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NEWS : UN NOUVEAU DESIGN AVEC LA SUBLIME KIM HYUN AH & UN ÉVÈNEMENT QUI VIENT TOUT JUSTE D'OUVRIR SES PORTES ! SOYEZ NOMBREUX !

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 once again, you can find out just how annoying you really are.

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thunderstruck ⸗ i've got the power.
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Zheng Yan
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∆ BLAZE : mayu.
∆ AVATAR : wu yi fan [exo-m].
∆ messages postés : 215
∆ ici depuis le : 10/10/2012



∆ ÂGÉ(E) DE : vingt-et-un ans.
∆ DE SEXE : Masculin
∆ NATIONALITÉ : né et a grandi à Chicago, mais ses parents sont chinois tous les deux.
∆ POUVOIR : voir le passé des gens.
∆ JOB : bibliothécaire.
∆ CÔTÉ COEUR : éternel célibataire.

MessageSujet: once again, you can find out just how annoying you really are.   Mar 16 Oct - 13:54



hi baby boy.
Yan sortait pour la énième fois de chez son médecin. Il s’y rendait tellement régulièrement ces derniers temps, et même de plus en plus souvent. Pourtant tout ce que cet homme faisait, c’était lui dire de retourner à l’hôpital faire d’autres examens car il ne pouvait rien pour lui. Mais les mecs à l’hôpital n’arrivaient pas à l’aider non plus. Il ne trouvait rien d’anormal chez lui, et pourtant, il sait combien il l’est. Vous êtes en parfaite santé jeune homme. Evidemment, et la fatigue hein ? les nausées ? les cauchemars ? les sueurs froides ? ça vient d’où tout ce bordel. Yan soupira, il leva les yeux au ciel comme pour demander au bon dieu ce qu’il avait fait pour mériter ça. Il marcha jusqu’à sa voiture, s’installa au volant, lança un CD de Chopin, et prit la route en direction de la pharmacie. Même les yeux bandés il pourrait conduire jusque là bas. Il y cherchait principalement des médicaments contre ses nausées, et des vitamines même si rien ne fonctionnait vraiment. En fait, c’était plutôt inutile. Comme si ces symptômes ne trouvaient pas leurs sources dans son corps, ils semblaient étranger, présents uniquement en surface. Imaginez la tête du médecin s’il lui disait cela. Il se détacha, attrapa son sac et claqua la portière. En entrant dans la pharmacie, l’une des demoiselles qui travaillaient ici lui lança un grand sourire. Elle craquait littéralement pour lui, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. Elle rougissait dès qu’il la regardait trop longuement. Malheureusement pour elle, il n’en avait strictement rien à faire et puis elle n’oserait jamais l’inviter de toute façon. C’est pourquoi il se présenta à une autre caisse. La pharmacienne, d’âge mure ne lui adressa qu’une vague salutation et fit son travail en moins de quelques secondes. Yan paya, et s’apprêtait à ressortir lorsqu’il percuta une petite fille. Elle était si petite, et lui si grand, il ne l’avait vraiment pas vu. Il se baissa, s’excusant en même temps au près de sa mère, et au moment où elle posa sa petite main dans la sienne, vlan. Il resta bloqué quelques secondes. Un enfant en bas âge, une main qui s’écrase sur son beau visage, des pleures. Lorsqu’il revint à lui, il croisa le regard de la jeune fille. Il y décela cette lueur un peu triste et de peur. Croyait-elle qu’il l’avait renversé volontairement ? Il ne ferait pas de mal à une petite fille. Pourtant, elle semblait apeurée. Les hommes l’effrayaient. Qu’est-ce que son père avait bien pu lui faire subir de plus ? Il se précipita vers la sortie pour respirer un grand coup. Il ne voulait plus voir de pareilles horreurs. Il en avait assez de voir les crimes des autres. Leur partie sombre. Il voyait bien plus souvent leurs erreurs que leurs bonheurs et cela le fatiguait encore plus. Si déjà, il aimerait ne voir que des souvenirs heureux. Et voilà, il partait à la bibliothèque de mauvaise humeur, ah il détestait ça. Il espérait retrouver un peu le moral une fois là bas.

Malheureusement, cela ne risquait pas d’arriver. A peine mit-il un pied dehors qu’il le vit. Lui, ce pot de colle. Ce mec aux mille questions et qui ne s’arrête jamais. Décidemment, il décrochait le gros lot aujourd’hui. Connaissait-il ses horaires ? Etait-ce lui qu’il attendait comme ça devant la porte ? Par pitié non, faites, je vous en supplie, qu’il attende des amis à lui ou n’importe qui d’autre. Sa journée avait suffisamment mal commencé, pas la peine de continuer sur cette lancée. Il ne voulait pas être de mauvais poil jusqu’à ce soir. Et pourtant c’était qui l’attendait. Il prit une grande respiration, comme pour trouver le courage d’y aller et commença à marcher vers la grande porte. Arrivé à hauteur de Nakht, il ne lui adressa qu’un faible signe de la tête et se dépêcha de rentrer pour se faufiler dans la salle de repos. Il trouva une collègue qui éclata de rire dès qu’il pénétra dans la pièce. T’as vu il est encore là ! Ce gosse t’aime bien. Tu vas en chier. Comme je te plains. Il lui tira la langue, chercha son badge dans la caisse et l’agrafa. La journée promettait d’être longue, vraiment longue. Un peu lasse, il poussa la porte pour rejoindre le hall et garda les yeux baissés genre je t’ai pas vu et tu me vois pas. Il avança d’un pas rapide, passa à côté de lui furtivement et continua jusqu’à se perdre dans entre les étagères. Tiens, un charriot de livres à ranger. Parfait. Mais à peine eut-il commencé le tri qu’il sentit une présence près de lui, derrière lui pour être plus exacte. Il se retourna et sursauta en se retrouvant face à face, à quelques centimètres à peine du visage de Nakht. « Qu’est-ce que tu me veux encore ? » En disant cela il se retourna pour montrer que lui en tout cas était très occupé, ou presque en tout cas. Il rangea plusieurs livres dans le même rayon puis poussa le charriot pour aller en ranger d’autres ailleurs. Avec l’autre pot de colle à sa suite. D’ailleurs, une de ses collègues pouffa de rire en les voyant. Grr, foutu gosse. « Tu as pas des devoirs à faire ? » Lança-t-il sur un ton froid, alors qu’il ne lui accordait aucun regard, trop occupé à faire son boulot de gentil petit bibliothécaire.

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Jang Nakht
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∆ BLAZE : ena • lemon
∆ AVATAR : Choi Jun Hong
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∆ ici depuis le : 01/10/2012



∆ ÂGÉ(E) DE : 17 ans
∆ DE SEXE : Masculin
∆ NATIONALITÉ : Les pyramides, le nil, le sable, les dunes, tu connais ? Je viens du pays des pharaons, imhotep.
∆ ÉTUDES : 2ème année -lycée- science&maths
∆ CLUB(S) : Danse. Président du club, please.
∆ JOB : Mascotte à Lotte World pour les WE.
∆ CÔTÉ COEUR : "bonjour je suis dadan, je pourris le coeur et les pensées de mon nanak" saleté d'argentin.

∆ MY CRAZY SPELLBOOK : Est toujours en guerre avec sa famille. Reproche à son père la fuite de sa mère, et à Yurin de lui prendre sa place. A une malformation cardiaque qui l'empêche de faire trop d'effort -secret- . Abandonné par sa mère à cause de ça, à ses six ans -secretaussi- . Fait autant de danse qu'il peut, trouvant cela défoulant. Parle beaucoup pour ne rien dire. Garde toujours un taser et une paire de menotte dans ses poches. devient plus entreprenant sans son piercing à la langue.
MessageSujet: Re: once again, you can find out just how annoying you really are.   Mer 17 Oct - 10:11


Plusieurs images se succédaient dans ton esprit comme un rêve sans queue ni tête. Le visage souriant de ta mère qui se craquelait lentement, révélant juste un énorme vide, sans aucune émotion chaleureuse. Un paysage étrange qui t'es vaguement familier parmi du sable, des pyramides, un immense fleuve, un ville bien animé, des gens qui crient, qui bousculent sans jamais s'excuser. Une maison accueillante aux couleurs enivrante avec cette douce odeur qui flotte dans l'air. Un père au sourire amical, la chaleur de son étreinte, la bonté de son sourire. Puis plus rien. Un noir effrayant, froid, sans rien de rassurant. Doucement, tu ouvres les yeux, n'arrivant premièrement à bouger comme tu le voulais. Une impression de peser des tonnes mais plus tes paupières se soulevaient, et plus tu réalisais. La pièce était blanche, aussi immaculé que les draps de ton lit. Une chambre d'hôpital. Que s'est-il passé ? Tu tentes de te souvenir, le masque sur ton visage t'empêchant de te concentrer. D'une main légèrement tremblante, tu le retires afin de respirer par toi-même, un peu à l'ouest. ça te revient .. lentement... Ton cours de danse. C'est ça. Tu avais fini ta journée d'école pour aller à ton cours habituel de danse, tout joyeux comme depuis quelques jours. Tu dansais, tranquillement, sûrement jusqu'à que ton coeur se mette à irradier comme s'il brûlait de l'intérieure. Une sensation de se couper du monde, l'oxygène entrant difficilement en toi. Autant dire que c'était un sentiment horrible à vivre. Par la suite, tu avais perdu connaissance et sûrement quelqu'un avait appelé les urgences, paniqué. Encore une crise ... Qui dit crise, dit examen. Qui dit examen, dit des heures à l'hôpital et franchement, ça ne t'enchante guère. Bien que ce ne soit pas la même chambre, tu sembles certains de la reconnaître comme toute les dernières où tu as créché plus d'une nuit. ça te désole de toujours finir ainsi, relié à une machine. Mais à présent, le masque pend dans le vide et tu t'affaire déjà à retirer la perf', d'un coup sec. C'est devenu une habitude, à force. Hors de question que tu restes là à attendre qu'un fou t'examine comme si tu étais un rat de laboratoire. Tant pis pour ton coeur, tu ne veux pas t'éterniser ici. Une chance pour toi, ils ont eu la bonne idée de plier ton linge et de le ranger sur la chaise. Enfilant ta tenue, tu laissais leur affreuse 'robe' sur le lit et entrepris de quitter la chambre à pas de loup -après avoir fait un brin de toilette. Personne dans les couloirs, aucune infirmière curieuse. Tu profites de cette opportunité pour raser les murs jusqu'au premier ascenseur, te dépêchant au maximum pour sortir du bâtiment. C'est seulement dehors que tu te sens mieux, bien que ton coeur te semble toujours lourd.

Loin de cet hôpital, tu as l'impression de revivre. Certes, avec ta dégaine du mauvais jour, les gens posent rapidement leurs regards sur toi, l'air de dire que tu es bizarre. Tu étais tellement pressé de partir que tu en avais oublié ta coupe et tes vêtements froissés. Tant pis, c'était mieux ça que la tenue hospitalière, non ? Et puis, tu te fichais pas mal qu'ils te zieutent comme si tu étais un fou ou quoi. C'est donc d'une allure décidé que tu continuais ta route... Jusqu'à te rendre compte que tu ne savais même pas où aller. Si tu rentres chez toi maintenant, ton père allait éclater d'une colère noire en sachant que tu as fuis de l'hôpital. Alors, que faire ? C'est seulement en passant devant un bâtiment bien connu que tes pas ralentir. Tu revenais en arrière, marchant à reculons avant de fixer l'enseigne. La bibliothèque! Il était tôt mais tu pouvais bien attendre, puisque tu n'avais que cela à faire. Certes, mais c'était long d'attendre et tu n'avais pas réellement de patience. Au bout d'un certain temps, tu vis quelqu'un arriver... Enfin, tu LE vis arriver. Celui qui répond toujours à tes question. Même s'il semble faire de son mieux pour t'ignorer. Il te salue à peine, préférant aller s'enfermer entre ses étagères remplis de bouquin. Mais compte là dessus, tu ne vas pas le lâcher de si tôt. Qu'il te mette des vents ou non. Tu es si lassant que ça pour qu'il réagisse ainsi avec toi ? C'est étrange, tu n'as pas l'impression d'être si embêtant ... Et puis, c'est son boulot de répondre aux questions, non ? Naturellement, tu le suis quand il s'évertue à passer devant toi, faisant mine que tu étais pas plus important que la pancarte sur la porte. Une raison de plus pour lui coller au derrière -façon de parler. Face à face, s'était plus pratique pour parler. Que voulais-tu. Mais il ne te laissait même pas répondre qu'il fit genre de continuer son travail, te laissant encore de côté. C'était vraiment vexant, pire, blessant. Tu ne lui demandais pas la lune, ni la mer à boire. Des devoirs ? Tu fis la moue en jetant un coup d'oeil à la personne qui venait de pouffer. Ignorant à ton tour sa question, tu pris la parole. « Dis ~ Tu t'y connais sur la santé ? Tu as déjà lu des livres sur le coeur ? Tu sais si une personne peut vivre longtemps avec une malformation cardiaque ? C'est si étrange que ça ? » lui demandais-tu sans même respirer une seule fois entre chaque question. Tu voulais juste savoir ... Sans pour autant lui dire que c'était pour toi. Il va sûrement penser que c'est le cas. « Un ami est malade et ... ça m'inquiète vraiment. » Tu renchéris avec une mine désolé. Bon comédien que tu étais.


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Zheng Yan
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MessageSujet: Re: once again, you can find out just how annoying you really are.   Sam 20 Oct - 10:33


Décidemment, il ne pourra plus jamais passer une journée normale. Même s’il n’avait pas croisé Nakht, sa journée aurait été pourrie, mais là, elle allait l’être encore plus. Bon d’accord, il exagérait en pensant cela. Nakht ne lui gâchait pas la vie à proprement parlé, il était juste extrêmement ennuyant pour ne pas dire emmerdant. En fait, c’était un vrai gosse. Il avait beau avoir dix-huit ans – d’ailleurs la première fois Yan lui en donnait quinze – c’était un enfant. Un véritable enfant. De ceux qui posent sans arrêt des questions et qui peuvent s’interroger sur tout et n’importe quoi. Il ne souvient pas avoir été un jour comme ça, lui il cherchait ses réponses dans les livres mais évidemment ça, ce n’est pas commun pour enfant. A l’inverse, ne pas se débrouiller pour faire des recherches l’était tout autant pour un adolescent. Bon dieu, mais qu’est-ce qu’on leur apprend en Corée ? Il n’est pas capable de s’y retrouver, il n’a pas assez de patience peut être. En tout cas, il fatigue Yan et lui tape chaque jour un peu plus sur le système. Il l’avait déjà envoyé sur les roses une fois, mais devant sa mine tristounette, il s’était immédiatement excusé. Surtout qu’il s’était bien rendu compte qu’il l’avait blessé cette fois là, et Yan n’appréciait pas la méchanceté gratuite alors il s’en était tout de suite voulu. Heureusement, Nakht ne semblait pas rancunier du tout. Il avait très rapidement repris ses habitudes et recommençait à le coller. Le pot de colle, voilà comment ses collègues l’appellent. En plus, elles n’hésitaient pas à se moquer de lui ouvertement dès que Nakht pointait sa bouille à la bibliothèque. Elles l’imitaient parfois aussi, juste pour embêter un peu Yan. Comme si un seul emmerdeur ne suffisait pas. Quoiqu’il en soit, Yan se débrouilla pour l’éviter ou en tout cas pour mimer de ne pas l’avoir vu. Une tâche plutôt difficile avec l’adolescent sur ses talons. Très vite, cela l’agaça, comme toujours et malgré son sang-froid, il devait lui dire quelque chose ou en tout cas évacuer un peu pour soulager ses nerfs que Nakht mettait comme toujours à rude épreuve. Il espérait en attirant son attention sur quelque chose le décoller, mais comme un chewing-gum et une semelle, il resta bien accroché ignorant même sa question. Yan leva les yeux au ciel en voyant qu’il s’apprêtait à parler et attrapa un livre pour le ranger sur l’étagère. Allez c’est parti. Mais cette fois, ce qu’il dit l’intéressa un peu plus. Il fronça les sourcils en l’entendant parler de malformation cardiaque. « Dis ~ Tu t'y connais sur la santé ? Tu as déjà lu des livres sur le coeur ? Tu sais si une personne peut vivre longtemps avec une malformation cardiaque ? C'est si étrange que ça ? » Mais pourquoi diable un gosse comme lui s’intéressait à cela ? N’avait-il pas des mathématiques à faire ? Yan ne comprenait pas, cela ne pouvait avoir un lien avec ses études donc il s’agissait forcément d’un intérêt personnel, lequel ? Il se retourna vers lui, une main sur la hanche, l’autre sur le charriot tout en l’interrogeant du regard. Genre, vas-y donne-moi une bonne raison pour que je te réponde parce que ça me fait chier sinon. « Un ami est malade et ... ça m'inquiète vraiment. » Ah mince. Aussitôt Yan regretta son attitude plutôt froide et devant la moue de Nakht, sentit son cœur de glace fondre un peu. Il avait réussis à l’attendrir et a provoqué un sentiment de pitié, bravo morveux. « Tout dépend de la malformation je suppose, qu’est-ce qu’il a ton ami ? » Demanda-t-il calmement avant de ranger le dernier livre qu’il y avait à ranger dans les parages et de se remettre à arpenter les rayons. Il savait que Nakht le suivrait, alors autant répondre à ses questions tout en travaillant.

Pourtant, au lieu de continuer le rangement, Yan bifurqua rapidement vers le rayon santé et médecine. Il allait peut être pouvoir lui donner un ou deux livres pas trop compliqués si Nakht en avait vraiment envie. Parce que bon, il avait beau être cultivé et avoir beaucoup de connaissance, apprendre la médecine dans les livres, c’est difficile. Puis c’était surtout l’histoire qui l’intéressait. « Tu sais, avec les progrès de la médecine, on peut presque tout faire aujourd’hui. » Il s’accroupit pour regarder les étagères du bas, laissant son index frôler les bouquins poussiéreux. « Ton ami a surement encore de belles années devant lui. » Ajouta-t-il pour le rassurer un peu. Nakht devait être très proche de son ami pour s’inquiéter tellement et venir faire des recherches à la bibliothèque. Cela devait être dur pour lui de le voir souffrir. Il soupira, la vie est décidemment trop injuste, les adolescents ne devraient pas avoir à vivre ça. Après tout, ils ne sont encore dans le fond que des enfants. Il attrapa un livre pas trop compliqué, et qu’il avait déjà lu. Il le posa sur la table, s’assit sur une chaise et proposa à Nakht de faire de-même. Il ouvrit le livre pour aller au sommaire, puis le posa en fasse de Nakht. « Tu reconnais le nom de la malformation ? » Le coude sur la table, il retenait sa tête avec la paume de sa main tout en observant le jeune homme. Un instant, il se demanda quel genre de vie il avait. Comme il faisait tout pour éviter les contacts physiques et pour l’éviter lui, il n’avait encore jamais eu de visions sur son passé. Il se surprit à être curieux, à vouloir pour la première fois faire usage de son don. Une volonté qu’il n’avait encore jamais eu puisqu’il culpabilisait plus qu’autre chose lorsqu’il s’introduisait dans l’intimité des gens. Mais là, les questions, l’air triste de Nakht, non, vraiment, il avait envie de savoir. Il y a d’autres manières de savoir pourtant, en posant des questions par exemple, et c’est ce qu’il allait faire, se refusant le droit de tricher. « C’est un ami très proche, n’est-ce pas ? » Il ne le quittait pas des yeux, et surement qu’il allait le mettre mal à l’aise ainsi car Yan avait un regard plutôt dérangeant et vraiment pénétrant. Il ne s’en rendait pas compte, même si on lui disait assez régulièrement. « Cela te rend surement triste, et tu dois avoir peur, mais il faut savoir accepter le destin. Parfois on ne choisit pas. » Et Yan savait de quoi il parlait. En disant cela, il pensait à sa mère décédée suite à un accident. Un évènement dont il n’était pas encore tout à fait remis. Mais ça, c’est un secret.




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MessageSujet: Re: once again, you can find out just how annoying you really are.   Dim 21 Oct - 10:22


Tu n'étais pas vraiment là pour l'embêter, ni lui pourrir sa vie mais faut avouer qu'il y avait une certaine facilité à le considérer comme un dictionnaire humain, du genre à toujours avoir la réponse. Jusqu'à maintenant, il a toujours su satisfaire ta curiosité, même si parfois il se contentant de te conseiller un bon bouquin. Mais toi, tu n'as aucune patience. Tu ne peux pas rester dans un coin à lire, à chercher ou tout simplement à apprendre. Faut que ça bouge, que ça t'occupe plus que ça. En allant vers Yan, tu t'évites le supplice de la chaise et du silence, n'est-ce pas mieux ? Dans ton cas, oui. Dans le siens, non. à voir l'ambiance des lieux, tu ne sembles pas si apprécier que cela, comme si les autres trouvaient amusant qu'un gamin comme toi colle un gars comme lui. C'est si mal de poser des questions ? C'est si mal de vouloir comprendre ? Certes, tu pourrais te débrouiller seul mais après, tu t'ennuies rapidement. Tu préfère agacé Yan et ne pas te fatiguer, c'est plus facile de ton point de vue. Mais jamais du siens. L'expression humaine n'est pas quelque chose que tu piges ou analysé à la seconde. ce n'est pas comme si une jauge de colère se trouvait à côté du garçon pour indiquer jusqu'à où il pouvait tenir. Non. Si c'était le cas, il ne t'aurait pas envoyé baladé la dernière fois. Mais à ses excuses, tu n'avais pas trouvé bon de te venger d'une quelconque façon. Pourtant, rancunier, tu l'es et pas qu'un peu .. sauf avec lui. Seulement parce qu'il a eu la bonne idée de se faire pardonner de suite. Sale gosse. Aujourd'hui, c'est un peu comme s'il venait de mettre de l'huile sur le feu, ravivant seulement les flammes. Pour la peine, tu le suivais comme un petit chien dans les rayonnages, attendant qu'il daigne porter son attention sur toi. Peine perdu, il t'ignorait. D'un côté, c'était vraiment vexant de voir ô combien tu pouvais passer inaperçu à ses yeux ? Que tu sois là ou pas, qu'est-ce que ça pourrait bien changer ? à part peut-être qu'il se sentirait plus à l'aise sans ta présence ? Crois-y. Voila que tu ouvrais la bouche, laissant sortir ta dernière interrogation. Un sujet plus sérieux, plus compliqué pour toi. Ta maladie. Mais en sachant que c'était pour ton propre intérêt, Yan aurait sûrement pitié de toi et ça, tu ne le veux pas. Un ami, ça passe mieux. Un mensonge imaginé de toute pièce comme si cela était utile et vital. à le voir, il semblait plus préoccupé à refuser une réponse que le contraire. C'est pour cette raison que tu jouais la carte de la comédie, espérant seulement qu'il ne perce pas ton petit jeu. ce qu'il avait ? Wow. Difficile à expliquer de but en blanc. Tu ne savais même pas ce que tu avais, alors comment l'expliquer ? Mais tu devais dire un truc, repenser à tes analyses récentes... « Il m'a juste dit qu'il avait une anomalie des valves ... Bien précis pour un ami. Mais tu lui répondais en le suivant calmement, observant ses faits et gestes.

Sans toi, la bibliothèque devait être bien silencieuse. Tu t'en rendis compte en le suivant de près sans rien dire, te contentant de le regarder attentivement. Les rayons ne te disaient strictement rien, alors tes pas suivaient les siens. Les progrès de la médecine. Il en a de bonne lui... Les médecins te disent tous que tu vivras vieux et en bonne santé, après une bonne opération. Ils sont marrant, avec un humour bien dosé comme tu aimes. Pourtant ça ne te rassure jamais, comme les mots de yan qu'il venait de prononcer à ce sujet. Sur le coup, tu ne pu t'empêcher de ricaner à sa remarque, tandis qu'il cherchait un livre du bout des doigts. « Je l'espère bien... Sans lui, je ne pourrais plus m'amuser. » Sans ça, tu ne pourrais plus le faire, surtout. C'était égoïste de lui mentir ainsi, de te donner une image de pauvre gamin qui pleurerait presque son ami imaginaire. Mais son regard te semblait moins emplie de pitié que s'il aurait su la vérité. Autant continuer sur ce chemin, en espérant trouver quelque chose d'intéressant. Pendant que tu réfléchissais à la chose, Yan venait de prendre un livre et de le poser sur une table, t'invitant à t'asseoir. Assez confiant, tu pris place en croyant que la tâche serait facile mais à peine le livre face à toi et sa question que tu n'en menais plus large. Un rapide coup d'oeil, des termes incompréhensible, des noms inconnus ... Non, ça ne te disait rien du tout. à ton grand malheur, puisque tu fis une petite grimace en relisant, montrant à Yan que tu n'avais aucune idée de la chose. ça te désole de ne pas en savoir d'avantage sur toi-même ... ça te rendrait presque malade de te sentir si ignorant, alors que c'est quand même ta vie, ton coeur. Les médecins ils sont gentils, mais tu vois bien qu'ils ne te disent pas tout. à cette pensée, tu avais juste la sensation de tomber dans le vide, complètement perdu. Mais le jeune homme près de toi te ramena à la réalité. « Vraiment très proche, comme si c'était ma moitié, une grande partie de ma vie. » Ce n'était pas totalement faux, puisque c'était toi. Un léger sourire étira tes lèvres, tu devais sûrement paraître moins confiant qu'au départ. à dire vrai, tu ne savais que faire à ce moment précis. Continuer la conversation sur les malformations cardiaques ou dévier sur quelque chose de moins important ? Pourtant, les rôles étaient inversés... C'était au tour de Yan de poser les questions, et à toi d'y répondre. Pas le choix, pas le choix. Tes poings se resserrèrent doucement, tes phalanges blanchissant à vu d'oeil. « Je voudrais bien avoir le choix ... » Encore un peu et tu allais te vendre tout seul. « Je veux dire, je suis sûr qu'il voudrait avoir le choix! Accepter son destin, c'est nul. Tu l'as dit toi-même, avec le progrès de la médecine, ils pourront sûrement lui sauver la vie. » Pour la première fois, tu te sentais mal à l'aise, le regard fuyant et les lèvres pincés. Tu ne voulais pas accepter un destin pareil, pas en étant si jeune. à quoi bon vivre si c'est pour penser à sa mort ? C'est débile. Tu préfères avoir quelque chose à quoi te raccrocher, un espoir ... L'espoir que ta mère n'avait pas en te délaissant. « Pourquoi est-ce si effrayant ? Ce n'est pas facile d'affronter la vérité ... » Tu voulais parler pour ton soi-disant 'ami' mais ta façon de prononcer ta phrase laissait croire que ce n'était pas le cas.


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MessageSujet: Re: once again, you can find out just how annoying you really are.   Dim 21 Oct - 19:55


Vous voyez, pour une fois, Yan ne trouvait Nakht si ennuyant que ça. Bizarrement, il ne l’embêtait pas autant qu’à l’habitude. Peut être parce qu’il lui semblait plus sérieux ou bien plus perdu. Oui, il avait l’air d’un chiot qu’on aurait jeté au bord de la route. Il lisait dans son regard beaucoup trop de peur et d’inquiétudes. Il lui inspirait de la pitié. Pas de celle qui est ingrate et que l’on s’efforce d’avoir pour ceux qui ont une vie plus misérable que la notre, celle qu’on ressent réellement dans notre cœur parce qu’on a un cœur. Yan, même si on le considérait comme un glaçon, avait un cœur. Sinon, pourquoi arpenterait-il les étagères de livres sur la médecine avec ce sale gosse ? Il avait comme envie de le rassurer, de lui prouver que son ami allait bien, tout comme il aurait aimé qu’on le réconforte après la mort de sa mère. Il en trouva enfin un spécialisé sur les maladies et malformations cardiaques. Il s’installa donc à une table avec le jeune homme, prêt à se lancer dans des explications ou en tout cas essayer. Après tout il n’était pas médecin, et la parole d’un médecin vaudra toujours mieux que la sienne, mais il pouvait tenter d’éclairer un peu le sujet pour ce morveux. Sauf qu’il allait falloir qu’il y mette un peu du sien aussi, à commencer par retrouver la malformation dont souffrait son ami. Mais Yan n’eut pas besoin qu’il lui réponde pour comprendre qu’il n’en savait rien. Il lisait sur son visage une telle ignorance qu’il soupira bruyamment avant de refermer le livre violemment. Non mais oh, il était sensé jouer aux devinettes avec lui ou bien ? Parce qu’il ne pouvait pas l’aider si lui ne participait pas un minimum. Ses professeurs devaient avoir bien de la patience pour le supporter. Yan se l’imaginait en élève à côté de la plaque, le genre de gamins qui l’insupportait à l’époque où lui était encore lycéen. Nakht lui faisait donc perdre son temps une fois de plus, en fait, il était à deux doigts de se lever et le planter là, quand son regard croisa celui tout brillant du garçon. En fait, il ne se sentait pas l’abandonner de la sorte, pas dans cet état. Il lui semblait si fragile, si craintif. Il laissa échapper un soupir pour la deuxième fois, mais cette fois-ci pas par agacement, mais plutôt parce qu’il se sentait tellement bête. Un cœur de glace ? Mon cul ouais, Yan craquait beaucoup plus vite qu’il ne voulait bien le faire croire. Il avait même plutôt un grand cœur sous ses apparences de mec viril. La preuve en ce moment même. Il s’intéressait à la douleur du petit homme et compatissait même un peu. « Vraiment très proche, comme si c'était ma moitié, une grande partie de ma vie. » Oh, le pauvre. Oui, Yan pensa véritablement cela. Il ne le montra pas, mais le cœur y était et il se perdit un moment dans ses pensées. Que ferait-il si cela arrivait à un de ces proches ? à sa famille ? ou bien encore à Blaine ? Il ne pouvait pas l’imaginer. Il ne supporterait pas de souffrir une deuxième fois. « Profite alors, tant qu’il est là. » C’était moche à dire quelque part, car il lui rappelait que les jours de son ami étaient comptés, mais il devait bien l’accepter. Sinon, il n’allait pas pouvoir remonter la pente après sa mort. C’est ce qu’il s’efforça de lui faire comprendre à travers ses paroles de grand sage qui a déjà tout vécu. Ce qui pourrait être vrai si on compte l’accumulation de tous les souvenirs d’inconnus depuis son accident avec la foudre.

C’est là que Nakht se trahit seul. « Je voudrais bien avoir le choix ... » Aussitôt, Yan se redressa. Cela ne lui avait pas échappé. Il était attentif à tout, analysait tout, cela venait sans aucun doute de ses nombreuses lectures. C’est pourquoi, ce détail et le fait qu’il se reprenne marqua Yan. Quelque chose clochait. Il s’en rendait à présent compte. « Je veux dire, je suis sûr qu'il voudrait avoir le choix! Accepter son destin, c'est nul. Tu l'as dit toi-même, avec le progrès de la médecine, ils pourront sûrement lui sauver la vie. » Il fronça les sourcils. Nakht lui paraissait beaucoup trop nerveux. Il lui cachait visiblement quelque chose. Le regard fuyant, les lèvres pincées, il n’était pas à l’aise. Pourtant, Yan ne l’avait jamais au grand jamais vu comme ça. Il avait l’habitude d’intimider les plus jeunes, mais Nakht ne s’était jamais senti gêné en sa présence. Presque il l’avait tutoyé dès la première fois. Alors bien sur que Yan avait remarqué, bien sur qu’il se doutait de quelque chose. Il voulait encore plus utiliser son étrange pouvoir. En fait, il en crevait d’envie à cet instant là. Il n’était cependant pas sur du tout qu’il puisse avoir l’information qu’il désire tant. C’était tellement aléatoire. Il n’avait toujours pas saisi comment contrôler tout cela mais il allait bien devoir un jour parce que bon, il ne se faisait plus trop d’illusion là-dessus il allait rester comme ça toute sa vie, jusqu’à la fin quoi. Il se mordilla la lèvre inférieure, en pleine hésitation. Essayer ou pas ? Qu’avait-il à perdre au pire ? Ce gamin n’avait pas l’air d’un meurtrier ou quoi, il ne verrait donc rien de ce genre. Bon, pourquoi pas, pourquoi pas tenter le coup. D’abord, le distraire, faire l’air de rien et se concentrer sur la vérité qu’il veut de sa part. « Tu sais, il faut toujours y croire. Tu dois le soutenir peu importe ce qu’il arrivera. Tu ne crois pas ? » Il n’avait pas trop l’habitude de tenir ce genre de discours mais il espérait bien se débrouiller dans le rôle du gentil copain. Il se leva lentement, le livre en main, et l’air de rien, tout en continuant à parler, il s’arrêta derrière Nakht. Il posa sa main sur son épaule qu’il serra très légèrement entre ses doigts dans un geste qui se voulait réconfortant. Au début, il ne se passa rien. Rien du tout même et ce à sa plus grande déception. Puis d’un coup, le flash, le courant électrique dans son corps, et les images. Des murs blancs, un long couloir blanc, celui d’un hôpital. Nakht, assis dans une salle en blouse blanche, avec des tas de médecins autour de lui et divers appareils reliés à son corps. Il crut entendre les dires d’un des chirurgiens ; il faudrait l’opérer. Puis plus rien, le noir total, et à nouveau la bibliothèque. Surpris de ce qu’il venait de voir, il retira sa main qu’il cacha dans son dos comme s’il venait de faire quelque chose de mal. « Pourquoi est-ce si effrayant ? Ce n'est pas facile d'affronter la vérité ... » Yan encore sous le choque, capta de très loin ce que son cadet venait de dire. En fait, il avait du mal à se rendre compte qu’il avait réussis. Il avait vu ce qu’il voulait voir et ce pour la première fois. La seule chose qui sortit de sa bouche fut : « Tu m’étonnes. »

Evidemment que Nakht devait avoir bien du mal à affronter la vérité. D’ailleurs, Yan ressentait d’autant plus de compassion pour lui qu’il trouvait qu’il ne méritait pas cela. Oh oui, c’était un emmerdeur mais il était encore si jeune. Il porta sa main à son front, les yeux grands ouverts, toujours un peu sous le choque de ce qu’il venait de voir. Mais après quelques secondes, il appuya ses mains sur la table et se pencha vers l’adolescent. Son visage non loin du sien, il chuchota pour lui poser la question la plus délicate. « Il n’existe pas d’opération pour sauver ton ami ? » et très vite il enchaina avec d’autres : « C’est trop risqué ? Il ne veut pas ? » Doucement Yan, ou tu vas lui faire peur.




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MessageSujet: Re: once again, you can find out just how annoying you really are.   Mer 24 Oct - 8:57


C'était un sujet assez délicat, même à travers un mensonge aussi grand que toi. Ton coeur, c'était un champs miné, un endroit dévasté et secret à la fois. D'un certains point de vu, tu étais triste de ne rien savoir, de ne rien comprendre, même en ayant ce lire sous le nez. Ces mots ne t'aidaient pas, il t'enfonçait dans un doute que tu ne désirais vraiment pas ressentir. Que voulait dire ces termes, ces définitions ? Tu as beau être en science et math, ça ne t'avantage pas vraiment. Est-ce trop demandé d'avoir des réponses simples, sans se prendre la tête ? Mais tu es bête, Nakht .. Peut-être que lui-même ne sait rien à ce sujet ? Peut-être que tu l'ennuies encore avec tes questions débiles d'attardé sans cervelle ? Il doit sûrement te voir ainsi, à toujours le suivre. Rien qu'à voir son regard, rien qu'à voir son air froid, tu as l'impression d'être face à un mur. Jusqu'à maintenant, le sujet abordé n'était jamais intéressant, ni sérieux. C'était de la simple curiosité de ta part. Aujourd'hui, tu veux franchir ce champs de bataille, découvrir ce qui t'attend au bout de cette route sinueuse. Qu'ils se moquent de toi ou pas, tu t'en fou. Au fond, tu crois dure comme fer que Yan pourrait te répondre, pourrait t'apporter ce que tu cherches. Tu voudrais tant qu'il est le savoir que tu désires tant. Juste des réponses à tes questions, alors que tu venais de fuir l'hôpital. Pourtant le livre se referma violemment devant toi, te surprenant. Tu ne t'attendais pas à ce genre de réaction, bien qu'il le fasse assez souvent avec toi. à parler maladie, tu montrais une facette de toi que tu n'aimes pas. Tu as l'impression d'être sans défense, à la merci de n'importe qui. Normal qu'il s'énerve facilement contre un garçon comme toi. D'habitude tu ne tiens pas en place, tu parles sans arrêt et aujourd'hui, c'est limite si tu te laisses vivre. Il y a du laisser aller. Mais fallait te comprendre, un minimum, ce n'était pas facile pour toi de parler de ça, même à travers une autre personne. Yan était toujours là, il n'était pas retourné à son boulot après avoir lâché un gros soupire. Tu voyais bien que c'était de la pitié ou de la compassion, qu'importe. Mais c'était plus à l'égard de ton ami que de toi. Comment vivrais-tu si c'était vraiment le cas ? Dans ton entourage, personne n'est comme toi. C'est comme si tu vivais dans un monde à part, incompris. Peut-être est-ce la raison de ton abandon ? Tu te le demande chaque jour qui passe. Profite alors, tant qu’il est là. Choqué, tes yeux s'écarquillèrent légèrement. La phrase mit un certain temps avant d'être analysé par ton cerveau. Profite tant que tu peux, voila la traduction. La peur était chose prenante de chaque vie, et en ce moment, elle s'incrustait en toi sans permission. Profiter. Reprend-toi, Nakht. Il ne doit pas savoir. C'est juste pour ton ami, pas pour toi. Tu ne vas pas mourir. Qu'est-ce donc la mort ? Une sorte de sieste éternelle ? Une façon de faire pleurer les gens alors que toi tu ne sentiras plus rien ? Tu ne veux pas mourir... Pas dans l'immédiat. Tu en as tellement peur. Pourtant tu fais un réel effort pour paraître compatissant.

Inconsciemment, tu venais de faire une erreur. Tu voulais avoir le choix. Peut-être que cela ne t'avait pas choqué, mais Yan n'avait pas laisser échapper ce petit détail. Surtout quand tu te reprend juste après. ça fait genre 'regarde, je te mens'. Mais tu fis mine rien, reprenant la parole pour un autre, sans aucune existence. ça ne t'allait pas d'être ainsi, hésitant et troublé. Ce sujet te mettait dans un état critique aux yeux de beaucoup. Normalement, tu le regardes dans les yeux, sourire aux lèvres. Tu lui parles comme si c'était un ami de longue date, sans aucune gêne. En ce moment, c'était presque tout le contraire. Pourquoi avoir entamé cette discussion, déjà ? Tu l'ignores.. ça devenait trop confus pour toi. Tu aurais voulu fuir, partir, abandonner ta recherche. Oui, pour la première fois, tu avais pensé à laisser tomber. Tu ne t'aimais pas en étant ainsi, en parlant peu et en prenant une mine triste. Tu te détestais d'être ainsi, si lâche et pitoyable. Bien sûr, ton interlocuteur ne savait rien. Il ne pouvait savoir que cet ami n'était qu'imagination et que tu parlais pour toi. Tu voudrais pleurer tellement tu te trouves idiot, minable. Y croire ? Le soutenir ? Tu relevais ton regard vers lui, reprenant doucement un air normal. Oui, il suffisait d'y croire pour que ça se réalise, non ? Comme ta mère te le disait 'crois en toi et tu vivras'. Comme quoi, des mots peuvent changer un homme, l'aider, le faire avancer. Mais quand l'espoir est aussi traître, tu te poses dix millions de questions sans jamais obtenir de réponse. « Si j'y crois .. Il survivra ? » Comment pouvais-tu lui demander cela avec une expression si enfantine, innocente ? Croire pour avoir, n'est-ce pas trop simple ? Si tu affrontes tes peurs, tu y arriveras ? Tu as vraiment du mal à imaginer que celui puisse arriver. Perdu dans tes pensées, tu ne fis pas vraiment attention quand Yan quitta la table, marchant tout en parlant, se posant alors dans ton dos. Sa main se posa sur ton épaule, ses doigts la serrant doucement comme pour te réconforter. à tes yeux, c'était une attention comme une autre, bien qu'elle te fasse frissonner. Tu étais loin de te douter qu'il puisse entrer en toi comme dans un livre ouvert. ça ne t'effleurait même pas l'esprit. Et ce geste, n'était qu'un geste anodin, seulement réconfortant. Fixant la table, tu repris la parole comme si de rien. Ce n'est pas facile d'affronter la vérité. Tu lui sort ça alors que tes dires n'étaient que mensonges. Ironique, le petit.

Qu'allait-il se passer maintenant ? Il ne pouvait pas te répondre comme tu l'attendais. La déception commençait doucement à t'envahir... Tu aurais peut-être du rester à l'hôpital ? D'ailleurs, ton bras te grattait, juste où l'aiguille de la perfusion avait transpercé ta peau. Un tic idiot que tu tentais de chasser en l'ignorant, plaçant ton bras sous la table. En même temps, yan était venu s'appuyer dessus, son visage proche du siens. Autant dire qu'il t'avait surpris, te forçant à ouvrir d'avantage les yeux. Une opération ? Si tu lui disais, il allait se douter de quelque chose. Comment un simple ami pourrait en savoir autant ? « Sûrement, oui. » il enchaînait les questions sans que tu puisses prendre le temps de finir ta précédente réponse. Houlà, que voulait-il dire par là ? « Je ... J'en sais rien... » Tu venais de détourner ton regard, gêné par le siens. Ce n'était pas correcte, Nakht. Reposant tes yeux sur lui, tu repris discrètement ton souffle avant de lui répondre franchement. « Il a peur. Les médecins lui disent toujours que tout se passera bien mais ... Dès qu'il cherche à savoir la vérité, ils lui mentent. Cette opération ... Ils lui disent qu'ils la feront seulement si nécessaire, si vraiment son coeur est dans un état critique. Ils attendent le pire pour agir ... Ils ne font pas grand chose pour l'aider, à part des examens ennuyant et stressant. » En parlant, tu revoyais le visage de tes médecins, le dernier qui t'avait répondu d'attendre un peu. Le visage d'un psychologue qui croyait bon d'entamer une conversation sur les possibles risques d'échecs. Comment pouvais-tu espérer avec ça ? On t'avait même dit que ton coeur pourrait ne pas le supporter... « Ce n'est plus une question de volonté ... Juste d'y croire, d'espérer ou de rêver même. »


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MessageSujet: Re: once again, you can find out just how annoying you really are.   Sam 27 Oct - 14:17


Jusqu’ici, Yan avait toujours considéré son don comme pervers. Il ne trouvait rien de plus libidineux, c’en était presque immoral. Il ne comprenait pas, ne cherchait plus vraiment à comprendre. Il faisait ce qu’il pouvait pour accepter la chose, et éviter qu’elle ne se produise. Mais cette fois, oui, pour cette grande première fois, il sentait un sentiment étrange monter en lui. Cela ressemblait un peu à de la curiosité mais en bien plus intense. Ça vibre au fond de lui, dans ses entrailles, jusqu’à son cœur. Tout lui parait accéléré à l’intérieur, comme si son sang circulait beaucoup plus rapidement dans ses veines. Une excitation naissante à laquelle qu’il ne connaissait pas, elle lui était totalement étrangère. Il pensait même ne jamais avoir à la rencontrer, mais là, à force de fixer le garçon, cela s’amplifiait. Qu’est-ce qu’il lui cachait ? Quel était son secret ? Etait-il en train de lui mentir ? Tant de questions qui se bousculaient et embrouillait son cerveau. Il perdait toute vertu et son hésitation se faisait de moins en moins forte. Il allait essayer. Il allait le toucher parce qu’il voulait savoir. Il ne l’avait jamais fait. Rien ne lui assurait qu’il aurait la réponse qu’il désire, mais quelque chose brulait, lui murmurait que si. Tu vas le toucher et tu vas connaitre la vérité. Voilà ce qu’il entendait dans sa tête. Il ne fallait pas qu’il montre son inquiétude grandissante, ni même sa maladresse. Il se sentait de plus en plus mal à l’aise, mais décidé à tenter le coup. L’air de rien, il se leva, et glissa une main sur l’épaule du garçon, il la serra entre ses doigts comme pour l’apaiser, ce qui n’était pas vraiment le cas. Il voulait atteindre son but. Pendant quelques secondes, il ne se produit rien. Il ne pouvait donc pas commander ces putains de visions ? Ou bien il ne savait peut être juste pas comment le faire ? Subitement, tous ses muscles se contractèrent, et à la manière d’un film, les images se mirent à défiler devant ses yeux, dans sa tête. Chaque détail était net. Il distinguait très bien l’adolescent et il comprit immédiatement où ce dernier se trouvait : dans un hôpital. Il parvint même à entendre la conversation des médecins plutôt clairement alors qu’en général les sons n’étaient que brouhaha dans ses visions. Mince alors. Le retour à la réalité fut un peu plus brutal que les autres fois, et il prit une grande bouffée d’air, comme s’il venait de remonter à la surface. Alors c’était donc ça. Il lui racontait n’importe quoi depuis le début, enfin pas vraiment n’importe quoi, il y avait bel et bien un malade, mais ce n’était pas son ami. Yan ferma les yeux très forts. Quand il les rouvrit, il avait basculé la tête en arrière et fixait le plafond. Il ne ressentait aucun attachement envers ce garçon, pourtant, il se sentait mal à présent. Pas à cause de nausées ou quoi, mais par tristesse. Un léger picotement au cœur. Une espèce de boule dans la gorge. Pauvre enfant. Et à côté de ça, l’excitation précédente avait pris une forme de soulagement, un sentiment d’accomplissement. Il avait réussis. Il avait vu ce qu’il voulait voir et très précisément en plus de ça. Nakht venait un peu de servir de cobaye, mais ça, il n’en saurait jamais rien. Du moins, il l’espérait. Puis d’un seul coup, son état d’esprit changea totalement, et ses pensées n’allèrent plus que vers Nakht. Qu’est-ce qu’il faisait là dans cette bibliothèque ? Ce n’était pas ce qu’il lui fallait. Il devait prendre un traitement, ou se renseigner sur des opérations, voir même être suivi psychologiquement. D’ailleurs, les questions s’enchainèrent à ce propos. On lisait sur son visage que le cas de Nakht l’inquiétait vraiment. Il ne jouait pas la comédie, il n’avait pas un cœur de pierre. Cela lui faisait de la peine. Un aussi jeune garçon. Il avait encore pleins de choses à vivre, des tas d’erreurs à faire, aura-t-il le temps ? Combien de temps lui restait-il d’ailleurs ? Qu’est-ce que les médecins lui avaient donné comme fourchette d’espérance de vie ? Lui en avait-il seulement donné une ? Il était sur qu’ils le manageaient en le pensant incapable de tenir le coup.

« Sûrement, oui. » Surement ? Il ne savait rien ou bien il ne voulait rien dire ? Yan se rassit un peu brutalement à côté de lui, il avait tiré la chaise d’un coup dans un bruit strident. « Comment ça surement ? Tu ne sais pas ? Il y a forcément quelque chose non ? » Du calme Yan, ne t’emballe donc pas comme ça, en plus cela ne te ressemble pas. « Je ... J'en sais rien... » Mais, était-il complètement débile ? Il ne posait pas de questions aux médecins, Yan en était sur. Il fallait qu’il pose plus de questions, qu’il soit au courant d’un maximum de choses et surtout de toutes les possibilités qui s’offraient à lui. S’il en a bien sur. « Tu ne sais pas ? Mais pourquoi tu ne sais pas ? » Sans s’en rendre compte, il tapa sur la table avec son poing ce qui effraya plusieurs personnes autour d’eux, il s’excusa avec un petit sourire gêné et reporta son attention sur Nakht. Ce genre de comportement l’énervait. Il ne faisait rien de ce qu’il fallait ou bien il s’en fichait peut être. Non, ça s’était impossible. Puis, pourquoi réagissait-il aussi violemment ? Cela ne lui ressemblait pas du tout. Lui d’habitude si calme, avec un self-control hors du commun, se mettait dans un tel état. Cela avait-il un lien avec ce qu’il avait ressenti juste avant de toucher Nakht ? Il n’en avait aucune idée, il était juste lancé. « Il a peur. Les médecins lui disent toujours que tout se passera bien mais ... Dès qu'il cherche à savoir la vérité, ils lui mentent. Cette opération ... Ils lui disent qu'ils la feront seulement si nécessaire, si vraiment son coeur est dans un état critique. Ils attendent le pire pour agir ... Ils ne font pas grand chose pour l'aider, à part des examens ennuyant et stressant. » Ah, enfin quelques explications. Bizarrement, cela le refroidit immédiatement et le calma. Il soupira, abattu par ce que Nakht venait de lui dire. Il ressentait une telle pitié pour lui, il se sentait désolé. Le pauvre garçon. Il n’avait vraiment rien demandé à la vie, il semblait même adorer la vie. Il baissa les yeux. Il n’arrivait plus à regarder ce petit bout de mec. Il se sentait bête. Il trouvait tout ça dommage. « Ce n'est plus une question de volonté ... Juste d'y croire, d'espérer ou de rêver même. » Il voyait bien que Nakht n’y croyait plus des masses, qu’il manquait cruellement de confiance en l’avenir et pour le coup, il comprenait. Mais il ne devrait pas. Aussi jeune et déjà déllusionné ? Non, il ne devrait pas. Yan prit le menton du garçon entre ses doigts, il voulait capter son regard, ne pas le lâcher. « Tu dois y croire, ok ? » Il lâcha son menton, pour encadrer son visage avec ses deux mains. « Tout va bien. » Il colla son front au sien. « Tout va bien aller. » Alors Yan ? Tu as vraiment un cœur ? Bonne nouvelle.




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MessageSujet: Re: once again, you can find out just how annoying you really are.   Dim 28 Oct - 15:26


Tu n'as jamais aimé la pitié. C'est un sentiment inutile qui détruit simplement l'homme. Un sentiment qui te consume, qui entraîne amertume et déception. Jusqu'à aujourd'hui, tu n'as vu que de la tristesse dans le regard des gens. Une sorte de "pauvre gosse, quelle vie pourrie" alors que c'est les gens comme ça qui te la rende si nul. Tu n'as pas besoin de quelqu'un pour te rendre compte que chaque jour qui passe est plus nul que le précédent, que demain est signification d'inconnu et l'avenir une grande incertitude. Depuis que tu es gamin, tu as eu à faire à cette expression minable. Que se soit les autres enfants ou les adultes. Ils sont tous là te fixer comme si tu étais un monstre, un être condamné. Quand tu jouais avec des camarades, ils avaient soit peur de te blesser, soit ils se moquaient de ton incapacité à être comme eux. Sûrement est-ce cela qui t'a rendu si vulnérable à ta maladie, si susceptible face aux autres. Mais si Yan l'apprenait, s'il se mettait à t'observer comme tout ces gens, tu ne pourrais le supporter. Comme tout les autres, il aurait sûrement peur de ta fragilité et te traiterait comme on traite des vieux aux portes de la mort. Non merci. Autant qu'il reste dans l'ignorance ou qu'il vive dans un mensonge.. Sur ce point, tu n'as pas vraiment de regret à déformer la vérité. Il peut te conseiller sans vraiment savoir. Parler sans se douter. Mais toi aussi. Tu ne sais de quoi il est capable, tu ne connais pas son pouvoir. Quand il a posé sa main sur ton épaule, ce n'était pas un signe de réconfort. Il s'infiltrait en toi comme si tu étais un livre ouvert, pouvant aisément regarder le film de ta vie. Les scènes à l'hôpital, les mots des chirurgiens. Tu étais loin de te douter qu'il le savait, juste avec ce geste. Comment aurais-tu réagis en le découvrant ? Sûrement que tu aurais fuis, sûrement que tu te serais énervé. Qui sait. Tu peux le prendre mal, comme t'en foutre complètement. Bien que dans ton cas, cela dépend de son comportement. Pour l'instant, il se souciait du cas de ton amis, parlant pour lui... Sans que tu saches vraiment. Sans que tu te dises qu'il avait comprit ton bobard. Sans oublier qu'il poserait sûrement tes tonnes de question qui t'ennuierais plus qu'autre chose. Les rôles seraient inversés, et ce n'est pas trop ton but. C'était à toi de faire ton curieux, de l'embêter. Si cela venait à changer, ce serait nul. S'il venait à l'apprendre, l'ambiance serait différente. Il ne serait plus là à t'ignorer ou te repousser, à te trouver lourd ou à te snober avec des bouquins. Au fond, qu'attends-tu de lui en te montrant ainsi ? Une compagnie différente des autres. Une personne qui ne sait rien de toi pour parler de choses idiotes mais amusante. S'il venait à savoir, il ne serait plus ainsi. Il ne te verrait plus comme un sale gamin envahissant et grande gueule. Même plus ses collègues se moqueraient de lui sur ton cas. Tout changerait d'un coup, et à ton grand malheur. Et après, il serait comme les autres, à ce soucier de ton cas comme si tu allais crever demain. à savoir pourquoi tu ne fais rien, plutôt que traîner dans des endroits pareils, à fuir les hôpitaux. Il deviendrait aussi lassant que toi, tu le fus pour lui. Et ça, tu ne le désire pas.

Yan entrait de plus en plus dans le vif du sujet, voulant savoir s'il existait une possible opération. Oui bien sûr. Ils pouvaient t'opérer mais rien n'était sûr. évidemment, ta maladie est moins grave qu'une autre comme le cancer ou le sida. ça peut se soigner, il y a toujours de l'espoir. C'est d'ailleurs cette pensée qui te donne envie d'ouvrir les yeux chaque matin et de te lever pour vivre. Tu te dis qu'un jour, ils réussiront à te guérir. Bien qu'ils te laissent encore quelques années avant que ton cas s'aggrave et que ton sort soit bien favorable. Deux ans, peut-être trois, la réponse variait en fonction de la personne. ça peut paraître long mais quand on est dans ton cas, c'est trop court. Yan devenait insistant et c'était louche... trop louche pour parler de ton ami. Pourquoi avais-tu l'impression que lui aussi te menait en bateau, comme tu le fais jusqu'à maintenant. Il ne se montrerait pas ainsi en parlant d'un inconnu. Son sort devrait lui être égal, non ? Après tout, il ne le connaît même pas. Pourquoi paraître si dure d'un coup ? ça te rendait perplexe, hésitant. Devrais-tu continuer la conversation ou dériver sur une autre ? Mais soit, tu continuais de parler au nom de ton ami imaginaire, tentant de retranscrire sur que tu avais sur le coeur. C'était plutôt difficile sans tout balancer, sans te vendre au passage. Parler de quelqu'un sans te mettre dans le lot, c'était compliqué. Bien que tu dises que l'espoir et le fait d'y croire puisse t'aider, cela n'était pas vraiment juste. Tu pourrais trouver un moyen, insister pour obtenir de l'aide... Mais si tout ratait ? C'est surtout ça qui te fait peur. T'endormir sur une table d'opération et jamais te réveiller. Dans ce cas, tu ne verrais plus jamais les gens que tu aimes, plus aucun. Ce n'est pas que tu ne crois plus en l'avenir, c'est que l'avenir te fait peur. Tout simplement. Yan te tira subitement de tes pensées en attrapant ton menton entre ses doigts. Ton regard croisa le siens, le doute se lisant facilement dans tes yeux. Y croire ? Plus facilement à dire qu'à faire. Mais tu baissais les yeux comme seule réponse, ne sachant que lui dire. Ses doigts furent remplacer par ses mains, ton visage emprisonné entre elles. Il te stressait de plus en plus en étant si proche. ça te faisait peur. Front contre front, tu sentis ton coeur s'emballer. D'un coup, il était devenu si doux, si attentionné. Pourquoi ? Tu ne parlais pas de toi pourtant ... Tu le menais par le bout du nez.... « Je n'aurais pas du t'en parler... » Tu réagis enfin, le repoussant légèrement pour reprendre une distance suffisante. Tu ne comprenais pas pourquoi il se montrait ainsi. « C'était une erreur ... Je ... » Tu paniquais de plus en plus, te demandant bien s'il avait comprit ton mensonge. Le sait-il ? Impossible ... Ce regard... Cette façon d'agir ... Un frisson te fit tressaillir. « Pourquoi tu te montres si gentil alors que tu ne connais même pas cette personne ? Tu ... Tu m'as toujours évité jusqu'à maintenant... Et là ... Là ... » Tu te mordais la lèvre, te retenant de virer au rouge. Tu ne savais même plus où tu en étais, complètement déboussolé.


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MessageSujet: Re: once again, you can find out just how annoying you really are.   Dim 28 Oct - 16:39


Yan voyait autre chose. Il avait devant lui ce sale gosse ennuyant qui passait son temps à le suivre partout comme à chien tout en lui posant mille questions à la minute, et pour la première fois il le considérait autrement. La pitié est un des sentiments les plus humains lorsqu’elle se trouve réelle. Au fond de chaque cœur, elle brule comme bonté naturelle et rappelle qu’aucun homme n’est foncièrement mauvais. Cette émotion qui gagnait peu à peu Yan l’aidait à ouvrir les yeux, à être surement moins égoïste. Jamais il n’avait été particulièrement méchant avec ce môme. Oh en fait si, une seule fois, mais il s’en était immédiatement voulu. Il ne le supportait juste pas à cause de son côté de mec puéril et hyperactif. Il se comportait comme un enfant alors qu’il était dans l’adolescence, et cela agaçait profondément Yan. Malgré tout, il ne le détestait pas. Il ne pourrait pas le détester pour si peu, et peut être qu’inconsciemment, il l’appréciait tout de même un peu. Il commençait en tout cas à s’attacher réellement à lui. Sans doute pour une mauvaise raison. Il ressentait de la peine pour lui, il lisait dans ses yeux un tel désespoir, lui-même ne s’était jamais retrouvé aussi bas. Pourtant, il en avait connu des mauvais moments, des passages à vide, des instants où il ne savait plus pourquoi il vivait quand sa mère elle, n’était plus là. Cette perte avait écorché son cœur si profondément qu’il avait perdu pieds pendant de longues années. Aujourd’hui encore, ses proches étaient incapables de dire si oui ou non, il avait remonté la pente. Certains pensaient que c’était le cas, d’autres murmuraient qu’il ne s’en remettrait jamais et ils avaient raison. Yan ne croyait plus en grand-chose. Il ne disposait d’aucune confiance, que ce soit en la vie ou en l’amour. Il ne pouvait rien avoir de pire que cela, il enviait ceux qui vivaient normalement, sans se sentir coupable, et le cœur léger. Lui, il ne faisait que vivre dans le passé sans voir le futur, et c’est pourquoi il se laissait autant submerger. Il ne voulait pas que Nakht finisse comme lui, oui, il y avait bien mieux. Il s’inquiétait pour ce bout d’homme, sincèrement, et pourquoi ? Parce qu’il dressait un parallèle entre son histoire et la sienne. La mort planait sur leurs deux vies de deux manières différentes mais elle laissait le même goût amer en bouche, la même crainte en l’avenir. Alors non, Nakht ne devait pas perdre espoir aussi vite, il devait encore y croire, autant que possible et même jusqu’à la fin. Il le forçait à le regarder pour que le message place. Il ne se rendait pas compte qu’il l’effrayait plus qu’autre chose. Il n’était pas sensé savoir la vérité. Et puis, quelqu’un de normal ne s’inquièterait pas autant pour un inconnu. Mais surtout, il était habituellement si froid et distant avec le jeune garçon que cela devait paraître plus qu’étrange comme revirement de situation. En le voyant prendre ses distances, Yan revint légèrement sur terre, prenant conscience de ses gestes. Il se leva, et porta une main à son front. Il se sentait devenir dingue, comme s’il avait de la fièvre. Probablement que l’intensification de tous ses sentiments n’étaient pas totalement dû au hasard. « Je n'aurais pas du t'en parler... » Yan fronça les sourcils, et tout en prenant appui sur la table, il se pencha à hauteur du visage du garçon. « Tu dois en parler. Il faut que tu en parles. » Yan parlait en connaissance de cause. A force de tout garder pour soi, on finit par s’isoler du reste, et quand on s’isole on ne se sent pas bien, puis à la fin, on explose parce qu’on a trop de choses en nous et souvent quand on explose, il n’y a plus personne pour nous aider. Il s’accroupit devant lui, et posa ses mains sur ses genoux. Il le regardait d’en bas, et il lui sourit. Oui, Yan venait de lui sourire. « C'était une erreur ... Je ... » Il secoua la tête, ce n’était pas une erreur, mais comment lui expliquer ? Il ne pouvait pas lui dire qu’il savait, et surtout qu’il ne faisait pas ça par pure et simple pitié. Il n’allait pas lui dire : écoute tu me fais chier mais dans le fond je t’aime bien quand même. Yan était trop fier pour ça, il préfèrerait que Nakht le comprenne de lui-même.

En réalité, Yan se donnait un genre. Il se façonnait une coquille, et se cachait derrière parce que tout était beaucoup plus simple ainsi. Il avait choisi la facilité depuis tellement longtemps qu’il ne savait plus comment en sortir. Quelques rares personne le connaissaient sous son vrai jour et ne voyait pas en lui le mec méchant, froid, dégueulasse et méprisant avec les autres. Mais la plupart du temps, il passait pour le mec hautain alors qu’il ne l’était pas véritablement. Croyez-vous qu’un mec superficiel et horrible apprécierait autant la littérature ? Les livres, c’est ce qui nous donne de l’esprit, ce qui nous ouvre au monde et à la sensibilité. Alors ne vous posez plus la question, Yan a un cœur, la preuve en ce moment même. « Pourquoi tu te montres si gentil alors que tu ne connais même pas cette personne ? Tu ... Tu m'as toujours évité jusqu'à maintenant... Et là ... Là ... » Yan avança sa main, un peu hésitante, comme tremblante vers le visage du garçon par crainte d’être repoussé à nouveau. Il venait apparemment de le traumatiser, et il le comprenait. Qui ne le serait pas à sa place ? Yan, normalement, c’est pas un mec aussi doux. Mais là, il se sentait comme un grand frère, il avait l’impression d’avoir un deuxième Blaine devant lui, ou en tout cas quelqu’un d’aussi fébrile que lui, si ce n’est plus. Cela avait bizarrement tendance à faire ramollir son cœur et à fondre la glace qu’il y a autour. Il caressa la joue du plus jeune avec son pouce, et posa son index sur sa bouche : chhht. Il s’humecta les lèvres, juste après un rire nerveux. Regardez-le, même lui il est gêné. « Je sais que tu me mens. » Commença-t-il à voix basse afin de ne déranger personne et surtout pour ne pas l’apeurer encore plus. Il fallait qu’il y aille doucement. « Pourquoi es-tu venu chez moi ? » Il se demandait pourquoi il n’allait pas poser ses questions à des professionnels, ou même pourquoi il ne confiait pas ses doutes et ses craintes à un véritable ami. Il remit une mèche blonde derrière l’oreille de son petit chieur, et soupira. « Ne t’enfermes pas Nakht. Pas besoin de crier sous tous les toits que tu es malade, mais ne le cache pas comme si c’était une tare. Parle avec quelqu’un, qui tu veux. Mais te laisse pas bouffer. D’accord ? » Il lui pinça la joue, et lui adressa un dernier petit sourire avant de se lever. Il rassembla les livres en une seule pile tout en continuant de parler. « Sinon, tu vas te sentir seul et je ne crois pas que ce soit ce qu’il te faut. Je crois que personne ne veut être seul. » Il haussa les épaules, souleva les livres, et retourna vers l’étagère où il les avait trouvé pour les ranger.




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MessageSujet: Re: once again, you can find out just how annoying you really are.   Lun 29 Oct - 12:55


Tu ne pouvais pas laisser Yan s'immiscer ainsi en toi, pénétré ta conscience et créer le doute. Jusqu'à maintenant, tu avais fait en sorte que ton mensonge soit assez réaliste pour qu'il le gobe. Il ne devait pas savoir la vérité, il ne devait même pas se douter que tu parlais de toi. où as-tu foiré ? à voir sa tête, à entendre sa façon de parler, à regarder comment il agit. Aucun doute, il a compris le pourquoi du comment. ça te faisait peur d'imaginer qu'il puisse te prendre en pitié et te traiter comme un malade incapable de vivre par lui-même. Comme tout les gens qui l'apprenait. Regard ton père. Il est toujours sur ton dos, te radotant de suivre ton traitement, t'appelant dix fois par jour pour savoir où tu es, t'harceler pendant les repas pour manger correctement. Tu ne vis plus comme un adolescent de dix sept ans. Tu vis comme un gars mit au régime qui doit perdre cinquante kilos et faire attention à ta santé. Tu refuse que Yan te considère comme tel et trouve le moyen de trop de couver. Tu as suffisamment de ton géniteur pour cela. Tu en reviens à te demander pourquoi tu es aller si loin dans le sujet, pourquoi l'as-tu abordé même. Ce n'est pas que tu n'as pas confiance en lui, mais ça fait mal de paraître si faible devant quelqu'un. Trouve-t-il ça normal ? Au fond, tu préférerais qu'il t'ignores ou te réponde sans vraiment porter attention sur toi. Comme avant. Comme si de rien n'était. Mais tu sais que ce ne serait plus possible, qu'il va te traiter comme un gamin de bas âge. C'est la raison de ton rejet. Tu croyais qu'il allait mal le prendre et te laisser, mais non. Il posa sa main sur ton front, cherchant sûrement à savoir si tu étais fiévreux ou pas. Mais non, tu allais très bien. C'est lui qui te perturbe à agir de la sorte. Tu n'aurais pas du lui en parler. être aussi muet qu'une tombe. Mais tu parles, c'est plus fort que toi. Tu voulais juste une renseignement au départ, pas qu'il s'attache autant à toi. Il doit sûrement te voir comme un enfant malade. Encore de la pitié. Pour toi, ce sentiment est le pire. Il rend peut-être humain mais toi, il te rend faible. En parler ? Est-ce un ordre ? Tu aurais pu croire que ça l'était. Tu as toujours tout gardé pour toi, pourquoi vider ton sac maintenant ? Qui voudrait entendre tes plaintes de toute façon ? Sûrement pas lui. C'est trop ennuyant, chiant et déprimant. Tu arrives à te déprimer toi-même, alors les autres. Yan venait de s'accroupir, posant ses mains sur tes genoux. Tu frissonnais en le regardant, incertain. C'était une erreur, une grosse erreur. à le voir agir.. C'est sûr ... Il t'avait percé à jour. Tu espérais que ce ne soit le cas, qu'il croit que ton ami est vraiment malade. Si seulement c'était vrai, si seulement il ne savait pas. Tu donnerais n'importe quoi pour que ce soit le cas, et qu'il continue à te traiter comme un sale gosse envahissant et stressant avec ses questions idiotes.

Mais plus tu avais dans ta théorie et plus tu t'enfonçait dans le doute. Hésitant à rester ici, dans cette bibliothèque. Fuir, toujours fuir. C'est la seule chose que tu sais faire quand on entre dans ton jardin secret. C'est ta seule capacité utile quand on creuse trop en toi. Fuir. Partir. S'évader. Tu n'aurais jamais du lui en parler, à présent, tu le regrettais. Il se montrait si gentil, si attention ... Alors que d'habitude, ce n'est pas le cas. Ton coeur battait fortement contre ta poitrine, t'empêchant de respirer correctement. Toujours cette foutue émotion qui te trouble, te pousse à bout. Il était là, face à toi, tendant sa main vers ton visage. Tu aurais voulu le taper, le repousser une nouvelle fois mais tu n'arrivais pas. Bien que tu cherches à fuir, tu sais que tu ne le peux pas. Plus il se montrait proche, et plus tu allais mal. S'il continuait ainsi, il allait percé ta coquille. Il allait découvrir un gamin sensible et fragile qui pourrait pleurer pour un rien. Tu passes souvent pour un abrutis qui parle de trop, mais plus tu causes, plus tu vas bien. Là, tu n'arrives à parler, alors ça ne va pas. Surtout quand Yan caresse ta joue de son pouce, posant son index sur tes lèvres. Il te paniquait d'avantage, écarquillant légèrement les yeux. Il le sait. Tu eu un hoquet de surprise, ton souffle plus rapide percutant son doigt. Il le sait. Tu le regarde longuement avant de détourner les yeux. Tu t'en doutais, il avait découvert ton mensonge. Sa question te gênait, tu n'avais aucune réponse à celle-ci. Encore moins quand il remit une de tes mèches en place. Certes, tu aurais pu le demander à un médecin mais tu as l'impression qu'ils te mentent tous. Tu ne veux pas seulement entendre le côté positif de ta maladie, tu veux savoir les risques aussi. Eux, ils l'évitent le plus possible. Tu allais lui répondre avant qu'il enchaîne, te confiant de ne pas tout garder pour toi, sans pour autant le crier sur les toits. C'était plus dure qu'il ne le croyait ... « Je ne peux pas ... Je n'y arrive pas ... Ils sont tous là à me regarder comme si j'allais crever, tous. Je veux pas que l'on me couve en disant que c'est bien pour ma santé.. » Yan venait de te pincer la joue, t'arrachant une grimace. Ce sourire. Tu ne sais comment l'interpréter. Peut-être qu'il te fait chaud au coeur. Peut-être qu'il t'aide à t'apaiser. Qui sait, tu doutes. Personne ne veut être seul. Toi non plus. Tu aimes être entouré, tu aimes parler. Mais seulement pour dire ce qui t'arrange. Mais en dehors de tes camarades de classe, tu as toujours été seul. Ton père a trouvé mieux avec sa nouvelle femme, ta mère s'est barré en ayant peur de te perdre ... Comment veux-tu avancer dans ces cas là. « Comment ... Comment as-tu compris que je te mentais ? » Tu le regardais ranger les livre, attendant simplement une réponse. Quand avait-il comprit que tu disais n'importe quoi ? C'était en partie la vérité, mais légèrement détourné. « Si je suis venu ici... Ce n'était pas vraiment pour parler de ça... Je me suis enfuis de l'hôpital... » C'était la principale raison de ta présence. Tu avais fuit le corps médical pour te réfugier ici, priant pour ne pas y retourner. tu y vas trop souvent en ce moment et tu crains le verdict. alors c'est mieux de venir ici pour parler, poser des questions, te changer les idées.


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MessageSujet: Re: once again, you can find out just how annoying you really are.   Mar 30 Oct - 20:20


La littérature nous ouvre aux douleurs du monde. Elle façonne nos pensées, développe notre esprit critique. Yan avait acquis grâce aux livres une maturité bien différente de celle des autres personnes de son âge. On pouvait considérer cela comme une force. En fait, tout dépendait du point de vue. Cela l’avait certes rendu solitaire car trop décalé par rapport à ses amis du même âge, mais du coup il ne se sentait que plus à l’abri. A l’abri de quoi ? De la vie tout simplement. Il se protégeait des douleurs, jouait toujours la carte de la prudence et n’était pas naïf du tout. Probablement l’exact opposé de Nakht qui devait encore être dans cette période de recherche de soi, et avec ses problèmes de santé, il se trouvait sans doute encore plus perdu que n’importe quel adolescent. Qu’aurait-il fait à sa place ? Il se serait surement réfugié dans ses livres en restant enfermé d ans sa chambre. Plutôt que d’affronter la vérité et les difficultés, il avait en effet tendance à baisser la tête, à les contourner. Voilà pourquoi, entre autre, il était encore seul à ce jour et ne désirait pas de relation sérieuse. Trop de douleurs possibles et inévitables, trop de compromis surtout. Puis surtout, il ne se pensait pas capable de rendre quelqu’un heureux, lui qui ne parvient même à se sentir ne serait-ce que bien dans sa tête. Nakht, même s’il disposait visiblement de peu de confiance en lui, avait déjà l’air beaucoup plus courageux. Il le connaissait joyeux, enfantin et plein de vie. S’il n’avait pas eu cet étrange don, Yan aurait pu mettre énormément de temps à découvrir son secret car jamais, au grand jamais, il ne se serait imaginé qu’un petit mec comme ça pouvait cacher une si monstrueuse souffrance. Il était si habitué à le voir avec un sourire aux lèvres, l’énergie au maximum, presque comme un hyperactif que le voir à présent si fébrile frappait sa sensibilité dans le mille. Son cœur tout chamboulé, il se disait que lui ne pourrait pas faire comme lui. Être innocent, et se comporter l’air de rien. Surtout que Yan avait bien du mal à faire preuve d’un peu de légèreté. Il ne se montrait - presque -jamais sous ce jour, d’abord parce qu’il avait un tempérament calme de nature, et ensuite parce qu’il n’oserait pas. La littérature ne l’avait donc pas seulement ouvert, elle l’avait aussi fermé dans un monde. Il s’imposait des règles, comme celles qu’on trouve au théâtre. Il donnait une grande importance à son image, bien qu’il avance sans cesse qu’il s’en fiche. Alors maintenant qu’il connaissait la vérité, il admirait un peu Nakht, et l’enviait malgré son triste sort. La vie ne semblait pas se montrer très tendre avec lui, Yan lisait dans son regard que sa maladie apportait avec elle un bagage de peines toutes bien différentes mais liées dans un même temps. Surement que comme il était en train de faire, des tas d’autres personnes devaient vouloir lui remonter le morale, lui changer les idées. Certaines souhaitaient surement qu’il se ménage, et le protéger un peu plus en tentant de le limiter. Yan les comprenait et même, il se conduirait comme elle si Nakht faisait partie de ses proches. D’ailleurs, c’était un peu ce qu’il était en train de faire à ce moment même. Sans parler d’une remontrance, il lui faisait tout de même un peu la morale. Le pire dans tout ça, c’était peut être le fait qu’il lui donnait des conseils qu’il n’appliquait pas lui-même. Lui n’avait rien dit après la mort de sa mère, il ne s’était jamais au grand jamais confié sur ce sujet. Mais il voulait que Nakht parle de sa maladie avec quelqu’un. Disons, qu’il ne souhaitait pas le voir sombrer comme lui. Peut être que pour le moment il gardait la tête hors de l’eau mais cela allait bien finir par le rattraper et là, il allait avoir besoin de quelques bouées de sauvetage ou en tout cas au moins une. « Je ne peux pas ... Je n'y arrive pas ... Ils sont tous là à me regarder comme si j'allais crever, tous. Je veux pas que l'on me couve en disant que c'est bien pour ma santé.. » Yan se mordit la lèvre, gêné de le voir aussi fébrile. Il avait l’impression d’avoir un petit chiot battu devant lui, ou un orphelin autrefois maltraité. Comment le rassurer ? Yan caressa encore sa joue, esquissa un sourire, et la lui pinça ensuite. « Les gens qui font ça, le font parce qu’ils t’aiment. » Souffla-t-il. Difficile de trouver les mots pour ce genre de situation. Y avait-il seulement quelque chose de juste à lui dire ? « Tu n’as qu’à leur dire que tu veux être traité comme n’importe qui, ils comprendront si tu leur expliques. Enfin, je crois. » Il lui conseilla de ne pas s’enfermer, de ne pas rester seul, et sur ces dernières paroles, il se leva pour aller ranger les livres. Il n’en aurait plus besoin de toute manière.

Bien sur qu’il ressentait quelque chose, quelque chose de très intense même. Cette discussion le faisait réfléchir et surtout, il se sentait comme de plus en plus attaché à ce bonhomme. Quelque part, il l’avait attendri. Découvrir qu’il n’était pas qu’un sale gosse avait fondre son cœur. Pas parce qu’à présent il était un sale gosse malade, non, parce qu’il le voyait à présent tel qu’il était : un gamin paumé et un peu seul. Il lui rappelait un autre môme, un môme qu’il avait bien connu : lui-même. Il souffla en souhaitant vraiment à Nakht de ne jamais devenir comme lui. Un mec dans une forteresse ne peut pas profiter de la vie. Voilà longtemps qu’il n’en était plus capable. « Comment ... Comment as-tu compris que je te mentais ? » Aussitôt, un sentiment de culpabilité l’envahit. Sans lui demander son avis, il avait violé son esprit, son intimité. Il lui avait pris une partie de ses souvenirs. Il s’était permis une telle intrusion alors que lui-même ne pourrait supporter la même. Il se massa la nuque comme pour calmer ses nouvelles angoisses et son léger stress. Il n’allait rien lui dire et Nakht ne découvrirait jamais la vérité. Comment le pourrait-il ? « Cela se voyait. Je l’ai .. hm .. deviné. » Il haussa les épaules comme si c’était évident, et rangea le dernier livre à sa place avant de se remettre debout. Il croisa ses bras sur sa poitrine et fixait en même temps le jeune garçon. Bizarrement, il n’avait plus envie de l’éviter, de lui faire faux-plan, ou de le planter là. Il préférait rester un peu, jusqu’à ce que Nakht décide de partir de lui-même en fait. « Si je suis venu ici... Ce n'était pas vraiment pour parler de ça... Je me suis enfuis de l'hôpital... » Yan revint calmement prendre place à côté de lui, ou plutôt, il tira la chaise pour être face et près de lui. Un coude sur sa propre cuisse, et sa joue contre la paume de sa main, il ne le lâcha pas du regard. Il souriait même. Il ne s’agissait pas d’un sourire compatissait ou qui se voulait chaleureux et réconfortant, mais plutôt d’un sourire attendri par ce qu’il venait de lui dire. « Je venais aussi ici quand ça allait mal, même si moi, je n’harcelais pas un pauvre bibliothécaire. » Il espérait avec cette phrase le faire au moins un peu sourire. Juste un peu, il ne demandait pas non plus le maxi smile. « C’est un peu coupé de tout une bibliothèque. Il n’y a jamais de bruit puis y a qu’à prendre n’importe quel livre pour fuir la réalité. Je n’ai jamais aimé ça la réalité, le présent ou quoi. Il est tellement plus facile de penser à autre chose, de vivre dans un autre univers. Mais je ne crois pas que ce soit bon. » Il pointa sa tête. « On risque un petit dérèglement à ce niveau. » Yan était en tout cas totalement déréglé puisqu’il vivait dans le passé et quasi uniquement dans le passé depuis de longues années. Il soupira bruyamment, et se redressa, le dos contre la chaise. « Tu veux un café ? Un cacao ? ça te ferait du bien. » Il adressa un petit sourire à Nakht, et passa une main dans ses cheveux, la laissant retomber dans sa nuque pour approcher son visage du sien. « Je te préfère quand même quand tu me déranges dans mon boulot. » Il rit légèrement avant de se lever. « Alors, tu viens ? »




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∆ MY CRAZY SPELLBOOK : Est toujours en guerre avec sa famille. Reproche à son père la fuite de sa mère, et à Yurin de lui prendre sa place. A une malformation cardiaque qui l'empêche de faire trop d'effort -secret- . Abandonné par sa mère à cause de ça, à ses six ans -secretaussi- . Fait autant de danse qu'il peut, trouvant cela défoulant. Parle beaucoup pour ne rien dire. Garde toujours un taser et une paire de menotte dans ses poches. devient plus entreprenant sans son piercing à la langue.
MessageSujet: Re: once again, you can find out just how annoying you really are.   Dim 4 Nov - 16:22


Jusqu'à maintenant, tu t'es toujours imaginé une autre vie. Tu as fuis la tienne comme si cela pouvait t'aider à avancer. Plus de maladie, plus de famille. Tu te voyais dans une grande maison, avec un père génial toujours prêt à jouer avec toi et une mère parfaite qui serait là pour t'expliquer les choses. Tu te dessinais un portrait hors du commun, avec une allure de sportif et des jambes d'athlètes. Un coeur autant en or qu'en béton. La chose que tu rêverais tant au monde. Si Yan se plonge facilement dans la magie d'un roman, toi, tu te laisses aller à la noirceur de tes désirs. Ce n'est pas une bonne chose, c'est même néfaste. Ainsi, tu restes bloqué dans un monde qui n'est pas le tiens. Tu te laisses aller à des choses qui n'existe pas. Tu rêves éveillé. Parfois, tu espères même n'avoir jamais quitté l'égypte, d'y avoir vécu toute la vie jusqu'à maintenant avec ta véritable mère et ton père. Pas de séparation, pas de fuite. Mais rien n'est vrai. Rien n'est comme tu veux. Ce que tu crois en surface n'est qu'une chimère qui t'envahit et finira par te laisser dépérir. Car ce qui se trouve en profondeur est bien différent. Peut-être te cherches-tu, peut-être te rêves-tu. Mais chaque jour qui passe, tu comprends que tes pensées ne sont qu'imagination. Que ton père cesserait un jour de s'inquiéter pour ton sort, que ta belle mère baisserait les bras à te voir si réticent... Quant à ta mère, elle ne reviendra jamais dans ta vie. Cela fait onze ans qu'elle n'y est plus, effacé, rayé, viré. Son image disparaît de plus en plus de ta mémoire, te laissant des souvenirs sans visage. Et tu ne trouves personne à qui en parler... La seule fois où tu as essayé avec ton vieux, tu as fini en larme enfermé dans ta chambre. ça fini toujours en crise avec lui. Alors être là, dans cette bibliothèque, c'est comme être dans un endroit coupé du monde. Une sorte de paradis, même si tu n'aimes pas particulièrement les livres. Ce garçon, Yan, il est comme le gardien de ce jardin secret. Pour toi, chaque bouquin renferme une histoire. Chaque récit est la vie d'une personne, vécu ou non. Quand tu y penses, c'est un lieu étrange que tu ne pourrais jamais comprendre. Tant de personne on passé des années à formuler ces romans, y laissant sûrement beaucoup d'arrière eux. Peut-être pensait-il que leurs lecteurs y trouveraient quelque chose. Une façon de s'identifier à leurs paroles, à leurs écrits. Comme les documentaires. Est-ce une façon d'apporter de l'aide à quelqu'un, même indirectement ? Tu te dis, en observant les nombreuses étagères, que ces livres sont des souvenirs précieux. Que les auteurs sont sûrement mort aujourd'hui, mais que leurs mots restent. Au fond, tu voudrais que ce soit pareil pour toi. Que même si tu meurs un jour, qu'il reste une chose dans ce monde en ta mémoire. Une chose que tous pourrait voir et se dire 'tiens, quel brave enfant'. C'est idiot, si enfantin. Pourtant la réalité de rattrape vite et malgré toi. Ta vie n'a rien d'un recueil et tu n'as rien d'un héros. Au contraire, tu ne supporte plus le regard des autres, cette pitié, tu n'y arrives pas. Mais à force de te refermer sur toi, on va finir par t'ignorer et tu resteras coupé du monde... Ce n'est pas ce que tu cherches, mais tu t'enlise sans vraiment le vouloir. Une sorte d'instinct idiot. Ses doigts sur ta joue te raccroche malgré toi à la situation présente. Et qu'il te pince, t'arrache une grimace. Parce qu'ils t'aiment ? Tu analyses difficilement ses mots, cherchant un sens. à quoi bon essayer si les gens persistent ? Tu as déjà essayé avec ton père, et il ne cesse d'être aussi envahissant. « Je leur ai déjà dit ... Mais rien n'y change. » Peut-être ont-ils juste peur de te perdre ? Tu n'as jamais pensé à ça, jugeant à mal ton géniteur à cause de ta situation familial. Le fait que tu sois délaissé par ta mère et obligé de vivre avec une autre femme. Tu n'as jamais essayé de comprendre ton père, d'entendre sa tristesse, ou d'examiner son visage tiré par la peine. Tu es un fils indigne qui juge sa propre famille comme des étranger.

Mais comment avait-il su par lui-même que tu mentais ? C'est la question qui franchit tes lèvres, incertaines mais bien vrai. Il t'avait laissé parlé de "ton ami" sans rien dire, alors qu'il avait comprit que tu parlais de ton problème. Pourquoi ? Pourquoi n'avoir rien dit jusqu'à maintenant ? Il aurait pu t'interrompre, te couper la parole, juste pour te faire remarquer de dire la vérité. Mais non. Il a attendu le dernier moment, quand tu craquais le plus, pour te faire revenir dans le vrai. Tu aurais pu te sentir blessé, offusqué, mais à la place de tout ça, tu voyais en lui comme une sorte de confident. Pouvoir en parler pour alléger un peu ton coeur. à part ton père et Hyo Rim, peu connaisse ta maladie. Mais même avec ta meilleure amie, tu n'oses t'éterniser sur le sujet, de peur qu'elle en fasse trop. Du coup, parler avec Yan est plus simple, bien que tu es débuté par un mensonge. ça se voyait ? Lit-il en toi comme dans un livre ouvert ? Ce serait le comble d'un bibliothécaire, quand même. Mais il l'avait deviné, cela veut-il que tu mens très mal. Quiconque à qui tu pourrais te confier indirectement comprendrait que tu détournes la vérité à ton avantage. Alors tu ne le ferais sûrement plus. à commencé par lui. Tu n'es pas venu le voir pour causer maladie, mais vu que tu as fuis de l'hôpital, ce fut plus fort que toi. Voila qui était dit. Il savait la vérité et tu en avais légèrement honte. Un garçon normal se ferait soigné, mais toi, tu évites les médecins et leurs traitements à deux balles. Yan était revenu vers toi, suivit par ton regard hésitant. à présent, il se montrait plus proche, plus chaleureux qu'auparavant. Ce n'était pas un mal, bien au contraire. et sa remarque te fit sourire. Un minimum, certes, mais un sourire quand même. D'ailleurs, tu t'excusais de l'harceler autant d'un signe de la tête, les lèvres pincés et le regard désolé. Un livre permet de fuir l'instant présent. C'est ce qu'il venait de te dire et tu pouvais le comprendre. « Je suis bien trop impatient pour lire des livres... Je préfères le vivre moins même, découvrir quelque chose d'exceptionnel ... Et non rester enfermer dans un endroit aussi calme. » Après, tu venais ici surtout pour l'embêter, l'empêchant de travailler ou de lire. Ce n'est pas pour toi, tout ça. Même faire tes devoirs est ennuyant, et c'est le seul truc que tu te forces à faire sérieusement. Un dérèglement à ce niveau. à force de se plonger dans un bouquin, le cerveau doit perdre la notion du temps, de la réalité.. « Un cacao. » Ton sourire venait de s'élargir d'avantage en lui répondant. Il n'avait pas tord, ça te ferait vraiment du bien. Le coin de tes lèvres s'affaissa un peu quand tu vis son visage si près. Tu n'as pas l'habitude de cela, vraiment pas, et le rouge te monte rapidement aux joues. S'il le disait, cela devait être vrai. Mais ce n'est pas parce que tu as fait preuve de faiblesse aujourd'hui, que tu continuerais à le faire demain. « rassures-toi, je n'ai pas fini de t'embêter. » Tu lui disais franchement en reprenant ton sourire, tandis qu'il se levait en t'intimant de venir. Si tu ne lui avais pas parlé de ça, peut-être serais-tu resté cloîtré dans ta bulle ? Au fond, il t'a aidé sans que tu le remarques. « J'arrive. » Tu te levais aussi de ta chaise, le suivant sans en rajouter. Ton regard se posait un peu partout, jusqu'à se stopper sur une collègue à Yan. Que pouvait-elle penser de ça ? Avait-elle entendu votre conversation ? Que pensait-elle de l'attention particulière de Yan envers toi ? C'est idiot, mais tu te posais tellement de question, seulement en la fixant.


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MessageSujet: Re: once again, you can find out just how annoying you really are.   Dim 25 Nov - 10:12


En y songeant bien, Yan n’avait jamais eu un quelconque sentiment de haine envers le garçon. Comprenez-là qu’il ne le détestait pas et qu’il ne l’avait jamais détesté. Il se montrait habituellement froid avec lui, parce qu’il l’agaçait. Il l’envoyait normalement balader parce qu’il l’ennuyait. Cette fois, ce jour là, tout était différent puisqu’il apprenait à le connaître réellement. Il découvrait ce qu’il ne voyait pas. Pourtant, on ne pouvait pas dire qu’il le désirait, cela se passait juste sans qu’il veuille, et peut être que sans la discussion qu’ils avaient eue, il ne se serait jamais intéressé à lui. En fait, il aurait continué de voir en cette tête blonde, un gamin bruyant et perturbateur. D’ailleurs, il savait bien que rien de ce qui venait de se passer entre eux n’allait changer cela. Il était même persuadé que dès la prochaine fois, Nakht recommencera à l’enquiquiner, à lui poser mille questions, l’empêchant ainsi de faire son boulot et d’apprécier le temps passé à la bibliothèque. Seulement, à présent, l’image qu’il se faisait de lui était plus nuancé. Il ajoutait sa différence, et réalisait que les apparences pouvaient vraiment être trompeuses. Il est si facile de cacher des choses aux gens. Sauf que depuis son accident, plus personne n’était en mesure de se cacher de lui. Il lui suffisait d’un contact pour découvrir quelque chose, une chose horrible ou non. Ce qu’il avait fait pour apprendre la maladie de Nakht le faisait se sentir terriblement et affreusement coupable. Il n’aurait jamais dû lui voler ça. Peut être que le garçon préférait que personne ne le sache justement pour qu’on ne ressente pas cette pitié - si humaine - envers lui. En monstre d’égoïsme, en ne pensant qu’à assouvir sa curiosité mal placée, il l’avait mis à nu, presque violé. Il s’en rendait compte parce que le jeune Nakth lui demandait comment il avait su. Inévitablement, il se remettait donc en question. Avait-il eu raison de faire cela ? N’avait-il pas abusé de son pouvoir ? Qu’est-ce que Nakth en pensait ? Il ignorait si en parler lui avait fait du bien ou non. Lui qui détestait s’étaler sur ses sentiments, savait qu’il aurait détesté qu’on lui force la main de la sorte et se serait encore plus enfermé dans un mutisme. Mais chez certaines personnes, ouvrir son cœur de la sorte avait du bon et soulager. Yan n’avait jamais réussi à se détacher d’un poids de cette manière, son mécanisme était beaucoup plus compliqué. Alors il espérait réellement avoir aidé le jeune homme. Il n’avait pas voulu l’effrayer ou le blesser. Ce n’était pas son genre. Il l’avait déjà fait une fois, il ne se sentait pas le faire une deuxième fois. Il n’aimait pas ça, faire du mal aux gens. En tout cas, pas quand ils ne le méritent pas. Il lisait bien dans les yeux de Nakht combien celui-ci était innocent, combien il ne méritait pas tout ce qui lui arrivait. Voir un sourire sur son visage d’enfant le rassura, et il le lui rendit. Si il souriait, cela voulait dire que ça allait. « Je suis bien trop impatient pour lire des livres... Je préfères le vivre moins même, découvrir quelque chose d'exceptionnel ... Et non rester enfermer dans un endroit aussi calme. » Cela lui allait bien. Yan aurait adoré être un adolescent comme lui. Pas un qui s’enferme, un qui veut rien savoir des autres mais tout savoir du monde. Ceci n’est pas logique. Il hocha la tête de bas en haut, comme un grand sage. Il passa même sa main dans les cheveux blonds du garçon, les ébouriffa légèrement, avant de ne rapprocher son visage. Comme un grand frère, il lui proposa une boisson chaude pour qu’il se remette de ses émotions. Un cacao alors, comme les mômes. Il pouffa très légèrement de rire avant d’avouer qu’il le préférait quand même dans sa version sale gosse. « rassures-toi, je n'ai pas fini de t'embêter. » Là, il rit plus franchement avant de se redresser. Bien, voilà une bonne chose. Il regrettait déjà d’avoir dit cela, mais Nakht était plus agréable dans son insouciance qu’en petit garçon triste et perdu. « Tant mieux alors. » Il se leva, replaça quelques mèches de ses cheveux en grand maniaque, et invita Nakht à le suivre.

Normalement, aucun client ne devait mettre les pieds dans la salle de repos puis ils auraient très bien pu aller prendre un café dehors ou à la petite cafeteria de la bibliothèque mais Yan n’appréciait pas la foule ou plutôt n’avait pas la motivation pour l’affronter. Alors il poussa la porte en bois qui se trouvait derrière l’accueil, et laissa Nakht passait devant lui. La salle n’était pas très grande. Deux canapés, une table basse, et une autre grande table avec des chaises. Posée sur un petite frigo, il y avait la machine à café. Il prit une tasse, et une dosette pour faire du chocolat chaud. Il jeta un coup d’œil à l’horloge au-dessus de lui. Seize heures. Il devait fermer dans une heure. Il soupira, le temps passait trop vite ces derniers temps. Il apporta la tasse à Nakht et désigna le canapé. « Tu peux t’assoir tu sais. » Puis il retourna à la machine pour se faire un latte avant de ne prendre place aux côtés du blondinet. Quelle journée riche en émotions. Entre la visite chez le médecin, la vision qu’il avait eu de la petite fille, et la discussion avec Nakht, pfiuh. Yan n’était pas du tout habitué à cela. Il préférait tellement rester dans son coin qu’il en oubliait un peu ce qu’était la vraie vie. Il se protégeait sans doute trop. Peut être qu’il passait à côté de beaucoup de choses. Oui, sans doute. « Tu veux que je te ramène chez toi après la fermeture ? » Oui, Yan était prêt à faire cela. Il était prêt à le supporter encore plus longtemps qu’il ne le devrait. En fait, il se sentait comme investi d’une mission envers le garçon. Pas qu’il veuille le protéger ou quelque chose comme ça. Mais il avait l’impression de lui devoir quelque chose. Cela avait sans aucun doute à voir avec sa culpabilité. Il s’en voulait vraiment de s’être infiltré de la sorte dans son esprit, dans son intimité, dans sa vie. Bien sur, le jeune garçon n’en savait rien et n’en saurait jamais rien, mais malgré cela, Yan avait la sensation d’avoir une dette à payer envers lui.




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