Sometimes it lasts in love ; sometimes, it hurts instead ▬ Barbie ♥



 
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NEWS : UN NOUVEAU DESIGN AVEC LA SUBLIME KIM HYUN AH & UN ÉVÈNEMENT QUI VIENT TOUT JUSTE D'OUVRIR SES PORTES ! SOYEZ NOMBREUX !

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 Sometimes it lasts in love ; sometimes, it hurts instead ▬ Barbie ♥

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Lee Jung Wan
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MessageSujet: Sometimes it lasts in love ; sometimes, it hurts instead ▬ Barbie ♥   Mar 6 Nov - 17:43


Les jours passent et se ressemblent. Lundi, je suis assis à la bibliothèque. Voilà trois heures que je végète devant ces textes de loi que je dois lire pour mes cours de droit. Ma vue se brouille, ma main étouffe mollement un bâillement. Et alors que je suis sur le point de m’assoupir, un rire retentit et me tire de ma léthargie. Ce rire est léger et cristallin. Ce rire, c’est le tien. Mais lorsque je lève la tête et regarde autour de moi, je ne vois que des tables abandonnées et des rayonnages déserts. J’ai encore dû rêver de toi… Aussi, le lendemain et le surlendemain, je mets un point d’honneur à réprimer ce genre d’hallucinations. Cela me coûte bien des efforts, mais peu à peu, j’arrive à ne plus trop penser à toi. Cependant, le matin, je ne me drogue plus au café serré et me contente de simples verres de lait – ton breuvage préféré. C’est ma façon à moi de te garder quand même n peu auprès de moi. Pitoyable, n’est-ce pas ? Le pire est sans doute que les choses ne s’en tiennent pas là. En effet, quelques heures plus tard, le drama dans lequel tu apparais passe à la télé. Et comme un con, je ne peux bien entendu pas m’empêcher de regarder. Cela me torture tant qu’il m’est impossible de fermer l’œil de la nuit. Mais à mon réveil, j’entends mon téléphone sonner. Ton nom s’affiche sur l’écran. Je ne réponds pas, mais mes douleurs s’apaisent étrangement. Mes lèvres s’étirent même en un léger sourire : toi aussi, tu songes à moi.

« Lee Jung Wan-sshi… ? Lee Jung Wan-sshi ! Il y a cette jeune fille qui frappe à votre porte depuis une bonne demi-heure. Je sais que vous n’êtes pas sorti de la journée et que vous vous trouvez encore à l’intérieur…. Y a-t-il un problème ? Vous sentez-vous souffrant ? Faut-il que j’aille chercher le double des clés… ? Lee Jung Wan-sshi ! »

Une semaine entière s’écoule sans qu’une seule seconde, tu quittes mes pensées. Aucun de mes efforts ne parvient réellement à t’en déloger. J’en viendrais presque à croire que rien ne peut nous séparer. Je me surprends même à l’espérer. Je sais bien que l’amour éternel – le beau, le grand, le vrai relève surtout du domaine des contes de fée. Mais après tout, pour moi, notre histoire pourrait en être un. Il était une fois, dans un pays pas si lointain, une jeune et jolie princesse. Sa peau sentait bon la cannelle, et son sourire respirait la douceur et la bonté. Un beau jour, cet ange tombé du ciel est entré dans ma vie et dans mon cœur. Il m’est désormais impossible de l’oublier. Si Andersen lisait tout ceci, il rirait sans doute devant tant de maladresse et de naïveté. Mais il ne devrait pas faire preuve d’une si grande sévérité. Je ne prétends point l’égaler. Je suis même prêt à négocier. Il y a en effet bien longtemps que j’ai renoncé à « vivre heureux » et à « avoir beaucoup d’enfants ». Je n’en demanderai jamais tant. Moi, tant qu’on me laisse vieillir à tes côtés, je serai comblé.

« T-tout va bien. Je vais bien… Un instant, s’il vous plaît. J-J’étais au téléphone, c’est pour cette raison que je n’ai pas pu répondre plus tôt. Je n’entendais pas que l’on frappait. Laissez… Laissez-moi juste un moment. »

Le crétin que je suis se met donc à rêver et à divaguer. Un sourd optimisme me gagne en secret. Et lorsque samedi arrive, je m’imagine déjà pouvoir avoir un avenir avec toi. Agenouillé sur le parquet de la chambre à coucher, je fouille soigneusement les tiroirs de ma table de chevet. Après quelques minutes, ma main se referme finalement sur un petit écrin satiné. En son sein, sur un coussin de velours, se trouve un anneau en or blanc. L’opale qui le serti s’accorde à ton teint halé, le diamètre de la bague est adapté à la finesse de tes doigts de fée. Il n’y a qu’une seule personne au monde qui peut porter ce bijou, et c’est toi. Mais cela, tu ne le sauras jamais. Car précisément quand je me dis qu’il est peut-être, éventuellement, sait-on jamais… temps de t’offrir ce présent que je garde depuis plus de six mois, une violente nausée me fait me lever d’un bond. Mon cœur qui jusque-là palpitait d’exaltation se serre douloureusement et me rappelle qu’il ne pourra pas éternellement battre pour toi. Et fidèle à son habituelle cruauté et à sa légendaire ironie, le sort veut que tu frappes à ma porte à l’instant-même où ma poitrine se contracte le plus douloureusement. Je me dirige vers la salle de bain et essaie d’ignorer ta voix. L’eau qui coule à flot dans l’évier la noie momentanément. Mais j’ai beau me boucher les oreilles, cela ne suffit pas à faire barrage aux assauts de ma mémoire. Malgré moi, je me souviens du sourire ravi que tu as eu quand j’ai accepté que tu viennes chez moi aujourd’hui, de l’animation avec laquelle tu as commencé à m’exposer tous les projets que tu avais pour ce week-end, de l’enthousiasme avec lequel tu m’as lancé un « à samedi ». Depuis des mois, je te cause déceptions sur déceptions. A cette seule pensée, je sens un irrépressible sentiment de culpabilité m’étrangler. Mais que faire pour ne pas te blesser ? Il faut bien que je t’empêche de me voir dans cet état.

« Ah vous voilà enfin ! Vous devriez être plus attentif. Ce genre de choses risquent d’inquiéter votre petite amie. Quand j’étais plus jeune… »

Les supplications de la concierge qui est venue à ta rescousse en voyant que tu n’obtenais pas la moindre réponse ont raison de ma patience. D’un geste sec, je passe une dernière fois de l’eau sur mon visage et coupe le lavabo. Le reflet que me renvoie le miroir m’arrête un instant. Le teint pâle et les épais cernes que j’arbore vont sûrement t’interpeler. Il va me falloir diversion et encore te blesser. C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour t’éviter de remarquait quand quelque chose clochait. Mais cette idée ne m’enchante guère. Voilà sans doute pourquoi je mets tant de temps à rejoindre la porte d’entrée. A peine celle-ci se trouve-t-elle entrouverte que la vieille femme qui t’accompagne se répand en conseils et en bavardages. Je la laisse parler et hoche docilement la tête. Ce ne sont cependant pas les reproches que la gardienne m’adresse qui me font garder la tête baissée. Même après que celle-ci ait achevé son long discours et ait pris congé de nous, laissant planer sur nous un silence gêné, mes yeux demeurent rivés vers le sol. Si je demeure ainsi, c’est parce que j’ai bien trop peur de croiser ton regard. Mais la honte ne suffit pas à effacer cette envie que toute la semaine j’ai envie de te voir. Comment vas-tu ? Quelle robe portes-tu ? Souris-tu ou as-tu cette moue déçue qui me fait chavirer ? Toutes ces questions m’assaillent l’esprit, mais je joue encore les abrutis et me force à lâcher sur un ton impassible :

« J-Je suis désolé… J’avais oublié que tu devais venir. »

Menteur.


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∆ NATIONALITÉ : elle pensait être coréenne de pure souche, mais elle a des origines australiennes et s'appelle en réalité erika ...
∆ JOB : parfois comédienne dans un théatre, elle est aussi actrice dans des films et des dramas populaires.
∆ CÔTÉ COEUR : mon wannie oppa, il est trop le meilleur, ne, ne. ♥ mais c'est devenu si compliqué depuis que j'ai vu quincy...

MessageSujet: Re: Sometimes it lasts in love ; sometimes, it hurts instead ▬ Barbie ♥   Mer 7 Nov - 22:24



Tu me manques. La première chose qu’elle pouvait penser à chacun de ses réveils, seule allongée dans son grand lit recouvert d’un fin duvet blanc. Elle avait beau serrer sa peluche favorite contre elle, celle qui lui servait bien malheureusement très souvent de réconfort. C’était elle qui avait vu ses coups de blues, où elle était là pour lui rendre son beau sourire ; elle a aussi vu ses larmes et c’était encore elle qui les avaient souvent séchées. C’est tellement dur de vivre loin de la personne que l’on aime parce que celle-ci vous ignore, sans doute volontairement, souvent. Trop souvent. Elle n’était pas si naïve qu’elle voulait le faire croire, le montrer. Non, en fait, la jolie brune aux reflets caramélisés avait souvent eut le défaut de beaucoup réfléchir : surtout quand elle était seule. Elle s’était demandée s’il pouvait aimer quelqu’un d’autre qu’elle, s’il avait su trouver quelqu’un de bien mieux, quelqu’un qui sait le rendre heureux. Mais cela semblait lui paraître impossible : il s’agissait de Jung Wan, elle le connaissait bien mieux que quiconque et si elle se trompait sur lui, alors elle se trompait sur tout. Alors si ce n’était pas ça, pourquoi ? A encore y réfléchir de plus près, elle pensait que quelque chose n’allait pas. Peut-être avait-il un problème ? Est-ce qu’il ne croyait plus en elle ? Est-ce qu’elle lui avait fait quelque chose de mal ? Ou peut-être que ce n’était même pas elle le problème dans l’histoire. Plus les questions s’additionnaient dans sa tête, plus elle se sentait mal et oppressée. Elle culpabilisait, se disant juste que le malaise venait probablement d’elle et que dans le fond, même s’il ne venait pas d’elle, elle n’arrivait pas à poser des mots sur ses questions : et cela la blessait considérablement.

« … -sera ensoleillée aujourd’hui. Mais beaucoup de vent est prévu pour ce premier Samedi d’automne et il ne fera pas aussi chaud qu’espéré. Pensez donc à sortir couv- … » Elle coupait alors le son de la radio, émise par son réveil. Elle n’arrivait définitivement pas à le régler et il lui arrivait de s’allumer un peu à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit. Elle ouvrait encore une fois les paupières, fermées depuis si peu de temps. Elle ne dormait pas beaucoup ses dernières semaines, le manque sûrement. Le stresse aussi. L’impatience d’ailleurs. Tu me manques. Elle se frottait les yeux et se retournait alors pour fixer le plafond, si blanc, si intéressant ses derniers temps : elle en connaissait sans doute chaque millimètre par cœur, si bien qu’elle pourrait le voir les yeux fermés. Elle avait d’ailleurs remarqué une petite fissure dans la peinture, c’était pas rien tout de même. C’était comme si ce plafond était la pâle copie de son cœur. Vide, si vide. Avec cette toute petite fissure que, si elle n’est pas réparée, finira par tout briser. Elle soupirait. Son visage venait d’apparaître, son sourire resplendissant accompagné de son rire au creux de ses tympans venait briser le silence matinal. Elle passait une main sur son visage, se rappelant chacune des ses taquineries. Quand il lui tapotait la tête lorsqu’il était fier d’elle, lorsqu’il lui pinçait doucement la joue pour lui retirer sa moue de déception, mais surtout quand il appuyait sur son petit nez et qu’il lui racontait des histoires loufoques pour la faire rire. Elle se rappelait aussi quand il lui disait je t’aime, qu’il attrapait sa main, qu’il l’embrassait et qu’il caressait sa joue. Il avait souvent l’habitude de la prendre dans ses bras et de la faire marcher en la portant sur ses pieds, de jouer dans ses cheveux et d’humer son odeur, pouvant même deviner son parfum ou son gel douche, de prendre soin d’elle comme personne d’autre n’aurait pu le faire. Comment cela pouvait-il prendre fin un jour ? Elle ne voulait même pas l’imaginer. Elle aimait se rappeler, ça la réconfortait mais dans un sens, cela ne faisait-il pas que de l’enfoncer et la faire sombrer un peu plus ? Tu me manques. Oh oui, c’est le cas.

Finalement, elle trouvait la force de se lever, après un long moment. Elle n’avait pas remarqué qu’elle pleurait, trop perdue dans ses pensées. Elle sécha négligemment ses larmes d’un coup de manche et sorti de son lit. Elle ne portait que ses sous-vêtements, insupportant de porter quoi que ce soit quand elle dormait : elle avait toujours trop chaud de toute façon. Elle attrapa un de ses beaux jeans et un débardeur qu’elle enfilait rapidement. Si elle avait faim ? Pas vraiment et pourtant, elle n’avait déjà pas mangé à la veille. Tu me manques. Arrivée dans la salle de bain, sa pensée la stoppa nette, elle se souvenait d’un week-end avec lui. Leurs tendresses accumulées avaient terminées dans la salle de bain. Je vous laisse imaginer la suite. Il y avait une odeur de petit pain qui avait été l’élément déclencheur. Ce flashback était sans doute la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase. Il allait lui falloir des réponses, elle ne pouvait plus vivre ainsi, à douter constamment. Il avait bien fini par répondre la veille, un vague « à Samedi » et elle, elle avait bien tenté de continuer la conversation, mais c’était l’unique réponse qu’elle avait obtenue. Pourquoi ? Encore et toujours, elle ne pouvait être sûre que d’une chose : il y avait quelque chose qui n’allait pas. Tu me manques. Elle attrapait alors rapidement une tenue qu’elle avait préparé la veille, posée sur la chaise qui se situait dans un des coins de sa petite chambre au papier-peint d’un teint rose pâle. Elle avait aussi prit le soin d’ouvrir les rideaux pour laisser entrer le plus de clarté possible dans la pièce.

Bien sûr qu’hier elle avait été si heureuse de se rendre chez son petit ami après des jours de silence, elle avait même sauté de joie à l’idée de le revoir. Mais le fait de cette nuit étrange l’avait en quelque sorte refroidie. Tant pis, elle aurait des réponses plus tard. Tu me manques. Elle secouait la tête et allait alors se passer le visage sous l’eau froide pour bien se réveiller et chasser toutes ses pensées négatives. Elle avait choisi un jean de couleur sombre, presque noir, il était déchiré à l’avant et il était de type slim, ce qui lui donnait de très jolies courbes : elle les portait toujours à merveille, ça lui allait vraiment bien. Elle avait aussi choisi de faire dans le simple, un haut sombre, lui aussi avec une découpe courte à l’avant et assez longue à l’arrière, il y avait un motif d’ailes d’ange dessiné en strass à l’arrière. Elle se maquilla et se coiffa alors très simplement, elle n’aimait pas que cela soit très flashy, le tout était de rester naturelle. Même si elle allait voir son petit-ami, elle optait rarement pour des tenues et un style très extraordinaire. Un peu d’eyeliner, de gloss, un très léger coup de fond de teint et elle était prête ! Elle prit le soin de s’imprégner du parfum de rose que lui avait offert il y a un petit moment, à son anniversaire son petit ami. Elle n’en mettait presque jamais même si elle ne s’en séparait jamais, pas parce qu’elle ne l’aimait pas, mais plutôt parce qu’elle avait toujours peur de ne plus en avoir car la bouteille lui semblait se vider très vite. Tant pis : aujourd’hui, elle avait envie de lui faire plaisir.

Une fois sortie de la salle de bain, elle envoyait un SMS à une amie : c’était elle qui la raccompagnerait chez son petit ami. Le temps qu’elle arrive, elle prit un certain temps à se décider sur ses nombreuses paires de chaussures et c’est finalement sur une paire de talons noires qu’elle se laissait tenter. Elle avait d’ailleurs une petite raison sentimentale cachée là-dessous : c’était une paire de chaussures que son père adoptif lui avait conseillé de porter quand elle a passé ses auditions de théâtre, elles lui portaient chance en quelques sorte ! Son amie ne tardait jamais à arriver, elle attrapait alors une veste, toujours sombre pour ne pas casser le reste de sa tenue, elle vérifiait ensuite qu’elle avait prit son portable et son sac. Une fois qu’elle était sûre que tout était là, elle descendait les marches unes à unes de sa cage d’escalier comme si tout allait s’arrêter une fois dehors. Elle prit une longue bouffée d’air, il faisait plutôt bon dehors et le soleil qui se cognait contre son doux visage semblait lui faire le plus grand bien ! Elle grimpa dans la voiture en saluant son amie, une très bonne amie qui servait la plupart de temps de confidente. « Tu vas bien, ma belle ? Je t’ai vue tout à l’heure dans ton drama. Tu étais si jolie et talentueuse, j’étais fière d’être ton amie. » Elle avait toujours le don de lui remonter le moral, en guise de réponse, la jolie brune aux reflets caramel lui offrait un doux sourire. Mais ce n’était pas son habitude, Ae Ri était une femme pétillante parfois un peu trop bavarde, et le fait qu’elle ne parle pas l’avait bien sûre mise sur la route du doute. « Ouh… Toi ça ne va pas… C’est ton prince qui te malmène ? » Elle avait relancé le sujet. La plus jeune soupirait alors. Son visage venait de réapparaître dans le pare-brise jusqu’à ce qu’un des rayons du soleil l’aveugle et qu’elle fut forcée de plisser les yeux. Tu me manques, Jung Wan. Un petit malaise s’était alors installé, elle se contentait de détourner le regard en hochant la tête. Touchant un point sensible, l’ainée se montrait alors respectueuse et continuait de rouler en silence, sans poser de questions, augmentant un peu plus le son de la radio.

Durant le trajet, la brunette semblait inquiète, elle se demandait comme elle devrait se comporter, tout comme elle se demandait comment allait la recevoir son beau brun. Est-ce qu’elle devait lui sauter au cou et lui hurler qu’elle l’aimait ? Non, ce n’était pas vraiment faisable étant donné les circonstances. Allait-il réellement lui ouvrir la porte ? Peut-importe, elle n’eut pas le temps d’imaginer de grandes choses en plus, elle sortait de ses pensée lorsque la voiture se stoppa devant un immeuble, son immeuble. Tu me manques. Elle saluait son amie et la remerciait d’une très faible voix, elle lui répondit qu’elle viendrait la rechercher et qu’elle n’avait qu’à lui renvoyer un message pour lui dire à quel heure. Ae Ri hochait alors la tête et lui fit signe, regardant la voiture s’éloigner au loin. Elle soupirait alors longuement, levant le regard vers les fenêtres pour voir s’ils étaient ouverts, et ce ne fût pas le cas. C’était un peu étrange de sa part, mais cela ne la fit pas plus réagir que cela, elle se disait alors bêtement qu’il avait été au lit tard la veille du fait de ses études. Elle montait les marches et fixait la porte longuement, ne sachant pas comment agir face à elle. C’était pourtant simple, il lui suffisait de frapper non ? Simple comme bonjour. Elle optait pour une solution plus douce s’il dormait : elle sonnait. La sonnerie n’était pas un gros DONG comme chez elle, un bruit alarmant qui pouvait vous faire sursauter. Non, chez lui, c’était une petite sonnette presque à peine audible, douce, comme une mélodie. Elle avait baissé le regard, pensant qu’il l’aurait entendu, quelques temps après, elle s’impatientait et frappait une première fois doucement. Il ne semblait pas y avoir de bruit à l’intérieur de l’appartement. « Jung Wan ? » demandait-elle presque collée à la porte pour que sa voix porte au travers de celle-ci. Elle continuait alors de frapper, un peu plus fort.

Quand soudain, la concierge de l’immeuble qui passait par là s’approchait d’elle. « Monsieur Kim ne répond pas ? Il doit se sentir malade, encore… Aigoo, pas qu'il ait fait un malaise ou quoi que ce soit ! » Malade ? Son Jung Wan était malade ? Première nouvelle, elle se demandait pourquoi il ne lui en avait pas parlé avant, ce n’était donc rien de grave ? Ou alors si, peut-être. Elle n’eut que le temps d’arquer un sourcil avant que la vieille femme reprenne la parole. « Excusez-moi, vous ne semblez pas au courant. Et de plus, je suis une vieille femme curieuse, vous n’habitez pas ici… Dites-moi. Qui êtes vous ? Il me semble vous avoir vu quelque part, mais où ? Je ne m’en souvient plus, aigoo… » Elle étendait un très sourire à la vieille femme. C’était peut-être mieux qu’elle ne se souvienne pas, Ae Ri n’avait pas vraiment envie de la voir rester derrière la porte en permanence ou quoi que ce soit. Elle saluait alors la dame par politesse, s’abaissant un peu. « Je suis la petite amie de Jung Wan, je ne crois pas que l’on se soit déjà croisée, Madame. Oui, il ne me répond pas depuis quelques minutes maintenant… » Une petite lueur s’éteignait dans son regard. La dame eut une réaction qu’elle trouvait alors très étrange. Elle se précipitait sur la porte en hurlant presque, tapotant à la porte presque comme une sauvage. Dans l’incompréhension, la jeune femme n’eut aucune réaction que de regarder la porte s’ouvrir finalement quelques temps après. Il avait l’air endormit, ou plutôt très mal en point. La brunette détournait un moment le regard, se décidant d’entrer pendant que la concierge se contentait de sermonner son petite ami comme une mère le ferait avec son enfant. Elle saluait la bonne femme avant que la porte ne se referme. Un silence. Un gros blanc. Quelque chose clochait. Tu me manques. Cela lui brûlait les lèvres, elle mourrait d’envie de le lui dire, enfin. Il était là devant lui. Quand soudain, quelque chose dans son oreille se glissait sournoisement pour venir lui briser le cœur…

« J-Je suis désolé… J’avais oublié que tu devais venir. » Quoi ? Son cœur manquait de s’arrêter. Il était sérieux ? Ca ne se voyait pas, il semblait mentir. Il venait par contre de profondément la blesser. Elle aurait au moins espéré qu’il l’accueillerait mieux que ça, qu’il l’ai au moins attendue aussi impatiemment qu’elle. Elle fixait ses pieds un moment avant de retirer ses chaussures à talon pour pouvoir rentrer dans l’appartement. Elle relevait un regard vers lui, longuement. « C’est pas grave que t’ai oublié. Je vais pas rester longtemps, si je te dérange. » Cela ne lui ressemblait pas non plus, d’être aussi dure avec lui. Elle n’aimait pas cette sensation et quelques secondes avaient largement suffit pour lui procurer assez de remords pour s’approcher et l’enlacer. Elle s’était emportée sous l’effet de la blessure. Il l’avait oublié, elle… Même si elle se doutait qu’il mentait pour lui cacher quelque chose – c’était flagrant, elle le connaissait très bien – ce n’était pas une raison suffisante pour lui faire du mal. Elle posait alors doucement ses mains sur ses joues pour relever un peu son visage, le regardant un petit moment avant de l’embrasser très doucement en guise tout d’abord de bonjour, mais aussi pour se faire plus ou moins pardonnée pour son attitude précédente. « La concierge m’a dit que ça n’allait pas. Tu es malade ? » Tu me manques tellement, Jung Wan. C’était ça, qu’elle devait dire avant toute chose et pourtant, quelque chose l’empêchait de le faire... Elle restait alors contre lui, profitant de sa chaleur, espérant juste qu’il ne la repousse pas. Il avait accepté de passer sa journée avec elle. Elle ne désirait qu’une chose : qu’elle soit comme toutes celles d’avant… Etait-ce trop demandé ? Tant pis s’il ne répondait pas à ces questions pour le moment, qu’il prenne son temps.

tenue: avant&arrière.
Spoiler:
 



“ I’m fine without you. I am doing well without you ... Sometimes I meet with my friends, for a drink and even smile. There’s a lot of comfortable things about being alone ; there’s no need to dress up, there’s no need to wait for your call, there’s no need to be in pain because of you. I'm sorry... 'Cause I love you. ”


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MessageSujet: Re: Sometimes it lasts in love ; sometimes, it hurts instead ▬ Barbie ♥   Ven 9 Nov - 22:56


« Malade ? Mh… très gravement. »

‘Il vaut mieux en rire qu’en pleurer.’ Quand mes frères cassaient mes jouets, quand je me blessais, quand ma petite sœur mourait… voilà ce que ma mère me répétait. Bien évidemment, j’ai toujours pensé qu’elle se trompait, qu’elle se contentait de sortir l’une de ces phrases creuses et vides de sens pour vaguement m’apaiser. Puis un jour, j’ai compris. J’étais assis dans ce cabinet, froid et aseptisé, l’esprit tout occupé de cette dissertation qu’il me restait à achever. Deux femmes qui attendaient aussi leur tour bavardaient et parlaient de ce qu’elles comptaient préparer pour le dîner. Puis le docteur est finalement apparu, m’a fait entrer et m’a annoncé que j’allais crever. Et tu sais quoi ? Mon premier réflexe était de m’esclaffer. Ae Ri-ah… Ne me regarde pas comme ça. Toi aussi, tu aurais ri. Car se dire que bientôt on sera à jamais séparés, c’est nécessairement se fendre d’une grossière plaisanterie, n’est-ce pas ?

« … Ottoke ? Les médecins disent que cela peut être éventuellement être opéré, mais qu’il y a très peu de chance pour que l’on puisse réellement soigner. »

La frontière entre les larmes et la joie est si fine. Rêve ou réalité, mensonge ou vérité, maladie ou santé… finalement, tout est si fragile. Mon existence elle-même ne tient qu’à un fil. Chaque jour est pour moi un nouvel exercice de funambule. Au moindre coup de vent, je chancèle et peux basculer de vie à trépas. Et même si cela est effrayant, je continue d’avancer sur cette corde raide tendue au-dessus de tant de précipices et de gouffres béants. Chacun de ces abimes m’appelle et veut m’attirer de son côté. En ce moment-même, me voilà tiraillé entre la nécessité de te repousser et le désir d’encore et toujours t’enlacer. Cédant un instant à la tentation, un bras autour de ta taille et ma main gauche s’égarant dans ta chevelure dorée, je te tiens fermement contre moi. Tu me sembles si proche et devrais pourtant être si loin. Toi, tu as encore de longues et belles années devant toi. Ta carrière commence décoller. Le ciel est à portée de ta main. Mon ange, ne me laisse pas te retenir et t’enchaîner.

« Il paraît que le problème vient du cœur. Tu sais bien à quel point ces choses-là sont compliquées… »

A regret, je desserre mon étroit et recule de quelques pas. Ma tirade se poursuit sur un ton neutre, alors que je te tourne le dos et me dirige vers le salon. Mon visage risquerait de trahir mes émotions. La gravité qui pèse sur chacun de mes mots doit déjà t’interpeler. Pour retrouver un minimum de légèreté, je me distrais comme peux, m’amusant négligemment avec le paquet de cigarettes qui traîne sur la table de la salle à manger. Tu n’a jamais aimé savoir que je fumais. Tu dis que c’est parce que l’odeur du tabac t’a toujours importunée, mais moi, je sais que c’est surtout parce que tu t’inquiètes pour ma santé. Oh si seulement tu savais….

« Oui, c’est le cœur… Selon les docteurs, ces derniers temps, il fait n’importe quoi… I-Il.. Il s’emballe quand je te vois et s’arrête quand tu t’en vas. Et je ne te parle même pas de tous les battements qu’il rate lorsque tu te trouves près de moi. »

Un rire forcé naît au fond de ma gorge et secoue brièvement mes épaules. Il emplit un instant l’air froid de la pièce, mais s’avère incapable de réchauffer l’atmosphère. Il faut reconnaître que les traits d’humour n’ont jamais été mon fort. Mêler cela à une déclaration d’amour, maladroite et gauche comme je sais si bien les faire, n’était sans doute pas la meilleure des idées. Mais c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour éviter de te blesser. L’efficacité d’un tel plan laisse peut-être à désirer, mais au moins, toute cette farce me dispense de t’avouer la vérité et de t’attrister. Après tout… ‘il vaut mieux en rire qu’en pleurer.’

« Ce qui les inquiète tout particulièrement, c’est que le mal a gagné du terrain. Il a par exemple touché les yeux. Désormais, ces deux grands nigauds refusent de voir autre chose que toi. Les spécialistes disent que je souffre d’une terrible addiction. Selon eux, pour moi, le seul remède serait de me sevrer et de me tenir à l’écart de ce qui m’a réduit à cet état. »

La comédie continue, tandis que je me retourne vers toi, avec une moue mi-moqueuse, mi-taquine. Ce fantôme de sourire ne parvient pas réellement à animer mon regard. Mais une lueur badine, spectre de mon caractère d’autrefois, y brille toutefois un instant. De surcroît, un nouvel éclat de rire franchit la barrière de mes lèvres. Cette fois, le son est plus gêné que contraint. Je ne suis pas un grand séducteur. Débiter de telles sérénades, si empreinte de clichés et de sentimentalité, n’entre guère dans mes habitudes. Le type pudique et peu loquace que je suis d’ordinaire ne peut que rougir de s’entendre parler ainsi. C’est pourquoi j’achève le tout dans un murmure embarrassé, les yeux baissés.

« Qu’est-ce que tu en penses ? … Tu crois que cela m’aiderait ? »

Tout est si fragile. Ma vie elle-même ne tient qu’à un fil. Tant bien que mal, je poursuis mon chemin. Mais peu à peu, je sens le sol se dérober sous mes pieds. Ae Ri-ah… si je devais tomber, est-ce que tu me rattraperais ?


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