait eu de l’engin du jeune homme. Allons bon, ils feraient mieux de se détendre, à quoi servaient les remords dans leur situation ? à rien du tout. « Excuse-moi, mais j’ai une image tellement précise en tête que je pourrais te le dessiner. » D’accord, Yan ne faisait pas vraiment preuve de tact, il allait peut être mettre Alfons encore plus dans l’embarras, mais il cherchait surtout à changer de sujet. Puis, il se sentait à l’aise avec lui malgré tout, alors pourquoi ne pas parler de ça plutôt que de se plaindre ?

Il eut soudainement une idée. Il se décolla ses fesses du canapé, attrapa les deux canettes vides au passage et fouilla dans les placards de sa cuisine. Ah, ils sont là. Deux shooters, et dans le placard d’à côté une bouteille de vodka encore pleine. Il revint dans le salon, s’installa cette fois à côté d’Alfons, et leurs cuisses se touchèrent même, par chance il ne se produit rien ce que Yan signala. « Je ne vois rien. » Il ouvrit ensuite la bouteille, et remplit les deux shooters. Quoi de mieux pour oublier ses soucis que l’alcool ? Il prit le sien, et tourna la tête vers Alfons. « Allez, ça te fera du bien. » Il attendit que ce dernier prenne le petit verre en main, et après un clin d’œil, avala le contenu du sien en même temps qu’Alfons. Ça arrache la gorge, mais qu’est-ce qu’il aime cette sensation. Au moins, on pense à autre chose. Il resservit immédiatement, et hop, ils descendirent ensemble le deuxième verre. Yan pouffa de rire, et donna un léger coup de coude à Alfons. « J’espère que t’as une bonne descente. » Parce que moi en tout cas, je peux continuer longtemps comme ça, se retint-il d’ajouter. Ils enchainèrent avec le troisième, puis le quatrième et même un cinquième. Puis Yan se laissa tomber en arrière, la bouteille toujours en main. « Tu dois être une belle femme. Quoique je ne pense pas pouvoir en juger. » Il haussa les épaules, après tout, il était gay, et même cent pour cent gay. Il se redressa pour pouvoir servir le sixième verre. Rarement Yan se montrait aussi sociable. Il fallait en général de bons mois avant qu’il n’accepte de faire rentrer quelqu’un dans sa vie, si ce n’est une bonne année. Mais il se sentait tellement proche d’Alfons, tellement lié à lui, qu’il se comportait comme s’il le connaissait déjà depuis un moment. Ou peut être cherchait-il seulement à le rassurer et à se rassurer par la même occasion. Leur situation est la même après tout, c’est pas terrible, mais au moins ils sont en vie et ils allaient pouvoir se soutenir. En tout cas, Yan se sentait prêt à soutenir Alfons car ce dernier semblait en avoir réellement besoin. Il avait l’air bien plus paumé que lui, ou peut être était-ce simplement parce que Yan acceptait plus facilement la fatalité de la chose, du moins, il en était sur la voie. Alfons paraissait encore dans le déni, il cherchait surement toujours une solution et ne semblait pas prêt à se faire à l’idée qu’il n’y avait rien à faire. Yan allait l’aider ou au moins essayer de l’aider. Il allait rester avec lui pour qu’il ne se sente plus seul, et pour que lui aussi ne soit plus seul par la même occasion.




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Dim 28 Oct - 23:46


« Putain. » Alfons baissa la tête, c'était bien le mot pour définir la merde dans laquelle il se trouvait. Putain. Il joignit ses mains, jouait avec le bout de ses doigts, ses phalanges, il stressait. Il était dans le vif du sujet, en plein dedans et le seul fait de se dire que ça n'était pas une plaisanterie, un mauvais rêve le faisait bader plus qu'autre chose. Le fait de ne rien contrôler aussi, il y avait des jours où rien ne se passaient et d'autres où il était sûr qu'il n'y échapperait pas. Il passait de bonnes minutes au pied des toilettes, il perdait connaissance dans les minutes qui suivaient et lorsqu'il se réveillait il avait les allures d'une femme. Si cet incident se serait déroulé pendant son adolescence il est presque sûr qu'il ne l'aurait pas mal prit, il était même presque sûr qu'il aurait trouvé une solution pour rester cette femme. Ses désirs étaient souvent extrêmes. Il avala difficilement sa salive, ne lâchant pas du regard ses mains. Il avait été attiré par les hommes et à son âge, il se disait qu'aucun garçon ne voudrait de lui en tant qu'homme. Il devait devenir cette autre. Il l'avait désiré au plus profond de lui, vous comprenez ? Il avait supplié, prié. Et aujourd'hui tu as récolté ce que tu as semé, rien de plus. Aujourd'hui, il n'en voulait plus. C'était un caprice ridicule, c'est bon il avait apprit de ses erreurs, il voulait juste respirer pouvoir être ce garçon, pouvoir être Alfons. Et la chose qui le terrorisait plus que tout, était le fait de ce dire qu'il n'y avait peut-être pas de solution à ce bordel, ce dire qu'il n'aura pas d'autre choix que de s'y faire, de se cacher. Il ne pourra jamais avoir une vie normale. Un soupire s'échappa d'entre ses lèvres, le silence gagnait encore la pièce. C'est mieux ainsi. De toute façon, qu'es qu'il peut bien dire ? C'est vrai, tu n'arrives même pas à te rassurer toi-même, alors quelqu'un d'autre pourrait en être capable ? Non, personne. Tu n'as pas de chance mon garçon. Il se pencha prit la canette vide du bout de ses doigts puis il la reposa. « Il m'a l'air pourtant bien sympathique ce corps, du moins de ce que j'en ai vu. » Pardon ? Alfons releva tout d'abord la tête, puis il tourna les yeux en sa direction, de quoi parlait-il ? Ce fut la première question qui traversa son esprit, puis il se rappela que le bibliothécaire avait pu voir bien plus que son enfance ou son lieu de naissance. Son visage prit une légère teinte rosée qui lui allait à merveille, c'est quoi ce bordel ? C'est quoi ce mec ?! « putain ! j't'ai déjà dis de pas me dire des trucs comme ça ! » Et voilà, pouf, sa peine c'était envolé. Il glissa ses mains dans ses poches et tourna la tête à l'opposé, maintenant il boudait. Quel con et en plus il riait, ça le faisait marrer. « Excuse-moi, mais j'ai une image tellement précise en tête que je pourrais te le dessiner. » il tourna la tête en sa direction et fronça durement les sourcils, le visage sévère ne lui allait vraiment pas, mais vraiment pas - et j'insiste - Se souvenant qu'il ne pouvait pas le frapper avec ses mains, il sortit alors son téléphone portable et le lui balança sur la jambe en espérant lui faire mal. Puis il pouffa de rire comme un gamin, il était fier de son acte et surtout fier d'avoir quelqu'un qui puisse voir ce côté « rayonnant » de sa personne. « arrête avec ça ! » traduction : va-y continue ça m'fait marrer. Lorsqu'il se leva Alfons soupira, finalement, ça n'était pas si mal d'en avoir parlé, il ne l'avait pas jugé, il n'avait pas ri, il était resté compréhensible. Il ramassa son portable et le posa tout simplement sur la table en attendant le retour de Yan qui ne tarda pas à revenir s'installer plus près. De la vodka. Bon, la règle du jeu pour lui serait de boire deux ou trois verres et pas plus s'il ne voulait pas mal finir. Alfons ouvrit grand les yeux lorsque leurs cuisses se touchèrent, il constata attentivement le bibliothécaire. Et merde, se disait-il déjà. « Je ne vois rien. » ah bon ? Alfons s'écarta tout de même un peu et le toisa un sourire aux lèvres : « ne ment pas. » il eut presque envie de retaper contre son genou pour le provoquer, mais la peur qu'il puisse voir autre chose l'en empêcha.

Alfons ne se fit pas prier, il saisit le shooter du bout de ses doigts sans rien dire, ouais, ça lui fera du bien. Il oubliera pour cette nuit et puis c'est tout, mais c'était déjà ça. Il fixa le contenu du verre et se dit que son interlocuteur était tout de même généreux sur la dose, même beaucoup trop, pour une fois qu'il n'en demandait pas autant. Il l'avala en même temps que le garçon et secoua la tête une fois qu'il eut tout bien avalé. Rha, putain ! Ça réveille d'un coup et ouais bordel que ça fait du bien. Il ne dit pas non au second verre et l'avala une traite, la tête bien en arrière. « J'espère que t'as une bonne descente. » Bonne question et la réponse était non bien évidemment et il secoua la tête pour lui faire part de sa réponse. Ils enchaînèrent les verres, Alfons qui s'était pourtant fait une promesse venait de tout foutre en l'air. Il déposa le petit verre sur la table basse et coinça son visage entre ses deux mains. Il fixait la pièce, il voyait encore très clair, ça n'était pas un problème. S'il s'arrêtait là, c'était parfait. « on fait une pause. » déclara-t-il et il se mit à rire comme un crétin, il n'y avait rien de drôle mais l'alcool le faisait rire, le faisait sourire plus bêtement qu'il ne sourit déjà. Il fixa le corps allongeait de Yan et sourit davantage. Il comprenait à nouveau pourquoi ses filles tombaient sous son charme. Il est charmant, vraiment. « Tu dois être une belle femme. Quoique je ne pense pas pouvoir en juger. » Il pouffa de rire et passa ses mains dans ses cheveux raides. « chuis plutôt pas mal. » il mentirait s'il disait n'avoir pas prit le temps de se regarder devant un miroir, il avait fait le tour et maintenant, il se connaissait presque par coeur. Il avait un joli visage, des formes généreuses - ni trop, ni moins - et de longs cheveux. La seule chose qu'il détestait sous cette forme était sa grande taille, ça ne changeait pas. Il poussa doucement son verre en direction du bibliothécaire ce geste disait tout simplement qu'il lui sert un autre verre. « un jour j'essayerais de toquer à ta porte sous cette apparence tu verras. » il haussa deux fois des sourcils, toujours ce stupide sourire sur les lèvres. Il envisageait tout de même de rester en contact avec lui et il ne le regrettait pas. Ça ne pourrait que lui faire du bien de lui parler. C'était déjà mieux que de se parler à soit-même, on finit par devenir fou c'est moi qui vous le dit. « dis-moi yan, de quelle origine tu es ? » il se disait qu'il ne pouvait pas être coréen, quelque chose montrait qu'il n'était pas coréen. Il s'humecta les lèvres et fit la moue en voyant le fond du petit verre toujours vide. « joue pas l'aveugle avec moi. » il posa sa main sur son genou et le secoua doucement, il venait de le toucher et il ne fit même pas le rapprochement tout de suite.





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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Lun 29 Oct - 19:33


Yan n’appréciait pas lorsque l’atmosphère devenait aussi lourde qu’à l’instant, de toute manière qui pouvait bien aimer ça ? On se sent mal à l’aise, oppressé, et si notre cœur avait des jambes celui-ci partirait en courant. Bref, rien qui ne soit bien agréable. Mais ce qui le dérangeait surtout c’était qu’il ne trouvait jamais les bons mots, il s’en sentait même totalement incapable. Il bafouillait, souriait bêtement puis finissait en général par changer de sujet. Quant aux discussions sérieuses, il les évitait du mieux qu’il pouvait, il était même passé maître dans cet art. Il avait beau être quelqu’un de sérieux, cela l’effrayait toujours de devoir mettre les choses au clair, surement parce qu’à chaque fois qu’il l’avait fait, il en avait souffert énormément. Il n’était donc pas question de rentrer dans un débat philosophique sur la vie avec Alfons, cela n’allait que les peiner plus qu’autre chose. Son invité lui paraissait déjà bien assez fatigué de subir ce don, il ne voulait pas encore plus l’accabler. Puis, l’un comme l’autre savait qu’il n’y avait aucune issue, aucun espoir. Alors à quoi bon se morfondre et s’apitoyer sur leur sort ? Cela ne les aiderait pas à retrouver leur vie d’antan. Mieux valait penser à autre, tenter d’oublier même si ce n’est que pour une soirée ou quelques pauvres heures. Voilà ce que Yan se fixa comme but face à mine dépitée de son nouvel ami, car oui, il le considérait déjà comme tel. Regardez-le, il ne serait pas aussi à l’aise face à un simple inconnu. Il accordait sa confiance à Alfons, il se sentait bien à ses côtés, et surtout il ne se cachait pas derrière son armure de glace, il se montrait tel qu’il était sans se soucier de ce qu’il pourrait penser, et ça, c’était parce qu’au fond de lui, il s’apparentait à lui, il se trouvait semblable à ce garçon donc il n’était plus un monstre. Alfons vivait-il leur rencontre de la même manière ? Yan ne s’en inquiétait même pas car de ça aussi il était convaincu. Pour détendre son invité, il risqua un sujet un peu intime mais en y repensant n’était-ce pas drôle ? Il n’aurait jamais pensé le voir nu mais son don lui en avait donné la possibilité. Yan ne s’en plaignait pas contrairement à Alfons qui râlait déjà à l’évocation de cet accident. « putain ! j't'ai déjà dis de pas me dire des trucs comme ça ! » Cela ne le fit rire que davantage. Pourquoi rougissait-il comme ça ? Ce qu’il avait vu ne lui avait pas déplu, bien au contraire. Il était rare pour lui d’avoir des visions aussi agréables, très rare. Il ne disait pas ça pour le mettre mal à l’aise, plutôt pour aborder un sujet plus léger et passer à autre chose. Bon ok, peut être aussi pour se moquer un peu de lui, mais ce n’était en rien méchant. « Mais pourquoi ? Dieu t’a bien fait, je ne fais que complimenter son oeuvre. » Il n’exagérait pas du tout, il avait des tas de points de comparaisons. Bon, dis comme ça, ça faisait un peu pute mais bon, il s’agissait de la vérité. Son don s’était montré plutôt utile pour le coup, parce que mine de rien, il avait découvert cela grâce à cette foutu vision – bon il s’était senti très mal après mais ça valait le coup quand même -. Un détail qu’il se promit de garder en mémoire parce qu’on se le dise, on ne laisse pas passer un tel poisson, surtout quand on s’appelle Yan, mais pour le moment, il n’en ferait rien. Un jour seulement, ou peut être pas. En tout cas, il avait plutôt bien apprécié la vue. Puis l’image avait été tellement nette qu’il ne pourrait pas vraiment l’oublier. D’ailleurs, il le fit remarquer à Alfons tout en pouffant encore de rire. Ce qui sembla l’énerver puisqu’il se prit un téléphone dans la cuisse ce qui eut pour effet de le faire rire encore plus. Une main sur l’endroit blessé, et l’autre sur sa bouche comme pour se calmer. Décidemment Alfons, tu dois être me type le plus chanceux de la terre pour avoir le privilège de voir Yan rire aussi sincèrement mais ça, tu ne t’en rends certainement pas compte. Petit à petit il reprit son calme, pas pour faire plaisir à Alfons, mais uniquement pour ajouter une autre remarque du même genre. « Encore faut-il savoir s’en servir. » Le tout accompagné d’un magnifique sourire en coin quelque peu coquin voir pervers, puis il se mit à rire à nouveau. C’était plus fort que lui. Cela lui arrivait tellement peu souvent, il ne se souvenait même plus de la dernière fois qu’il avait ri comme ça. Presque comme un enfant si on oublie le sujet quelque peu lubrique. Maintenant qu’il était lancé, difficile de l’arrêter. Tu vas voir Alfons, tu vas tout oublier.

Quoi de mieux pour oublier et passer un peu à autre chose que l’alcool ? Yan se leva pour se rendre de la cuisine et en revint avec une bouteille pleine ainsi que deux shooters. Pas besoin de faire un dessin à Alfons pour lui expliquer comment ils allaient terminer leur soirée ? Dire qu’il bossait demain. Qu’importe, il s’agissait d’une bonne cause. Il ignorait si Alfons tenait l’alcool ou si celui-ci était doté d’une bonne descente, mais il allait devoir faire avec et suivre le rythme. En effet, Yan avait une résistance à l’alcool plutôt impressionnante, du coup il terminait souvent dans des états assez pitoyables. Puis bon, résistance ne veut pas dire qu’il s’interdisait d’être joyeux. Yan appréciait parfaitement les conséquences de l’alcool sur son organisme. Ainsi, ils avalèrent plusieurs verres les uns après les autres. Yan gardait un sourire amusé sur le bout de ses lèvres, à peine perceptible mais bien présent. Au bout du cinquième, Alfons lui réclama une pause. « on fait une pause. » Yan leva les bras, toujours la bouteille dans la main droite, l’air de dire : je suis innocent. En l’entendant rire, il ne put s’empêcher de faire de même et se laissa tomber en arrière. Voilà ce qui lui manquait depuis qu’il était en Corée, quelqu’un comme Alfons. Qu’est-ce qu’il regrettait sa vieille bande de potes. Avec eux, il pouvait être lui-même et s’ils n’étaient pas aussi loin de lui à ce jour, probablement qu’il leur aurait tout raconté. Remarque, il pourrait toujours le faire, mais puisqu’il ne prenait plus de trop de nouvelles il se voyait mal débarquer comme un petit chien perdu. Il laissa son esprit vagabonder, et pensa ensuite à Alfons, à son don surtout. Il se changeait en femme quoi, n’était-ce pas tout simplement dingue ? Tout en le fixant, il tenta de l’imaginer avec des cheveux longs et des formes aux bons endroits. Il devait être belle. Alfons pouffa de rire ce qui fit que le sourire de Yan s’élargit un peu plus. « chuis plutôt pas mal. » et il eut un rire, tout en levant les yeux au plafond, décidemment. Longue soirée en perspective. Surtout que son camarade semblait déjà perdre pieds. Tant mieux, Yan trouvait ça particulièrement drôle les gens ivres. Il reporta son attention sur Alfons et en le voyant pousser le verre, ne put s’empêcher de rire encore une fois. Alors la pause était finie ? Surement, mais il allait le faire patienter un peu quand même, le temps de s’assurer que l’alcool déjà ingurgité circule bien dans ses veines. « un jour j'essayerais de toquer à ta porte sous cette apparence tu verras. » Là, il se redressa, et la seconde suivante, coinça le menton d’Alfons entre ses doigts. « Faisons ça, même si je préfère les hommes. » Il haussa les épaules comme si c’était une fatalité alors qu’il le vivait plutôt bien, malgré le fait que dans ce pays cela soit beaucoup moins accepté. Il remplit son propre verre, et seulement son propre verre histoire de voir si Alfons allait s’impatienter. Oui, il s’amusait, et alors ? Ce n’était rien de vilain. « dis-moi yan, de quelle origine tu es ? » Alors comme ça il s’intéressait à lui ? Yan s’humecta les lèvres, un tic qui voulait dire bien des choses, et dans ce cas présent, que cela lui faisait plaisir. Il sentait ainsi que la relation n’irait pas que dans un sens, et que pour de vrai, une complicité était en train de naître entre eux. Cependant, il ne trouvait pas bien important la question des origines, même si lui-même se l’était posé à propos d’Alfons. Faut dire que son prénom n’était pas commun pour un asiatique. Un mec aux yeux bridés qui s’appelle Alfons, non mais, où va le monde ? « Mes parents sont chinois, mais je suis né et j’ai grandi à Chicago. D’où l’accent peut être, ça ne fait que deux ans que je vis ici. Et toi ? C’est pas très coréen Alfons. » Yan ne parlait pas autant, normalement il se contentait de phrase courtes et de donner de peu d’informations. Mais bon, là, c’était Alfons, puis l’alcool contribuait pas mal aussi. Puis il vida son verre, alors qu’il n’avait toujours pas rempli celui de son invité qui finit par le remarquer. Alors Yan pouffa légèrement de rire devant sa moue, il était trop mignon comme ça. « joue pas l'aveugle avec moi. » Malheureusement, dès le moment où Alfons posa sa main sur son genou il se figea. Des connexions se firent dans son cerveau, le courant passa, et les images défilèrent. Elles étaient heureusement plutôt floues, d’ailleurs il ne comprenait pas grand-chose. Il le voyait entouré de plusieurs personnes sans être capable de dire s’il s’agissait de sa famille ou de ses amis. De même qu’il n’entendait qu’un brouhaha. Il revint sur terre, et lâcha un long soupire. Quelle horreur. Aussitôt il remplit les deux verres et vida dans la seconde le sien, avant de s’en servir un deuxième et de l’avatar dans la foulée lui aussi. « Rien de grave, tu te trouvais avec des gens, mais c’était flou. » Comme c’était Alfons, il n’hésita pas à lui dire ce qu’il avait vu. Il s’excusa avec un faible sourire et secoua la bouteille lui demandant ainsi de passer vite par-dessus. Il le servit, et se servit aussi. Allez encore un. Puis encore un autre. Et un autre. Combien de verres avaient-ils déjà bu ? Beaucoup. Mais Yan tenait encore assez bien le choc. D’ailleurs, il but même quelques gorgées à la bouteille avant de servir les prochains verres. Boire pour tout effacer. Car si on boit assez, on oublie. Si on oublie, alors ça va un peu mieux, même si ça ne guérit rien. Enfin, Yan lâcha la bouteille, estimant qu’il était temps de faire une autre pause. Il se permit même de poser sa tête contre l’épaule d’Alfons, omettant toute précaution à propos de son don. Pas grave, il ne voyait rien de toute façon. Une main se glissa même sur la cuisse du garçon. « Je crois que tu ne vas pas rentrer chez toi ce soir. »




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Mar 30 Oct - 11:48


« Encore faut-il savoir s’en servir. » il ne put s'empêcher d'éclater de rire à sa réplique. Il venait de l'achever pour de bon. Non mais c'est quoi ce type, se répétait-il en boucle dans sa tête. Il bascula la tête en arrière comme s'il cherchait de l'air pour pouvoir mieux respirer mais, en vint. Il reprit petit à petit son calme, toujours ce sourire béa sur les lèvres. « tu sais pas de quoi tu parles. » et peut-être qu'il ne le serait jamais. Il le laissa s'éclipser et puis il revint deux petits verres à la main et une bouteille de vodka, il savait déjà à quoi s'attendre et c'est pour cela qu'il se posait tout de même des conditions: trois verres pas plus.

Si on lui avait dit qu'il trouverait quelqu'un semblable à sa personne, quelqu'un sur qui il pourrait compter à partir de maintenant, il n'y aurait pas cru. Alfons se disait être fait pour la solitude. Il n'avait jamais eu besoin de personne pour avancer, même ses parents ne lui étaient d'aucune utilité sur ce plan là. Il était arrivé seul ici, il repartira seul à l'occasion, sa façon de voir les choses. Il ne voulait juste pas s'avouer qu'il avait peur de l'attache, l'attache entre les êtres humains, dépendre. Parce qu'il avait été déçu, blessé, trahit, il ne faisait plus confiance à personne et sa carapace de méchant garçon était son arme pour tous les rejeter. Lorsque sa sœur lui crachait au visage s'il se sentait bien tout seul dans son monde de fou, il criait que oui, que comme ça il n'était déçu de rien, tout lui allait. Et bien évidemment, c'était un mensonge. Quel être humain désire être seul ? Ceux qui pensent de cette façon sont des menteurs et aujourd'hui Alfons enregistrait qu'il était bel et bien un menteur. Il était content d'avoir de la compagnie, il était toujours heureux d'en avoir même si elle n'était pas nécessairement bonne. Il soupira. Avec Yan, il sentait qu'il s'allègerait, qu'il se livrerait enfin, qu'il serait moins sur la défensive. Non, il agira autrement que cet autre qu'il pouvait être avec les autres, il agira avec lui comme il agissait avec sa sieur il y a quatre ans de cela : normalement. Vous ne savez même pas à quel point, il se sentait bien. Il trempa le bout de ses lèvres dans l'alcool neutre qu'il descendit tranquillement dans sa gorge, il avait été habitué à boire ce genre de breuvage. Son père était un adepte, un russe en plein stéréotype. Les russes sont des alcoolos, disait sa sœur pour le faire rire. Il posa son verre sur la table basse et secoua la tête comme pour remettre ses idées en placent. Il en était qu'à son cinquième et il se sentait déjà mal. Alfons, n'a jamais su tenir l'alcool, les conséquences n'avaient rien d'extraordinaire : il se traînait pour se déplacer - en cas critique seulement - riait pour un rien, rougissait légèrement, il lui arrivait aussi de sortir des blagues pourries. Il agissait comme un crétin et ça ne le dérangeait pas de montrer cette part de lui et surtout quand la personne en face de lui était quelqu'un qu'il appréciait plus ou moins. Il s'humecta les lèvres, ses yeux fixaient le plafond jusqu'à que Yan ne prenne la parole. Une belle femme disait-il ? Mouais, il n'était pas laid, il savait s'apprécier sous cette forme, ça. Il prenait parfois le temps de se regarder pendant le peu de minutes qu'il avait pour le faire, il voulait tout savoir, il se demandait même si cette femme existait, s'il ne prenait pas l'apparence d'une autre et puis il répudiait cette hypothèse en blaguant sur le fait qu'il ne vivait pas dans une série ou quelque chose du genre. Arrête de regarder la télévision, disait sa conscience. Il lui promis alors qu'un jour il se présentera sous cette forme puis il fixa son verre toujours vide. Il le faisait exprès, pas vrai ? « Faisons ça, même si je préfère les hommes. » A présent il le fixait, puis il jeta un coup d’œil aux doigts qui le touchaient. Tu ne vois rien ? Pas de visions? Voilà ce que son regard demandait. Alfons eut un léger sourire un coin, alors il mangeait de ce pain là ? Il n'aurait jamais deviné tout seul.

Il prit ensuite ses distances, il porta son regard sur son verre et sourit doucement se demanda à présent de quelle origine était le garçon. Il n'était pas coréen, plus il l'analysait, plus il se disait qu'il venait d'ailleurs et qu'il n'était pas d'ici. Ça l'intriguait et s'il ne lui posait pas la question, peut-être qu'il ne dormirait pas ce soir. Alors il ouvrit la bouche, il n'avait rien à perdre de toute façon. « Mes parents sont chinois, mais je suis né et j'ai grandi à Chicago. D'où l'accent peut être, ça ne fait que deux ans que je vis ici. Et toi ? C'est pas très coréen Alfons. » Vous avez vu, disait son sourire hautain, j'ai toujours raison moi. Ses coudes enfonçaient dans la chair de ses cuisses, son visage entre ses mains, il le constata longuement. Oui, c'est vrai qu'il avait un accent, rien de très grave, ça le rendait encore plus charmant. « j'me disais bien. tu te plais ici ? j'imagine que ce pays ne doit rien avoir en commun avec le lieu d'où tu viens. » il fit une pause et haussa des épaules « il vient de mon grand-père. alfons, c'est allemand. mon grand-père est allemand, il a combattu du côté germanique pendant la seconde guerre mondiale. si je me souviens bien, un nazi de la même trempe que lui portait le nom d'alfons, il l'admirait, il était apparemment bien vu par l'armée. il a donc insisté pour que l'on m'appelle ainsi. » Super. Il aurait aimé naître en Russie, au moins là, il n'y aurait pas eu cet homme pour le « gratifier » de son putain de prénom de nazi. Peut-être qu'il aurait porté un nom plus coréen, son père avait épousé une coréenne parce qu'il aimait plus particulièrement la culture, alors il n'aurait pas dit non. C'était bien la première fois qu'il racontait l'origine de son prénom à quelqu'un. En temps normal, il aurait dit: c'est allemand, t'es con ou quoi? Mais avec lui c'était différent. Alfons poussa à nouveau le verre en direction du garçon, il ne cessait de quémander, il le voyait se resservir sans même lui porter attention ça le rendait fou. Il mettait un terme à la pause, qu'il remplisse son verre ! Il posa sa main sur son genou sans même penser à ce que ça pourrait lui faire. Non, il n'y pensa pas tout de suite. Il n'y pensa que lorsqu'il dit : « Rien de grave, tu te trouvais avec des gens, mais c'était flou. » il retira sa main et la cacha comme un enfant derrière son dos. « désolé. » il lui avait dit qu'il se sentait fatigué lorsque ça lui arrivait, il l'avait imprimé dans sa petite tête et faisait tout pour ne pas le toucher et là, comme de par hasard, il trouvait le moyen de le toucher et que ça fasse son effet en plus. Il espérait qu'il n'allait pas mal. Voilà maintenant qu'il se faisait du soucis pour lui. Ses yeux s'illuminèrent une fois que son verre se remplit, il en avait des étoiles dans les yeux, un magnifique sourire accrochait aux lèvres, il était heureux. Il l'engloutit aussi rapidement que le premier et les verres s'enchaînèrent sans même qu'il n'ait le temps de respirer un peu. Il fixa un moment Yan, il était bien le premier mec qu'il voyait tenir aussi bien l'alcool. Il était dans un meilleur état que lui, ça c'est sûr.

Les verres se remplirent à nouveau. Yan marqua le nouveau temps mort et Alfons remercia le ciel. Il n'en pouvait plus, il était sûr qu'il ne pourrait même plus ramper après ça. Le russe bascula la tête en arrière tandis que l'autre posait la sienne contre son épaule « Je crois que tu ne vas pas rentrer chez toi ce soir. » l'alcool lui montait à la tête « je crois aussi. » Et c'est mal. Tu ne peux pas passer la nuit dehors mon garçon. Tu as toujours détesté passer la nuit dehors ou chez autrui. Tu détestes ça parce que tu ne te sens pas à l'aise. Les lendemains sont souvent affreux et le fait de remettre les mêmes vêtements te dégoûte. Tu le sais très bien, alors pourquoi tu acceptes tout simplement ta malchance. Tu aimes ça, hm ? Tu aimes le fait que cette malchance arrive avec ce garçon, ne ment pas. Il pencha à son tour la tête et elle se posa insensiblement sur la sienne. Il ferma les yeux et gigota un peu, puis constata cette main posait sur sa cuisse, il ne devait sûrement rien voir, de toute façon si quelque chose le gênait il n'aurait pas laissé sa main posait sur sa cuisse. Il était beaucoup trop intelligent pour faire ce genre de choses. « dis, je pensais à un truc. » les yeux d'Alfons s'ouvrir très lentement, il huma le doux parfum de ces cheveux, puis reposa correctement sa tête sur la sienne. « ça doit pas être pratique de coucher avec quelqu'un vu le don que tu as. » L'alcool vaguer à travers ses veines, c'est comme s'il le sentait circuler. Il avait chaud, son corps brûlait. Tu as trop bu Alfons, tu devrais arrêter de boire Alfons, voilà ce qu'il se disait en fixant la main du garçon. Il aimait ses mains. « t'as déjà essayé ? »





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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Mar 30 Oct - 21:12


S’il se plaisait en Corée ? Bonne question. Quelques fois, il répondrait bien « oui » mais d’autres fois il dirait bien « non ». Tout dépendait des jours, de son humeur, de ses pensées. Par exemple, il suffisait d’une de ces mauvaises semaines où il pouvait enchainer malaise sur malaise, vision sur vision, avec la fatigue continuelle qui va avec, pour l’entendre marmonner combien il maudit la Corée. Car dans le fond, s’il était resté vivre à Chicago, ou bien s’il était parti retrouver ses grands-parents en Chine, il n’aurait jamais été foudroyé et il vivrait normalement, comme tous les autres. Est-ce qu’il vivrait mieux ou moins bien ? Peut être pas. Seulement, il n’aurait pas à subir ce qu’il subissait actuellement. Enfin, avec des « si » on referait le monde, pas vrai ? Car les choses de la vie en avaient de toute manière décidé autrement puisqu’il s’était retrouvé ici grâce ou à cause de la mutation de son père. Cela variait donc selon le point de vue. En effet, lorsque son paternel lui avait proposé de quitter le pays pour changer d’air, il n’avait pas longtemps hésité. Entre vivre dans une maison hantée par le fantôme ainsi que les souvenirs de sa mère, et habiter dans un endroit où aucun spectre ne le poursuivra, le choix fut rapidement fait. Bien sur, il pensait toujours autant à sa mère mais au moins il se sentait moins oppressé. Surement que le fait de s’éloigner un peu l’avait libéré un minimum de ce poids et lui permettait de passer au-dessus de son sentiment de culpabilité. Dans un sens, en arrivant ici, il avait un peu tout recommencé à zéro. A l’époque, il ne connaissait personne, ne parlait pas la langue et ne savait rien de la culture du pays. Puis il s’était adapté, et maintenant il s’imaginait difficilement retourner dans sa ville natale. Il se sentait mieux ici. Ses amis lui manquaient, mais il ne se sentait pas trouver la paix parmi eux. Peut être qu’il ne la trouverait pas ici mais au moins, il vivait sa vie. Pas à fond, ça c’est clair car Yan était incapable de profiter. Beaucoup trop rabat joie et solitaire pour ça, mais il s’améliorait ou en tout cas il mimait qu’il était en paix avec lui-même. Tant de choses, tant de contradictions. Le chinois soupira tout en levant les yeux au ciel comme s’il cherchait la présence de sa mère ou un quelconque autre réconfort. Il fit glisser son doigt sur le bord de son verre tout en approuvant Alfons d’un hochement de tête puis s’exprima sur la question. « J’ai eu un peu de mal au début mais maintenant je suis là, et je ne compte pas partir. Je ne vois pas trop où j’irais en tout cas. Puis l’Amérique ne me manque pas tant que ça. » Oh oui, les débuts en Corée furent difficiles. Pas tant parce qu’il fallait apprendre une nouvelle langue et donc galérait pendant des mois à se faire comprendre, mais plutôt parce qu’on se retrouve seul, encore plus seul qu’il ne l’était. Il en avait vécu des mauvais moments à cause de ça, à trainer dans les bars jusqu’à pas d’heure puis à vomir toutes ses tripes en rentrant. C’est comme ça qu’on devient un homme pas vrai ? En apprenant à se relever ou à rester debout. Il lui retourna la question sur les origines, puis vida le verre qu’il venait de se remplir quelques secondes plus tôt. Il était prêt à écouter Alfons attentivement malgré son taux d’alcool, malgré l’euphorie qui se faisait envahissante mais qu’il arrivait toujours si bien à retenir. Alors c’est ce qu’il fit, il l’écouta, curieux et impatient d’en savoir davantage sur sa personne. « il vient de mon grand-père. alfons, c'est allemand. mon grand-père est allemand, il a combattu du côté germanique pendant la seconde guerre mondiale. » Jusque là, cela lui semblait plutôt logique. Souvent, les enfants reprenaient le prénom de leurs grands-parents ou selon le choix de ces derniers un autre. Une tradition que Yan ne comprenait vraiment pas, mais puisqu’il s’agissait soit disant de se montrer respectueux envers les ancêtres, pourquoi pas. « si je me souviens bien, un nazi de la même trempe que lui portait le nom d'alfons, il l'admirait, il était apparemment bien vu par l'armée. il a donc insisté pour que l'on m'appelle ainsi. » Etrange, réellement étrange. Yan grimaça même un peu. Il n’aurait pas aimé s’appeler ainsi. En fait, il aurait même détesté. Cela était sans doute dû au fait que la période de la seconde guerre mondiale le dégoutait un peu de l’espèce humaine. Il ne s’agissait pas là de sa préférée quoi, loin de là. Enfin, on ne peut malheureusement pas choisir son prénom et il est bien difficile d’en changer. Au début, il comptait se garder de tout commentaire, mais à cause de l’alcool, il n’avait plus vraiment sa langue dans sa poche et n’hésita pas à livrer le fond de sa pensée. « Tu ne dois pas aimer ce prénom. Il est laid mais tu n’y peux rien. » Bizarrement, Yan ne craignait pas la réaction de son invité. Quelqu’un d’autre aurait pu s’énerver mais pas lui. Il le sentait, ils partageaient le même avis sur la question. Ils partageaient déjà beaucoup de choses en fait. Ils avaient encore toute la nuit pour s’apprivoiser, se rapprocher et s’apprécier. Yan comptait en profiter et contribuer à tisser ce lien pour qu’ils continuent à se voir car il en avait véritablement envie, de plus en plus envie en fait.

La petite faute d’attention d’Alfons n’eut heureusement pas de grosse conséquence. Il ne vit rien de bien compromettant sur le garçon, en fait, ce fut quelque chose de très flou. Le genre de visions que, étrangement, il préférait. Il se sentait moins gros voyeur pervers quand il ne distinguait pas les évènements. Il rassura Alfons, même si celui-ci n’avait rien remarqué, avant de remplir leurs verres. Ce n’était pas ça qui allait l’arrêter puis il se sentait bien, pas de vertige, pas de maux de tête, rien de grave donc. Ils reprirent leur marathon, et l’alcool coula à flot. Leurs gorges probablement en feu mais cela leur permettait de ne penser à rien d’autre. Il n’était plus question de pouvoirs ou d’être des monstres. Ils devenaient deux potes en train de se bourrer la gueule. Qu’est-ce que c’était bon de n’être que ça. Yan pouffait de rire, et en mettait à côté, ressentant de plus en plus les effets même si des deux, il était encore le moins atteint. Heureusement qu’il tenait bien l’alcool pour un asiatique. Sans doute la culture américaine qui faisait ça ou peut être pas. Son organisme acceptait juste tout ça sans trop râler. Néanmoins, cela ne faisait pas de lui un surhomme, et il fut celui qui décida de la prochaine pause. Doucement, ou ils allaient vraiment finir dans de sales états. Alfons semblait déjà pas mal fait, d’ailleurs, Yan le voyait mal rentrer chez lui ce soir. Pas grave, cela ne le dérangeait pas de le garder ici, mais alors pas du tout. Puis bon hein, ils n’allaient pas s’arrêter en si bon chemin.

Il n’hésiter pas à le faire remarquer alors même qu’il posait sa tête sur son épaule ou plutôt celle-ci venait de se laisser tomber lourdement. Il n’y avait pas de quoi être gêné pour si peu puis passé un certain taux d’alcool, on est plus gêné pour rien. Tellement sans gêne, qu’il glissa une main sur la cuisse du jeune homme. Voyons Yan, voilà quelque chose qui ne se fait pas, tu le connais depuis quelques heures à peine. Tant pis, il ne le rejettera pas. Personne n’enverrait balader quelqu’un d’aussi physiquement intelligent que lui. « je crois aussi. » Yan pouffa de rire, et tourna la tête, son menton contre son épaule cette fois-ci, sa bouche très proche de son oreille. « Je te laisserais un peu de place dans mon lit. » Et à nouveau il s’esclaffa bêtement. Il ne plaisantait qu’à moitié. Il se remit dans la même position que précédemment et tout comme Alfons, il ferma les yeux quelques secondes. C’est qu’il avait tout de même cette sensation de vertige mais pas dans le mauvais sens. Il s’agissait plutôt de ce vertige qui vous fait du bien. Il avait l’impression d’être hors de son corps, et n’avait presque plus de sensations si ce n’est de léger picotements sous la peau. Sentant la tête d’Alfons sur la sienne, il sourit doucement. Il se sentait proche de lui, il était proche de lui. Il n’avait plus eu le plaisir de ce genre de sentiments depuis longtemps. De longues années de solitude ou il n’avait rien voulu savoir de l’amitié ni de l’amour. Oh, il avait de bons amis en Amérique, certains comptaient beaucoup pour lui, il se confiait même à eux, mais pour autant, il gardait toujours une légère distance, par méfiance surtout. Il craignait toujours qu’on lui tourne le dos, qu’on le trahisse, et qu’on le blesse. C’était là sa plus grande phobie mais aussi ce qui avait fait de lui un mec un peu volage, voir carrément libertin. Il prenait, il jetait. Bien qu’il se soit calmé ces derniers temps. D’abord parce qu’il était beaucoup trop préoccupé, ensuite à cause d’un manque de temps dû au boulot mais surtout pour une dernière raison bien précise. « dis, je pensais à un truc. » Yan se redressa un peu, tout en gardant la joue collée contre Alfons, mais de manière à pouvoir regarder son visage s’il levait les yeux. Il lâcha un « hm » du genre vas-y je t’écoute qui l’invitait à continuer. « ça doit pas être pratique de coucher avec quelqu'un vu le don que tu as. » Yan ne put s’empêcher de rire très légèrement, il ne s’attendait pas vraiment à ça. Mais Alfons marquait un point. Yan n’avait pas eu de relation sexuelle depuis un bon moment à cause de ça, enfin si, il y avait eu Nolan et ça c’était bien passé mais en fait, il craignait que ça ne soit que par chance. Du coup, il ne comptait pas vraiment retenter l’expérience dans l’immédiat. « tu as déjà essayé ? » Cette fois, Yan décolla son dos du dossier pour pouvoir faire face à Alfons. Il laissa tout de même sa main sur sa cuisse, celle-ci remonta un peu. « Tu souhaites servir de cobaye peut être ? » Demanda-t-il le plus sérieusement du monde possible. Il se retint de rire encore quelques secondes, mais finalement éclata, et se leva en cachant sa bouche de sa main comme pour étouffer son rire. Il embarqua avec lui la bouteille, et fit quelques pas dans son appartement pour se calmer. Une fois qu’il ne riait plus, il but plusieurs gorgées de vodka, il ne restait d’ailleurs plus grand-chose dans la bouteille. Juste un fond. Un fond qu’il vida du coup. Il posa la bouteille vide sur la table basse avant de croiser ses bras sur sa poitrine. « J’ai essayé une fois. Y a rien eu. J’ai peur que ça ne soit qu’un coup de chance. » Il laissa Alfons faire le calcul : Yan n’avait donc eu qu’une seule relation sexuelle de puis l’accident avec la foudre. Dure abstinence non ? Ouais, il vous le confirmera, dure. Surtout quand on sait combien Yan aimait s’abandonner dans les bras d’inconnus le temps d’une nuit. Aucun engagement, aucune promesse. Pas de prison, juste du plaisir. Du plaisir pur puisque sans contrainte, sans souffrance. Exactement ce qu’il appréciait. Il ne demandait rien de plus. Il ne voulait rien de plus pour le moment. Peut être qu’un jour cela changera mais il en doutait fortement. Il ne se sentait pas prêt, pas du tout.

Il retourna au près d’Alfons, mais cette fois-ci, son genou sur le canapé juste entre ses jambes, sa main sur l’accoudoir, et son visage tout proche du sien. « Pourquoi ? Tu es vraiment intéressé ? » Questionna-t-il histoire de revenir sur une discussion plus légère et surtout plus drôle, beaucoup plus drôle. L’ironie, la provocation, tout ce que Yan adorait. « Tu n’es pas mon genre, dommage. » Il tenta de garder son sérieux, mais à nouveau céda très vite et éclata de rire tout en se laissant tomber à côté d’Alfons. Il posa une main dans le dos de celui-ci, encore secoué par son rire. Oui bon, il commençait vraiment à perdre pieds lui aussi. Mais était-ce si mal ? Cela ne faisait-il pas un peu de bien de se lâcher comme ça de temps en temps ? Il se tut rapidement, et la tête contre le dossier, totalement avachi, il reposa sa main à son endroit presque attitré ; la cuisse d’Alfons. « Comme dit, c’est pas parce que t’en as une grosse que tu peux satisfaire n'importe qui. »




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Mer 31 Oct - 20:37


Alfons ne le regardait pas dans les yeux, il se contentait de tendre l'oreille pour écouter le récit du garçon. Pourtant l'Amérique est un beau pays, pensa-t-il alors qu'il se mordillait le bout des doigts, pourquoi tu veux rester dans un pays aussi pourrit que celui-ci ? Il nous a pourris. Il pencha la tête libérant enfin ses doigts de cette douce torture, alors il tourna la tête pour le fixer. Et toi Alfons ? Pourquoi tu restes dans ce pays qui t'as pourrit ? Un frisson parcouru son échine, son dos, il s'en prit plus tard à tout son corps. Il ferma un instant les yeux et on pouvait lire sur ses lèvres un « ta gueule ». Cette voix le rendait vraiment fou, elle avait toujours le dernier mot en temps normal, sa conscience était sa pire ennemie. Elle arrivait à lui mettre la vérité en face et il détestait ça. Lui, il restait ici parce qu'il ne se sentait plus d'aucune utilité dans les affaires de sa famille. Ils le considéraient comme trop mal pour pouvoir continuer sur cette voie. Tu es malade, il faut que tu te reposes, voilà ce qu'on lui disait. Alors, ils l'avaient envoyé ici dans l'espoir qu'il se repose, qu'il profite de sa vie. Bien évidemment, il aurait pu s'y opposer mais, il ne le fit pas. Pourquoi, il ne serait dire, mais il voulait rester ici. Il ne tarda pas à lui dire d'où venait son prénom, il n'en était pas fier malgré le fait qu'il ne soit pas responsable de tout ça. Son grand-père était un pauvre fou, il ne comprenait même pas pourquoi il avait insisté pour lui raconter cette histoire. Il devait avoir huit ans et il lui hurlait que les nazis étaient incompris. A cette époque, il ne comprenait vraiment rien, il le laissait parler et hochait de la tête pour lui faire plaisir, il avait l'air si remonté. Et au moment où il put comprendre, il le maudit. Il désirait qu'il crève dans les pires souffrances qu'il soit. « Tu ne dois pas aimer ce prénom. Il est laid mais tu n'y peux rien. » Oui, c'était tout à fait ça. Il détestait ce prénom et il ne pouvait rien y faire, il avait apprit à vivre avec. La seule chose qu'il avait pu faire pour se séparer de ce lien était d'abandonner sa nationalité d'origine et de prendre celle de son père. Il hocha lentement de la tête pour lui donner raison et porta son sixième verre à ses lèvres. Ils les enchaînèrent à un rythme cursif, à chaque fois qu'il posait son verre sur la table il se retrouvait plein et il ne s'en plaignait pas pour le moins du monde. Il avait fini par apprécier le goût de l'alcool, il les descendait comme on pouvait boire un verre d'eau. Il buvait, se répétait qu'il ne devait pas aller trop loin, mais c'était déjà fini, il avait touché le fond en acceptant le premier verre. En plus de très mal tenir l'alcool, il n'était pas du genre à s'arrêter de ci-tôt, tant qu'il en avait, tant qu'il en prenait. Il déposa à nouveau son verre sur la table et à ce moment-là Yan marqua le second arrêt. La tête d'Alfons bascula en arrière, une main posait sur son bassin, l'autre remontait le long de sa clavicule, son cou, sa joue. Il se sentait bien, l'alcool froid se propageait en lui et il en avait des frissons, il glissait dans les liquides de son organisme. C'était bien la première fois qu'il buvait autant et comme Yan le lui avait dit, il ne pourrait pas rentrer chez lui ce soir. Chose qui ne le dérangea pas plus que ça, il approuva même, alors qu'Alfons n'était pas le type de mec à dormir chez les gens. Un miracle. « Je te laisserais un peu de place dans mon lit. » il eut un petit rire et baissa les yeux pour mieux le voir. « bordel yan t'es trop aimable. » Un petit rire s'échappa d'entre ses lèvres, même trop aimable pour tout dire. Ils étaient si proches alors que ça ne faisait même pas encore 24 heures qu'ils avaient fait connaissance. Ils agissaient comme deux vieux bons potes, alors que ça n'était même pas le cas. Ils avaient ce truc, cette complicité. Ils étaient fais pour s'entendre et Alfons l'avait sentit dès qu'il avait appris que le jeune homme était comme lui. Tu peux voir dans le passé. Dès ce moment-là.

Les minutes passaient, le silence s'installa et ça ne sembla pas les déranger. La tête d'Alfons c'était posé sur la sienne, alors il se mit à penser, d'abord à tout et puis à rien, c'était un vrai tourbillon, l'alcool en était pour beaucoup. Puis une question lui traversa l'esprit et sans aucune retenue, sans y réfléchir à deux fois il la posa. Une fois de plus, ça l'intriguait. Comment faisait-il ? Il n'y arrivait pas à se l'imaginer, l'acte sexuel demande tout de même pas mal de contact. Il l'avait déjà fait ? Le visage du garçon se présenta juste devant le sien, le russe ne bougea pas. « Tu souhaites servir de cobaye peut être ? » Un simple sourire se dessina sur ses lèvres, un sourire qui s'élargissait toujours un peu plus tant la question passait en boucle dans sa tête. Il n'y avait rien à dire, il le trouvait extrêmement beau, il avait un truc et il ne serait vraiment dire ce qui l'attirait sur ce visage et puis son rire le sortit de sa rêverie. Il se leva et Alfons ne bougea pas d'un poil, il avait toujours la tête légèrement penché, les mains à présent le long de son corps plaçaient entre ses jambes. Il restait attentif à ses gestes, il le regarda même finir la bouteille. « J’ai essayé une fois. Y a rien eu. J’ai peur que ça ne soit qu’un coup de chance. » Alfons redressa vivement la tête et fit une petite moue avec sa bouche. Il avait essayé une fois ? L'information prit pas mal de temps avant à s'imprégner dans son cerveau et elle eut encore plus de mal à lui foutre de déclic. L'alcool avait aussi cet effet sur lui, le fait de réfléchir très doucement. Des longues minutes de silence et Alfons se redressa, les deux mains sur le canapé comme s'il était prêt à se lever. « t'es sérieux ? » exclama-t-il. Voilà il avait compris ! Il n'arrivait pas à y croire et pourtant il n'avait pas l'air de blaguer contrairement à ce qu'il aurait pu croire. Dur. Il siffla comme pour montrer son admiration envers Yan, s'humecta les lèvres, leva un instant les yeux vers le haut et focalisa enfin son attention sur lui. « et du coup tu fais comment ? » il claqua la langue contre son palais et il secoua rapidement son poignet mimant une masturbation, ce qui le fit doucement rire. Ils jouaient sur le même terrain, ils se titillaient, se provoquaient, Alfons adorait ça, il jubilait. « il date de quand ton dernier ? » Il voulait savoir depuis quand exactement il n'avait pas eu de relation de ce genre, il n'y a pas à dire, ce soir il aura tout entendu. « Pourquoi ? Tu es vraiment intéressé ? » Il leva les yeux pour mieux le regarder, ils étaient proches, tellement proche que la vue du russe s'éclaircit d'un coup, il le détaillait parfaitement. « tu aimerais ? » proposa-t-il sur un air innocent. Il émit un son de moquerie et eu un petit mouvement de recule pour se laisser respirer. « Tu n'es pas mon genre, dommage. » One shot ! Il bascula brusquement la tête en arrière comme s'il venait de se prendre une balle en pleine tête. Il la redressa aussitôt et ils rirent à l'unisson, Alfons n'en pouvait plus, il se penchait en avant, tapait dans ses mains et des pieds comme pour calmer ce rire incontrôlable. Il sentait la main du garçon dans son dos, il l'entendait rire aussi fort que lui. Il se sentait bien. Il avait à présent quelqu'un avec qui il pouvait partager certaines choses, beaucoup de choses. Il le trouvait agréable, il avait un beau visage, il aimait plus particulièrement ses mains et le fait qu'il aimait jouer sur la provocation le faisait triper encore plus. Tu as finalement trouvé plus que ça Alfons, tu as trouvé un ami.

« Comme dit, c'est pas parce que t'en as une grosse que tu peux satisfaire n'importe qui. » Il grimaça, il parlait encore de ça. Il voulait vraiment qu'il lui tire les oreilles. C'était la troisième fois qu'il lui évoquait le sujet. Il se mordit l'intérieur de la joue tandis qu'il titillait le bout de son oreille droite. « t'as raison. » Silence. Yan n'avait pas tort, Alfons était loin d'être l'amant parfait malgré la soi-disant grande taille de son engin. Il n'est pas l'amant imparfait, mais il a tout de même des défauts qui on souvent déplus à ses partenaires. Pour commencer il est loin d'être doux, pas qu'il n'en a pas envie, juste que c'est comme ça et qu'il ne peut rien y faire - monsieur j'ai pas envie de changer - et puis pour en citer un autre, il lui arrive par moment d'être totalement ailleurs. « mais tu ne peux pas me juger vu que tu n'y es jamais passé. » un petit sourire taquin se dessina sur les lèvres charnues du roux, il s'approcha davantage de lui, sa tête s'écrasa sur son épaule son nez s'enfouit dans son cou, il se délectait de son agréable parfum, il l'humait sans aucune gêne, on aurait dit un chien qui renifle son jouet. « tu aimerais y passer ? » murmura-t-il contre sa mâchoire. Il avait l'air sérieux, sa tête se redressa il focalisa son regard dans le sien puis il s'approcha un peu, un peu plus, trop près, quelques millimètres les séparaient à présent, il pencha légèrement la tête son regard toujours dans le sien. « ça va pète un coup je rigole. » et il se mit à rire comme un crétin, reposant sa tête contre l'épaule du bibliothécaire.




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Jeu 1 Nov - 11:46


Il appréciait son célibat, il aimait sa solitude. Yan se plaisait à être dans sa bulle. Personne pour le comprendre, personne pour le déranger. Il disait ne trouver aucun mauvais côté à être et rester seul. Au contraire, il présentait cela comme la véritable liberté juste parce qu’on ne venait pas lui mettre de limites. Il ne voulait pas avoir quelqu’un sur son dos, surtout pas. Plus de jalousie, plus de relation avec ses promesses qu’on ne tient pas, donc plus de trahison, plus de douleur. Le bonheur pour lui c’était ça. Pour autant, s’agit-il là de la triste vérité ? Probablement pas. N’importe quel humain a besoin de compagnie, et il se sent forcément bien avec au moins un autre individu. Oui, il vivait seul depuis son arrivée en Corée, en fait, il était seul depuis des années. Déjà gamin, il s’isolait de tout. Mais jamais il ne s’était réellement retrouvé à l’écart. Durant son enfance, il avait ses sœurs sur qui il pouvait compter et qui comptent toujours autant pour lui. A l’adolescence, il y avait toutes ses demoiselles autour de lui, ils ne se confiaient pas à elles mais appréciaient leur présence. Plus tard encore, il se découvrit quelques vrais amis même s’il gardait une distance avec eux, il tenait à eux. Le plus grand problème de Yan résidait dans son propre passé, dans toutes ses blessures. Tout le hantait encore comme si cela s’était passé hier. Il se souvenait de ce qu’il subissait de la part des autres enfants lorsqu’il était gosse, il n’arrivait pas à oublier toutes ses relations amoureuses désastreuses et se rendait coupable de la mort de sa mère. Cela le prenait encore à la gorge quelques fois, tard le soir, dans le noir, quand il n’y a plus personne pour le voir ou l’entendre. Comme s’il n’avait pas assez de mal à avancer, il devait désormais faire avec ce foutu don. Il ne voyait pas comment s’en sortir mais savait qu’il n’avait pas réellement le choix, rien n’allait redevenir comme avant. N’est-ce pas ? Alors, autant continuer. Il allait continuer, mais pas seul cette fois-ci. En la personne d’Alfons, il venait de trouver plus qu’un semblable. Leur complicité qu’il sentait se tisser au fur et à mesure continuerait à s’accroitre, il en était persuadé. Ils avaient beaucoup plus à partager que leur simple point commun. Entre eux, quelque chose passait. On parle d’atomes crochus, de communion ou encore de destin. C’était peut être tout ça à la fois car jamais au grand jamais Yan ne s’était senti aussi bien avec quelqu’un. Il y avait bien ses sœurs, mais c’était différent, elles faisaient partie de sa famille, le même sang circulait dans leurs veines. Avec Alfons, il n’y avait rien de tout ça. Le hasard avait juste joué son rôle et à la perfection. Peut être que l’alcool aidait grandement à les mettre à l’aise, mais Yan ne percevait pas la chose que sous cette angle. Ils ne s’entendaient pas aussi bien juste parce qu’ils étaient tous les deux ivres, il y avait autre chose, c’était sur et certain. Car même avec trois grammes dans le sang, Yan ne souriait pas autant normalement et pire encore, il ne riait jamais comme ça. Alfons disposait de toutes les clés, il ouvrait toute la forteresse derrière laquelle il se cachait, et qu’est-ce que cela faisait du bien. Là, tout contre son épaule, la présence d’Alfons le rassurait. Il croyait en lui, en eux, en ce qu’ils allaient devenir ensemble grâce à l’un et l’autre. Ils s’entraideraient, se rassureraient et se supporteraient. Dans les bons comme les mauvais moments, Yan appellerait désormais Alfons en premier. C’est ce que son cœur lui disait. Ce mec là, tu ne dois pas le laisser filer. Il t’aidera et tu l’aideras. Ils se reverraient, aucun doute là-dessus. Peut être même qu’ils se fréquenteront beaucoup plus que Yan ne l’imaginait à l’instant. Comme une évidence. Le même humour, la même provocation et la même distance avec les autres. Enfin, surtout la même façon de se chercher et de se trouver. Alfons n’hésita surement pas une seconde avant de lui poser sa question, ce qui fit rire très légèrement l’américain car bien évidemment, il avait tapé dans le mille.

Peu après l’accident, Yan se sentait tellement mal qu’il s’était véritablement coupé de tout, un peu involontairement d’ailleurs. Il s’endormait n’importe où, n’importe quand. Il passait parfois des journées entières la tête sur la cuvette des toilettes. Il arrivait aussi qu’il soit incapable de se lever à cause de vertiges beaucoup trop importants. Enfin, ses migraines incessantes le mettaient de mauvaise humeur, d’humeur massacrante pour tout dire. Alors les sorties, c’était fini pour lui à ce moment là. Rien à se mettre sous la dent, que dalle, nada. Après, lorsque les choses étaient enfin plus claires, lorsqu’il comprit plus ou moins comment cela fonctionnait, il se mit à éviter tout contact physique. Il n’était pas encore passé maître dans l’art, mais il s’en sortait plutôt bien. Bien sur, la question des rapports sexuels s’était posé rapidement pour lui. Comment pouvait-il faire ? Il ne voyait aucun moyen, il craignait beaucoup trop d’avoir des tas de visions et de finir par se sentir mal. Récemment pourtant, il avait fait l’expérience et tout s’était très bien passé, ce qu’il confia à Alfons. Il pensait néanmoins qu’il ne s’agissait qu’un coup de chance et hésitait à recommencer. Son don n’allait pas se mettre en pause juste pour qu’il puisse satisfaire ses envies. Il ne souhaitait vraiment pas avoir à stopper le tout et renvoyer la personne chez elle, ce serait trop honteux, puis cela blesserait sa fierté plus que tout. « t'es sérieux ? » Il s’attendait à ce genre de réaction, du coup, il lui sourit très légèrement en haussant les épaules d’un air résigné. Malheureusement oui, il était très sérieux. « et du coup tu fais comment ? » Yan leva un sourcil, et comprit ensuite lorsqu’Alfons lui mima de façon très élégante une masturbation. Il ne put s’empêcher de rire légèrement. Un rire mi-gêné, mi-amusé. Il n’allait pas lui mentir, non ? Inutile de le faire de toute façon. Il était un homme comme lui, il venait de deviner tout seul et puis quelle honte à avoir ? Il fallait bien trouver un substitut même si celui-ci ne le satisfaisait même pas un quart de ses désirs. Tout en secouant la tête de bas en haut, il lui répondit : « Tu veux que je fasse quoi d’autre ? C’est plutôt frustrant tu sais. » Il allait rajoutait qu’il était en manque mais s’abstint histoire de ne pas avoir l’air trop désespéré ou d’un gros accroc du sexe. Bon, il ne se souciait pas véritablement de la façon dont Alfons pouvait le considérer mais tout de même, un peu de fierté. Beaucoup de fierté surement. Il soupira, et posa la bouteille qu’il venait de vider sur la table. Il pensait se chercher une bière après, histoire de bien terminer ça, de boucler la boucle. A ce moment, Alfons lui demanda à quand remontait le dernier. Yan s’humecta les lèvres, il ne voulait pas vraiment répondre. Rien que d’y penser, il en avait envie. Puis, c’était avec un vampire en plus. Bon, il n’était pas obligé de lui dire mais tout de même. Alors il se rapprocha de lui, le surplombant de manière à le dominer un peu, à reprendre les directions de la discussion afin d’alléger la chose, de calmer un peu ce qui tourbillonnait en lui. « tu aimerais ? » Au fond de lui, Yan pensa ; quelle question, bien sur. Mais il n’allait pas le balancer comme ça. Alors il affirma le contraire en lui lâchant qu’il n’était pas son genre. Un tout petit mensonge de rien du tout puisqu’en réalité il le trouvait plutôt agréable à regarder. Même un peu plus que ça. Pour être plus concret, il passerait bien une nuit dans ses bras, sauf qu’il ne comptait pas du tout le lui dire. Pas parce qu’il redoutait que cela ne soit pas réciproque, tout simple et purement à cause de son égo trop important. Maintenant qu’Alfons le savait en manque, il ne voulait pas rajouter une couche. Il ne put garder son sérieux bien longtemps et éclata littéralement de rire après quelques secondes seulement. Ils riaient ensemble, à l’unisson, comme deux bons potes. Non, en fait, ils étaient réellement deux bons amis, ou en tout cas en passe de le devenir.

Le calme revint, et Yan se réinstalla comme précédemment. La tête contre le dossier, la main sur sa cuisse. Il ne voyait rien. Cela représentait non seulement une victoire pour lui mais un grand soulagement à chaque fois qu’il avait cette chance. Il n’était pas quelqu’un de très tactile mais il pouvait le devenir après quelques verres de trop. Cela déliait aussi pas mal sa langue, comme Alfons devait l’avoir remarqué. D’ailleurs, Yan remit sur le tapis ce qu’il avait vu grâce à son pouvoir. Il ne pouvait juste pas s’en empêcher, puis cela semblait tant exaspérer le rouquin. Il ne comprenait pas pourquoi en plus, quelle chance il avait d’être aussi bien foutu. « t'as raison. » Ah vraiment ? Yan fronça les sourcils. Pourquoi ? Il se le demandait. Néanmoins, il ne posa aucune question. Il passa juste son bras derrière le jeune homme, contre le dossier afin de s’installer plus confortablement. Puis il soupira, sentant son corps s’engourdir à cause de l’alcool. « mais tu ne peux pas me juger vu que tu n'y es jamais passé. » Bien sur, il ne prétendait pas le contraire. Il haussa les épaules, comme s’il voulait lui montrer qu’il s’en fichait, que cela lui importait peu. Pas besoin d’ajouter quoique ce soit. Il baissa les yeux lorsqu’il sentit la tête d’Alfons contre son épaule, et un léger sourire étira ses lèvres. Pas aussi proche voyons. Des frissons réveillèrent son corps alors qu’il son souffle chaud contre sa peau. Terrible tentation. Vraiment terrible. Il se mordit doucement la lèvre inférieur, et ferma les yeux quelques secondes pour profiter de ce contact qui se faisait sans vision. « tu aimerais y passer ? » Si les lèvres d’Alfons n’avaient pas frôlé sa mâchoire comme ça, il aurait sans doute pu pouffer de rire, mais cela le fit juste doucement soupirer. Quelle enflure. Il rouvrit les yeux, sentant son visage beaucoup trop près du sien. Il le provoquait, et s’en amusait. Il se moquait de lui. Pourtant, Yan esquissa un mouvement, comme s’il allait l’embrasser juste avant qu’Alfons n’ouvre à nouveau sa bouche. « ça va pète un coup je rigole. » Yan grogna de frustration et laissa lourdement tomber sa tête contre le dossier de son canapé. « Enfoiré va. » Il le bouscula avec force, sans craindre de lui faire mal, avant de se redresser d’un seul coup, le virant ainsi de son épaule. Sans rire, cela ne devrait pas être permis de lui faire ça. Lui, le pauvre mec en manque. Bon d’accord, il ne devait pas faire pitié à ce point mais quand même. Il s’agissait plus de torture que de simple jeu pour l’américain. Il l’entendait encore rire derrière lui, cela l’énervait presque en fait. Il se retourna brusquement, et l’attrapa à son t-shirt pour l’attirer vers lui. Ses lèvres pulpeuses presque collées aux siennes. Son regard perçant dans le sien. « Tu ne peux même pas imaginer comme je suis tendu, comme je me retiens. Alors tu vas arrêter de te payer de ma tronche. » Il ne disait pas ça méchamment du tout. Il ne le menaçait pas ou quoi que ce soit. Il le mettait en garde, lui faisait juste comprendre que sa situation n’était pas la meilleure. Il laissa échapper un soupir, et se décida à le relâcher sans pour autant prendre ses distances. Il n’arrivait pas à s’éloigner. Comme aimanté, ou encore prisonnier de son corps qui refusait de perdre la chaleur d’Alfons bien que sa raison lui hurlait de se reculer. « Juste deux secondes. » Il ne s’expliqua pas plus, ne donna pas plus d’indication. Il colla juste ses lèvres aux siennes, et l’embrassa chastement. Cela dura effectivement deux seconde, non plutôt trois, et ce fut la seconde de trop. Le trou noir puis les images vives, un Alfons en plein ébat avec une personne quelconque. Un homme apparemment. Comme avant, c’était flou et les sons peu distincts. Ça ne dura pas longtemps, il revint rapidement à la réalité, et du coup se décolla du garçon. Il se leva, tout en portant une main à son front et bredouilla des excuses avant de s’éclipser dans la cuisine. Ne pas y penser, tout effacer immédiatement. Il ouvrit son frigo, le frais lui fit du bien, et il prit une bière, même une deuxième pour Alfons. Au cas où. Il les posa sur la table, et essayait de paraître détendu. Rien à faire, cela le hantait mais d’une manière assez étrange. En fait ça avait réveillé encore plus ses pulsions. Alors la tension ressentie ne venait pas d’un malaise, mais plutôt d’un désir qu’il s’efforçait de taire. « Une dernière pour bien finir la soirée. » Il adressa un sourire en coin à son invité. « Je te laisserais mon lit après. » Ou bien sinon je risque de te sauter dessus, voilà ce que cela voulait dire.




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Ven 2 Nov - 10:01


Il avait ri aux éclats tapant brusquement des pieds contre le sol sans se soucier du qui pouvait vivre en dessous. Il n'avait pas vraiment dit ça dans l'espoir d'avoir raison, non. Il avait dit ça pour le taquiner, tout d'abord pour se jouer de lui, mais finalement il avait tapé dans le mille. Droitier ou gaucher, se questionna-t-il en pencha la tête en avant comme pour mieux distinguer le garçon. Il aurait pourtant dû s'en douter, Alfons avait beau être « comblé » sur le plan sexuel, il lui arrivait d'en arriver là, juste comme ça.. Alors pour Yan ça ne pouvait être que ça, il n'obtenait pas des visons lorsqu'il se touchait, il les obtenait seulement en entrant en contact avec les autres. Le canapé s'affaissa une nouvelle fois, il adorait vraiment jouer avec lui, il se sentait comme un enfant dans une cour de récréation ; c'était tout juste son élément. Yan l'avait mit à l'aise en un temps record. Il était persuadé que le bibliothécaire voyait cette situation comme lui, il ne pouvait voir la voir autrement. Ils se complétaient, maintenant il en était sûr. Il ne s'arrêta pas tout de suite sur les questions indiscrètes, lorsqu'il était lancé et on avait souvent du mal à l'arrêter. Peut-être que sa dernière conquête était récente, peut-être pas, dans les deux cas une fois qu'on y a goûté, on ne peut plus s'en passer, on ne pense plus qu'à ça. Alfons, avait enchainé les relations d'un soir, une fois fois qu'il sut comment utiliser ce qu'il avait entre les jambes. Pendant une période, il n'arrêtait plus. Jusqu'à qu'il se fatigue tout seul et qu'il le recommence avec modération. Il secoua la tête de gauche à droite comme pour remettre ses cheveux en place, il souffla même dessus et se recoiffa du bout des doigts, mais il semblait que rien ne changeait. Les événements allèrent de bon train, ils jouaient comme deux enfants, ce taquiner comme deux potes, se touchaient comme deux frères. Alfons lui mit un léger coup de poing sur la joue tandis qu'il observait son profil. Il avait trouvé en lui quelque chose qu'il ne trouvera jamais autre part, il était le seul à pouvoir lui apporter autant de paix. Une rencontre plutôt grotesque au début, il lui avait demandé de l'aide, il l'avait renseigné sur un sujet qui ne l'intéressait pas spécialement. Alfons avait désiré qu'il s'en aille pour qu'il puisse plus facilement se casser en emportant le bouquin qu'il avait feuilleter avec lui. Et Yan l'avait comme senti. Il avait tout senti du premier coup et maintenant les voilà chez lui à boire et rire comme deux amis. Alfons n'avait pas pensé que tout ça se terminerait aussi bien. Il n'était pas seulement intelligent, il le trouvait amusant et laissait planer une atmosphère de mystère autour de lui. Alfons aimait plus particulièrement ce détail, tout comme il aimait plus particulièrement ses mains. Voilà maintenant trois ou quatre semaines qu'il avait atterri ici et il venait de se faire un ami, le tout premier et ça sera sûrement le seul. Il n'avait pas envie d'avoir cette complicité avec tous les foudroyés du monde, non, il ne voulait l'être qu'avec lui.

Il lui faisait chier à parler de ce qu'il avait entre les jambes, vous ne savez même pas à quel point son sang bouillonnait lorsqu'il évoquait ça. Il avait envie de lui faire ravaler ses mots, de l'étrangler, enfin tout simplement de se venger. De plus, il se permettait de l'ouvrir alors qu'il ne savait même pas comment il procédait. Lui, ne pas savoir s'en servir? Putain, il lui paiera cette réplique. Yan ne lui répondait pas, c'était comme si il l'ignorait tout bonnement, comme s'il avait décidé de le faire bouillir jusqu'au bout. Tu veux jouer ducon, se dit-il, alors on va jouer mais j't'assure que tu l'emportera pas au paradis ! Un rageur dans toute sa splendeur et vous n'avez encore rien vu. Penser c'est bien beau, mais agir c'est magique. Sa tête se posa sur l'épaule du garçon, le bout de son nez vint chatouiller innocemment son cou, il se vengeait et d'un autre côté il en profitait. Il finissait par apprécier le parfum de son gel douche. Il lui susurra alors une phrase plus provocatrice, leurs visages se rapprochèrent et c'est à ce moment-là qu'Alfons conclu le jeu. Il rigolait, un mot pour les mômes. Sa tête se reposa sur son épaule tandis qu'il riait doucement. « Enfoiré va. » Cette insulte eut pour effet d'emplifier son rire, il riait plus fort agitant encore les pieds et les gestes qui suivirent le mirent totalement K.O. Il tomba sur le canapé, la tête la première étant donné que le garçon c'était brusquement levé. Au niveau de son bras, il ressentait le coup que Yan lui avait foutu, il n'avait pas vraiment mal, il ressentait surtout des picotements. Il n'en pouvait plus. Dans les dents Yan ! Alfons était incontrôlable et sûrement de plus en plus lourd, il s'en rendit compte lorsque que le plus grand l'attrapa par le col et le ramena contre lui. « Tu ne peux même pas imaginer comme je suis tendu, comme je me retiens. Alors tu vas arrêter de te payer de ma tronche. » Son rire cessa. Il aurait bien pu continuer, mais il s'arrêta là. Les yeux dans les siens, il resta muet. Ça le travaillait autant que ça de ne pas pouvoir coucher avec un homme ? C'est évident Alfons, tu ne vois pas donc pas qu'en faisant ça tu pourrais éveiller des désirs chez lui ? Tu es con ou c'est comment à la fin. Il sentait son souffle contre le sien, ils étaient beaucoup trop proches, juste trop proche pour que le russe puisse réfléchir correctement. « yan. » commença-t-il alors que le garçon venait de le couper. Deux secondes ? Il ne le vit pas venir, ses lèvres rencontrèrent les siennes et un énorme boucan se fit en lui : une bombe atomique que l'on éjecte d'un avion, une boule de feu qui s'y forme à l'intérieur, qui explose tout d'un coup et pan. Il venait d'exploser. Ça ne dura pas très longtemps, mais Alfons cru en une éternité. Son visage ne montrait pas spécialement qu'il était choqué, mais à l'intérieur, c'était un pur bordel. Il l'avait poussé à ce point ? Alfons regarda attentivement le regard de Yan. Le premier ouvrit la bouche, mais le second le devança une fois de plus, ses lèvres bougeaient mais, le roux avait l'impression d'être devenu sourd après le passage de la bombe, puis il s'en alla vers la cuisine. Il avait vu quelque chose. Il en était presque sûr et il doutait vraiment qu'il veuille lui en faire part. Le russe haussa deux fois des épaules, il n'avait pas à s'en inquiéter, la seule chose dont il avait honte, il le savait maintenant, alors quoi ? Ça n'avait aucune importance pour lui, ce qui l'importait maintenant, c'était lui. Le fait qu'il vive aussi mal cette frustration, il aurait peut-être dû y aller mollo. Il baissa la tête et s'ébouriffa comme un gamin les cheveux, en basculant la tête en arrière. Yan avait prit plus de temps que la première fois, mais l'essentiel et qu'il était revenu. « Une dernière pour bien finir la soirée. » Alfons fixa les bières posait sur la table. « Je te laisserais mon lit après. » Le russe se retint pour ne pas pouffer de rire. Il insinuait qu'il allait dormir tout seul là? Il ne pouvait pas contrôler ses pulsions - c'est toi qui dit ça - il pencha alors la tête comme pour mieux l'admirer. C'était ça n'est-ce pas ? Il ne tiendrait pas en le voyant à côté de lui, hm ? Il est loin d'être con, même s'il est bourré je vous l'assure, lent mais, pas con. « je ne bois pas de bière. » Il avait envie de se foutre un peu de lui, encore un peu avant qu'il ne passe aux choses sérieuses et après promis il arrête. Il s'humecta la lèvre inférieure et se leva d'un coup, il clopina vers lui et une fois à sa hauteur il posa ses deux mains sur ses épaules. Il manquait un centimètre de plus à Alfons pour qu'il arrive à la taille de Yan, mais la différence n'était pas très grande. La tête du russe se cala contre son torse, il se demandait comment il faisait pour tenir debout. Les secondes passaient, les minutes aussi, de bonnes minutes, il se posait des questions et y réfléchissait parfois lorsqu'elles n'étaient pas trop difficiles. Le rouquin s'en sépara enfin, il le prit par les bras et le traîna à leur place initiale, en un mouvement de tête il l'invita à s'asseoir tandis qu'il le regardait prendre place. Tu te demandes sûrement ce qu'il manigance pas vrai Yan ? Alfons s'installa à califourchon sur lui, en lui offrant un sourire des plus charmeur. Ses mains le long de son corps, il ne le lâchait pas du regard, il le détaillait encore, essayait de lui trouver des défauts mais en vint, son bon pote n'avait pas l'air d'avoir autant de défaut que lui. Il s'approcha trop rapidement de sa bouche , une main distinguait sur son torse. « si tu vois quelque chose dis-le-moi tout de suite, dans ce cas-là j'arrêterais, compris ? » il montra le bout de sa langue et de celle-ci caressa l'intérieur de sa lèvre supérieure pour commencer, puis, il posa de façon pudique ses lèvres sur les siennes, il recommença encore une fois, une fois encore et encore une fois, il recommença plus de six fois cette action, comme s'il attendait que Yan lui dise d'arrêter, qu'il voyait quelque chose. Le dernier baiser par contre fut plus long, il dura pile 50 secondes. Il l'embrassa avec une tendresse extrême, et un plaisir inconcevable, il se délectait de ses lèvres, apprenait à les connaître, il avait aimé lorsqu'il l'avait posé sa bouche sur la sienne, il lui avait donné froid et chaud à la fois.





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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Ven 2 Nov - 11:39


L’envie de l’égorger à cet instant avait été telle qu’une insulte quitta sa bouche à l’intention de son nouvel ami. Pourtant, Yan se trouvait être le genre de personne vraiment poli. Il faisait toujours attention aux mots qu’il employait et disposait également d’un sang froid à toute épreuve. Enfin, visiblement pas tant que cela puisqu’Alfons venait de le mettre en état d’ébullition d’un seul coup. Un temps qui mériterait presque d’être marqué dans le livre des records tant il était rare de le voir perdre le contrôle. D’un autre côté, beaucoup de facteurs jouaient contre lui. D’abord, le taux d’alcool peu raisonnable qui se baladait dans ses veines. Ensuite, l’incomparable manque qu’il subissait depuis des mois. Pour finir, une attirance non-contrôlée dû aux raisons évoquées juste au-dessus. Dans d’autres circonstances il aurait pu rentrer dans le jeu de ce dernier, lui montrer, le provoquer. Là, Alfons ne faisait qu’attiser le feu, non l’incendie, qui brûlait au fond de lui. Quel petit con, mais il l’aimait bien tout de même. Cela ne changeait pas grand-chose. Sans doute qu’à sa place il se serait comporté ainsi aussi. D’ailleurs, s’il était à sa place, il ne rigolerait pas comme ça, comme un pauvre gamin qui vient de faire une blague. Il n’avait pas idée de la tension qui bloquait tout le corps de Yan. Il craignait le moindre contact tout comme il crevait sous le manque. Le plaisir de la chair lui plaisait tant, il aimait tant cela, et voilà qu’il devait se résoudre à ne pas y penser, à l’éviter. Une abstinence qu’il s’infligeait lui-même juste parce qu’il se comportait comme un véritable trouillard depuis l’apparition de son pouvoir. Il n’avait franchi les limites qu’une seule fois, cela s’était bien passé, trop bien passé même. Incapable de contrôler ses visions, il se voyait plutôt mal retenter l’expérience. Rien ne lui disait que tout irait aussi bien une deuxième fois. Une petite voix dans sa tête lui conseillait d’être prudent, de ne pas trop jouer avec le feu. Mais plus il y pensait, plus ça l’énervait. Vous savez, cette frustration qu’on a quand on veut tellement quelque chose et qu’on ne peut pas l’avoir. Yan s’arracherait le cœur pour faire disparaître ce foutu sentiment qu’Alfons venait de réveiller. Quelle enflure celui-là. Il éleva un peu la voix, l’engueula ou plutôt le rappela à l’ordre. Ne pouvait-il donc pas le comprendre sur ce point là ? Il avait osé réveiller ses désirs, et maintenant il lui fallait assumer. Parce que Yan n’arrivait déjà plus à mettre ses pensées au clair. Tout tourbillonnait dans sa tête. « yan. » Il ne l’entendait pas, et il ne réfléchit pas plus d’une seconde avant de poser ses lèvres contre celles du rouquin. Comment aurait-il pu deviner qu’il allait le regretter incessamment sous peu ? La décharge qui secoua son corps et le figea, l’obligea à prendre ses distances. Un vertige le prit au moment où il retourna au monde réel mais rien de bien inquiétant, rien qu’il ne puisse surmonter. Il fronça les sourcils, se demandant si ce qu’il voyait avait un rapport avec ses propres désirs ou son état d’esprit au moment où il touchait la personne. Il ne se sentait pas poser à plat le problème et répondre aux questions qu’il posait. Alors il s’excusa brièvement avant de se lever pour respirer un peu, et évacuer ce qu’il avait vu. Une bière ne lui ferait pas de mal. Yan aimait beaucoup la bière. Adolescent, il détestait mais en descendait quand même parce que cela faisait homme. Il se démarquait ainsi de ses sœurs avec leur alcool de fille. Il retourna dans son salon, annonça également son changement d’avis. Ils ne partageraient pas le même, no way. Il allait totalement craquer sinon, pas qu’il ne veuille pas craquer mais quelque chose lui disait que c’était mal. Deux amis ne font pas ça, même si cela sauve la vie de l’un. Il fronça les sourcils parce qu’il voyait clairement que l’autre imbécile se retenait de rire, mais il se détendit rapidement car même lui trouvait sa situation aussi drôle que pitoyable. Il but plusieurs gorgées de sa bière, restant debout comme pour tester son équilibre. « je ne bois pas de bière. » Yan haussa les épaules. C’est à sa guise après tout.

L’américain commençait tout de même à caler, s’entend qu’avec tout ce qu’il avait ingurgité, il lui fallait se calmer un peu, souffler pour mieux tenir. Il ne voulait pas totalement dérailler et perdre le contrôle. Gardons un bon souvenir de cette soirée, ne la gâchons pas avec de stupides erreurs. Il ne souhaitait pas se retrouver encore plus mal qu’il ne l’était. Il n’osait même pas imaginer le mélange explosif que donneraient visions et alcool réunis. Probablement qu’on pourrait l’enterrer six pieds sous terre après. Son regard toujours sur Alfons, il se mit à rire lorsque celui-ci se leva. Il semblait avoir quelques soucis d’équilibre et cela lui donnait un aspect comique tout nouveau. Se tenait-il à lui pour rester sur ses jambes ? « Yah ! T’es dans un sale état. Une vraie meuf. » Yan ne réalisa pas trop ce que sa phrase pouvait signifier dans le cas d’Alfons. Cela ne lui effleura pas l’esprit, à aucun moment. En fait, il avait comme déjà totalement assimiler la particularité de son invité. Pour lui, Alfons n’avait rien d’une bête de foire. Il ne se moquait pas de lui pour cela, mais parce qu’il luttait. Il ne sous-entendait pas que son pouvoir lui allait bien, juste qu’il se trouvait dans un état aussi misérable que le sien. Un sourire passa sur les livres de l’américain au moment où le russe posa sa tête contre son torse. Yan glissa une main hésitante dans son dos, alors qu’il n’y avait aucune raison. Il le touchait déjà, aucune vision ne s’annonçait. Son menton trouva sa place sur le sommet de son crâne et il soupira. « T’endors pas hein. » Ouais, surtout pas, sinon j’te fais des choses pendant ton sommeil. Ou pas. Yan n’était absolument pas de ce genre là, il n’oserait pas. Ils étaient restés ainsi de bonnes minutes, d’agréables minutes où Yan n’avait rien vu, où il avait juste profité de la chaleur d’un autre corps. C’est Alfons qui brisa leur étreinte un peu étrange. Yan se laissa totalement guider par celui-ci, et comme il le souhaitait, s’installa à nouveau sur le canapé. Jusque là rien d’anormal. Il se comportait normalement, du coup il vida de moitié sa bière avant de la poser sur la table. Non, il y avait quelque chose de bizarre. Alfons ne s’asseyait pas à côté de lui. Non, il était en train de s’assoir sur lui. Aussitôt Yan se calla au fond du canapé, les mains en l’air comme un coupable pris en faute et interrogea le rouquin du regard, les yeux totalement écarquillés. Qu’est-ce qu’il lui faisait encore ? Ne lui avait-il pas dit qu’il devait arrêter ça ? Le visage de Yan se ferma et il ouvrit la bouche pour manifester son mécontentement « Je t’ai dit d’arrêter tes conn.. » Le rapprochement brusque d’Alfons lui coupa la parole. Leur proximité le perturbait tant qu’il eut bien du mal à soutenir le regard de son ami. A quoi diable jouait-il encore ? Si c’était pour le provoquer et ensuite tourner les talons, il avait plutôt intérêt à s’arrêter ou bien Yan l’étranglerait. Bon, pas vraiment. Il tenait déjà un peu trop à lui pour faire cela, mais presque quoi. « si tu vois quelque chose dis-le-moi tout de suite, dans ce cas-là j'arrêterais, compris ? » Comment ça ? L’américain allait répliquer et demander des explications quand le bout de la langue d’Alfons frôla sa lèvre déclenchant un grand frisson qui parcourut tout son corps de géant. Il accueillit chacun de ses baisers sans chercher à les approfondir, beaucoup trop paralysé pour esquisser le moindre mouvement. Son cerveau était comme déconnecté. Il ne pensait plus à rien et surtout, il ne voyait rien. Pas de vision cette fois-ci. Alors quand Alfons lui offrit enfin un véritable baiser, Yan glissa ses mains sur ses cuisses et y répondit avec grand plaisir. Ce qu’il se passait à l’intérieur ? Un véritable désordre. Un tel désordre qu’il serait impossible de voir véritablement quelque chose dedans. En fait, il ne pensait à rien de bien précis, il ne redoutait même plus une quelconque vision. Au moment de quitter ses lèvres, Yan voulut s’en emparer à nouveau mais y renonça et ouvrit juste les yeux pour redécouvrir le visage aux traits enfantins de son invité. « Pourquoi ? » Cela lui échappa alors même qu’il ne voulait pas vraiment savoir pourquoi. Tout ce qu’il désirait, c’était recommencer ou continuer, ça dépend du point de vue. Mais comme la situation était étrangement ambiguë, il hésitait et même il ne savait pas s’il pouvait le faire. Alfons était peut être encore en train de se moquer de lui. Comment avaient-ils pu déraper ainsi ? Maudite bouteille de vodka. L’alcool servait de meilleur prétexte à tout ceci, et autant en profiter jusqu’au bout. Il remonta ses mains sur ses hanches et se redressa juste assez pour écraser sa bouche contre la sienne. Il l’entraina dans un nouveau baiser bien moins tendre que le précédent, beaucoup plus fougueux, voir brûlant. A la base, il ne l’avait pas invité pour qu’ils finissent sur le canapé à s’embrasser. Yan ne voyait même pas où cela les menait. Il ne pouvait juste pas résister maintenant qu’il avait goûté à ses lèvres, il en voulait encore un peu, mais juste un peu hein.




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MessageSujet: Re: {-18} like a soap.   Ven 2 Nov - 23:22


Un putain de bordel. Un putain de bordel dans sa tête. Il pensait sans trop penser, il s'en donnait l'air et arquait un sourcil lorsqu'il pensait avoir déduit quelque chose puis il reprenait ce visage neutre en fixant Yan. Il repensait à ce qu'il avait bien pu lui dire et ensuite à ce qu'il avait pu faire, il avait tout de même posé sa bouche sur la sienne. Non, Alfons avait beau jouer l'insensible, sur son visage on lisait un peu d'incompréhension. L'alcool. Mais oui, c'est l'alcool qui nous a rendu fous et incompréhensibles, c'est à cause de l'alcool que je suis si proche de toi, que mes mains se posent sur tes épaules, que je cale ma tête contre ton torse et me concentre sur les battements de ton coeur. Ne nous blâmons pas, nous avons notre belle excuse. « T'endors pas hein. » Il sentait tout son corps se détendre contre le sien, il sentait les doigts de Yan à travers son pull, il se sentait juste bien. Il secoua la tête. Et toi Alfons, depuis combien de temps tu n'as pas couché avec quelqu'un ? Ses yeux s'ouvrirent doucement, longtemps ? Il y avait eu cette fille qui passe souvent chez lui pour s'occuper de sa maison. Ils devaient l'avoir fait combien de fois ? Deux fois ? Alfons plissa les yeux, le souvenir était flou, mais il opta pour cette réponse, deux fois seulement et ce fut la première semaine où il était arrivé à Séoul, la seconde nuit. Des frissons passèrent tout le long de sa colonne vertébrale, juste le fait d'y repensait le rendait complètement fou. Son cerveau bouillonnait, voilà qu'il se mettait à penser à ça. Il s'écarta du garçon et l'entraîna jusqu'au canapé, il attendit qu'il s'assoit le regardant finir sa canette et la poser sur la table du salon. Il le chevaucha doucement posant ses mains sur son torse comme pour se donner un appui. Qu'es que tu es en train de foutre ? C'est ton pote, merde. Il ne s'arrêtait même pas sur les paroles que son autre pouvait lui dire, elle le giflait mentalement, mais Alfons n'y prêtait guère attention, il ne pensait plus. Il agissait, il trouvait Yan mignon dans sa façon d'agir, il allait le gronder n'est-ce pas ? Il voulait tout simplement assouvir sa soif. « Je t'ai dit d'arrêter tes conn.. » Le russe se rapprocha de son visage, assouvir sa soif, mais aussi la sienne. Yan lui avait fait par de sa frustration, il avait utilisé des termes qui l'avait fait plus ou moins réfléchir. Il allait l'aider dans ce cas-là, il se serait un bon pote. Bien évidemment, il ferait attention maintenant qu'il était au courant de son don. Il ne voulait surtout pas l'épuiser, il savait comme ça pouvait être douloureux et fatiguant. Il le vivait aussi. Il compatissait. Alors, il le fit, il l'avertit, s'approcha de lui et se délecta avec douceur de ses lèvres. D'abord, avec des petits baisers pour être sûr qu'aucune vision n'intervenait et puis il conclut avec un baiser plus lent, plus long. Il s'appliquait malgré le fait qu'il soit totalement out, il y prenait plaisir. Ils s'embrassaient, ils étaient bel et bien en train de faire ce que Alfons n'aurait jamais imaginé, il n'avait même jamais énoncé un quelconque désir à le foutre dans son lit ou à le draguer, non. Rien du tout, il l'avait vu comme un type sympa. Alors pourquoi tu niques tout, putain ?

Leurs lèvres se séparèrent alors, Alfons sentait ses doigts tremblaient sous le corps de Yan, bordel qu'il avait mal à la tête. « Pourquoi ? » Bonne question. Alfons n'avait pas envie de chercher des mots et de construire des phrases. Bourré voilà ce qu'il était, mais à l'extrême voyez-vous ? Il haussa des épaules avec cet air innocent sur le visage. Il en avait eu envie autant que lui et maintenant qu'il était lancé, il ne voulait pas s'arrêter. Alfons se redressa un peu pour pouvoir se tenir un peu plus droit, son regard encore jeté dans le sien, la tête légèrement penchait. Le silence submergea l'appartement, les rires n'étaient plus, les moqueries non plus. « tu n'as rien vu ? » Il parlait bien évidemment de ses visions. Sa voix poltronne venait de briser le silence, sa question était vraiment conne, s'il ne l'avait pas repoussé c'était qu'il n'y avait rien eu pas vrai ? Mais il avait ressenti le besoin d'en placer une, de parler. La bouche de Yan emprisonna de nouveau les siennes, c'était un baiser plus sauvage, Leur souffles se mélangeaient ainsi que leur salives, leur langues se cherchaient. Ce baiser lui donnait un plaisir fou. Alfons ne se sentait même plus maître de lui-même, il passa ses bras autour de son cou et s'en approcha un peu plus. Voilà comment la soirée se clôturait. Les lèvres d'Alfons se séparèrent des siennes, elles chatouillèrent sa joue, sa mâchoire, puis elles s'emparèrent du lobe de son oreille sensuellement. « on est en train de merder mon vieux. » Lui susurra-t-il à l'oreille, puis il écrasa sa bouche contre la sienne, un baiser tout ce qu'il y a de plus simple, ses mains se faufilèrent sous son t-shirt, il caressait son torse en n'oubliant pas la moindre parcelle de peau. Il y dessinait des cercles remontant doucement vers le haut. « un dernier puis j'arrête. » Il essayait de s'arrêter mais il n'y arrivait pas, alors il s'inventait cette marge, il l'a lui disait à voix haute pour qu'il puisse l'arrête s'il essaye de recommencer. Il savait qu'il n'y arriverait pas, il avait à présent besoin de chaleur, il ne demandait rien de plus, juste ça.




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