i remember the first time ⸗ noah. ♥



 
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NEWS : UN NOUVEAU DESIGN AVEC LA SUBLIME KIM HYUN AH & UN ÉVÈNEMENT QUI VIENT TOUT JUSTE D'OUVRIR SES PORTES ! SOYEZ NOMBREUX !

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 i remember the first time ⸗ noah. ♥

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vampire ⸗ i am a blood sucker.
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Hwang Kolya
vampire ⸗ i am a blood sucker.


∆ BLAZE : hoshi / naïon.
∆ AVATAR : jung il hoon - btob.
∆ messages postés : 63
∆ ici depuis le : 03/11/2012



∆ ÂGÉ(E) DE : 19 ans d'apparence, 122 ans en réalité.
∆ DE SEXE : Masculin
∆ NATIONALITÉ : coréenne. (...)
∆ ÉTUDES : deuxième année en neurosciences.
∆ CLUB(S) : musique ; violon.
∆ JOB : barman, la nuit.
∆ CÔTÉ COEUR : mort, c'est mort. c'est dur à comprendre ?

∆ MY CRAZY SPELLBOOK :
i remember the first time.
ft. noah.
your dear innocence boiled to feed the evil in need of fear.
ft. saehee.
MessageSujet: i remember the first time ⸗ noah. ♥   Ven 16 Nov - 2:28


i remember the first time.



Quand un cœur cesse de battre, il est coutume de dire que la vie continue malgré tout, que rien ne s'arrête pour autant de fonctionner sinon le pauvre organe que la mort a choisi. Il en va ainsi du cycle de la vie. Disparaître aux yeux des autres n'est rien de difficile, être oublié l'est parfois moins encore. Oui, la Terre tourne toujours aussi vite, le soleil se lève toujours à l'est et se couche toujours à l'ouest... et c'est malheureusement ainsi. Pourtant, cet inoubliable jour marqué par le sang, cet horrible jeudi de mille neuf cent vingt-neuf, fut la fin de tout un monde pour Kolya. A cause... d'un cœur qui s'était arrêté... de battre.

- 7 novembre 1929.
Les battements de son cœur ne lui avait pour ainsi dire jamais manqué. Et pour cause, Noah avait toujours pris soin de lui faire sentir les siens. Torse contre torse, le petit vampire pouvait aisément s'imaginer que sa vie redémarrait, que tout allait enfin s'éclaircir sans rien laisser de sa mort sur la planète. Yang Noah avait un cœur pour deux qu'il partageait bien volontiers, semblait-il. Il n'était pas plus égoïste concernant son sang qui faisait office de repas au boucher qu'était le blondinet à cette époque. Kolya en était tellement amoureux ; doux et peu amer, c'était la saveur idéale. Il n'aurait fait une croix dessus pour rien au monde et le gardait bien à lui tant que le propriétaire s'en accommodait. Il n'y avait pas à craindre un quelconque revirement de situation, Noah était soumis, tant par le sang que par le sexe. Si jeune et si parfait, si plein de vie et d'amour. Il y avait certes de quoi en profiter pleinement et se laisser aller par les aléas de la vie. Ce qui n'était au départ qu'une simple entraide, soit disant, devint bien plus pour chacun d'eux. Kolya ne l'avouerait jamais, bien sûr, mais il était attaché à ce petit humain gringalet et jovial qui ne jurait que par lui. Un peu trop, sans doute, pour que rien ne l'atteigne à son égard. Pauvre petit vampire qui ne savait pas ce qu'était l'amour ; il en était pourtant bel et bien victime, et ce sans le savoir vraiment. De légers soupçons, certes, de petits doutes, parfois et puis un déni trop conséquent, la plupart du temps. En tout cas, il ne se pressait pas pour réaliser quoi que ce soit, puisque de toute façon, il n'avait pas envie d'être amoureux. Non, non et non.
Oh... Il y avait bien une chose qui faisait de lui un homme aussi faible qu'immortel : le cœur de Noah. On y revenait, encore et toujours, quand l'on tentait d'analyser la vie de Kolya, oui. Il mettait un point d'honneur à veiller sur ses battements, son ouïe aiguisée et dressée à l'écoute des palpitations cardiaques étant bien capable de repérer celui de son inavoué amour à plusieurs mètres, tant la concentration de son cerveau était forte. Alors imaginez... quand ça s'est arrêté... de battre.

La douce dépression du sang dans les veines, le cœur qui se dessèche, qui se tarit, qui s'endort à mesure que les paupières se ferment. Le tambourinement perpétuel qui s'affaiblit, malheureusement éphémère pour tout homme. L'air qui quitte peu à peu les poumons et l'âme qui s’échappe de son corps. Et le silence. Pesant. Anormal. Triste. Il fallut à Kolya une dizaine de minutes pour mettre un doigt sur l'étrange sentiment qui s'était alors emparé de lui. Ce fut si long... Jusqu'à ce qu'il comprenne que le cœur qui lui offrait tant de bonheur s'était éteint. Il ne l'entendait plus. Ce n'est que lorsqu'il vit Noah debout, les yeux ouverts, le sang plein la bouche, qu'il comprit que la mort n'avait emportait personne. Malheureusement.

Sparkling angel, I couldn't see
Your dark intentions, your feelings for me
Fallen angel, tell me why ?
What the reason, the thorn in your eye ?
* * *
Il avait faim, ce pauvre vampire. La tristesse commençait à peser lourd sur la balance de sa vie, en directe concurrence avec l'éternité à laquelle il était enchaîné, ce pourquoi il n'avait pas trouvé l'envie de percer une quelconque petite veine depuis deux jours déjà. Son acuité visuelle en était considérablement réduite et la nuit profonde, ce soir-là, lui rappelait celles de son Vivant. Si noire, si peu rassurante. Il n'y avait de sensation plus pénible que celle-ci. Après cent-trois ans de viles vagabondages, à courir de rue en rue sans ne se soucier de rien, comme si seul le vent était encore en droit de rester sur son passage, c'était relativement difficile. Kolya ne savait plus trop quoi faire, désormais. Se laisser mourir de faim, en espérant seulement que la mort puisse l'emporter ainsi, attendre que les rayons du soleil ne touchent sa peau pour l'affaiblir davantage ou trouver une source même infime de sang, servie sur un plateau si possible. Il ne pourrait pas se contenter de corbeaux et autres oiseaux attrapés à la volée indéfiniment, il le savait, mais ces trois gouttes de sang étaient loin d'être suffisantes, évidemment. Il ne se sentait pas très bien. A quoi cela servait-il d'être mort si c'était pour se sentir si misérable ? Les mystères de l'existence. Après quatre-vingt trois ans loin des plaisirs de la vie amoureuse, à se torturer de cette trahison qui lui restait en travers de la gorge, chacun des sourires de Kolya étaient faux. Ils naissaient de la plus grande sincérité du monde, mais ce n'était qu'une volonté de tout cacher, autant aux autres qu'à soi-même. Alors il avait le sourire, ce petit brin de splendeur sur le visage, marchant il ne savait où vers il ne savait quoi. Le pas lent, la motivation au plus bas, il se laissait porter par le courant. Ça ne le mènerait nulle part, bien entendu. Mais pour maintenant : qui vivra verra. Et le vampire était sûr et certain de vivre. Il n'avait pour seule compagnie que l'espoir de quitter un jour ce monde, de toute façon. Seulement ça. A chacun ses secrets...
Kolya tourna finalement au détour d'une ruelle dont la noirceur égalée celle du ciel et ce fut à cet instant précis qu'il le perçut. Ce cœur qui battait à tout rompre, à n'en plus pouvoir. L'odeur du sang dérangea finalement ses narines et... Mmmmh. Bonne odeur de massacre sanguinaire. L'immortel pressa le pas, se dirigeant vers la jeune femme, mordue de toute part. C'était... des restes ? La pauvre hurlait de douleur. Les pupilles de Kolya rougirent, incontrôlables, ses canines aiguisées de demandaient qu'à sortir. C'était l'occasion rêvée. Avant que son cœur ne lâche de lui-même, mieux valait en profiter et s'offrir un repas bien mérité maintenant que la faim le poussait à se nourrir. Il se pencha doucement vers elle, s'accroupissant ensuite pour caresser ses cheveux. « C'est fini, maintenant. Plus qu'une petite morsure et tu t'en vas... » Un léger sourire en guise de réconfort et il planta avidement ses canines dans la carotide de l'agonisante. Il se régala de son sang, jusqu'à ce que le silence ne pèse à nouveau sur sa terrible existence. Cent vingt-deux ans de silence... C'est atrocement long.




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Dernière édition par Hwang Kolya le Lun 19 Nov - 15:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i remember the first time ⸗ noah. ♥   Dim 18 Nov - 21:37


Etouffer, agoniser, se vider de son sang, avoir la vue qui se trouble, les paupières qui se ferment jusqu’à laisser échapper son dernier souffle. Voilà ce qu’a été la mort de Noah. Et pourtant… Mourir. Qui aurait cru qu’un tel univers pouvait se cacher derrière ces six pauvres lettres. Après avoir tant souffert, il aurait presque oublié que l’éternité était en train de lui ouvrir les bras. Mais à mesure que le temps passait, à mesure qu’il s’accoutumait à la désastreuse absence de tout cœur battant, Noah comprenait que, ô grand jamais, la lumière n’avait à nouveau caressé son regard. Que, ô grand jamais, il n’avait espéré encore. Que, ô grand jamais, il n’avait cessé de se meurtrir dans une accablante solitude. Fous, ceux qui recherchent l’éternité ! Idiot, qu’il a été pour l’avoir désirée ... Oui, après avoir tant souffert, il les avait attendu ces deux bras censés le serrer et le protéger encore ... A jamais.

Dans son cas, allez savoir si l’amour ne lui avait plutôt pas coupé les ailes au lieu de lui en donner. Somptueux piaf sans rien pour voler qu’il était devenu, à courir et fuir ce temps qui ne cessait de s’écouler, de le torturer et de le tenir enchaîné à lui … Noah pouvait se vanter de posséder toutes les qualités possibles et inimaginables, il n’en restait pas moins qu’un fuyard invétéré, bercé par des voix qui lui faisaient peur et qu’il n’avait de cesse de faire taire encore et toujours. Lutter contre ses propres pensées, c’était fatiguant. Lutter contre soi-même, contre ses envies profondes … Se laisser aller, voilà ce qui le soulagerait. Mais il avait eu tellement mal … Pourquoi irait-il courir après la source de tous ses problèmes ? Oui, bien sûr, cette source de problèmes, il ne la croisait jamais, alors pourquoi serait-elle une source de problèmes puisque jamais il ne la voit me direz-vous. Pour la simple et bonne raison que cette putain d’éternité de merde, il la doit bien à quelqu’un, hein. Problèmes-maker, puisses-tu pourrir dans les flammes de l’enfer dans une atroce souffrance, déchiqueté en un milliard de morceaux. Et le pire dans tout ça était que même la maudire lui causait les plus affreux de tous les maux. Il n’y avait donc qu’une solution, toujours la même : lutter éternellement contre lui-même. Car oui, il n’y avait pas plus grande envie que de celle de le retrouver. Pardon … Il voulait dire, l’oublier. Oui, l’oublier. L’oublier à travers vagabondage et vices en tout genre ! Après tout, c’est long l’éternité. Avec les facilités … Surnaturelles qu’il possédait, autant mettre tout de son côté pour passer le temps de la plus agréable des façons. Le vampire avait au moins la chance d’avoir conservé une once de curiosité qui lui permettait de combler son ennui. N’était-ce pas un fléau, l’ennui ? D’un autre côté, Noah avait tendance à s’amuser en vidant de son sang toute chose vivante. Drôle de. Curiosité. D’autant plus que malgré les centaines de milliers de merveilles que la Terre cachait en son sein, il trouvait toujours le moyen de revenir chez lui, à Séoul. Là où il était né, là où il était mort … Là où croupissaient son humanité et tout le désespoir qui allait avec. Là où la peau de sa gorge avait commencé à lui picoter. Là où de doux et frémissants frôlements de lèvres sur sa gorge à la peau délicate avait laissé place à la dure incision de deux dents aiguisées. Séoul était un lieu plein de souvenirs qu’il repoussait à corps et à cris et dont il ne pouvait malheureusement pas se séparer. Gêné par tant d’attachement, Noah ne pouvait s’empêcher de tuer, tuer et encore tuer, avide de se punir pour tant de faiblesse. L’humanité était une faiblesse dont il s’était débarrassée il y avait presque un siècle ! Noah n’était plus. Faible. Jamais plus. N’était-ce pas ça le silence ? Le bruit de son cœur endormi ? Le bruit de la faiblesse effacée ? Voilà à quoi aurait dû lui servir sa mort, à tout emporter. A défaut de l’emporter lui.

love is a vampire's greatest weakness.
we do not feel and we do not care.

Mais cette nuit-là était douce, oui. Sombre et réconfortante, comme il les aimait. La nuit était son seul complice, le seul fidèle et qui ne le trahirait jamais. Elle avait abrité ses plus grandes joies lorsqu’il était humain, aujourd’hui, elle cachait ses pires horreurs, encore et encore. Et pourtant, elle revenait, tous les jours. Elle n’était pas dégoutée, elle n’avait pas peur de lui. Elle reflétait les ténèbres qui habitaient son âme et Noah aimait ça. Il aimait se retrouver dans cette épaisseur entachée par les peines qu’il causait. Pour l’heure, il avançait, les mains dans les poches, la mâchoire sanglante et les yeux teintées de rouge. Il en était à sa deuxième proie de la soirée, une petite blonde ingénue qu’il avait suivi à la sortie d’un restaurant, alors qu’elle abandonnait son petit ami. Rien qu’à cause de lui, Noah avait voulu la faire mourir lentement. Il voulait l’entendre hurler de douleur alors qu’il lui arrachait presque le cou. Et puis la laisser partir pour l’entendre composer le numéro de son amoureux et lui crier au secours, avant de le lui arracher des mains et l’envoyer au loin. Aie, était-ce le poignet de la belle qui venait de craquer ? Il l’avait encore laissée courir, le sourire aux lèvres. Il l’entendait déjà tourner à gauche, et puis à droite … Ses joues couvertes de larmes étaient si belles. Noah jubilait à imaginer la tristesse de celui qu’il avait vu la demander en mariage derrière la vitre de ce restaurant. L’amour est éphémère mon petit, mon cœur est bon de vouloir t’enseigner cette leçon. Noah lui mordait encore le cou, lui susurrait des paroles effrayantes. Ne lui cachant pas qu’elle mourrait dans la souffrance et lui assurant qu’il lui faisait un cadeau en l’éloignant des atrocités de ce monde … Et dans un rire, il la regardait s’enfuir, une énième fois. L’être humain est si bête … Et rien que d’y penser, Noah riait encore. Ah, grâce à cette petite, il passait une bonne soirée. Malheureusement, malgré ses calculs, il ne devait plus lui rester grand-chose et le temps était venu de l’achever … Peut-être pourrait-il faire un truc théâtral ? Il n’avait pas encore essayé de pomper au point de séparer la tête du corps … Ça pourrait être drôle tiens. Et puis de balancer le crâne dans le fleuve Han, jusqu’à entendre des mois plus tard parler d’une mort atroce et de la recherche assidue d’un criminel effroyable … Hilarant, tout bonnement hilarant. Mais.

Mais.

Mais ?

Où étaient donc partis ses essoufflements alarmés ? Et ses pleurs ? Et son cœur qui battait la chamade ? Cette idiote était morte plus vite que la lumière ? Noah avait envie de retrouver son cadavre pour lui foutre un coup de pied, à cette connasse qui venait de ruiner tout son plan. Il ne fallut pas plus d’une seconde à Noah pour la retrouver, et de voir un corps autre que le sien penché au-dessus de la belle. Aveuglé par une colère complétement gamine, il saisit l’intriguant par le col avant de l’envoyer en arrière. Il profita d’enfin pouvoir voir le corps de sa belle pour poser son pied sur sa joue et tourner son visage sur le côté. Elle était moche, tout compte fait. « Putain, tout mon truc est foutu en l’air. Allez, debout toi ! » Il tapa un peu plus fort dans le visage de la demoiselle, comme s’il cherchait à lui faire retrouver des esprits qui n’étaient déjà plus. « Mais quelle idiote, quelle idiote ! » Noah geint une dernière fois avant de donner un dernière coup de pied dans son visage, qui laissa derrière lui un effroyable bruit de craquement. Il se retourna alors en soupirant, cette fois-ci prêt à se plaindre auprès de l’autre con qui lui avait détruit sa soirée. « Et toi, tu crois que c’est des manières, de jouer avec la nourriture des autres ? Fallait que je pisse dessus ou quoi ? » Son air furibond se dissipa bien vite lorsqu’il comprit enfin qui il avait en face de lui et s’il n’était déjà pas aussi pâle que la mort, sans doute aurait-il blanchit à cet instant. Ses yeux s’écarquillèrent alors qu’enfin, aucun son ne sortait plus de sa bouche, les replongeant tous deux dans ce même silence interminable. Et puis, sans crier gare, Noah lâcha un rire. « Assassin, elle avait un amoureux. » C’était presque insultant de voir à quel point Noah semblait se moquer de la situation. N’était-ce pas la source de tous ses problèmes qu’il avait enfin en face de lui ? Justement, pourquoi s’en soucier ? Oui, pourquoi s’en soucier ? Noah s’arrêta brusquement de sourire et fit volte-face. Presque un siècle à l’éviter, ce n’était pas pour lui faire la causette comme si de rien était. Autant continuer son chemin et faire comme s’il ne l’avait jamais croisé. Ce serait mieux, bien mieux. Allez, faisons comme lui et tournons-lui le dos ! Peut-être qu’il comprendrait ce que ça fait.


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MessageSujet: Re: i remember the first time ⸗ noah. ♥   Ven 23 Nov - 1:19


Saveur inqualifiable, incomparable, pourtant en réalité bien normale. Le manque rendait délicieux ce goût fade qu'il ne pouvait supporter d'ordinaire. Mais sa nature parlait. Du sang, c'était du sang. Il n'y avait pas de quoi se plaindre après une telle famine. Le liquide rouge dégoulinait salement d'entre ses lèvres, traduisant l'infâme absence de manières lorsqu'il avait planté ses crocs. Elle était condamnée à mourir, pourquoi veiller à ne pas abîmer sa douce peau ? Ce n'était rien de nécessaire, quand la faim animait les canines acérées d'un vampire. En plus de ça, finalement emportée par la faucheuse, elle lui laissait la possibilité de doucement lécher ses plaies, rassasié mais néanmoins toujours accablé d'une terrible envie de mordre après tant de jours d'abstinence. Sa langue lapait donc délicatement la morsure comme un chat buvant son lait. C'était bon. Délectable, même. Kolya avait la sensation que l'adrénaline se répandait dans tout son corps, au même titre que le sang, réveillant alors ses organes. Il retrouvait enfin ses forces. Les lèvres rouges, le jeune vampire se détacha de sa demi-victime pour en redécouvrir les traits. La mort lui allait bien, elle était jolie, cette demoiselle. Reconnaissant au possible de toutes ces ressources qu'elle lui avait offertes, il déposa un baiser sur sa joue pour la guider vers le paradis. Toute bonne personne devrait avoir l'occasion de s'y rendre. Kolya, lui, n'en aurait jamais l'opportunité, à moins qu'une sombre nuit, il ne soit sauvagement tué. Mais bon. A sa connaissance, il n'y avait personne pour lui vouloir tant de mal. Il n'était peut-être pas un modèle d'intégrité, sans doute encore moins de profonde gentillesse (quoi que...), mais pour être si sincère et, dans le fond, si adorable, il n'avait pas beaucoup d'ennemi. En cent vingt-deux ans, il avait su garder ses amis, s'en créer de nouveaux, et tuer les petits humains insignifiants qui ne supportaient pas de voir leur vie s'écouler dans l’œsophage de notre mignon Dracula, comme les grains attestant de la fuite du temps dans le sablier de verre. C'était une irrémédiable chute vers le néant, dans les deux cas. Pourtant, il y avait une période de sa vie qu'il ne devait pas oublier, difficile instant pendant lequel il avait dû être détesté tout autant qu'il avait détesté lui-même. Cet homme, jamais il ne le qualifierait d'ennemi. Il était le moins haïssable que le monde ait porté et quand bien même ce n'était qu'un traître... c'était un adorable traître, selon ses souvenirs, pour sûr intacts. Les yeux plongés dans ceux du corps désormais sans âme, il repensait encore, inlassablement, à la plus triste perte de sa vie. Mais quelqu'un le sauva du dégoût de lui-même, le propulsant à près de trois mètres plus loin. Quelle ironie. Kolya entendit très clairement son épaule craquer sous le choc, alors qu'il finissait dans le mur. Il avait, semblait-il, énervé quelqu'un. Non ? Mieux valait prier pour un vampire et non un de ces loups lamentablement asservis par Dame Lune. Il en avait rencontré peu, pour son plus grand bonheur. Hé oui, il n'y avait qu'à voir les débuts difficiles de sa relation avec Cameron, qui l'avait attaqué bon nombre de fois avant de finalement renoncer pour les beaux yeux de notre vampire. Bref... Le blondinet grimaça, portant une main à son épaule pour la soulager un peu alors qu'il tentait de se relever de ce sale coup en s'agenouillant doucement. Merde. Être faible, c'était vraiment chiant. « Putain, tout mon truc est foutu en l’air. Allez, debout toi ! » Une longue, très longue et douce sensation de déchirement détruisit alors son cœur. Cette voix, il la reconnaîtrait entre mille. Le noir de la nuit et ses performances visuelles réduites n'y pourraient rien changer. Kolya percevait dans ce langage acide toute la douceur qu'il avait chéri pendant de si longues années. S'être pris le mur de plein fouet lui paraissait bien dérisoire, le choc maintenant porté sur ces inattendues retrouvailles. Il fixait le sol froid, n'osant pas relever les yeux. La peur, sans doute, de voir ce qui n'aurait ô grand jamais pu nourrir ses cauchemars-même. Il se releva cependant en percevant le bruit de craquement. La nuque de la jeune fille n'avait plus aucune tenue, à n'en point douter. Alors comme ça, il était devenu un porc ? Un insolent meurtrier jubilant face à la dislocation d'un corps déjà mort ? La nature faisait parfois vraiment mal les choses. Noah. Qu'a-t-on fait de toi ? Insensible et vulgaire, il était bon à jeter, au vu des blessures et maux qu'il avait fait subir à la belle. Kolya affronta finalement la vision de malheur, presque intrigué. Déception ou dégoût, c'était à méditer. Le boucher finit par lui adresser quelques mots, avec la même élégance acerbe, de quoi mettre hors de lui ce pauvre Koala-Chokolya. Celui-ci vira son regard sur le corps inerte qui gisait au sol, dans la plus ingrate des positions. Aucun respect, ce type, qui avait le culot de lui tourner le dos et de partir après un rire aussi détestable que lui, en plus. Petit Hwang avait mal au cœur mais, par chance, il ne risquait plus l'arrêt cardiaque. Il prit donc une grande inspiration et replaça correctement son épaule dans un cri de douleur. Pu-tain. Ça faisait mal. Heureusement qu'il avait bu du sang juste avant, sans quoi il se serait peut-être évanoui sous la douleur. Il souffla une seconde et ouvrit finalement la bouche, d'une voix bien évidemment un peu étouffée par le mal. « Disons qu'elle avait bien le droit de mourir après ce que tu lui as fait subir. » Kolya se pencha sur le corps de la morte et passa délicatement sa main sur son visage pour lui fermer les yeux. Son regard malheureux et plein de rancœur méritait de disparaître. Il la prit ensuite dans ses bras pour la soulever, dans l'optique de lui trouver un bel endroit où reposer. Elle méritait cela, amplement, pour l'avoir sauver de la déchéance et pour avoir supporter les violences de Noah. Et tout en s'occupant d'elle, il préféra poursuivre à l'adresse du lâche, quand bien même il s'éloignait. « Je me souviens d'un garçon qui n'a pas hésité à mourir. Pourtant il en avait un aussi, d'amoureux. » Et comment. Certes, il n'en savait rien, pas même ledit amoureux à vrai dire, mais il en avait un quand même. De leur proximité, Noah n'avait jadis trouvé aucune ressource et il avait préféré mourir. Pourquoi ? Par pur égoïsme, malgré les non catégoriques que Kolya lui lançait à chaque demande. “Transforme-moi, Kolya.” Jamais. Ja-mais. Mais il avait trouvé le moyen de se faire mordre par quelqu'un d'autre, ce sale traître, et il l'avait abandonné, il avait tué ce cœur qui battait à tout rompre, et si beau à entendre. La rancune du plus vieux n'était pas tenace, mais ça il ne lui pardonnerait jamais. Encore enchaîné à ses sentiments dévastateurs, il fronçait les sourcils. « T'aurais mieux fait de mourir, Noah ! » lâcha-t-il dans un cri. Il fallait que ça sorte. Même le calme implacable de Kolya connaissait des limites.

Mon dieu, ça soulageait tellement. Souhaiter sa mort était synonyme de bonheur intense, d'espoir immense. C'était on ne peut plus agréable d'enfin lui hurler qu'il avait fait le mauvais choix. Pourtant, tout portait à croire que Kolya s'en mordrait ensuite les doigts.




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