i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.



 
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NEWS : UN NOUVEAU DESIGN AVEC LA SUBLIME KIM HYUN AH & UN ÉVÈNEMENT QUI VIENT TOUT JUSTE D'OUVRIR SES PORTES ! SOYEZ NOMBREUX !

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 i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.

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admin ⸗ the sadistic child.
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Baek A. Nolan
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∆ BLAZE : nuòyán.
∆ AVATAR : kim jong in - kai.
∆ messages postés : 676
∆ ici depuis le : 08/10/2012



∆ ÂGÉ(E) DE : dix-neuf.
∆ DE SEXE : Masculin
∆ NATIONALITÉ : colombien-américain aux origines coréennes.
∆ JOB : mannequin.
∆ CÔTÉ COEUR : seems like i am bae blaine's property.

∆ MY CRAZY SPELLBOOK :
give me a b to the l to the aine; and i'mma go insane. think about how much blood i need and nakht is about to freeze. {uc}
MessageSujet: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Dim 14 Oct - 23:33



“Unless your heart, your soul, and your whole being are behind every decision you make, the words from your mouth will be empty, and each action will be meaningless. Truth and confidence are the roots of happiness.”
tenue.


La nuit était tombée depuis quelques heures déjà alors que je déambulais encore dans les rues, à la recherche d'aide. Une douleur lacéré mes tempes, tapant de plus en plus fort à chaque minute. Et, cette souffrance, je ne la connaissais que trop bien. Elle me suivait depuis ma plus tendre enfance et me lacerait le corps d'effets non-désirables. C'était là le désavantage à être à la foi un homme et un animal. Il était dit que la différence entre un homme et un animal était la parole – mais c'était aussi et surtout la raison. Il n'y avait rien de plus désagréable au monde, que cette horrible sensation d'impuissance que nous, vampires, ressentions dès que nos instincts refaisaient surface. Notre conscience qui faiblissait peu à peu, la dure lutte contre l'emprise qui cédait et soudain, on arrivait à objectivement se voir regarder les êtres humains non plus comme des égaux, mais comme de stupides et simples bouts de viandes que nous nous devions d'agresser sans remords. Le pire ? C'était que parfois, j'en venais à me dire que nous étions, nous, bien meilleurs que les hommes. S'abaissaient-ils, eux, à vivre avec les bœufs qu'il tuaient ? Les tuaient-ils contre leurs gré par simple notion de survie extrême ? Se sentaient-ils ne serait-ce qu'un minimum coupable d'avoir mis fin à une vie afin de prolonger la leur? Non. Oh, certes, certain d'entre nous ne ressentaient pas plus de pitié pour les hommes qu'eux envers leurs vaches. Mais pour la majorité d'entre nous, nous nous contentions de ne leur ôter qu'une infime quantité de sang. Assez importante pour qu'ils en tombent dans les pommes, c'était vrai, mais jamais assez pour les tuer. De plus, le sang se renouvelait sans cesse. Nous ne leur prenions pas quelque chose définitivement. Dans le fond, nous étions beaucoup plus aimables, non ? … Non ? Ouais, j'essayais toujours clairement de me remonter le moral en me disant que je n'étais pas un monstre de cette façon. Je faisais partie de ces vampires qui attendaient d'être vraiment, vraiment aux abois pour se mettre en quête de sang. L'idée de planter mes canines dans la chair fine de quelqu'un ne me réjouissait pas – tant que j'étais conscient. C'était une autre histoire dès lors que je ne l'étais plus. J'entendais les battements du cœur de ma victime s’accélérer, son liquide vital couler le long de ma gorge – et lorsque je devenais cette bête sanguinaire que l'on appelle vampire, j'aimais cette sensation-là. Je n'avais que peu d'emprise sur moi-même. Je n'avais jamais réussi à me contrôler et ce même si j'étais un vampire avec cent pour cent de ses capacités humaine. J'étais trop impulsif, je n'avais aucune maîtrise. Et quand je changeais de visage, c'était bien pire. Néanmoins, j'avais toujours cette petite voix, dans ma tête. La conscience. Écrasée sous le poids de ma faim, elle retentissait faiblement et gagnait en décibels dès que du sang entrait en contact avec mon palais. Ainsi, lorsque j'étais rassasié, elle refaisait surface. M'implorait de ne pas tuer un homme. Me suppliait de ne pas m'infliger cela. Que la mort de personnes sur ses frêles épaules était beaucoup trop. Alors, je cessais immédiatement et me décollai de mes victimes, lentement. Je prenais soin d'elles, après. Et je partais en leur laissant croire qu'elles avaient fait un mauvais rêve. Pour la plupart du temps ? Cela marchait. Je devais probablement tomber sur des personnes très très naïves – ou alors, j'étais très très chanceux. Aucun humain avec un minimum de jugeote ne pourrait me croire, voyons. Cela dit, je n'avais pas beaucoup de victimes. Les crises de faim, chez moi, étaient plutôt espacées, plus ou moins régulière, et la nourriture humaine me satisfaisait beaucoup. Ce n'était pas normal, je le savais, mais c'était le cas. Les fraises, par exemple. Je raffolais des fraises et des sept pêchés, on pouvait choisir à l'unanimité la gourmandise afin de me représenter. J'avais de la chance. Je le savais. Pourtant, je ne pouvais pas m'empêcher de me voir comme un monstre. Traître à ma propre race que je méprisais, et traître à la race que j'aimais et mutilais. Combien étais-je stupide ? Beaucoup trop pour aimer y réfléchir davantage.

Un râle s'échappa de ma gorge sans que je ne le veuille et je pris ma tête entre mes mains, appuyant mes coudes contre un mur qui me faisait face. C'était trop dur. Trop douloureux. Comment pouvais-je y résister ? Mais comment pouvais-je accepter d'y céder si facilement ? Mes doigts commencèrent à picoter, des fourmis remontèrent le long de mes jambes jusqu'à totalement m'engourdir les membres. Ça y est. Je commençai à perdre contrôle. Je secouai la tête. Une violente douleur me traversa le cerveau de part en part et je me mis à grogner plus fort. Quelle connerie. Quelle merde. Pourquoi ne pouvait-on pas choisir sa race ? Pourquoi ? Ils étaient tous tellement drôle, avec leurs putains de mépris, à parler des hommes comme étant des êtres faibles. N'étions-nous pas davantage faibles à ne pas savoir comment résister à nos pulsions meurtrières ? … Je ne savais même pas pourquoi j'aimais les hommes à ce point. Était-ce à cause de … Blaine. Mes yeux s'écarquillèrent d'un coup. Blaine, Blaine. Oh, merde. Blaine. Je ne pouvais pas rentrer à la maison. S'il était là, j'allais lui sauter dessus, j'allais lui faire du mal. Je ne pouvais simplement pas. Je ne le voulais pas. Où aller ? La lune était haute dans le ciel et je me surpris à remarquer qu'elle n'était pas pleine. C'était un avantage. Ces sacs à puces ne traîneraient pas dans le coin. Quoi qu'arracher la tête d'un ou deux loups ne me déplairait pa... je secouai la tête plus fort. Quoi ? Depuis quand étais-je ainsi. Je ne l'étais pas. J'étais Baek Nolan. Américain, mais coréen de souche. J'étais mannequin. Un connard sans borne avec les gens – mais jamais méchant, au fond. C'était ce que j'étais vraiment. Et au delà de ça ? J'étais aux abois. Totalement aux abois. La tête tournait et tapait si fort que j'eus envie de me l'exploser contre le mur. Je plissai les yeux avec difficulté, tentant de continuer à voir plus ou moins nettement alors que ma vue se brouillait. Soif … j'avais tellement … soif … et puis, ce n'était pas si grave... une fois de temps en temps... comparé aux autres, j'étais vraiment. Vraiment … un ange... je marchai. Où j'allais ? Je ne le savais pas. Mes pas me guidaient alors que ma tête frappait … dîtes, pieds, où voulez-vous aller ? Pas trop loin, s'il vous plaît … j'avais mal et ça brûlait. Tout me brûlait. Mes entrailles s'enflammaient et je ne savais pas pourquoi. C'était trop douloureux … je ne tiendrais pas longtemps... ma gorge était trop sèche pour que je puisse parler normalement.. mais j'étais capable d'entendre un son rauque s'évader de ma bouche. Mon souffle était court. Trop court. ah. Que vais-je faire. Ma vue … la possédais-je seulement, encore ? Plus rien ne s'offrait à moi. Je n'entendais plus rien. Je ne sentais plus rien. Plus rien autre que cette irrésistible envie, que cet horrible instinct. soif. très soif. Trop soif. Enfer et damnation. Conscience, conscience. Ne me quitte pas. Et puis, soudain je le vis, ce petit garçon. Je le connaissais, oui, je lui avais sauté dessus une fois auparavant. Son prénom, c'était quoi ? Je ne savais plus. Tout ce qui m'importait, c'était son sang. Je secouai la tête. Je lui avais déjà pris une fois, je ne le ferais pas deux. Un mur. Du frais. De l'aide. Quelqu'un … s'il vous plait … je me dirigeai vers un mur, m'appuyai dessus et me laissai glisser le long des briques. La dureté de la pierre frottant contre mes omoplates. Je le voyais, de loin, avec ma vue floue et brouillée. J'étais en bas de chez lui. Mes pas m'y avaient guidés. Connards. Je ne devais pas, je ne devais pas … nakht, nakht. Si tu m'entends... rentre chez toi, ne viens pas vers moi. Non. Non. Nakht. Tourne-toi. Ne viens pas.

Enfuis-toi.







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Jang Nakht
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∆ BLAZE : ena • lemon
∆ AVATAR : Choi Jun Hong
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∆ ÂGÉ(E) DE : 17 ans
∆ DE SEXE : Masculin
∆ NATIONALITÉ : Les pyramides, le nil, le sable, les dunes, tu connais ? Je viens du pays des pharaons, imhotep.
∆ ÉTUDES : 2ème année -lycée- science&maths
∆ CLUB(S) : Danse. Président du club, please.
∆ JOB : Mascotte à Lotte World pour les WE.
∆ CÔTÉ COEUR : "bonjour je suis dadan, je pourris le coeur et les pensées de mon nanak" saleté d'argentin.

∆ MY CRAZY SPELLBOOK : Est toujours en guerre avec sa famille. Reproche à son père la fuite de sa mère, et à Yurin de lui prendre sa place. A une malformation cardiaque qui l'empêche de faire trop d'effort -secret- . Abandonné par sa mère à cause de ça, à ses six ans -secretaussi- . Fait autant de danse qu'il peut, trouvant cela défoulant. Parle beaucoup pour ne rien dire. Garde toujours un taser et une paire de menotte dans ses poches. devient plus entreprenant sans son piercing à la langue.
MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Lun 15 Oct - 17:50


La journée avait plutôt bien commencé. Dès le réveil, tu avais eu la chance d'être d'une humeur jovial, quasiment imperturbable. Ce qui est rare quand tu es chez toi, en présence de tes 'parents'. Mais cette fois, tu n'avais rien à ta belle mère, tu n'avais pas mis le bordel. Pire, tu les avais salué avec le sourire avant de partir en court. Autant dire que c'était un bon début, une chose qui ne s'est pas présenté depuis un long moment. Pas de crise de nerf, pas de foutage de gueule. La belle vie. Même en cours, tu assurais. Qu'importe la matière, tu levais la main dans l'espoir d'être interrogé. C'est le mieux que tu pouvais faire. Pour cette fois, tu t'autorisais à oublier tes problèmes, à oublier ton coeur, à oublier tes ressentiments. La rancoeur, la colère, l'envie de tout foutre en l'air. Tu rangeais tout ça dans un coin de ta tête, favorisant l'instant présent. Donc, tes études. Aujourd'hui, tu voulais être le meilleur, tu montrer que tu étais bien présent. évidemment, ça ne plaisait pas à tous de voir une pile humaine jamais fatigué. C'est devenu une habitude, de ne rester en place. Même en voulant répondre, tu te levais en dansant d'un pied à l'autre, le sourire aux lèvres. Au fond, on se demande bien pourquoi tu es si heureux. Il n'y a rien de particulier, rien d'important. Bien que ce soit simple. En ce jour, tu n'avais ni rendez-vous pour ton coeur, ni autre truc contraignant et le mieux, tu avais danse en fin de journée. Depuis un petit moment, en plus du club, tu prends des cours en dehors du lycée. La danse, c'est un moyen de te dire que tu es bien là, vivant et quand même en santé. Certes, pas comme le serait la plus part du monde mais bon, on fait avec les moyens du bord. En ce midi, tu avais fais un effort surhumain pour t'incruster dans un groupe sans être perturbant, sans parler de trop. Manger, c'était l'objectif principal. Enfin, les cinq premières minutes, puisqu'après, tu n'arrêtais plus de causer, joyeux. Pour beaucoup, c'était louche, étrange et parfois même désagréable. Ne préfèrent-ils pas te voir ainsi que pratiquement mort sur ton banc ? Les humains sont étonnant, stupide et sans moral. Comme toi, quoi. C'est bête ... Depuis ce jour, tu vois les autres comme des êtres à part. Tu te demandes comment serait la vie à travers une vision différente. à travers un être sans vie, condamné dans ce monde. à cette pensée, tu portes ta main à ton cou. La marque est partit, certes, mais le souvenir reste. Ce ne fut pas un rêve comme il avait tenté de te faire croire, c'était bien réel. Alors... Autour de toi... N'importe qui ... Comment vivre dans un univers si inconnu, si mystérieux ? Peut-être que la fille en face de toi aime le sang et dort dans un cercueil ? Nakht, tu te portes trop sur les films là. Mais c'était quand même bizarre comme idée, c'était ... effrayant. Oui voila, effrayant, surprenant, amusant. ça met du piment dans tes actions, ça met des couleurs dans tes journées. Que demander de plus ?

Ainsi, le reste de la journée fut aussi plate que cela. La curiosité t'avait poussé à être de bonne humeur, voir trop même. Gardant ton sourire, tu avais attiré plus d'un regard sur toi au cours des heures qui se sont écoulés. C'était juste, parfait. Une journée simple, sans ressentir de l'angoisse ou autre. Mais elle se termina. Tu quittais le bahut, saluant les retardataires comme toi avant de filer à ton cours de danse. Il n'y avait rien de mieux que cette impression de voler, d'être libre. Entraîné par la musique, incité par le rythme, tu te laissais aller à l'envie de quitter le sol. Les yeux fermés, tu te sentais comme un poisson dans l'eau, simplement dans ton élément. Les autres n'étaient pas là pour juger, ils n'étaient pas là pour se moquer. Au contraire, ils donnaient des conseils pour t'améliorer, pour comprendre tes fautes. Tu voudrais être parfait dans ce milieu, parce que c'est seulement dans celui-ci que tu te sens bien. Parmi des gens qui partagent ta vision des choses, des gens qui te sourient ou rient avec toi. C'est bien différent de l'école, un autre monde que tu aimes arpenter, découvrir. Pourtant, même ça prend rapidement fin. Bien que tu y restes le plus possible. Reprenant ton sac, tu avais troqués ton uniforme pour une tenue plus simple et discrète. Vu l'heure, ce serait mieux. Et vu ton état d'esprit, tu n'avais aucune envie de rentrer chez toi directement. Qu'importe si ton père te fait une vie, qu'importe le regard inquiet de ta belle mère. Tu aimes les affronter, leur montrer que tu n'es pas un lion en cage. Alors tu longes les boutiques closes des rues, trouvant quelques endroits encore ouverts aux publiques. Des stand de nourriture, où tu t'y attardes pour manger un morceau ou boire un coup. Pas d'alcool, tu sais parfaitement que tu le supporte plus que mal. Une vie errante, une vie de jeune. Mais l'heure tardive te ramène légèrement à toi. Ton père a essayé de te joindre au moins dix fois en une heure... ça te fatigue et tu ne lui répond même plus, traînant juste des pieds vers ton immeuble. Tu n'es pas à côté, donc tu t'éternises légèrement en soufflant tout les cinq mètres, lassé. La joie t'avait quitté pour aujourd'hui et peut-être que demain elle ne serait plus là. Qu'elle importance. Ton chez toi était là, dans ton champs de vision, accueillant malgré des pensées noires. Un sourire se peignit sur tes lèvres tandis que tu t'en approchais, bien décidé à rentrer. Certes, pour te prendre la tête avec ton vieux, mais tu t'en fou. Cette motivation était bien présente, jusqu'à que tu entendes du bruit et sursaute. Sur le coup, des tas de scénarios horribles avaient traversés ton esprit mais curieux comme tu étais, tu déviais de ton chemin pour te rapprocher. Une silhouette se dessinait doucement, une silhouette que tu reconnus. Les yeux écarquillés, tes pas t'emmenèrent vers lui, encore plus proche. C'était mal, tu savais ce qu'il était mais tu n'avais pas peur de lui. « Nolan ? » Le son de ta voix résonnait étrangement, comme perturbé. Il ne semblait pas au mieux de sa forme, ainsi à moitié écroulé au sol. Accroupis face à lui, tu portas ta main jusqu'à son visage pour frôler sa joue du bout des doigts. « ça ne va pas ... » Idiot, ça se voyait. Mais fallait que tu le précises, juste pour réaliser.

tenue


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Baek A. Nolan
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MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Mar 16 Oct - 19:56


Nolan ? une voix lointaine. Un simple murmure. Un écho retentissant au fond de moi. Était-ce ma conscience qui me ramenait à ma voix, ou mon esprit de bête qui commençait à m’interpeller ? Je retrouvai subitement mon odorat, mon ouïe et mes sensations – tout ce dont je fis attention fut les tapements réguliers d'un cœur que j'entendais. Et, bien sûr, ce cœur n'était pas mien puisque je n'en possédais aucun. Ma vue se fit de plus en plus nette de la même manière que mes lentilles probablement écarlates se rétractaient afin d'adapter ma vision. Tout était flou, puis redevint progressivement net. Une silhouette était sous mes yeux et touchait de ses doigts brûlants pour mon corps, ma joue. Son visage se précisa à mon regard – et je le reconnus immédiatement. Cet imbécile. Il était venu. Un sourire narquois se dessina sur mes lèvres et mon cerveau – ayant changé de bord – ne voyait en lui plus rien autre que de la nourriture. Une grande bonbonne de sang frais à disposition. Qui venait s'offrir à moi. Les battements de son cœur me donnèrent l'eau à la bouche. L'idée que ce petit organe faisait circuler tant de liquide en lui me fit déglutit bruyamment. Non, je n'étais pas comme ça. Je ne pouvais pas lui sauter dessus et lui déchirer la peau de son cou pourtant si attrayante et si, urgh. Je secouai la tête, fermai les yeux en portant mes mains à ma tête tandis que je posai mes coudes sur mes genoux. Ces pulsions. Ces maudites pulsions. Je les haïssais tellement. Je m'entendais gémir de douleur et je m'en voulais de ne pas être capable de me retenir un minimum. Pas devant lui. Et puis, je lui en voulais d'avoir osé s'approcher de moi. À croire qu'il le faisait exprès. Qu'il sentait quand je commençai à sévèrement devenir en manque de sang et qu'il venait s'offrir à moi, comme ça. J'enfonçai mes ongles dans mon crâne et respirai fort. C'était pas très classe de se montrer dans un tel état, mais soit je me montrais pitoyable – soit c'était sa jolie nuque cachée par un foulard qui allait être dans un état lamentable par ma faute. J'écarquillai de grands yeux, puis les plissai en laissant échapper un râle d'agacement – contre moi même. En l'ayant aperçu deux secondes, j'avais vu qu'il portait quelque chose qui cachait son cou. Certes c'était jaune ( mon dieu, j'étais capable d'en dire la couleur, en plus. ) mais dans le noir ce n'était pas autant voyant qu'en plein soleil – et techniquement je n'étais pas supposé m'arrêter sur ce genre de petit détail quand je n'étais pas aux abois. Mais je l'étais. Je soufflai, relevai la tête vers Nakht et lui souris d'un air plutôt moqueur. C'était stupide de demander si j'allais ou pas – mais c'était un réflexe humain. Au moins, il s'inquiétait. Il ne devrait pas, mais c'était le cas. « toujours là au mauvais endroit, au mauvais moment … » sifflai-je. Ce n'était pas un reproche, non, mais plutôt un genre de constat. Rien qu'à la vue de mes yeux et à me voir transpirant ainsi, luttant contre mes pulsions bestiales qui ne cessaient de me souffler il est seul, frêle, et il s'offre à toi en plein milieu de la nuit, qu'attends-tu pour lui sauter dessus, au juste ? une invitation ? eh bien voilà, je te la donne, moi, ton invitation il devait probablement se douter que j'allais pas mettre long-feu avant de littéralement lui sauter au cou comme la première fois que je l'avais vu. La vie était injuste. Pour la seconde rencontre avec un garçon que j'avais déjà agressé un fois, voilà que je me retrouvais dans une position où j'allais finir par l'agresser une seconde fois alors qu'il n'avait rien demandé de tel ? Pauvre de lui. Mais non. Je ne voulais pas. Alors je résisterais autant de temps qu'il le fallait – et peu importe si j'en venais à me faire atrocement souffrir, je ne lui sauterai pas dessus. Pas à lui. Je laissai taper ma tête contre le mur derrière moi et grimaçai au contact de la pierre qui frappa mon crâne. C'était plus par réflexe qu'autre chose. Je ne ressentais pas réellement la douleur. Enfin, si, bien entendu. Mais on ne pouvait pas réellement dire que j'avais vraiment eu mal. Regardant le jeune homme avec les yeux grands ouverts et un air hautain et méprisant que je ne contrôlais pas quand je passais du mode gentil vampire à vampire assoiffé de sang, je tentais tout de même de garder une emprise sur mon corps. Sur l'impression que mon sang battait dans mes veines de la même manière qu'un cœur pourrait le faire. Sur cette envie que l'excitation me donnait d'avoir de la nourriture à portée de main, et de jouer un peu avec avant de la vider de son sang et de la laisser morte sur le sol sans aucune autre état d'âme que le vide total. Mais je n'allais tuer personne. Je ne voulais tuer personne. Quand bien même mon âme et conscience me quittaient entièrement, je gardais toujours cette idée en tête. Je ne tuerai jamais personne de ma pitoyable existence. Jamais. « ça fait un bail qu'on ne s'est pas vus, comment tu vas ? » comment ça, feindre l'ignorance était une mauvaise chose ? Je le savais. Peut-être allait-il insister et me reposer la question. Mais pouvais-je sincèrement lui dire : mec j'suis aux abois, j'ai grave envie de sang, t'veux pas m'filer un peu du tien ? Non, bien sûr. Je ne le pouvais ni ne le voulais pas, de toutes façons. Mes yeux se posaient automatiquement sur son cou à chaque fois – ou plutôt sur le tissu qui recouvrait cette partie de son corps, et je sentais ma tête frapper violemment mon cerveau. Oh, oui. J'en avais très très envie. Mais c'était mal. J'irais me trouver quelqu'un autre une fois qu'il sera parti, c'était décidé. « fais pas attention à moi, j'ai juste mangé quelque chose d'avarié, j'crois. » ouais, c'était peu de le dire. Si un aliment était capable de me faire avoir des sueurs froides et me faire perdre à ce point le contrôle de moi-même, alors c'était quelque chose de vraiment périmé, merde.







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Jang Nakht
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MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Mer 17 Oct - 10:11


Au départ, tu n'avais pas l'intention de t'approcher de cette silhouette. Après tout, ta chère et lâcheuse mère t'avait tant de fois répété de faire attention aux inconnus. Certes, Nolan ne l'était pas mais en même temps, tu ne savais pas que c'était lui. De toute, les conseils de ta mère te sont toujours passés au-dessus de la tête et c'est d'ailleurs pour cette raison que tu avais préféré écouter ta curiosité. T'approchant alors de ce corps affalé contre le mur de ta résidence. à ce moment précis, tu vis les traits de son visage. D'habitude si parfait, à présent tiré par une certaine douleur. évidemment, tu ne pouvais pas te mettre à sa place. Vous étiez deux personnes différentes, vivant dans deux mondes différents. Si toi tu pouvais le voir comme une créature étrange, lui te voyait sûrement comme une poche de sang ambulante. Autant dire que c'était un degré de danger divers. Pourtant une phrase te revenais en tête. Aide toujours ton prochain, comme disait si bien ton vieux. à le voir, il ne semblait pas aller bien, peut-être même que son état était plus inquiétant que tu ne pouvais le penser. C'était quelque peu stupide... Rien qu'au toucher, tu ne pouvais sentir aucune chaleur humaine. Juste un grand froid qui te saisit, faisant traverser de multiples frissons dans ton corps. Il n'avait plus rien de vivant, comment pouvait-il être malade ? Idiot. S'il était un vampire, il ne pouvait avoir qu'un seul problème. Celui du sang, celui d'une envie inexplicable et sûrement irrésistible. à dire vrai, c'était assez difficile à imaginer, en étant qu'un simple humain. à moins que ce soit semblable à la faim d'un humain, quand ce dernier n'arrive plus à savoir où est le haut du bas. Franchement, tu n'as jamais vécu cela, comment le savoir ? Avec ta famille, tu n'as jamais eu la malchance de mourir de faim, comme certains dans le monde. Ce n'était pas le moment de penser humanité. Surtout quand il porta ses mains à sa tête, te faisant sursauter. La panique te gagnait lentement mais sûrement, t'empêchant d'analyser correctement la situation. Que faire ? Dans ta tête, tu t'imaginais déjà qu'il pourrait mourir, se consumer ou aller savoir quoi de vampirique! Mais en fait, tu ne connaissais rien sur ce sujet, alors comment savoir ce qui allait lui arriver ? Pour le moment, tu ne pouvais que le regarder, ouvrant et fermant la bouche sans savoir que dire. Même dans ce genre de situation, fallait que tu parles. Sauf que ta voix était bloqué dans ta gorge, incapable de sortir. Par contre la siennes n'avait aucune soucis pour venir titiller tes oreilles. Dans quel sens disait-il cela ? Ce n'est pas toi qui est venu te ratatiner devant chez lui, si ? Il pourrait être plus sympa quand même. Bien que tu n'arrives à parler, tu réussis malgré toi à faire la moue, montrant ta susceptibilité. Au fond, c'était plus fort que toi. Le voir ainsi te rendait encore plus malade qu'il ne pouvait l'être et franchement, tu voulais l'aider. Qu'il soit un vampire ou non. Qu'il te saute dessus ou pas. Après tout, il l'a déjà fait une fois, pourquoi pas deux ? Tu risquais quoi à perdre un peu de sang ? De toute, il se renouvelle sans cesse, pas de quoi faire tout un plat. Un bruit mate attira ton attention. Il venait de se taper la tête contre le mur, te faisant pâlir en imaginant la douleur. Ton coeur venait de louper plusieurs battement, te faisant légèrement souffrir. Cet idiot jouait avec le feu, il jouait avec toi comme il le ferait avec n'importe qui. Mais tu n'étais pas dupe, bien qu'il cherche à ignorer cette envie pourtant lisible sur chaque trait de son visage. « Mieux que toi, je t'assure. » prononçais-tu doucement, ton regard s'ancrant au siens. Il croyait franchement que tu allais le laisser là, à moitié mort -même si ça se pouvait pas- et rentrer chez toi ? Franchement, il te prend pour quoi ? Tu n'es pas con à ce point pour l'abandonner. Devant chez toi, en plus. S'il voulait que tu l'ignores, fallait pas qu'il vienne jusqu'ici. C'est un peu ton territoire, alors c'est à toi de décider ce que tu veux faire. Quelque chose d'avarier ? Tu le dévisageais avec plus d'assistance avant de détourner ton regard, le portant vers l'étage où tu vivais. Ils devaient être à l'intérieure ... « Il datait de quelle année ton dernier repas ? Pour être avarié, ça doit remonter à longtemps. » S'il voulait être moqueur, toi aussi tu pouvais l'être. Mais plutôt que continuer sur ce chemin, tu t'approchais de lui. « Viens chez moi. Je trouverais bien une excuse pour que tu restes. » Disais-tu en passant ton bras dans son dos et l'un des siens sur tes épaules, contre ta nuque. Certes, ça ne l'aiderait pas à vaincre sa soif mais bon. Ainsi, tu fis un gros effort pour le soulever et le faire tenir sur ses jambes. « Interdiction de refuser sinon ... Tu vas voir! » ça, c'était de la menace effrayante à faire pâlir un vampire. Enfin, tu fis en sorte de lui lancer un regard sévère, pour qu'il se taise et obéisse. Autant dire que tu as de l'espoir, un peu trop peut-être. Surtout en imaginant la tête de ton père et ta belle-mère. Comment vas-tu faire pour qu'ils te lâchent et qu'ils évitent de venir t'embêter ? Pour sûr, tu avais une idée stupide en tête pour aider Nolan et c'était sûrement de la folie de vouloir le faire. Mais si tu le laissais ainsi, sans t'en soucier, qui sait se qu'il pourrait lui arriver. Donc bon, tu le forçais à marcher vers l'entrée de chez toi, dans l'espoir qu'il t'écoute et ne refuse pas ton aide.


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Baek A. Nolan
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MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Ven 19 Oct - 13:29


Mieux que toi, je t'assure. je me mis à sourire légèrement. Ouais, probablement mieux que moi. Sans doute, mieux que moi. Et c'était pas plus mal. Il fallait aller mieux que moi parce que là, dans l'immédiat, si quelqu'un de sain n'essayait pas de me tirer de mes sombres pensées sanguinolente, j'allais y laisser libre-court sans ne plus me soucier de rien. Et je n'en avais aucune envie. Jamais autant je n'avais tenté de résister à mes pulsions. Jamais autant, je n'avais résisté à l'appel du sang alors qu'un humain s'offrait à moi sans vraiment le vouloir. Mais j'en avais assez. Je n'en pouvais plus. Je ne voulais plus faire de mal à quiconque. Il y avait assez de vampires assez stupides pour faire assez de mal à ma place. J'aurais tant aimé être l'exception, celui qui n'avait pas besoin de la vie des autres afin d'avancer dans la sienne – voire me laisser mourir plutôt que toucher aux autres. Mais j'étais voué à l'éternité. Mon corps me rappelait à l'ordre dès lors que je lui désobéissais. Il datait de quelle année ton dernier repas ? Pour être avarié, ça doit remonter à longtemps. ça, pour être longtemps, c'était longtemps. Très longtemps. Trop, même. Ma tête tapait. Oui, Nolan. Beaucoup trop de temps s'était écoulé depuis ta dernière saisie de sang. D'ailleurs, la dernière personne, qui était-elle ? Celle que tu as sous tes yeux. Était-ce l'ironie du sort qui voulait qu'à chaque fois il se présente à toi comme ton sauveur avant de sombrer dans la folie ? Ou était-ce son cruel destin à lui qui faisait à ce qu'il n'avait pas autre choix que finir par se faire mordre par toi ? Pas la moindre idée, mais j'éprouvais un immense degré de culpabilité à l'avoir mordu une fois – je ne voulais pas le faire une seconde. Pour autant, je sentais que je n'allais pas me sortir de ses griffes avant d'avoir calmé cette rage intérieure qui me déchirait mon corps déjà mort. D'ailleurs, le voilà qui les prononçait. Ces mots que j'attendais. Je les attendais, mais je les redoutais aussi. Il devait le savoir. Me faire entrer chez lui était forcément une mauvaise idée. Il savait ce qu'il s'était passé. Et pourtant, il le faisait. Était-il stupide ? Inconscient ? Suicidaire ? Je ne voulais pas commettre l'irréparable, et pas sur lui – pas une deuxième fois. Il me força à mappuyer sur lui alors qu'il tenait mon corps contre le sien. J'avais l'air d'un mec qui venait de se faire méchamment cassé la gueule par quelqu'un. À la différence près que je n'avais pas de sang sur le visage – et que j'en cherchais. Mon corps déjà mort l'était encore plus. Faible, il refusait de se mouvoir. Ainsi, Nakht devait faire probablement plus d'efforts que prévu dans le but de me traîner. Mais quel abruti il était. Laisser traîner ma tête tout près de son cou. Je fermai les yeux avec force, m'empêchant de passer à tout ce liquide qui traversait ses veines. J'effectuais un lâcher prise total sur mon corps, perdant volontairement ma force – car si je la gardais, j'allais déchiqueter son cou. Plus de force du tout – même plus assez pour refuser son 'aide'. Sa menace ne m'avait pas fait peur l'ombre d'une seconde, mais c'était normal. Lui même n'avait pas dû se trouver convaincant. Il souhaitait simplement m'aider. Mais c'était une mauvaise chose. Était-il le genre de garçon à se sacrifier pour les autres, quitte à en pâtir ? Si c'était le cas, c'était stupide. Même si j'étais en train de faire l'exacte même chose que lui. Mais voilà, c'était décidé. Nous étions un couple de beaux abrutis qui pensaient pouvoir parvenir à sauver tout le monde – mais dans notre duo de joyeux crétins, l'un allait obligatoirement souffrir. C'était une certitude. À vouloir sauver tout le monde, on ne pouvait pas et on se perdait à la place. Bravo. « tu vas … rire … » soufflai-je difficilement alors que mes jambes marchaient au même rythme que celles du jeune garçon, avec difficulté. « mon tout dernier … c'était … » je relevai ma tête qui tombait dans les airs ( heureusement que je ne pouvais pas me tordre le cou, sinon, ce serait probablement arriver à ce moment-là ) et plongeai mes pupilles écarlates dans les siennes. « toi. » mes yeux devaient être bien plus rouge que d'habitude. Ils s'adaptaient selon le degré de soif d'un vampire – et puisque j'étais aux abois, autant dire que la couleur ne devait échapper à personne, quand bien même je tenterais de la cacher. D'ailleurs, il voulait me faire entrer chez lui, mais c'était une très très mauvaise idée. J'étais à moitié mort, avec les yeux plus cramoisis que jamais et incapable d'aligner trois mots entre eux. Ma tête tapait encore et les picotements dans mes membres se firent de plus en plus pressants, violents. Mes gencives me brûlaient et je sentais mes bras commencer à trembler sous l'envie. Allais-je pouvoir continuer ainsi longtemps ? Non … je me rendais à l'évidence : non, je n'allais pas pouvoir tenir bien longtemps. Je tentais néanmoins de continuer à marcher, difficilement, me balançant de droite à gauche de la même manière qu'un zombie le ferait, puis dès que le bâtiment fut à proximité, je relevai les yeux, soudainement pris de conscience. Non. Je ne pouvais pas entrer là-dedans. Je ne pouvais pas, où j'allais me jeter sur quelqu'un. Peu importe. N'importe qui. Je ne pouvais pas. Mes tremblements s'accentuèrent et finirent dans mes jambes. Près de l'entrée, je me relevai subitement sur mes deux pieds et retirai mon bras de son épaule en appuyant sur son omoplate de manière à le faire passer devant moi tout en se décollant. Je ne lui laissai pas le temps de réagir que je le plaquai contre le mur. Tenant un de ses poignets contre les briques, les lèvres près de sa joue. Mon souffle rauque indiquant ma perte de conscience proche frôla sa peau. Ma seconde main était posée sur sa hanche et je murmurai tout en laissant ma bouche effleurer sa mâchoire. « ne … me fais pas … rentrer. » merde, j'avais voulu lui foutre la trouille et j'étais même pas capable de m'exprimer d'un ton ferme, d'un ton qui ne lui laisserait pas autre choix que me laisser dehors. « ça va … pas … du tout, là … » oui, au cas où il ne l'avait pas déjà remarqué … pffff. Pauvre mec.







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Jang Nakht
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∆ CÔTÉ COEUR : "bonjour je suis dadan, je pourris le coeur et les pensées de mon nanak" saleté d'argentin.

∆ MY CRAZY SPELLBOOK : Est toujours en guerre avec sa famille. Reproche à son père la fuite de sa mère, et à Yurin de lui prendre sa place. A une malformation cardiaque qui l'empêche de faire trop d'effort -secret- . Abandonné par sa mère à cause de ça, à ses six ans -secretaussi- . Fait autant de danse qu'il peut, trouvant cela défoulant. Parle beaucoup pour ne rien dire. Garde toujours un taser et une paire de menotte dans ses poches. devient plus entreprenant sans son piercing à la langue.
MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Dim 21 Oct - 10:24


était-ce un pur hasard de te retrouver toujours face à lui dans ce genre de moment ? à croire que tu n'étais bon qu'à ça, lui tomber dessus au mauvais instant. Ce n'était pas vraiment dans tes plans, ni même un passe temps. Où peut-être est-ce le destin qui s'acharne contre toi et ta petite personne si fragile ? Que pourrait bien faire un humain devant un vampire mort de soif ? à tes yeux, tu étais pour lui comme un goûter pour un gosse. Bien que tu espérais t'entendre avec ce garçon sans pour autant être une poche de sang personnalisé. C'était ridicule quand même, vouloir d'un vampire. Mais ce n'est sûrement pas un hasard si Nolan se trouve devant toi avec cette cruelle envie de boire du sang. Tu dois sûrement être timbré pour n'avoir pris tes jambes à ton cou et te cacher chez toi. De toute, ce qui t'attend là-bas est quatre fois plus chiant que ce qu'il peut arriver avec lui. Pourquoi fuir un danger pour aller s'empêtrer dans un autre ? Ton père allait encore te prendre la tête avec un sujet x ou y dont tu t'en fou royalement. Alors qu'avec Nolan, tu n'avais pas à te soucier de ça... Juste de lui. Taper la discute dans ce genre de moment est hilarant, alors qu'il est sur le point de céder à la folie, toi tu insistes. C'est ton truc, imiter la sangsue pot de colle super têtu, il devrait s'y faire s'il s'amuse à croiser souvent ton chemin. Après tout, on t'a toujours dit d'aider ton prochain, qu'importe la circonstance. Nolan était un peu ce prochain qui n'avait personne dans l'immédiat pour l'aider, sauf toi. évidemment, tu voyais bien qu'il était réticent. Sûrement allait-il refuser ton aide, bien que tu ne lâches pas le morceau si facilement. Suicidaire, peut-être pas mais idiot, c'est fort probable. Et puis, tu étais largement conscient de tes actes pour en être responsable. De quoi a-t-il peur ? Sur ce coup, tu n'arrivais décidément pas à le comprendre. Qu'y avait-il de mal à vouloir survivre avec l'aide d'un autre ? Tu n'étais pas là pour te faire tuer, et ce n'est sûrement pas son intention. Pourquoi se mettre dans cet état, alors ? Idiot et plus encore. l'inviter chez toi, c'était un peu comme lui ouvrir une porte que peu arrive à franchir. Il devrait s'estimer heureux que tu sois là, à bien vouloir le traîner de force. La motivation était bien là, quelque part en toi mais . comment dire ... Il ne faisait aucun effort de son côté ? Pas la peine de l'exprimer, tu savais bien que ton idée était plus stupide que stupide. Mais c'était la seule qui avait eu la gentillesse de traverser ton esprit. Par pitié, qu'il cesse de faire sa tête de cochon et accepte ton aide. au moins, il n'avait pas eu l'amabilité de te repousser dans l'espoir que tu le laisses crever sur le trottoir, c'était déjà ça. Alors tu le traînais de toute tes forces vers chez toi, virant presque au rouge. Tu étais loin de te douter que la proximité de vos corps était une tentation terrible pour lui qui luttait pour rester passive. Au contraire, tu n'y pensais même pas, continuant simplement d'avancer. Sacrifier serait un bien grand mot pour quelqu'un comme toi. De toute façon, tu allais mourir un jour ou l'autre, bien plus tôt que tu ne le penses. Pourquoi se montrer égoïste envers une personne dans le besoin ? Tu préfères partir en te disant être quelqu'un d'exceptionnel qu'un connard. Bien sûr, il ne pouvait sûrement pas le comprendre sans te connaître d'avantage. Tes pas te conduisaient lentement vers le bâtiment éclairés, le son de sa voix se faisant peu audible même en étant aussi proche. Son dernier repas ? Curieux de son histoire, tu venais de tourner ta tête pour le regarder, vos regards s'ancrant l'un à l'autre. à cette distance, tu pouvais voir, même détailler, ses pupilles écarlates. C'était fascinant, limite tu aurais pu lui demander où il avait acheter ses lentilles. Mais non, c'était vraiment ses yeux. bref. Son dernier mot n'était pas là pour te rassurer, c'était quasiment sûr. Un léger frisson s'était même incrusté en toi pour te rappeler à la réalité. 'Youhou nakht, tu n'es pas dans un film'. Un acteur ne ressentirait jamais ce genre de chose. Tandis que tu te rapprochais à une allure lente de chez toi, Nolan avait reprit contenance, appuyant brusquement dans ton dos pour te faire avancer. C'était arrivé trop vite pour que tu puisses faire quoi que se soit. à part ton coeur qui, dans l'instant précis, avait cesser de battre durant plusieurs longues secondes. C'était douloureux. Non pas lui qui venait de te plaquer contre un mur en tenant ton poignet, mais ton coeur qui venait violemment de reprendre son rythme. Une cadence effréné et atroce, battant bruyamment à tes tempes comme si un petit macaque jouait du tambourin dans ta tête. Une grimace avait déformé ton visage d'ange, jusqu'à que tu sentes ses lèvres proches de ta joue. Ainsi, tu te sentais au piège, fait comme un rat, entre le mur et lui. Mais au fond, c'est ce que tu voulais, qu'il cède à son envie. Tu es vraiment débile, nakht. Cette impression devient plus insistante en sentant sa bouche effleurer ta mâchoire, ta respiration s'accélérant d'avantage. « Mord-moi. » Tu venais d'ignorer ce qu'il te disait. Ne pas aller chez toi ou que ça n'allait vraiment pas. Il n'allait pas bien, c'est sûr. Tu insistes, toujours aussi confiant dans tes paroles. « Si tu ne le fais pas, je te suivrais où tu iras et crois-moi, tu devras bien le faire avant d'arriver à un point bien plus pire que maintenant. » Cette fois-ci, tu avais réussis à paraître sérieux, te montrant indifférent aux battements instables de ton coeur. S'il ne le faisait pas, tu continuerais à le suivre ou même pire. « Mord-moi... Sinon.. » Menaçais-tu en profitant d'avoir une main libre pour attraper un objet dans ta poche. Une paire de menotte qui te servait très rarement, sauf pour cette fois. Tu fis en sorte de le repousser légèrement, retirant ton foulard pour appuyer les crans des menottes contre ta gorge. Si tu appuyais fort et vite dessus, peut-être que tu réussirais à te couper ? à la vue de ton sang, il aurait sûrement moins de self-control. Que choisit-il, la facilité ou pas ?


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MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Dim 21 Oct - 15:25


mords moi. était-il, dieu, sérieux ? Mes yeux s'ouvrirent en grand, se baissant irrémédiablement sur son cou. Je pouvais les entendre. Ses battements de cœur. Il ne s'en doutait peut-être pas. Il avait envie que je le mordes, mais son rythme cardiaque indiquait une certaine panique. Il frappait si fort que j'étais pratiquement certain qu'un humain normal serait capable de les entendre également. Il ne me restait plus beaucoup de résistance, alors si lui se mettait à vouloir que je le mordes, comment étais-je supposé résister à cela, au final ? Il continua de parler alors que je fermai les yeux avec force. Un léger sourire en coin de dessina sur mes lèvres alors qu'il me sortit le discours du parfait petit stalkeur qui comptait m'en faire voir de toutes les couleurs jusqu'à ce que je cède à mes pulsions et lui déchiquette sa petite peau fine. Quel taré. Un grand frisson secoua mon corps alors que j'entendais ses paroles. Le pire dans tout cela ? C'était qu'il avait terriblement raison. Je n'avais jamais pu résister à mes pulsions à cent pour cent – parfois je reculai l'échéance en prenant une toute petite quantité dans les hôpitaux ( merci papa d'être un si grand médecin ) mais jamais beaucoup parce que je savais à quel point c'était vital. Mais je n'avais jamais été rassasié – et je ne comptais jamais l'être car cela indiquait la mort d'une personne, et j'étais contre. J'en prenais toujours un peu, et tant pis si dans les deux semaines suivantes j'étais de nouveau aux abois. J'en reprenais un peu, et j'attendais encore. Néanmoins, il y avait des fois où j'avais furieusement envie d'en boire une grande quantité et de me retrouver tranquille pendant un petit moment. Je l'avais déjà fait. Avec qui ? Nakht, bien entendu. Je m'en étais rendu compte dès lors qu'il avait perdu conscience entre mes doigts. Quelle connerie. Ce pauvre gosse. Je n'avais aucune envie de le mordre deux fois, de perdre le contrôle deux fois et le faire tomber dans les pommes deux fois. Un grognement retentit du fond de ma gorge – signalant mon mécontentement. Pourquoi me tenter ainsi ? Quel était le but ? Aider son prochain ? Vraiment ? Quel humain se proposerait à souffrir pour aider quelqu'un qui, en réalité, n'était même pas vraiment humain ? Et puis, si aider son prochain était dans la bible, les vampires n'étaient pas vraiment dans ce livre. On était plutôt de l'autre côté, nous. Les créatures ratés sortant tout droit des enfers. Ça dépassait toute logique. Vouloir être mordu ? Bon sang, mais quel était le but ? Je fus sortis de mes pensées par le jeune garçon qui me repoussa. J'enserrai mes doigts autour de son poignet – je ne sentais plus ma force, je lui faisais mal ? Et le vis s'arracher le foulard du cou. Je les sentis, mes yeux. Une lueur brillait au milieu de cette rougeur alarmante. Ma tête tapait encore plus fort, plus vite et mes tremblements firent également tressauter son poignet contre le mur quand je le tenais. Non. Imbécile. T'en avais plus envie que moi, dans le fond ? Comment était-ce dieu possible ? Comment pouvais-tu le vouloir à ce point ? … Et puis, tu faisais quoi avec des menottes dans la poche, hein ? J'arquai un sourcil en voyant l'instrument puis écarquillai les yeux dès qu'il menaça de se couper lui-même le cou. Je n'étais pas certain que cela pouvait réellement lui trancher la peau – mais il devait sans doute oublier qu'il y avait des endroits vraiment sensibles dans le cou, s'il se tranchait une artère, qu'allait-il se passer ? Il allait se vider de son sang sous mes yeux, et je serais bien incapable de résister à cette odeur afin d'appeler à l'aide ou de l'emmener à l'hôpital. Je me transformerai en bête assoiffée qui préférait être au sol à lui bouffer le sang plutôt que l'aider. Bravo l'image. Je fronçai les sourcils. Quel chantage … je pouvais envoyer valser son objet plus loin sans trop d'efforts – mais il avait raison sur un point. Je n'allais vraiment plus tenir longtemps. C'était déjà miraculeux que je sois encore capable d'être débout après avoir tant résisté. Habituellement, je pense que j'aurais sauté sur n'importe qui avant de complètement perdre la tête. Et c'était probablement ce que j'aurais fait, si je n'avais pas reconnu la personne en question. Je resserrai mes doigts contre sa hanche avant de remonter ma main et attraper son avant-bras afin de le coller contre les briques. J'appuyai mon corps contre le sien et mes yeux se fermèrent presque automatiquement dès que mes narines furent emplies de son odeur. Je soupirai contre son oreille et baissai la tête vers son cou. Ma bouche s'entrouvrit sans que je n'y fasse trop attention puis un râle s'évada sur sa peau. ah... j'avais perdu contre moi-même, là, non ? Ma respiration se fit plus lente d'un coup alors que mon nez frôlait sa peau. Les yeux clos. Une de mes mains lâcha son poignet tout doucement et glissa le long de avant-bras, s'attardant son coude, avant de continuer à remonter jusqu'à son épaule. Elle se glissa derrière sa nuque et mes doigts glacés et tremblants lui firent légèrement pencher sa tête sur le côté. Je relevai mes yeux vers lui, désolé, avant de les baisser de nouveau. J'en avais tellement envie, et tellement pas à la fois … je sentis ma langue sortir d'elle-même et, sans que je ne comprennes vraiment pourquoi, je me retrouvai à laper lentement son cou, à l'endroit précis où je comptais planter mes canines. Canines qui me faisaient mal, par ailleurs. Comme si elles étaient sur le point de s'extirper de mes gencives par elles-même. J'avais l'air d'un chien, ç'en était ridicule … j'ignorais pourquoi j'étais en train de faire une telle chose, mais ce que je savais c'était que cela me faisait étrangement du bien. Ma tête se releva par elle-même, mon souffle soulevant légèrement les mèches de ses cheveux près de son oreille et un sourire en coin affreusement provocateur vint prendre place sur mes lèvres – comme si j'avais tout calculé depuis le début, comme si je savais qu'il allait me pousser à céder. C'était dans les gênes, cette arrogance qui faisait croire que l'on avait toujours le dessus surtout, alors que l'évidence même était que nous ne l'avions pas. Pas du tout, même.
crac. un long frisson remonta mon échine et le sentiment de bien-être qui m'envahit me fit relâcher la pression de mes muscles sur sa nuque et son poignet. Le son de la peau qui se déchire, j'avais l'impression que cela faisait une éternité que je ne l'avais pas entendu. Néanmoins ce n'était pas possible. L'éternité n'était pas assez longue pour nous. Je plaçai une main dans le creux de son dos, posant l'autre sur sa hanche. Il avait veillé sur moi, il fallait que j'en fasse de même en m'assurant de ne pas le vider, et d'éviter qu'il s'écroule sur le sol. Deux petits tubes de sang en moins et ils se sentaient tourner de l’œil et perdaient leurs forces, alors là … le son de son sang qui coulait dans ma gorge me calma sur le champs et les tapements cessèrent progressivement. Mes tremblements s'étaient enfuis, eux aussi. Mais c'était Nakht. C'était ce sale gamin inconscient. Même pas trente secondes et je retirai déjà mes canines, me contentant de lécher ce qui continuait à couler abondamment. Oui, forcément, les flux sanguins étaient nombreux dans cette partie-ci du corps humain, alors ça continuait tout de même à couler. Je remontai ma main le long de son dos et posai mon index et mon majeur sur les deux trous que j'avais fait sur sa pauvre nuque, histoire d'empêcher le sang de continuer à couler indéfiniment. Je gardai ma langue dessus, cela dit, histoire de 'nettoyer' le tour de la plaie. Cela ne s'arrêta pas de suite, bien évidemment. Mes doigts prenaient une teinte rougeâtre, mais je veillais à ce que tout ne parte pas en cacahuète. Même si je n'avais pas bu tout son sang et, concrètement, pas tant que cela au final, c'était une dose assez suffisante pour affaiblir un homme. « appuie-toi sur moi. » ordonnai-je. De toutes façons, mon bras droit lui soutenait tout le dos de sorte à ce que mes doigts s'arrête sur la morsure que j'avais faite à sa gauche. Impossible de s'enfuir. Les passants – s'il y en eut – devaient probablement penser qu'on se faisait un câlin de retrouvailles et – haha, cela aurait pu être ça, si je ne l'avais pas mordu juste avant. J'humectai mes lèvres et, avant de les reposer sur sa peau afin de continuer à épurer ce qui coulait encore, je parlai d'une voix dure « t'es vraiment un inconscient … taré. » c'était ma manière à moi de le … remercier ?







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∆ MY CRAZY SPELLBOOK : Est toujours en guerre avec sa famille. Reproche à son père la fuite de sa mère, et à Yurin de lui prendre sa place. A une malformation cardiaque qui l'empêche de faire trop d'effort -secret- . Abandonné par sa mère à cause de ça, à ses six ans -secretaussi- . Fait autant de danse qu'il peut, trouvant cela défoulant. Parle beaucoup pour ne rien dire. Garde toujours un taser et une paire de menotte dans ses poches. devient plus entreprenant sans son piercing à la langue.
MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Dim 21 Oct - 17:37


Mords moi. Ce fut comme dans un film, quand la jolie et stupide fille demande au beau vampire de la mordre pour survivre. Sauf que tu n'étais qu'un pauvre gosse, bien que lui soit un vampire charismatique et admirable. Enfin, à tes yeux, ils pouvaient tous l'être. Mais pour une fois dans ta vie, tu étais sérieux, inébranlable face à une autre personne. Tu ne plaidais pas, attendant fièrement qu'il t'écoute. Fou. était-ce vraiment le bon terme pour te décrire ? On pourrait dire courageux aussi, intrépide et sans peur, comme un héros d'une série populaire. Genre, à la Indiana Jones, bravant les danger la tête haute, le coeur battant. Pour battre, il battait. à croire qu'il voulait se taper contre les parois de ta poitrine, histoire de te faire redescendre sur toi. Car là, tu volais haut, Nakht. Bien plus haut qu'un simple humain normal dans sa caboche. Dérangé, atteint, taré, fou à lier. Qu'importe le nom, tu n'allais pas fort avec tes neurones. Mais c'était une décision sur et certaine, sans retour ni remboursement. Un 'tu le fais ou je te force' sans lui laisser le choix des armes. Tu pouvais être convainquant quand tu le voulais, même si c'était rare. Niveau menace, tu pourrais faire bien mieux avec de simple mot mais rien que l'idée de le poursuivre était chiante à mourir, non ? Il ne voudrait pas qu'un épis de maïs le course dans tout séoul pour qu'il le dévore, non ? Autant dire que la ténacité était l'égal de la folie, dans ton cas. Quant aux battements de ton coeur, ils n'étaient pas là pour te rassurer. Plus le temps s'écoulait et plus tu l'entendais marteler ton torse, le son remontant vivement à tes tympans. évidemment que tu n'étais pas à l'aise, qui le serait face à un suceur de sang ? L'excuse d'aider ton prochain n'était pas vraiment juste, surtout que la personne qui t'a enseigné cela ne lisait pas la bible. Au contraire, elle croyait aux dieux à têtes d'animaux qui guidait les gens autant dans la vie que dans la mort. C'est idiot, mais toi aussi, tu as appris à croire en eux... Et si un jour tu venais à mourir, alors tu irais faire un petit coucou à Anubis. D'ici là, tu as encore le temps de faire d'autre bêtise du même genre. à commencer par Nolan et sa soif de sang. C'était sûrement de l'égoïsme pur de l'inciter autant à te mordre, un intérêt personnel et peut-être stupide. Mais à chaque chose sa part de folie. Tu le repoussais légèrement, étouffant un couinement en sentant ses doigts autour de ton poignet. Mine de rien, il était plus fort qu'il le montrait. Ainsi tu pouvais retirer ton foulard, présentant ton délicieux cou que, tu es certains, ne laissait pas indifférent le jeune vampire. Rien qu'à sentir le tremblement dans ton bras, tu avais gagné un point. Au fond, ça ressemblait beaucoup à un jeu où la règle était de le faire céder. Un jeu inconscient où tu finiras par souffrir, quoi qu'il arrive. Autant aller au bout de tes convictions, jouer le grand jeu ou abattre toute tes cartes. Certes, on se demande ce que tu fais avec une paire de menotte sur toi, mais il serait encore plus surpris de trouver un taser dans l'autre. Un brique à braque de défense, sait-on jamais. Tu as la tête du gamin à martyriser et tu n'as aucune envie de finir la bouche en sang contre un trottoir. Ce n'est que pur précaution, bien qu'elle te serve à présent comme menace contre Nolan. Même s'il y avait peu de chance qu'elle te coupe la peau, tu pouvais bien l'imaginer. Ton coeur revenait au galop quand ses mains bougèrent sur deux parties différentes de ton corps, t'arrachant un frisson désagréable. Il allait l'entendre, il allait se douter de quelque chose. Tais-toi, calme-toi, sommais-tu à ce foutu organe. Mais voila, le tambourinement allait de mal en pire quand il se collait contre toi, ta salive se bloquant dans ta gorge. Il était proche, bien trop proche pour que tu sois vraiment tranquille. C'était ton choix, ta décision mais vu sous cet angle, il y avait quand même un certain sentiment de peur qui venait titiller ton estomac. Ta respiration se fit plus lente, presque inexistante tandis que son souffle parcourant ta peau. Une attente des plus stressantes alors que tu sais ce qu'il va arriver. Tu te remémore la douleur passé que tu avais subis la dernière fois, tes dents s'acharnant en silence sur ta lèvre inférieure. Sa main glissant de ton poignet jusqu'à ta nuque, passant par ton coude avec légèreté. Automatiquement, tu penchais ta tête sur le côté, fermant lentement les yeux en pensant à autre chose. La fois où tu as fait ton piercing à la langue. c'était quasiment le même stresse, celui d'attendre que l'aiguille traverse la chaire avant que d'innombrable picotement l'envahisse. à la différence que ce n'était pas une simple et fine aiguille mais des crocs larges et pointus. Décidément, rien pour te rassurer, surtout pas sa langue contre ton cou. C'était comme un compte à rebours, des numéros en désordre qui défilait dans ta tête. Tu avais beau te concentrer sur une évènement passé, tu te doutais de la scène qui se déroulait à l'instant présent. Et le battement de ton coeur se fit plus pressent, plus bruyant jusqu'à qu'il cesse d'un coup.
Crac. Le silence qui suit dans ton crâne fut effrayant, terrifiant, comme si ton coeur venait de s'arrêter contre ton gré, taisant le tambour assourdissant. Un vide total tandis que tu ouvrais vivement les yeux en ressentant une affreuse douleur dans ton cou, se propageant lentement dans ton corps. Tu avais l'impression de suffoquer, que l'air avait décidé de se faire traitre et rebrousser chemin avant de venir à toi. La bouche entrouverte, tu n'arrivais plus à aligner deux pensées après l'autre, complètement perdu, paralysé. Le son qu'avait produit ses canines en transperçant ta peau résonnait dans tes oreilles comme quelque chose d'horrible. C'était horrible. Un long frisson avait parcourut tes cuisses, remontant furtivement jusqu'à ton dos où il venait de poser sa main. Tu avais la sensation d'être prit au piège, tes jambes devenant aussi molles que du coton. Un tremblement incontrôlable t'empêchait de rester droit, rendant tes genoux aussi lourd que du béton. S'il ne te tenait pas, tu te serais sûrement écroulé comme une poupée de chiffon. Sentir ce liquide chaud sur ta peau, sa langue s'attarder sur la plaie. Tu allais être malade, tu ne te sentais vraiment pas bien. Limite si tu n'allais pas tourner de l'oeil en imaginant simplement la scène. Tu ne supporte pas la vue du sang, tu aurais du le préciser. Ces trente secondes furent des plus longues, comme si une demi heure venait de s'écouler. Tu étais flasque, la force t'abandonnant peu à peu en fonction du sang qui s'échappait. Bien qu'il l'empêche de couler à flot avec ses doigts ou sa langue.. Une chance qu'il te tienne le dos car tu étais incapable de tenir sur tes jambes, faisant un maximum d'effort pour ne pas te laisser tomber sur lui. Les paupières mi-clos, tu cherchais à t'appuyer sur lui, complètement vidé, les membres engourdit. Ce satané battement était revenu, un pique te prenant au coeur. c'était pas le moment, vraiment pas. Pourtant tu avais extrêmement mal, même s'il tu le cachais à merveille derrière une grimace de dégoût. Un petit ricanement s'échappait de tes lèvres tirés en un sourire. « Je sais ... » Puis un soupire le remplaça rapidement. « J'ai besoin de.. » Commençais-tu avant que tes jambes ne lâchent complètement, laissant ton corps tomber à moitié sur le sol. Tu voulais t'asseoir, pas t'effondrer. Mais sur le coup, ton cerveau n'avait pas compris la même chose. Au moins, tu avais retrouvé ton sourire, bien qu'il soit déformé par la douleur. « M'asseoir ... cinq minutes. » autant terminer ta phrase. Ta tête te tournait mais tu faisais en sorte de rester présent, avec lui de préférence. Mais tu ignorais ce qui était le pire, ton manque de sang ou les valves de ton coeur qui s'amusaient à se rétrécir ou s'agrandir. à ce moment là, elles étaient comment ? Qu'allait-il encore se passer avec autant de sang en moins, même si pour Nolan, ce n'était pas grand chose. D'ailleurs, tu fis mine de reprendre ton souffle, cherchant juste à ne pas l'inquiéter.


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Baek A. Nolan
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MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Dim 21 Oct - 23:04


Être venu ici avait été une erreur, j'en avais bien conscience. Malheureusement pour moi, c'était mes pas qui m'avaient guidés sans que je ne demande rien. Au fond, c'était peut-être mon instinct qui m'avait amené ici parce que j'avais dû enregistrer quelque part dans ma mémoire qu'il vivait ici. Je n'en savais rien. La seule chose que je savais maintenant, c'était que ce mot que l'on appelait culpabilité tapait dans ma tête bien plus fort encore que la petite voix qui m'avait dis il est là, il est pour toi, sers toi. cela faisait deux fois que j'osais, deux fois qu'il se trouvait au mauvais moment – mais la première fois que l'on m'incitait ainsi à mordre quelqu'un. Faisait-il partie de ces humains qui pensaient qu'être un vampire c'était trop cool ? … je n'en savais pas le moins du monde – ce que je savais c'est que j'étais reconnaissant. Et que cela me faisait profondément chier d'être reconnaissant après l'avoir mis dans un tel état. Je ne pouvais pas faire comme tout le monde. Je ne pouvais pas être reconnaissant qu'un simple pote m'ait offert à bouffer dans un fast-food parce que j'avais oublié mon porte-monnaie, je ne pouvais pas être reconnaissant du fait qu'un mec m'avait sorti de l'eau – moi qui ne sais pas nager. Non, fallait que je sois reconnaissant envers un mec que j'avais saigné à blanc. C'était tellement pénible. Je ne le supportais plus. Venait s'ajouter un poids de plus sur mes épaules concernant cet horrible fardeau qui consistait à faire partie de ma race. Ce que je pouvais me détester. Ce que je pouvais détester mes parents de m'avoir fait naître comme un monstre. J'aurais mille fois préféré être à la place de Nakht – à la différence que je n'aurais jamais été du genre à me jeter littéralement dans la gueule du loup. Ce gamin était fou. Il était totalement inconscient. Absolument débile – et moi j'aimais ça. Non pas parce qu'il m'avait servi pour la deuxième fois de repas, mais parce qu'il avait une manière de penser qui me plaisait. Et je me surprenais à espérer qu'aucun autre vampire ne croise sa route. Pas que je voulais le garder uniquement pour moi – il faisait ce qu'il voulait de son corps et de son sang – mais simplement que je n'étais pas tout à fait certain que tous les autres gens de ma race soient assez gentils pour ne pas le tuer et le laisser sur la pelouse de chez lui sans le moindre remord. Je n'aimerais pas l'idée que l'on tue ce garçon, juste parce qu'au fond il est un peu trop gentil et énormément curieux. Si cela arrivait, je me mettrais probablement à traquer ce vampire et à le tuer de mes propres mains. Pas que j'étais un assassin ( et pas que je sois sûr de pouvoir le tuer aussi, en fait … ) mais profiter de la gentillesse des gens au point d'en abuser, c'était quelque chose qui m'insupportait. Quand je voyais les humains le faire entre eux et de quelle sorte cela pourrissait la vie des victimes qui, trop gentilles, se laissaient faire – cela me faisait entrer dans une colère sans pareille. Il m'était déjà arrivé de remarquer une gamine se faire injustement victimiser par deux garçons – je les avais suivis et leur avait foutu la trouille juste assez pour qu'ils se rendent compte qu'ils ne dirigeaient pas le monde. Et cela avait marché. Je l'avais fait pour une inconnue, alors pourquoi pas pour Nakht ? Pas que je sois réellement proche de ce gosse, mais à présent j'estimais avoir deux dettes à lui régler. Pour un vampire, j'avais beaucoup trop de conscience, n'est-ce pas ? Ouais, je trouvais aussi.

Ses jambes fléchirent et je compris que j'avais été trop loin. Foutues pulsions. J'étais tellement désolé. J'étais pourtant certain de ne pas avoir mordu trop fort ou trop longtemps. Je l'avais senti frissonner contre moi et, l'espace d'un instant, je m'étais demandé s'il s'agissait de dégoût ou de peur – parce que cela ne pouvait aucunement être du plaisir, étant donné ce que je lui infligeais. Cela n'avait rien d'agréable. Pour moi si, bien sûr, mais pour lui cela devait être d'une douleur insupportable. J'aurais aimé que son sang s'arrête de couler dès que je retirai mes canines – mais bien sûr, c'était impossible. Je me laissai tomber sur les genoux en le serrant contre moi dès qu'il sombra sur le sol. Un nouveau coup sur ma conscience, hop. Mange toi ça, Nolan. Ah, quel ironie. mange-toi ça, non ça allait. Il avait dit savoir être stupide, ça m'aurait fait sourire si je n'étais pas occupé à veiller à ce que son sang ne s'échappe pas de trop. Cet imbécile quémanda de s'asseoir 'cinq minutes' mais je savais bien qu'il en aurait besoin d'encore plus. Ce n'était pas la première fois que je mordais quelqu'un. Je savais très bien comment cela se passait et j'avais acquis une certaine pratique de la chose – et rien que le fait que j'avais cette pratique me dégoûta. Je posai mes lèvres sur sa plaie après avoir léché mes doigts ensanglantés. Je plaçai mes deux mains sur ses hanches et le portai comme je pus contre le mur. Assis contre le mur, moi entre ses jambes, je remontai une main sur sa joue alors que j'étais bien obligé de garder mes lèvres posés sur sa peau trouer. Je savais qu'il fallait appuyer sur une plaie qui saigner afin qu'elle arrête de couler. Pour une fois, je ne tenais pas ça de mon expérience en tant que vampire, mais simplement parce que mon père était médecin. Quelque chose me tracassait chez ce blondinet. Ce n'était pas sa couleur de cheveux, ce n'était pas réellement sa tendance suicidaire, ce n'était pas son groupe sanguin – mais son corps. Ou son cœur, pour être un peu plus précis. Je l'entendais – et il ne battait pas normalement. Il n'avait pas un battement régulier accéléré, ou un ralentissement régulier. C'était désordonné. Et je me demandais si c'était normal, parce que c'était la première fois que j'entendais une chose pareille. Je pensais que cela restait régulier en toute circonstances. Quand bien même on faisait de grands efforts, le cœur avait une manière régulière de faire circuler le sang beaucoup plus vite. Ou quand on était au repos, les battements plus calmes étaient aussi d'une certaine régularité. Un peu comme des mathématiques. À moins qu'il y avait un problème dans l'équation, deux plus deux étaient à quatre. Deux plus deux ne pouvaient jamais faire trois ou dix, à moins qu'un facteur supplémentaire vienne fiche en l'air cette logique. J'avais envie de lui poser la question. J'avais envie de lui poser un tas de question, de me confondre en excuse, et de proposer de me racheter. Mais cela ne me ressemblait pas, ce n'était pas moi. Je devais garder tout ça pour moi, comme je le faisais constamment. Comme je l'avais toujours fait. Je sentais son souffle difficile sur mon épaule et je me décollai légèrement de la plaie après avoir appuyé dessus trois bonnes minutes dans le silence, le temps qu'il reprenne sa respiration. J'aurais adoré lui donner ma faculté de régénération. Combien de temps allait-il devoir ce trimbaler cette horrible marque sur le cou ? Trop longtemps, à mon avis. Et si on lui posait la question ? Allait-il répondre oh, ça ? Rien, un vampire. parce que c'était interdit. Il fallait entretenir l'ignorance humaine et éviter de révéler notre existence au monde. C'était pour cette raison, qu'en général, on était éduqué à boire le sang des humains jusqu'à leur dernière goutte. Les humains ne devaient pas savoir que l'on existait. On savait comment ils étaient. Tarés. Cela provoquerait un déséquilibre dans le monde, et déclencherait probablement une nouvelle guerre mondiale parce que les humains, par nature, ne supportent pas ne pas être les plus puissants. Au fond, c'était tellement stupides. Ils étaient stupides. Ils seraient capable de faire la guerre à des êtres immortels. Pathétique. Je relevai les yeux vers le jeune garçon dont la souffrance était plus qu'évidente. Que devais-je lui dire? Que j'étais désolé ? C'était stupide en plus d'être un euphémisme. Je pensais que le fait que je m'occupe de lui montrait déjà que je m'en inquiétais. « on va rester comme ça un petit moment, okay. le temps que tu retrouves un peu tes forces. » il était d'un blanc livide, j'étais capable de le voir dans l'obscurité de la nuit. Bon, fallait dire, en tant qu'être de la nuit, j'y voyais sacrément bien, aussi. Mais c'était pas très difficile à deviner non plus. Il devait probablement avoir froid, d'ailleurs, et je me maudissais de ne pas avoir de veste sur moi. Peu importe, j'avais un tee-shirt. Pas trop chaud, mais ce serait en plus. Je me décollai de lui quelques secondes et me redressai sur mes genoux afin de retirer mon haut. J'étais un vampire. J'avais un corps mort. Je ne craignais pas le froid. Je l'observai avant de le lui mettre par dessus. C'était pas grand-chose, mais c'était déjà ça. Je me replaçai à genoux entre ses jambes, posant de nouveau mes lèvres sur la plaie. De n'importe quel point de vue, la vision de nos corps pouvait sembler plus qu’ambiguë. Lui, assis contre un mur avec les jambes écartées et moi au milieu, à genoux, avec les mains sur mes hanches et le visage sur son cou ? Carrément sexuel, même. Si on oubliait qu'il était agonisant, c'était sexuel. Habituellement, je m'en serais amusé. Mais là, je n'avais vraiment pas la tête à cela. « dis moi ce que je peux faire pour t'aider, si tu veux quelque chose en particulier … » articulai-je, les lèvres contre sa peau. « et quand tu auras récupéré ton souffle … tu me diras pourquoi … pourquoi t'as fait ça … »







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∆ MY CRAZY SPELLBOOK : Est toujours en guerre avec sa famille. Reproche à son père la fuite de sa mère, et à Yurin de lui prendre sa place. A une malformation cardiaque qui l'empêche de faire trop d'effort -secret- . Abandonné par sa mère à cause de ça, à ses six ans -secretaussi- . Fait autant de danse qu'il peut, trouvant cela défoulant. Parle beaucoup pour ne rien dire. Garde toujours un taser et une paire de menotte dans ses poches. devient plus entreprenant sans son piercing à la langue.
MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Mer 24 Oct - 10:11


Tu n'étais pas là pour jouer les rabat-joie en lui ordonnant de fermer sa bouche et de se comporter comme une personne responsable qui n'a pas prit de repas depuis bon nombre de jours. C'était même impossible de lui demander d'avoir un minimum de tenue devant un humain. Après tout, c'était un vampire. Un vampire assoiffé de sang qui est au point de non-retour. Rien qu'à le regarder, tu te doutais de la douleur qu'il pouvait ressentir et cela devait être pire en ayant un dîner tout prêt sous le nez. Ce serait mal de lui refuser ça, alors qu'il pourrait s'effondrer au sol en jurant de ne pas te toucher. C'est surtout idiot de ce mettre dans un état pareil en ayant ce que l'on a le plus besoin sous la main. Quant à toi, tu es loin d'être le garçon peureux qui refuse de porter son aide à quelqu'un. C'est sûrement hypocrite venant de toi, la peur de la mort réside toujours dans un coin de ta cervelle. Peur qu'il cède à ses pulsions et te vide de ton sang, pour te laisser mort une fois rassasié. Mais d'un autre côté, tu es plutôt confiant. Tu te dis qu'il n'est pas ainsi et serait gérer son envie. Un idiot, complètement barré. C'est sûr. Mais n'aurait-il pas fait la même chose si les rôles étaient inversés ? Si toi tu étais un vampire aux aboies et lui, un simple humain ? Va savoir, tu t'imagines que cela pourrait être le cas. C'est sûrement la raison de ton choix, que de le pousser à bout, dans l'intention de te donner à lui. De toute, il ne va pas te violer ou quoi, juste prendre un peu de ton sang. Pas de quoi pleurer ou en faire une maladie. De plus, ce n'était pas la première fois que cela arrivait, peut-être pas la dernière non plus. Avec ta chance, ce genre de scénario risque de se répéter en boucle. Qu'importe s'il te juge d'idiot ou d’insouciant, tant que tu puisses lui servir à quelque chose. Tu n'as aucune raison de l'envoyer balader et de rentrer chez toi comme si de rien était. Sans oublier que ce poids pèserait sûrement sur ta pauvre petite conscience. Juste à côté du remord causé par ta mère et ta maladie, ainsi que celle de ton père de le mener aussi mal. Au fond, tu ne penses pas à 'si j'en mourrais'. Dans ta tête, c'est un peu le monde des bisounours remixé, avec des parties d'ombres que tu tentes de camoufler. Il n'y a pas de gros méchant loup capable de te dévorer, ni de vampire capable de te vider. Rien de tout cela et c'est sûrement ton plus gros tord. De croire à tout et n'importe quoi, sans même te poser des questions. Curieux, certes, mais seulement envers les autres, pas sur ta santé ou quoi. De toute, quoi qu'il puisse advenir, tu ne regrettes pas de l'avoir forcé à agir. Au contraire, tu pourrais presque être fière d'être si convainquant.

Bien que pour l'instant, tu ne sembles pas si fort et tenace entre ses bras. La première sensation fut la pire, sentir ses canines percés ta peau, touché une partie abondante avant que le sang ne s'échappe désagréablement par cette ouverture. Ce n'était pas une partie de plaisir de prendre sur toi, d'éviter d'y penser. Même les yeux fermés, même en essayant de visualiser un visage agréable et réconfortant... La douleur était réellement présente, saisissant de plus en plus tes muscles, ton corps en entier. Impossible de rester droit bien longtemps, surtout quand tes jambes décident de ne plus te tenir. Pour le coup, tu les maudissais d'être si faibles et inutiles. Mais durant ces quelques secondes, aucun son n'avait quitté tes lèvres pour l'inquiéter. C'était déjà ça, que de tenir le coup. Mais plus le sang coulait, plus tu perdais pied. La fatigue l'emportant peu à peu sur ta conscience. Quelques flash te revenaient en mémoire. Ces fois où les médecins posaient des perfusions sur tes mains, tes avant-bras ou tes poignets. Quand un liquide remontait dans tes veines, froid et atroce pour au final, te forcer à plonger dans le monde de Morphée. Ces fois où tu fixais une machine te narguant dans un bip incessant, tandis que tu t'amusais malgré toi à la malmener. Bip bip biiii bip. Puis plus rien. Tes paupières s'ouvrirent pour que tu puisses affronter la réalité. Tu n'étais pas dans un hôpital, ni dans une chambre mais devant chez toi. Deux trous dans la gorge et un jeune homme contre toi. ça aurait pu être amusant si ta tête ne tournait pas comme dans un manège. Mais pas le temps de songer à ça que tu tombais au sol, vidé de ton énergie. Pour toi, le sang était une chose importante, même si tu joues avec en l'offrant à un vampire. Déjà que ton coeur n'arrive à le faire circuler correctement . Mais tu ne veux pas te laisser aller pour ce détail, sûrement pas. Stupide. Tu le sais que trop bien, et tu es content de l'être si ça sauve des gens. Regarde-toi, Nakht, tu es aussi vivant qu'un zombie et tu arrives encore à plaisanter. Bien que tu ne puisses te relever et lui montrer que tout allait bien. Ce serait trop facile, trop rapide. Alors tu attendais que tes forces revienne, malgré que le sang ne cesse de couler par tes plaies. Tu as mal mais la douleur est difficile à situer. Parfois elle vient de ton cou, parfois de ta poitrine. Et ce n'est sûrement pas cinq minutes qui allait t'aider. Cinq minutes, c'est juste le temps pour te rappeler les évènements et encore, c'est gentil. Dans ton état, tu as du mal à analyser ce qu'il se passe dans l'instant présent. C'est lent, ça vient au ralentit et au final, certaines informations n'atteignent même pas ton cerveau. Comme en ce moment où tu étais appuyé contre un mur, ne réalisant pas que Nolan se trouvait entre tes jambes. Tu pouvais simplement sentir ses lèvres contre ta peau enflammé. Tu pouvais sentir que ta respiration lourde et brûlante. Ce sifflement dans ta gorge, ces battements abominables. Tu te déteste. Tu n'aimes pas ressentir cela. Tu haïs être malade... Pourtant, tu voudrais le cacher, tout faire disparaître aux yeux des autres. Mais tu avais l'impression que le tam-tam te reliait à lui, te connectant comme une machine. Tu ne le veux pas. Tu ne veux pas qu'il fasse attention à ça, ni même a ton souffle qui met un certains temps à redevenir normal. Au fond, tu désires seulement qu'il boit ton sang sans se soucier du reste. Peut-être est-ce méchant mais tu n'en penses pas autrement. Même si tu voulais te plier en deux, t'arracher le coeur ou aller savoir quoi d'autre pour faire taire se tiraillement dans ton corps. Quand cela va-t-il cesser ? Quand est-ce que tu seras normal ? Peut-être que si toi aussi tu devenais immortel comme Nolan ... Peut-être que cet organe ne te torturerait plus ? Tes yeux se portaient lentement sur lui, l'idée te trottant dans la tête. Bien que tu sois blanc comme un linge ou que le froid te saisisse brutalement, tu arrivais à penser à quelque chose de grave. Plusieurs frissons tentaient de te faire redescendre sur terre mais tu continuais d'y penser en secret. Oubliant le fait qu'il venait de retirer son haut pour te permettre d'avoir plus chaud. Tu souris, le coin de tes lèvres s'étirant doucement. Pourquoi il faisait tout ça ? Pourquoi gardait-il ses lèvres contre la blessure ? Le sang finirait par s'arrêter, la plaie finirait par se refermer. T'aider ? Quelque chose en particulier ? Cette fois-ci, ton sourire s'élargit d'avantage, une lueur étrange dans les yeux. « Je voudrais être ... un vampire. » articulais-tu, sérieux. Oui, être un vampire et battre ton coeur dans le jeu qu'est ta vie. Mais tu finis rapidement par rire, refermant les paupières pour ne pas croiser son regard dans la pénombre. « Je ... Plaisante. » Ou pas. Tu l'avais pensé, tu l'avais idéalisé. Comment pouvais-tu dire que c'était qu'une plaisanterie ? Sûrement parce que Nolan allait s'énerver ? Oui, tu es sûr qu'il allait te crier dessus de penser ainsi. Pourquoi ? Pourquoi tu as fais ça ? Même pas toi, tu le sais. C'était dure à répondre, bien que ton souffle soit revenu. « J'en sais ... rien. » Tu respirais la bouche entrouverte, cherchant tes mots. Une excuse bidon. Tes mains se posèrent sur ses bras, tes doigts serrant doucement sa peau. Pourquoi donc ? Tu veux toi-même connaître la réponse. « Comparé à moi... Il te suffit de peu .. Pour vivre. » Tu baissais les yeux en te mordant la lèvre, conscient de ce que tu avançais. Lui, il suffit qu'il boit du sang pour être bien. Toi, il te faut une opération, un nouveau coeur ou va savoir quoi.... Alors que si tu étais comme lui, tout ça n'existerait pas. Doucement, tes forces revenaient. Tu pouvais resserrer tes jambes contre lui et glisser tes mains vers ses côtes, frôlant sa peau gelée. Tu es égoïste, Nakht. En pensant ainsi, tu délaisses non seulement ta famille mais aussi une autre personne à laquelle tu tiens tant. Et rien qu'à l'imaginer, tu ne pouvais retenir ses larmes de couler, priant qu'il ne puisse les voir dans la noirceur.


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MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Jeu 25 Oct - 17:58


Il était malade, j'en étais certain. Je n'étais pas grand médecin à en devenir, je n'avais pas fait de longues études et j'avais d'ailleurs toujours détesté cela. Mais c'était bien plus qu'évident pour le jeune homme que je tenais maladroitement entre mes bras. Malheureusement pour lui, je n'étais pas de la même race que lui. Un sourire ne pouvait pas me cacher la peine, un mensonge ne pouvait me cacher la vérité tout simplement parce que j'entendais tout ce qui se passait à l'intérieur d'un corps humain. Oh, bien sûr pas tout. Mais j'étais pratiquement certain que si je tendais l'oreille, je pouvais entendre ses muscles se crisper. Enfin, je n'avais pas vraiment de mon ouïe pour cela. Seulement voilà, pouvais-je mettre les deux pieds dans le plat en lui demandant directement ce qu'il avait ? Non, bien entendu que non. Les battements irréguliers et s'entrechoquant de son cœur étaient anormaux, et peu importe le nom de sa maladie, je ne pouvais rien y faire. Étais-je seulement utile d'écouter quelqu'un se plaindre de sa maladie ? Non, pas vraiment. Et encore moins quand il s'agissait d'un truc sans espoirs. Oh, je ne pensais pas vraiment qu'il était sans espoirs, néanmoins je n'allais pas lui servir quelque chose. Être une oreille attentive, je pouvais. Mais pour cela, encore fallait-il qu'il ressente le besoin de m'expliquer son soucis. Je n'allais pas poser la question, je n'allais rien lui demander. Je le laisserais venir à moi s'il en a avait envie. Je doutais fortement qu'il vienne se confier à moi, après tout nous n'étions pas proches même si on pouvait dire qu'une partie de lui était en moi, mais si jamais il le ferait, alors je ne pourrais que me contenter d'acquiescer. Après tout, on parlait de quelque chose que je ne connaissais pas. Un cœur ? Comment diable pouvais-je disserter sur le sujet alors que je n'en possédais même pas un moi-même ? Déjà que ceux qui en avaient un savait peu sur le sujet, comment pourrais-je savoir ? Je ne pouvais pas, fin de l'histoire. Fin de l'histoire ? Vraiment ? Il était en train de souffrir entre mes bras et cette sensation de culpabilité assassinait mon corps et mon cœur. Après la voix qui me demandait de sauvagement me jeter sur lui et lui prendre ce que je voulais, venait celle qui me disait t'as vu ce que t'as fait, minable ? t'es faible au point de ne pas être capable de te retenir de sauter sur le premier mec qui te tombe sous les yeux, ou quoi ? pauvre con. à croire que j'avais une conscience de la même manière que les humains en avaient une. J'avais toujours cette désagréable impression d'être une expérience. Une bête, une chose à mi-chemin entre l'homme et la bête. Une expérience qu'on a créé en essayant de faire quelque chose de parfait – ça c'était pour le côté immortellement jeune – mais qui a tourné au désastre, et avait donné naissance à ma race. Parce que notre aïeule, Dracula, ( en admettant seulement qu'il soit un de mes ancêtres et que nous sommes tous une famille de la même manière qu'Eve et Adam ont créés les hommes ) était-il une expérience humaine ratée, ou était-il né ainsi naturellement ? Était-il né humain et s'était-il fait mordre par une quelconque connerie animale qu'il avait croisé par là ? Ou était-il réellement ainsi ? Étais-je réel ? Ou le fruit d'une expérience ? Je me posais constamment la question. La nature avait un cycle, la vie avait un cycle. On naissait et on mourrait, c'était ainsi. Mais nous, vampires, nous défions les lois de la nature. Nous bouleversons l'équilibre des races, et nous nous multiplions de par notre immortalité. Je me demandais si la planète nous avait ainsi crachée. Si notre rôle dans la nature était de paradoxalement tout mettre en désordre. Je soupirai. Franchement, Nolan, réfléchir ne te réussis pas ? Pourquoi te prends-tu la tête pour cela ? Pourquoi ne peux-tu simplement pas accepter le fait de vivre et en profiter ?
Parce que j'étais un monstre, et que je ne peux pas profiter de ce qui est éternel. Voilà, pourquoi.

Alors que je gardai mes lèvres glaciales sur sa plaie afin que ça ait l'effet d'un anesthésiant, je l'entendis prononcer cette terrible phrase qui remua en moi colère, incompréhension et surtout … de la pitié. Pour la première fois, j'avais pitié d'un être humain. Pitié qu'il puisse vouloir être vampire. Pitié qu'il n'ait pas assez réfléchi à toutes les conséquences que cela impliquait. J'y avais déjà réfléchi, moi, et à part le physique figé dans le temps, je ne voyais absolument aucuns avantages à être un vampire. L'immortalité ? Pour vous attacher à des personnes, les voir mourir, vous attacher à d'autres et les voir mourir à leur tour ? Ce n'était pas une vie. C'était une pure et simple torture. Être vampire était le plus grand fléau que l'on pouvait infliger à quelqu'un. Néanmoins, je pouvais le transformer, s'il le souhaitait. Je pouvais le faire. À contre-coeur, mais je le ferais s'il le demandait. Je le défierais avant, je lui expliquerais tout ce que cela signifierait, mais s'il le voulait, je le ferais. Rien que l'idée de le transformer me rendait fou, mais pouvais-je me permettre de remettre en question les ambitions des autres ? Si tel était son souhait, qui étais-je pour le juger, pour le dissuader ? Des vampires comme moi, il y en avait des centaines. Et pas tous bien intentionnés. Je préférais le faire, m'être assuré que c'était vraiment ce qu'il voulait, et le garder sous mon aile et le surveiller les premiers temps, histoire qu'il s'adapte à sa nouvelle condition qui était dure à supporter plutot que le laisser entre les doigts d'un autre vampire qui serait mal-intentionnés ou qui en profiterait pour le vider de son sang – ou je ne savais quoi d'autre. Un gémir de tristesse sortit de ma gorge alors que je me redressai doucement, plongeant un regard empli de tristesse dans le sien. J'ouvris la bouche mais aucun son ne sortit. J'avais envie de le secouer, de lui hurler dessus qu'être vampire c'était un enfer, que cette vie-là n'était pas possible – mais rien ne sortait. Il était tellement mal en point par ma faute que je n'avais simplement pas envie d'en rajouter davantage. Non, Nakht. Je t'en supplie. Quoi que tu aies, ne me dis pas que tu comptes sincèrement devenir un homme de ma race, parce que tu finiras par le regretter et que tu auras l'éternité pour laissé le temps aux remords de s'emparer de toi. Ils viendront avec leurs amis regrets et tristesse. Tu ne pouvais pas. Il se mit à rire, fermant les yeux et j'eus peur qu'il ne tombe dans les pommes. Par réflexe je vérifiai que sa plaie ne coulait pas, et il m'annonça qu'il plaisantait. J'eus de nouveau envie de hurler, de le secouer et de le gifler, cette fois. Ce n'était pas une blague, Nakht. Ce genre de blague, tu ne pouvais pas les faire. Surtout pas à moi. Certainement pas à moi. Et puis il changea de sujet, disant qu'il ne savait pas pourquoi il avait fait ça. Il y avait forcément une raison, et après ces mots, j'en vins à me demander si ce n'était pas parce qu'il espérait tomber sur un vampire qui aurait immédiatement cédé à sa requête sans rechigner quand bien même il eut s'agit d'une 'plaisanterie'. Sa respiration soufflait sur ma peau et je ne pus que soupirer. Ce n'était pas par lassitude, c'était par honte. Par ma faute, il souffrait et délirait à propos de devenir vampire. À quel point étais-je monstrueux ? Est-ce que l'idée de rendre les gens ainsi lui faisait plaisir ? Il avait l'air trop gentil pour être de ce genre là. Et puis, cette dernière phrase fut en trop. De peu ? Venait-il qu'il m'en fallait peu pour vivre ? Je m'arrêtai de bouger, tétanisé, alors que ses jambes se resserraient sur moi et ses doigts glissaient sur mon torse. M'en fallait-il peu pour vivre ? Je ne fis pas de suite attention à ses larmes, pris d'un fou-rire nerveux. « peu, dis-tu ? » répétai-je en un souffle, interloqué par sa remarque. « réalises-tu ce que tu dis, nakht ? » j'étais certain qu'il ne s'en rendait pas compte. Je remontai une main sur sa joue, le forçant à me regarder droit dans les yeux – et c'est à cet instant que je sentis cette humidité contre ma paume. Je n'en fis rien pour l'instant et me contentai d'articuler en murmurant, parlant avec une certaine lenteur qui me fit détacher chacun de mes mots afin qu'il assimile bien ce que j'allais dire. « j'ai besoin de vies humaine pour vivre. comment peux-tu penser que c'est peu alors que tu actuellement toi-même une victime ? » victime était un bien grand-mot, je n'avais pris que trop peu de sang pour me canaliser, mais c'était déjà beaucoup pour lui. Pour subvenir à ma soif, il me fallait sa vie. L'avait-il réalisé ? Je n'en étais pas sûr. Je souffrais chaque jour de ne tuer personne et de préserver l'humanité sans jamais avoir eu la chance d'étancher ma soif une seule fois de toute ma vie. Était-ce une chance ? Je vins poser mes lèvres sur sa joue, à l'endroit où une larme roulait et je fermai les yeux quelques secondes. « je rêverais d'être un stupide humain faible, tu sais ? j'aimerais tellement avoir une fin à mon existence, un but autre que la destruction de l'humanité. » je me décollai de lui et léchai mes propres lèvres. C'était humide et salé. Au fond, c'était même plutôt agréable en bouche. Rien à voir avec le sang cela dit, mais je ne voulais plus voir de personnes pleurer. Enfin. Au moins elles pouvaient. Moi … « mon corps est mort, je suis dirigé par des pulsions animales, je suis condamné à voir le cycle de la vie se dérouler sous mes yeux, à voir mes proches mourir, à fuir et changer de pays afin de n'éveiller aucuns soupçons sur mon identité à cause de ce corps qui ne vieillit pas. vivre comme un voleur, tourmenté, jamais en paix … c'est ce que tu veux ? Voler la vie des gens pour avancer dans la tienne – et perdre la tête quand tu te refuses à toucher à un humain. Perdre le goût de vivre, ne plus pouvoir profiter de rien puisque tu es immortel … ne plus avoir de cœur qui dysfonctionne, certes, mais n'avoir pas de fin. Être un monstre. C'est ce que tu veux ? » j'avais chuchoté tout cela sans montrer une moindre irritation de ma part. Pas de sentiments. Rien. Juste l'explication des faits. « Je ne veux pas, mais si c'est ton souhait le plus cher … je peux le réaliser. »







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∆ JOB : Mascotte à Lotte World pour les WE.
∆ CÔTÉ COEUR : "bonjour je suis dadan, je pourris le coeur et les pensées de mon nanak" saleté d'argentin.

∆ MY CRAZY SPELLBOOK : Est toujours en guerre avec sa famille. Reproche à son père la fuite de sa mère, et à Yurin de lui prendre sa place. A une malformation cardiaque qui l'empêche de faire trop d'effort -secret- . Abandonné par sa mère à cause de ça, à ses six ans -secretaussi- . Fait autant de danse qu'il peut, trouvant cela défoulant. Parle beaucoup pour ne rien dire. Garde toujours un taser et une paire de menotte dans ses poches. devient plus entreprenant sans son piercing à la langue.
MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Dim 28 Oct - 15:25


Tu es malade. C'est un fait que ni toi, ni personne ne peut changer. Que le temps change, que la fin du monde arrive ou quoi que se soit d'autre, tu resteras toujours malade. Est-ce un mal ? Ton coeur ne bat pas comme un autre. Ton coeur ne gère pas le sang comme un autre. Ton coeur ne te sert pas comme le ferait un autre. Mais tu es né avec ça, tu as grandis avec ça et finalement, tu t'es habitué à ça. Certes, ce n'est pas facile de vivre ainsi. C'est même ennuyant et désagréable. Ne pouvoir courir à ta guise, te dépenser comme tu veux. à l'école s'était un réel problème et souvent, les autres se moquaient de toi. L'inconnu leurs fait peur, alors il trouve ça marrant de le rejeter, d'en rire. Mais pour toi, ce n'est qu'un fardeau à porter. Peut-être qu'un jour tu pourrais t'en défaire et respirer comme bon te semble, mais en attendant, tu subis. Malheureusement, tu préfères encaisser en silence que te confier à un autre. Tu n'as jamais été doué pour avouer tes douleurs ou tes peines. Certes, tu parles de trop, mais rarement sur toi. Ou plutôt, rarement sur ce toi intérieur qui souffre un peu chaque jour. Peut-être pas seulement de ta maladie mais évènement qui se déroule autour de toi ou qui se sont déroulés dans le passé. Bien que Nolan soit là, ou un autre, tu ne pourrais lui dire. est-ce sûrement à cause de la peur ? Peur qu'on te juge, que l'on est pitié de toi ? Tu refuses un regard si minable, si horrible qui pourrait te rendre plus faible que tu ne l'es déjà. Et puis, s'il s'en est rendu compte, il a du comprendre que prendre ton sang n'était pas totalement bon pour toi ? Normal que tu tombes si rapidement dans les pommes, puisque tu as ce soucis cardiaque. Sauf qu'il ignore, ou ne le savait pas. Le mieux, c'est qu'il reste dans le doute, ou qu'il n'aborde pas le sujet. C'est toujours un point sensible, et après, tu deviens plus froid, plus distant. Et franchement, tu ne veux pas que Nolan te laisse comme une merde contre ce mur en attendant de reprendre des forces. Serait-il capable de le faire ? De te juger trop emmerdant pour rester encore avec toi ? Il pourrait partir et décidé de ne plus jamais te revoir.... Pourrais-tu simplement le revoir après ? Tu prends tes rêves pour des réalités, Nakht. Et à force de rêver, tu vas tomber de haut. Mais si tu devais parler de ça à quelqu'un, tu le ferais avec une personne que tu ne connais pas, et que tu es certains ne plus croiser. Ainsi, ton secret serait bien garder, tu n'aurais aucune chance de retomber dessus pour s'attarder sur ça. Nolan. Tu l'appréciais beaucoup trop pour le pourrir avec tes problèmes. Un peu comme avec les autres, que ce soit Jordan ou une autre personne. Tu n'aimes pas parler de cela, avoir l'impression de te plaindre. Tu le fais si bien chez toi, tout seul ou face à ton père. Oui, tu lui reproches tellement de chose à ce pauvre homme. Comment fait-il pour t'aimer ? Tu te le demandes. Au même point que tout être qui t'entoure et te supporte sur long ou court terme. Au fond, une chance que tu ne sois pas immortel, certains se serait suicidés. En même temps, tu n'aurais plus à te demander quand est-ce que ton coeur va lâcher ou pas. Chaque jour tu te réveil avec cette boule au ventre, rêvant que tu meurs sur une table d'opération. ça devient flippant à la longue, surtout quand les larmes se joignent à ta crainte de mourir. Tu es si stupide, si fragile. Nolan pourrait te briser avec son petit doigt s'il le voulait. Il n'aurait aucun mal à se débarrasser de ça, mais non, il reste près de toi. Veillant comme un ange gardien -ce n'est qu'une image-.

Mais au plus profond de toi, tu sais que l'immortalité peut être enviable. Tu te dis qu'être un vampire pourrait te sauver la vie, t'éviter une opération avec un pourcentage inconnu de réussite. Tu te dis qu'ainsi, tu n'aurais plus à te soucier de mourir demain ou dans un an. Tu te dis que ta vie serait moins chiante, moins douloureuse. Tu penses surtout que tout ça est cool, qu'être un vampire est génial. Mais tu n'es qu'un idiot de songer ainsi. Tu pèses seulement un côté de la chose, négligent le reste. La soif, la solitude, la tristesse. En étant un vampire, tu verrais ta famille disparaître, tes amis, lui aussi. Ils ne seront plus jamais là pour toi, ni même dans ton coeur. Nakht. Tu devrais arrêter de parler, tout simplement. Cela n'était pas bon de plaisanter sur ça, pas devant un vampire. C'était plus fort que toi, même en gardant une note de sérieux. Sur le coup, ça aurait pu être un désire important, une envie de le devenir. Dire merde au monde et continuer ton chemin. Abandonné ton père, ta belle-mère, Jordan et tant d'autre. Et le visage de cette femme qui revient hanter ton esprit. Ce sourire si chaleureux qui te manque tant. Si tu pouvais avoir la vie devant toi, tu irais en égypte la retrouver ... Tu irais lui dire que tu ne pourrais plus jamais mourir. Oui, ce serait bien. La voir souffrir de ses erreurs, se sentir si minable face à toi, pleurer d'être si idiote. Une vengeance que tu désires tant derrière ce masque d'enfant indifférent et adorateur de sa chère mère. Désolé, mais le morceau passe mal, il reste dans ta gorge. Pourtant, tu accuses ton père de l'avoir fait fuir, sachant que c'est seulement de ta faute. Si tu deviens un vampire.... Alors tout changerait, non ? Ou pas. Ils seront là encore durant des années et des années, sans comprendre pourquoi tu ne vieillis plus. à moins que tu disparaisses radicalement de leur vie ? Que penseraient-ils de toi ? C'est si compliqué. Pourquoi penser à cela dans ton état ? Tu ne fais que t'infliger une peine supplémentaire. Sans oublier que tu ne veux pas faire subir cela à Nolan... S'il devait te transformer ... Non, tu ne veux pas. Pas lui. Un autre, qu'importe qui. Mais pas lui. Lui et son regard. Tu détestes ses yeux, son expression. Qu'il ne soit pas triste pour toi, c'est débile. Tu voudrais qu'il cesse de te fixer avec tant de peine et de chagrin. Par pitié. Alors tu fermais les yeux, lâchant un petit rire avant d'avouer que c'était une blague. Tu savais bien que ce n'était un sujet à prendre à la légère. Tu en étais plus que conscient. Mais à voir sa tête, il allait te chier une pendule pour ton idiotie. Le pire arriva. Tes lèvres venaient de remué, le son de ta voix sonnant délicatement comme le tintement d'une cloche -cloche, c'est le cas de le dire- pour lui balancer qu'il avait besoin de peu pour vivre. à entendre son rire nerveux, c'était une grossière erreur d'avoir osé prononcé cette phrase et tu t'en rendis compte à sa question, ne sachant où te cacher. La honte fit surface, teintant d'avantage tes joues rouges. Sa main se posa sur ton visage, te forçant à le regarder en face. Les larmes coulaient en silence, sans que tu ne puisses les retenir. Ses mots étaient vrai et si blessant. Une victime, toi ? Tu étais une victime ? Réalises-tu seulement maintenant à quel échelle tu te trouvais dans la pyramide ? Sûrement la plus basse. Celle de l'humain qui n'a conscient de son sort. Ses lèvres se posèrent sur ta joue, brisant le chemin d'une larme. Ce contact te donnait des frissons, il était si proche, trop proche. à cette distance, il n'avait aucun mal à voir ta tête, ta tronche déconfite. C'est nul, minable. Son discourt te rendait mal. Tu comprendrais enfin la plus grosse connerie que tu venais de faire. tu n'avais même pas pensé à la lassitude, au fait de voler des vies pour conserver la tienne. Au final, tu serais plus un monstre .... Un monstre.... est-ce comme ça que tu le vois ? Il n'a pas l'air méchant, au contraire. Mais c'est un vampire, un buveur de sang. ça te perturbe. Lentement, ta respiration se fit plus rapide. Tes yeux s'écarquillèrent au ralentis, sentant ton souffle te manquer. Tu ne pouvais pas assimiler tant de chose à la fois, tant d'émotion. ça faisait mal, ça te bloquait. Mais tu fis en sorte de te reprendre, t'ignorer cette crise. « N-non ... Ce n'était pas... Désolé ... » Tu déglutis, les mots te manquant. Combien de temps es-tu resté ainsi, contre lui ? Automatiquement, tu le repoussais, sans juger ta force. « C'est bon maintenant. Tu peux me laisser. Tu as repris des forces.... Alors va-t-en... » Tu le jetais comme ça, sans grande raison. Peut-être qu'avoir tord ne te plaisait pas ? Ou était-ce le simple fait qu'il puisse assister à une de tes crises qui te rendait si froid et égoïste. Oui, c'était surtout ça. au pire, tu trouverais la force d'utiliser ton portable ou de te débrouiller d'une autre manière ... Tu comptais te relever en t'appuyant sur le mur mais ton coeur se serait de plus en plus, t'arrachant une grimace. La panique te gagnait peu à peu, brouillant subitement ton cerveau. C'était pire que ça morsure, une souffrance différente de celle qu'il t'avait infligé. De quoi te mettre dans un état pas possible, à la limite de la folie. Tu n'en pouvais plus, te pinçant les lèvres en voulant te changer les idées. ça te rend dingue... Qu'il parte, bordel. Qu'il te laisse ...


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MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Jeu 1 Nov - 22:10


Je ne comprenais pas pourquoi je n'étais pas comme les autres vampires. Je n'étais pas un type forcément gentil. Je n'étais pas méchant non plus, mais niveau amabilité on repassera. Il n'y avait qu'à voir comment je traitais celui dont j'étais amoureux. Je disparaissais de la maison pendant une semaine complète sans lui donner de nouvelles, je couchais sans scrupules avec d'autres que lui pendant qu'il était à la maison à m'attendre … Bon, bien sûr nous n'étions pas en couple, cela n'était donc pas de l'infidélité de ma part, mais … était-ce simplement moral ? Non. Bien entendu que non. C'était même tout l'inverse. Je n'étais dieu pas foutu d'être simplement respectueux de l'homme que j'aimais – alors pourquoi j'étais pris d'une immense culpabilité face à ces yeux-ci ? Nakht. Jang Nakht. Qu'est-ce que je savais sur lui, au fond, mis à part le fait qu'il semblait affectionner les morsures de vampires ? Pas grand-chose. Je connaissais mille fois moins de choses sur Nakht que sur Blaine, et pourtant actuellement j'étais penché à demi-nu au dessus de son corps à prendre soin de lui. Un autre crétin de ma race l'aurait mordu et lui aurait fait un signe de la main en lui disant récupère bien, mec, j'repasse dans deux semaines, be ready, et encore, c'était dans la plus gentille des options. L'autre étant qu'il lui aurait volé sa vie sans aucune once de culpabilité. Mais moi … moi... j'étais l'être le plus paradoxal sur terre. Détester le fait d'être un vampire ? Je n'étais pas le seul. Essayer de résister à mes pulsions ? Je ne devais pas l'être non plus. Mais considérer davantage un gamin inconnu que celui qui me maintenait en vie d'une certaine façon – ça, c'était pas normal. J'étais pas normal. Je m'en rendais compte pendant qu'il pleurait dans mes bras à chaudes larmes. J'avais bien envie de le serrer contre moi. Parce que ce gosse me rendait tout … comment on dit, déjà ? Ah oui. Il m'émouvait. Il avait l'air de vivre par supplice autant que moi. Il avait l'air torturé par tout. Il ne souriait que rarement. Et ses yeux vous perçaient avec une froideur à vous glacer l'échine. Il n'était pas méchant, non. Il avait simplement l'air … blasé ? Blasé de vivre ? Le simple fait qu'il puisse songer à envier les vampires en omettant les côtés désagréables auxquels on ne pense pas toujours prouve bien qu'il est plus pessimiste qu'optimise. Qu'il ne vit pas, qu'il survit. En fait, je crois que j'y voyais un peu mon moi humain. Mes problèmes de cœur n'étaient pas exactement comme les siens, mais ils me pourrissaient tout autant la vie. Nos deux problèmes ne pouvaient se résoudre que par l'intervention d'une troisième personne qui voudrait bien nous soigner. Et, peut-être un certain manque de goût envers la vie qui nous poussait à faire des choses toutes plus stupides que les autres. Oui, c'était ça. En fait, il me touchait parce que face à moi, j'avais … mon propre reflet. De l'impression qu'il me donnait, du moins. Et je n'arrivais pas à me résoudre de le laisser tout seul, patauger dans son sang et sa misère. Je ne pouvais rien faire pour améliorer sa vie, de la même manière qu'il ne pouvait rien faire pour la mienne. Mais j'aimais bien être à côté. J'aimais bien prendre soin de lui … et j'aimais bien le voir pleurer. Rien de sadique dans mes pensées. En le voyant ainsi pleurer, j'avais la sensation que je le faisais aussi. Pas très viril, tout ça. De toutes façons, je me moquais de paraître viril ou pas. J'avais simplement envie d'alléger ce poids sur ma conscience. Que le mot « culpabilité » ne clignote plus en rouge et en lettres capitales devant mes yeux quand je le regarde.
Il sembla pris de panique quand je lui expliquai ce qu'être vampire voulait réellement dire, au delà de l'éternelle jeunesse et l'éternelle vie. Lui, comme tous, n'avaient pas songé à ce supplice. Je soupirai. Le but n'était pas de le faire flipper pour autant. Néanmoins j'étais content qu'il percute, et espérais que l'idée de devenir un vampire sorte de sa tête aussi vite qu'elle était venue. Il bredouilla quelques paroles incompréhensibles et je clignai des yeux avec une lenteur qui pouvait s'apparenter à de la lassitude. J'ouvris la bouche histoire de vouloir enfoncer le clou, mais il me devança. Il me poussa et je me laissai faire. Il ne ferait même pas de mal à une fourmi avec ça. J'arquai un sourcil, plissant les yeux. Me demander de partir sous prétexte que j'avais regagné des forces. Je fus outré – mais vraiment. C'était quoi, ce délire ? Il croyait que j'étais une putain de sangsue égoïste qui allait se tirer aussi sec et le laisser crever avec sa moitié de cœur devant le mur de chez lui ? Était-il sérieux ? Pensait-il que j'étais ce genre de mec ? Sincèrement !? J'eus un rire nerveux et passai ma main de mon front jusqu'à ma mâchoire en claquant ma langue contre mon palais. « De quoi ? C'est à moi que tu causes ? » question stupide, puisque nous n'étions que deux. Mais puisque l'agacement me gagnait, je n'étais pas certain de la cohérence et la logique de mes propos. C'était toujours comme ça. Je devenais dingue, et après je disais des trucs lourds de sens et profondément taillant … mais pas dans le bon ordre. Je faisais toujours un peu moins peur que ce que je ferais normalement si j'étais foutu de tenir un discours d'une logique implacable quand je m'énervais. Par exemple, là, je n'aurais pas dis ça mais plutôt t'es putain de sérieux, gamin? même si je n'étais pas exactement sûr qu'il était beaucoup plus jeune que moi. Je le fixai avec une dureté dont je n'aurais jamais cru avoir à utiliser avec lui, hors mis peut-être pour le repousser afin de ne pas avoir à lui boire son sang jusqu'à la dernière goutte. Mon visage se tordit en une grimace de déception et de surprise à la fois. Déçu qu'il puisse penser que j'étais comme ça. Surpris parce que je croyais qu'il avait saisi que je ne faisais pas parti des méchants. Quel con. Un monstre restait un monstre, hein ? Peu importe ce qu'il était réellement à l'intérieur, on était fiché en tant que vampire, hein ? J'aurais dû le savoir. Un rictus moqueur que l'on pourrait qualifier de sadique s'installa doucement sur mon visage alors que j'avais planté mes pupilles rougeâtres dans les siennes. « Tu me vexes. Si tu crois que je peux te laisser crever là comme un misérable, alors très bien. » bon, d'accord, j'étais pas complètement capable de m'énerver contre ce gamin. C'était plus fort que moi. Il était moi. Il était stupide. Il pensait que personne ne se souciait de lui. Et peut-être que c'était le cas. Mais, moi pas. Je récupérai ses menottes passées avec lesquelles il avait menacé de s'ouvrir la gorge et je les remis dans sa poche sans faire attention à ce qu'il pouvait faire ou dire. Quel gamin têtu et turbulent. Il fallait lui apprendre les bonnes manières. Et à moi aussi, au passage. Je me relevai debout. Continuant de le fixer avec un air froid, indifférent. Je ne pouvais pas m'énerver. Mais j'étais blessé de la même manière qu'une pauvre meuf en manque d'affection de son copain qui vient tout juste de la tromper. Bien entendu, ce n'était pas exactement la même situation. Mais j'avais l'air d'une meuf blessée dans son égo. Ç'en était tellement ridicule que j'avais envie de me frapper moi-même. Je lui tournai le dos. Fis quelques pas, puis me retournai en tapant du pied sur le sol. Je me mordis l'intérieur de la joue et me mis à grogner sans discrétion. Je levai les bras dans les airs, les sourcils plissés d'incompréhension, et sans me sentir crier, je me mis à lui hurler dessus. « Mais putain, comment tu veux que je me casse sous prétexte que j'ai retrouvé des forces alors que j'ai poussé ton corps à bout, HEIN ? Comment tu veux que je tourne les talons ? Tu crois que ma conscience vivra très bien le fait que j'te laisse à demi-mort contre un mur par MA faute ? Non. Désolé. Ça s'passe pas comme ça. » je revins à grandes foulées près de lui, furibond. De loin, on aurait pu croire que j'étais sur le point de le massacrer, de le tuer pour de bon pour l'affront qu'il venait de me faire. Mais bien entendu, ça marchait pas comme ça. J'étais hors de moi, oui, mais pas encore au point de tuer quelqu'un. Encore moins un pauvre gosse qui me filait son sang pour la seconde fois sans qu'on ne se connaisse réellement. Je m'accroupis de nouveau à côté de lui et posai un bras dans le creux de son dos tandis que l'autre se logeait sous ses genoux. Je me relevai et avait donc la joie de constater que princesse Nakht était dans mes bras. Que penserait Blaine, s'il me verrait ? Je secouai la tête. Pas le temps de penser à lui. J'évitai le jeune garçon du regard, me dirigeai vers l'entrée du bâtiment et entrai. Une fois dans le hall, je me rendis évidemment compte que je ne savais pas où il habitait. « Quel étage ? » demandai-je froidement. un refus était, évidemment, pas envisageable. du tout.







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Jang Nakht
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∆ JOB : Mascotte à Lotte World pour les WE.
∆ CÔTÉ COEUR : "bonjour je suis dadan, je pourris le coeur et les pensées de mon nanak" saleté d'argentin.

∆ MY CRAZY SPELLBOOK : Est toujours en guerre avec sa famille. Reproche à son père la fuite de sa mère, et à Yurin de lui prendre sa place. A une malformation cardiaque qui l'empêche de faire trop d'effort -secret- . Abandonné par sa mère à cause de ça, à ses six ans -secretaussi- . Fait autant de danse qu'il peut, trouvant cela défoulant. Parle beaucoup pour ne rien dire. Garde toujours un taser et une paire de menotte dans ses poches. devient plus entreprenant sans son piercing à la langue.
MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Dim 4 Nov - 16:20


ta vie se résume à peu de chose intéressante. Si tu devais en faire une liste, elle serait quasiment blanche. Peut-être qu'un seul et même nom réapparaîtrait sans cesse dans chaque phrase. Le prénom d'une personne que tu considères aujourd'hui comme importante mais pourtant, d'aucune aide face à ta maladie. Cette personne, elle ne fait que te tenir ici, dans ce monde, t'encourageant un peu plus chaque jour à ne pas baisser les bras. Peut-être ne dit-elle rien, mais sa présence joue beaucoup. Il suffit d'un sourire, d'un regard, et tu sais que ton courage est l'égal de ta volonté. Mais par moment, sans lui, sans un mot de sa part... Avec juste une image comme souvenir, tu te dis que changer de vie serait mieux. Vivre éternellement sans problème plutôt que mourir de regret, emporté par une chose que l'on ne désire pas. Haïr les secondes qui s'écoulent, autant que les heures qui passent. Se dire que notre vie serait meilleur sans certaines choses qui s'alourdissent. Se surprendre à vouloir la modifier, rayer quelques détails. Comprendre que rire n'aide pas, savoir qu'autrui ne sera pas toujours là. Alors tu envies. Tu envies une vie qui ne t'appartient pas. Une vie qui ne l'est plus depuis bien longtemps. Une mort camouflé derrière un masque de glace. Mais un coeur qui cesse de souffrir. Un regard nouveau sur le monde qui nous entour. Un regard parfois méprisant, parfois dure mais un regard sûrement sincère. Qui a-t-il de mal à rêver ? Rêver une vie que beaucoup voudrait abandonner. Un peu comme lui. Nolan. Désirait-il vraiment avoir cette existence d'immortelle ? Passer chaque heure de chaque jour à voir l'espèce humaine comme un repas ? Veux-tu vraiment finir ainsi ? Veux-tu vraiment traiter les gens que tu aimes comme des moins que rien ? Un grain de poussière dans une spirale infernal ? Tu n'as pensée qu'à un côté de la chose, celui qui vaincrait ta maladie. Mais à côté, il y a eux. Ta famille, tes amis mais aussi les inconnus. En devenant ce que Nolan aurait préféré de pas être, tu deviendrais un monstre dont le seul mot d'ordre est le sang. Voir ton père comme de la nourriture, voir ta belle mère comme une femme sans considération. Et tout ces gens qui mourront peu à peu devant toi, tandis que tu continueras à errer sans plus aucun but. Vivre éternellement dans l'ennuie. Est-ce vraiment ce que tu désires ? Profiter d'une vie sans fin ? Regardes-toi, Nakht. Tu as à peine dix sept ans et tu ne sais que faire chaque matin en te levant... alors des décennies ainsi... Nolan n'a pas tord. Tu ne vois que le bon côté des choses alors qu'il doit envier ta vie de simple humain. Il doit se dire que toi, toi au moins, tu as une chance de disparaître, de partir. Alors la mort n'est pas si mauvaise ? Si les vampires l'envie... pourquoi l'humain la fuit ? Pourquoi tu en as si peur ? Devenir un sang froid signifierait une mort certaine, vivre dans un corps gelé par les années dont le coeur est aussi utile qu'un bibelot. Ce n'est pas ce que tu veux, non ? Ce que tu veux, nat, c'est vivre aussi longtemps que les gens que tu apprécies. Vivre avec eux jusqu'au dernier souffle, mais le souffle le plus long. Pas celui qui se résume à quelques futiles années d'espérance où tes pensées se dirigerons tous vers un dieu plutôt qu'une autre personne. Tu veux qu'à travers tes larmes, on comprennent ce que tu endures depuis tant de temps. être vu différemment, se comporter différemment, analyser différemment... Pour revenir au même point... être mit sur le banc de touche, au banc de la société ou qu'importe quel banc. Juste celui qui ne communique avec personne. Et ce n'est sûrement pas tes pleurs qui changeront quelque chose à cela. Ni même Nolan, d'ailleurs. Comme toi, tu ne peux rien changer en lui.

Doucement, tu comprenais ce qu'il cherchait à te faire comprendre. Qu'être vampire n'est pas tout rose.. Que ce n'est pas un monde de bisounours aux couleurs joyeuses. mais bien tout le contraire. que "vivre" rime avec "tuer". Tu aurais dû le savoir avant de l'ouvrir, éviter de l'énerver pour rien ... mais surtout... réaliser que tu faisais une erreur en pensant ainsi. être un monstre ne t'aidera jamais. tu en souffrirais plus qu'autre chose, c'est sûr. Mais plus tu le conçois et plus ton coeur te fait mal. a-t-il compris qu'il ne guérirait peut-être jamais ? a-t-il comprit que l'humain qui le détient est stupide ? Bien trop stupide pour demander de l'aide et repousser la seule personne présente. Nolan en payait les frais. Tu ne pensais pas à mal en lui disant cela, mais tu ne voulais pas non plus qu'il pense à bien. Alors tu te montrais désagréable, le traitant juste comme une sangsue qui n'a plus besoin de toi. C'est méchant, tu le sais bien... Mais tu ne désires pas qu'il reste plus longtemps près de toi, à te regarder te tortiller de douleur. C'est une vision que tu ne souhaites à personne, même à un vampire. à croire que ton manque de tact fait de l'effet. Il ne semble pas heureux de ton comportement, comme s'il allait te sauter à nouveau au cou pour t'achever. Il en serait capable ? Cette fois, tu ne sembles plus si courageux.. Nolan pourrait te tuer, si l'envie lui prend. Et franchement, tu le pousses légèrement à bout à le traitant de la sorte. Rien qu'à voir son visage déformé par la déception et l'étonnement. Oui, il pourrait te finir sans mal. Mais tu doutes vraiment qu'il puisse le faire. Il n'est pas un monstre, bien que tu sous entende le contraire juste auparavant. Pour le coup, tu le regardes avec hésitation, cherchant à lire dans ses yeux ce qu'il comptait faire. Partir ou rester ? Tu ne vois que ces deux options. à l'entente de ses mots, la première option semblait la plus plausible. Crever comme un misérable. N'est-ce pas ce que tu es ? ça te fait bien rire, même si tu n'as la force de le montrer. Un misérable. Il n'y a pas d'autre mot pour te décrire. Mais quand tu croyais qu'il allait te laisser, monsieur revenait. Fourrant tes menottes dans ta poche avant de te toiser comme si tu étais aussi important qu'une tâche sur un mur. Tu ne comprenais rien au jeune vampire. Un coup il revient vers toi, l'instant d'après il s'éloigne en te tournant le dos, fort peu content. Tu n'arrivais plus du tout à le cerner. Surtout quand il se mit à te crier dessus, te faisant réellement flipper. Pour la première fois, tu as peur de ton sort. Bien ce qu'il dise ne soit pas faux. Il n'a pas tord. et le voir revenir comme un taureau en charge t'effrayait encore plus que son haussement de voix. Par réflexe, tu levais les bras devant ton visage, trouvant au moins la force de te protège au minimum. Mais c'était un geste stupide, puisqu'il ne t'attaquait pas. Sauf pour passer ses bras dans ton dos et sous tes genoux, te portant comme si tu étais une fille. Il s'imagine pas comment ça peut être vexant... Cherche-t-il à se venger ? Tu fis la moue, n'ayant ni l'envie, ni la force, de gesticuler pour te défaire de son emprise. Jusqu'à qu'il s'approche du bâtiment et te demande l'étage. Mince. Tu sentis ton coeur battre trop rapidement. Et si tes parents étaient là ? En fait, tu ne sais même pas si ils le sont. « Tu ne devrais pas, Nolan ... Que vont penser mes parents en te voyant ? » Tu cherchais surtout à le dissuader, qu'il te laisser dans l'ascenseur et reparte. Mais comme il l'avait dit, pas la peine de compter là-dessus. C'est donc résigné et en lâchant un gros soupire, que tu lui indiquais l'étage. « quatrième. » il était fou de faire autant pour un simple humain, s'en rendait-il compte ? Mais franchement, a-t-il confiance en toi ? Ne craint-il pas que tu le dénonces, et dénonces les siens ? Tu ne devrais pas connaître l'existence des vampires. Oh non. Alors pourquoi il t'aide autant ? « Tu n'as pas peur ... que l'on découvre qui tu es ? Que je puisse le dire ? Que ferais-tu si c'était le cas ? Tu me tuerais ? » Continue à sous entendre qu'il est un monstre, et tu vas vraiment te faire bouffer.


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MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Dim 11 Nov - 2:45


Il avait peur de moi – et il avait sincèrement l'intention de devenir un vampire ? C'était insensé. Ce gamin était insensé. Il avait raison. J'aurais dû le laisser seul comme il le voulait et rentrer chez moi. Faire taire cette conscience. Faire taire tout ce qui se passait en moi. J'étais supposé être quelque chose de mort – et pourtant j'avais plus de sentiments et d'états d'âmes qu'un humain lui-même. Cela frôlait l'absurdité. Il grimaça clairement dès que je le portai mais, de toutes façons, il n'avait pas le choix. Soit c'était ça, soit il crevait de froid par terre devant chez lui. Son cœur s’accéléra et je fronçai les sourcils. Qu'allait-il me sortir comme ânerie, encore ? … Rien d'une ânerie. Quelque chose de plus ou moins sensé. Ce qu'allaient penser ses parents ? Comme si cela m'intéressait. J'allais improviser. C'est ce que je faisais toujours, et cela passait toujours. Ce n'était pas parce que j'avais un gamin en face de moi qui avait des problèmes de cœurs et des problèmes de vampires que tout allait changer. Je haussai les épaules et il ne tarda pas avant de m'indiquer l'étage. Quatrième. Mais bien sûr. Et pourquoi pas le dix-huitième aussi ? Hunf. Il pouvait pas vivre au rez-de-chaussée, non ? Non, bien sûr. Ça aurait été trop facile, sinon. Je soufflai. Il n'était pas lourd, ce n'était pas cela le problème. D'un côté j'avais terriblement envie de le laisser et de me tirer, d'un autre, je savais que je ne pouvais pas me le permettre tant que je n'aurais pas la certitude qu'il est hors de danger. Il ne pouvait pas l'être. Mais savait-on jamais. Il suffisait de peu pour qu'un accident imprévu arrive. Je commençai à monter les escaliers, et je me demandai ce que pouvait être la vie de ce petit garçon. Il n'avait pas l'air d'être quelqu'un de particulièrement stupide si on oubliait son côté inconscient. Alors pourquoi cette absence totale de vie dans ses yeux ? Quelle était son histoire ? Mh. Pas que je lui poserai la question pour le savoir, cela dit. Mais, j'étais curieux. Oui, j'étais curieux de voir ce qui pouvait détruire 'mon reflet' qui jouissait de ce que moi je jalousais si furieusement. Qu'est-ce qui avait pu faire que ce petit garçon se retrouve aujourd'hui, face à moi, à m'envier. Sa maladie ? Laquelle était-ce, d'ailleurs ? … « Probablement. » grognai-je entre mes dents. Probablement que je le tuerais si jamais il dévoilait tout. Mais j'étais certain qu'il ne le ferait jamais. Je savais pas pourquoi. Ce n'était même pas spécialement une question de confiance, non. C'était davantage une histoire de lassitude probable de sa part. À qui pourrait-il le dire ? À ses amis ? Allaient-ils le croire ? La morsure suffirait-elle ? Non. Sans doute pas. Quelque chose me disait que, oui, je pouvais laisser mon secret bien gardé, au chaud entre ses doigts, sans me soucier du lendemain. « Il y a un ordre à respecter, tu vois. Votre ordre à vous et d'être l'espèce dominante, nous l'espèce cachée qui ne doit pas affoler le peuple. Vous, humains, vous avez fait de votre don à penser une arme redoutable. Que penses-tu qu'il y aurait si notre existence était dévoilée ? » Je marquai un temps de pause. Et encore, je ne comptais pas lui parler des loups-garous et autres mythes qui existaient. Quoi que, le plus flippant serait encore ces humains foudroyés. Des humains ayant la capacité d'avoir des pouvoirs magiques. Même moi, j'en étais incapable. Ne pouvais-je pas être ainsi ? Un simple et banal humain doté de faculté surnaturelles, plutôt que ces foutus gênes vampiriques ? Non, bah non. C'était beaucoup moins drôle, sinon. Je parvins au deuxième étage et m'arrêtai de marcher en le fixant droit dans les yeux. « De quoi est-ce que les hommes ont le plus peur, Nakht ? » je souris légèrement, il devait me prendre pour un taré. Ne pas comprendre où je voulais en venir ou je ne savais quoi d'autre. Il avait déjà peur de moi. Comment le rassurer ? Au fond, est-ce que j'avais envie de le rassurer ? … oui, et … non. Il serait mieux que non. « De l'inconnu. » expliquai-je. « Et quand vous, humains, avaient peur de quelque chose. Vous leur faîte la guerre. Vous êtes habitués à dominer, vous avez peur qu'une autre race vous vole ce privilège. Vous avez entendu parler de nous par le biais de mythe. Vous savez qu'on est une race … devrais-je dire supérieure ? On a l'avantage de la vie, de la force – de tout. Quelque chose éclaterait, le monde se briserait si jamais notre existence était révélée. J'en suis sûr. » Ce n'était pas ce que l'on nous apprenait, mais j'en étais persuadé. Quelque chose se passerait si ils venaient à savoir qu'ils n'étaient pas les seuls animaux de la planète peuplant la terre. C'était d'ailleurs fascinant. Pourquoi allaient-il chercher dans l'espace à la recherche de nouvelles espèces, de nouveautés, alors qu'eux-même n'avaient pas fouillé la terre de fond en comble pour pouvoir dire avoir fait pleinement le tour de cette petite planète ? Je repris ma marche, montant doucement afin qu'il ne soit pas sonné arrivé à l'étage quatre. Je jetai un œil vers le jeune garçon et surtout vers sa plaie qui ressortait sur sa peau blême. Bon sang. J'étais vraiment … dégoûtant. Un vrai monstre. Pourquoi se préoccupait-il de moi et de mon avenir alors que je n'avais pas hésité l'ombre d'un seul instant à lui sauter sur le cou dès qu'il m'avait fait faiblir ? Même pas capable de faire preuve de maîtrise de soi. Nolan, t'es qu'un con. « Je ne pense pas que tu le diras, de toutes façons. » Donc, mon grand monologue de tout à l'heure était parfaitement inutile. Exactement. C'était ça l'idée. Je soupirai alors que j'arrivais jusqu'au quatrième étage tant attendu. Doucement, je le déposai sur le sol, passant néanmoins une main autour de sa taille et le forçant à passer la sienne autour de mes épaules, j'attrapai son fouloir de sa poche et lui repassai autour de la nuque. Honteux de l'avoir mordu. Je le fixai droit dans les yeux avant de soupirer. Sans être réellement sûr de frapper au bon endroit, je toquai à une porte totalement au hasard et eut la chance de tomber sur la bonne du premier coup. Un homme vint m'ouvrir et écarquilla de grands yeux en voyant son supposé fils pâle comme un linge et visiblement faible à l’œil nu. J'entrai sans me gêner, expliquant qu'il avait attrapé froid par ma faute et que nous avions des devoirs à faire ensemble. Chose illogique et pas cohérente. Mais il sembla me laisser faire. Probablement parce que je ne lui laissais pas tellement le choix, au fond. Il m'indiqua sa chambre et j'y traînai ma pauvre victime avant de l'allonger sur son lit. Je me relevai, fermai la porte et revint m'asseoir à ses côtés, retirant ce foulard. J'y laissai glisser mes doigts dessus et plongeai mon regard dans le sien. « à qui comptes-tu le dire ? » je me penchai vers lui, laissant mon nez caresser sa plaie. Cette odeur … c'était tellement enivrant. Et c'était tellement stupide à dire, mais il était bon. Maintenant que j'y pensais, mes lèvres devaient probablement être rougies par le sang, encore maintenant. « tu n'en feras rien, n'est-ce pas ? » je fermai les yeux, soupirant contre sa peau. « peu importe … je vais rester avec toi jusqu'à ce que je sois certain que tu aies récupéré. Et si tu oses encore me parler comme si tu avais affaire à un monstre.. » je me relevai et plongeai très ( trop ? ) sérieusement mon regard dans le sien. « Je te tues vraiment. » Non, bien entendu que non. Je me redressai entièrement, observant sa chambre. Je me mis dos à lui et demandai sans trop m'en rendre compte. « Ton cœur … qu'est-ce qu'il a ? » Mauvaise question ?







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MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Jeu 15 Nov - 12:58


pourrait-il vraiment te tuer si tu le disais à quelqu'un ? Comment le saurait-il de tout façon ? à moins qu'il te stalke pour s'assurer que tu sois muet comme un tombe ? Tu doutes fortement qu'il le fasse, tu doutes même qu'il se soucie de toi et tes caprices de gosse. Oui, c'était plus un caprice qu'une menace. L'air de dire qu'il aurait mieux fait de te laisser sur le carreau plutôt qu'à monter tant de marche pour rien. Et puis, pourquoi il ne prenait pas l'ascenseur ? Il craignais une panne entre deux étages ? Ce bâtiment est assez récent pour être en super bon état. Mais tu ne dis rien sur son choix, le laissant avancé en continuant de faire la grimace, priant aussi que personne ne descende et te remarque ainsi dans les bras d'un garçon. Déjà que l'immeuble te connaît bien à cause de ton comportement d'enfant pourri gâté, alors si maintenant ils te disaient vulgaire et provocateur...Après tout, on dirait que tu affiches avec Nolan, en jouant la princesse en détresse. Non, décidément non. Qu'il se dépêche à monter les marches quatre par quatre, avant que le pire n'arrive. Probablement. Au fond, ça changerait quoi à ta vie que ce soit lui qui te tue dans l'immédiat ou ton coeur plus tard ? Pas grand chose. Sauf le peu de temps écoulé entre les deux évènements. Mais tu sais bien que Nolan n'était pas capable de te tuer, sinon il l'aurait déjà fait la première fois en te sautant dessus. Ce jour là, tu avais vraiment eu peur pour ta vie. Mais en le revivant plus tôt, l'impression fut bien différente. à croire que tu apprécies cela, aider un vampire et te faire mordre. Ou peut-être met tu ton corps à l'épreuve, peut-être teste tu ton coeur. Bien que la mort te fasse peur, tu aimes lui rire au nez en la provoquant ouvertement. Pour sûr, il est facile de te qualifier de fou, de dérangé du cerveau. Les humains sont dominant alors que les vampires restent cacher. Il n'a pas tord, la pensée est une arme redouble... mais l'humain est si stupide, qu'ils se tuent entre eux. S'ils le font déjà avec leur semblable, qu'est-ce donc avec le reste ? Nolan a raison, même si tu ne tiens pas à l'admettre. Il s'arrêtait alors, te fixant durement dans les yeux avant de te poser une simple question. De quoi avait peur l'humain. C'est dure à dire. Tu aurais pensé à la mort mais dans ce cas, pourquoi faire la guerre ? Sa question te semble tordu, étrange et pourtant si évidente. Tu n'y penses pas, c'est tout. Tu ne t'attarde que très rarement sur le cas des autres, ou même celui de l'humanité. Alors que l'inconnu effraye, ça te passe un peu au dessus de la tête. Tu continuais de le regarder, l'écoutant parler sans oser le couper. L'humain n'aurait alors, aucune chance de vaincre. Il se ferait battre à plat de conduire et après, il pleurera sur son sort. L'humain est juste stupide. Tu l'es aussi, c'est évident. Tu es encore plus idiot que la majorité, rien que par ta curiosité ou ta façon de penser. Au moment où tu l'as demandé d'être comme lui, tu as prouvé ta débilité profonde. Mais peut-on t'en vouloir pour autant ? Bonne question. En attendant, tu regardais le mur défiler devant tes yeux, autant à présent lâché Nolan du regard. Tu avais peur qu'il se sente mal avec tes yeux braqués sur lui comme des revolvers et qu'il se casse en te laissant dans les escaliers. S'il le faisait vraiment ... Et bah, tu serais dans la merde. Sa phrase te fit sourire. Un large rictus que tu ne cachais pas. « C'est si facile à remarquer ? » évidemment que non. Tu n'irais pas le dire. Un secret, une honte ou peu importe comme il peut le nommer, ce n'est pas fait pour être crié sur les toits. Tu pouvais le comprendre, malgré tout. Qu'importe. Vous étiez arrivé au quatrième étage, Nolan te déposant au sol en te soutenant par la taille, tandis que tu te tenais au mieux à ses épaules. Il eu la bonne idée de te cacher la nuque, chose que tu avais oublié entre les quatre étages. D'un simple regard, tu le remerciais avec timidité. Il se soucie quand même de toi, bien que tu es cru le contraire. Nolan frappait à ta porte, ton père vous faisant soudainement face. Instinctivement, tu baissais les yeux, croyant qu'il allait exploser contre toi. Il s'inquiète tellement de ta santé, et toi, tu joues avec. Mais il se laissa quasiment manger par le jeune vampire qui en peu de temps, réussit à lui échapper et se calfeutrer dans ta chambre. Une bonne chose de faite. Allongé sur ton lit, tu pouvais aisément reprendre des forces. Bien qu'il reste aussi proche de toi, te donnant des frissons à chacun de ses gestes. Qu'est-ce que ton père a pu penser de lui, à moitié dévêtit ? Tu portais son haut, en plus ... Mais tu n'eus le temps de lui faire remarquer qu'il posait des question. « Qui me croirais, de toute façon ? C'est ce que tu te dis, n'est-ce pas ? Qui pourrait croire qu'un mec comme moi ? » Tu souris, le quittant à nouveau des yeux pour fixer le plafond. Il te menace, pas pour le fait que tu puisses le dénoncer, mais celui que tu lui parles encore mal. Tu ris subitement, vite stopper par la douleur dans ta nuque. Reprenant ton souffle, tu le vis se lever et te tourner le dos. Juste avant qu'il parle une dernière fois. Quelques secondes s'écoulèrent alors que tu le fixais, te mordant brutalement la lèvre inférieure. Tu fermais les paupières, te demandant comment tu as pu en arriver là. « Comment... Comment as-tu compris ? » Tu soupirais, rouvrant les yeux. « Si je te dis "rien", tu me croirais ? » Ce serait un mensonge tellement évident. Soupirant une seconde fois, tu tentais de te redresser pour t'asseoir, la tête te tournant légèrement. Prenant ton visage entre tes mains, tu te cachais en reprenant la parole. « Une malformation cardiaque. On ne peut pas dire qu'il soit en bon état, ni résistant.... » Tu ris encore, hilare de ton propre cas. puis tu te tournais un peu pour laisser tes jambes sortir du lit. Tu t'amusais à les balancer, les faisant taper contre ton matelas. « En pensant devenir vampire .... Je me disais simplement que mon coeur irait mieux. Qu'il ne me poserait pas tant de problème. Je sais bien que c'est stupide, que je suis bête.... Je vois bien que ce n'est pas un choix d'être comme toi.... Mais qu'est-ce l'éternité contre quelques futiles années ? » Tu te pinçais les lèvres, baissant le regard. Quelques années. Si tu n'acceptais pas cette foutue opération, tu t'engageais à mourir dans quelques années. Mais tu as peur, tu n'aimes pas les hôpitaux et encore moins de finir sur une table d'opération. Tu n'as aucune envie que l'on te charcute, ou simplement d'espérer que tout ailles bien.


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MessageSujet: Re: i love you, and because i love you, i would sooner have you hate me for telling you the truth than adore me for telling you lies.   Jeu 22 Nov - 22:58


« Loin de là. Je suis prêt à parier que n'importe qui te croira si tu leur montre ta nuque. » pouffai-je en me retournant vers lui. Je ne savais dieu pas pourquoi j'étais en train de rire alors que je relatai une expérience qui devait être probablement traumatisante et étrange pour le jeune garçon. Quoi qu'étrange ne devait pas être le bon mot étant donné que c'était la seconde fois que j'avais l'audace de lui sauter littéralement au cou. Je dois avouer que j'étais tellement aux abois la première fois que je n'avais rien senti autre que le soulagement de ce tapement incessant dans ma tête. Celui qui m'ordonnait de boire. Je n'avais rien 'savouré' du tout. Et aujourd'hui ? Pouvait-on dire que j'avais savouré ? … ce n'était pas exactement comme si j'avais pris plaisir à planter mes crocs dans ce pauvre innocent qui n'avait rien demandé et qui, en plus, avait des soucis que j'avais pu lui aggraver rapidement en faisant ce que je venais de faire. Je m'arrêtai de rire. C'était déplacé. Qu'avait-il voulu dire par un mec comme moi ? Qui était-il pour avoir si peu d'estime de lui-même ? À part un taré qui se promenait avec des menottes dans les poches et qui offrait son cou à qui le voulait ? … Une personne profondément triste. Sans l'ombre d'un doute. Pourquoi ? Je ne pouvais pas le savoir – et au fond, je ne voulais pas le savoir. Même si je le saurais, alors quoi ? Que pourrais-je y faire ? Aller violenter des garçons qui l'embêtent à l'école – si c'est un soucis du genre ? Sans façon. J'avais assez de mal à gérer ma vie pour pouvoir m'occuper d'un gosse en plus. Et peu importe à quel degré je semblais m'attacher à ce gamin en question. Il voulut rire à son tour mais ne put guère. Stoppé par ma morsure. Je gardai une expression neutre bien qu'à l'intérieur je bouillonnais – me haïssant moi-même de lui avoir retiré ce simple fait. Rire. J'étais quasiment certain qu'il ne riait pas des masses. Son sang en avait le goût. De la tristesse. De la solitude, peut-être ? Mais assurément de la tristesse. C'était gênant. C'était comme pénétré dans le fort intérieur d'une personne. Tout comme on pouvait sentir une maladie sanguine quelconque dans le sang d'un humain, on avait également accès à son cœur. Pas en entier, bien entendu. C'était difficile à expliquer. Il ne s'agissait ni de prémonitions, ni de flash, ni de quoi que ce soit relié à des talents mystique. C'était simplement que le sang prenait un goût différent à chaque sentiment dominant. Et, oui, c'était aussi lié au groupe sanguin. Néanmoins, un sentiment dominant prenait le pas, et on pouvait le sentir nous aussi. Si je savais pourquoi, ou comment, ou à cause de qui ? Non. Si j'étais sûr de sa tristesse ? Pas tellement non plus. C'était un ressentis. Le sien. L'arrêter dans un élan de jovialité – bien que cela semblait plutôt à un air moqueur – était insupportable quand son goût me revenait dans le palais.
Et puis, c'était insupportable de trouver le goût de la tristesse bien meilleur que tous les autres sentiments au monde. Allons, Nolan, était-ce parce que ce sentiment était le même que le tien, depuis quelques mois ? Probablement. Certainement.

« Tes battements cardiaques sont anormaux. » expliquai-je alors qu'il s'était relevé, prenant sa tête entre ses mains comme s'il pouvait chasser ce mal qui le rongeait par ce simple geste. « Je les entends. De la même manière que j'entends ton sang s'activer sur ta nuque quand j'ouvre ta peau. » était-ce compréhensible, pour lui ? Allait-il vraiment me croire, au fond ? Pourquoi ne le ferait-il pas, après tout. J'avais tout deviné, je lui avais prouvé que je n'étais pas humain, à plusieurs reprises. Mais c'était difficile d'avaler autant de trucs surnaturels d'un coup, quand on était un humain qui avait passé de longues années dans l'ignorance de l'existence d'autre races pensante que la sienne. Il n'avait, d'ailleurs, pas semblé si intrigué que cela par mon discours précédent. Peut-être se moquait-il de sa race, ou de la vie elle-même ? Chose qui ne serait pas si étonnante pour un jeune garçon dont la vie est menacée par un simple petit organe. Le corps humain, il était tellement fascinant. Un seul organe sur plus d'une dizaine pouvait vous ôter la vie. Franchement, ça servait à quoi d'en avoir autant, alors ? Et puis, quelle était cette dite justice de faire tomber si gravement malade un jeune garçon qui n'avait nullement vécu pleinement sa vie ? Qui pouvait éventuellement foutre sa vie en l'air puisqu'il saurait à quel âge il quitterait ce monde ? À l'inverse, certains pourraient en profiter pour faire tout ce qu'ils avaient toujours voulu faire. Mais Nakht ne semblait pas comme ça. Nakht semblait … las. Las de vivre. Tel un petit garçon qui, assit sur le bord de son lit, attend que la faucheuse vienne le prendre, enfin. comme si vivre était un calvaire. J'étais compatissant à ce sujet. Vivre était un calvaire. Mais lui, il aurait une fin à sa vie. Au fond, la mort n'était-elle pas comme un cadeau libérant les hommes de leur perpétuelle souffrance, tandis que l'immortalité une punition pour être né sous la mauvaise étoile ? … Il tenta vainement de me demander si j'allais le croire s'il m'assurait qu'il n'avait rien, mais abandonna très rapidement l'idée – sachant que je ne pourrais le croire. Pas après ce que j'entendais. Une malformation cardiaque, expliqua-t-il. N'était-ce pas soignable ? Il me semblait avoir entendu mon père parler d'intervention pour remplacer un cœur par un autre, lorsque j'avais l'âge de regarder les dessins animés à la télé. Il était absent. Constamment. Ne me prêtait aucune attention. Et, étrangement, pour une fois, j'éprouvais l'envie d'aller le voir. De lui lancer Nakht dessus et de lui dire soigne-le. c'était le moins qu'il pouvait faire pour moi, après tout. Il se mit à rire, balançant ses jambes dans le vide et je plissai les yeux. Autodérision.

« Ton cœur n'irait pas mieux. Il mourrait. » articulai-je, haussant un sourcil. Je plongeai mon regard dans le sien, fixant ses pupilles avec instance afin d'être sûr qu'il assimile bien ce que je voulais. Quant à sa question sur l'éternité, eh bien, j'avais déjà mon opinion sur la question. Je n'étais pas le genre de vampire à transformer n'importe qui, n'importe comment. À vrai dire, je n'avais jamais transformé personne. Une règle stricte était imposée. Je ne comptais pas la déroger. Et j'espérais même qu'elle deviendrait davantage sévère que ce qu'elle n'était. Je laissai échapper un bref rire et appuyai mon dos contre la porte de bois, fermée. Les bras croisés contre ma poitrine et les chevilles entre-elles. « N'as-tu rien en tête de douloureux, jeune garçon ? Est-ce seulement un mal physique qui déchire ton corps ? … Ou possèdes-tu toi aussi ces tracas quotidien, qui te pourrissent la vie un peu plus chaque jour ? » il devait forcément commencer à voir où je voulais en venir. « Ce que je veux dire, c'est … Es-tu prêt à sacrifier ton corps à l'éternité, pour vivre une vie qui jamais ne prendra fin ? Jamais ? » oui, ainsi, on pourrait croire que je faisais des euphémismes mais … pas tellement. Je me rapprochai de lui, marchant doucement et calmement, puis vint poser mon index et mon majeur sur son front. « N'as-tu rien à l'intérieur ? » bien entendu, je ne voulais pas insinuer qu'il était con. « L'éternité signifie te condamner à voir ceux que tu aimes périr, à être constamment tourmenté pour le moindre tracas. À ne jamais connaître le repos, la paix. » je me redressai, passai mes doigts sur sa joue puis souris le plus tendrement possible … « Si j'étais humain, j'aurais peur de la mort, mais … » … puis pris subitement la plus froide et effrayante des expressions de visage. « L'éternité est une maladie qui consume toute ton âme. » Ou en d'autres termes, est-ce mieux de perdre son corps, ou son âme ?







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